NOTE: Je ne peux pas vraiment m'excuser pour un retard vu que je n'avais aucun délais, néanmoins je ne pensais pas laisser passer autant de mois entre ce chapitre et le précédent. J'ai eu un petit soucis d'ordi et j'ai vu le caractère d'un de mes personnages changer complètement. Je n'était plus sûre de la suite de l'histoire alors j'ai pris du temps pour réfléchir.

Finalement je ne sais toujours pas précisément ce que sera la suite mais que sera sera alors autant continuer d'écrire. Sur ce...

Résumé : Harry, après sa rencontre avec Circe et Zefiro, décide de loger chez ce dernier pour les deux mois que durent sont séjour. Malheureusement, en chemin une altercation a lieu entre son hôte et son cousin où Harry se fait attaquer.


Chapitre IV

Zefiro se releva, le dos douloureux, et vit comme au ralenti, le corps mou de l'enfant s'effondrer au sol, inconscient.

La seconde suivante, un éclair blanc lumineux jaillit hors du garçon et s'enroula autour du cou de Fausto, resserrant de plus en plus ses anneaux, alors que des crochets suintants de venin se rapprochaient rapidement de sa gorge.

Zefiro ne réfléchit pas. Il dégaina sa baguette et lança un repulso à l'animal qui fut éjecté à trois mètres de sa victime.

- Va-t'en ! Cria-t-il à son cousin en voyant que le sort, loin de l'avoir calmé, avait plutôt énervé le serpent qui, maintenant, fonçait droit sur Fausto. Impedimenta !

Le maléfice fusa, clouant la créature au sol, l'empêchant de bouger. Zefiro soupira de soulagement et se massa la nuque de sa main libre quand il vit, du coin de l'œil, le serpent onduler vivement, se libérant petit à petit de l'emprise que le sort d'entrave exerçait sur lui.

- Par les trois têtes du cerbère, jura l'homme, de quoi est fait cet animal ! Immobulus ! Cria-t-il alors que la bête se propulsait vers Fausto, tous crochets dehors, une envie meurtrière brillant dans ses yeux.

L'animal se figea en plein élan, pris par le sortilège, et tomba au sol dans la même position, raide.

- Je t'ai eu cette f…, les yeux de Zéfiro s'écarquillèrent tandis qu'il voyait, encore, le serpent résister à sa magie.

Circe crachait et sifflait haineusement dans leur direction pendant que, progressivement, le charme se défaisait. Il se ramassa sur lui-même et se canonna droit sur Fausto à une vitesse hallucinante.

Zefiro lui haletait. Quelque chose n'était pas normal. Il n'avait lancé que trois sorts, et voilà qu'il sentait déjà la fatigue l'envahir. A chacun d'eux, sa magie avait été drainée plus que d'habitude et malgré ça, l'animal le contrait encore et encore. Il eut juste le temps de souffler avant que Circe ne reparte à la charge avec plus de violence que précédemment.

- Aresto Momentum ! Une fois de plus le sort toucha sa cible et une fois de plus le serpent se fit stoppé en plein vol. Espérons que ce soit la bonne…, murmura-t-il essoufflé. Et merde !

D'un ample mouvement du corps, le serpent brisa ses liens magiques. Circe foudroya Zefiro du regard et repartit à la charge, Fausto étant toujours sa cible.

- Fiche le camp, Fausto ! Cria l'homme en direction de son cousin.

- …, Celui-ci, depuis la première attaque, n'avait pas bougé, tétanisé, et semblait déconnecté de la réalité.

- Bordel ! Ça ne se passera pas comme ça ! Tu ne me laisse pas le choix, grinça Zéfiro en s'interposant entre la créature et son cousin. Par la moustache de Michel-Ange, Fausto ! Bouge ton cul et dégage de là !

Reprenant ses esprits sous le regard menaçant de l'animal lui fonçant dessus et sous la pression brulante de l'aura de son cousin, Fausto étudia quelques secondes le corps immobile du jeune garçon étendu au sol avant de transplaner sans un mot ni un regard en arrière.

Circe, voyant sa proie se volatiliser, tourna toute son attention vers Zefiro, le dardant d'un long sifflement agressif. Il rampa dangereusement dans sa direction, ne le lâchant pas une seconde des yeux.

L'italien senti la sueur couler dans son dos. Il avait un mauvais pressentiment. Cet animal allait l'attaquer, il en était sûr. Après tout il l'avait déjà fait avant et le petit n'était pas là pour l'en empêcher ou le soigner cette fois. Il ne savait même pas si leur accord était toujours effectif.

Sentant une crainte relative s'insinuer en lui à mesure que le serpent approchait, Zefiro pris une décision. Il estima que la meilleure des défenses était encore l'attaque.

- Bombarda Latebra !

La salve d'explosions qui s'abattit sur le serpent provoqua un épais nuage de poussière qui réduisit toute visibilité dans les alentours proches.

Un grondement sourd, perdu sous la pression des ondes de choc causée par les diverses explosions, brisa le silence instauré et monta peu à peu en puissance pour ce muer en un hurlement de rage pure.

D'un mouvement de baguette, le sorcier fit se dissiper la fumée et constata de lui-même l'ampleur des dégâts.

Circe, fièrement dressé sur sa queue, avait injecté tant de haine et de violence dans son regard qu'il ne remarqua que quelques secondes plus tard l'état déplorable de son corps.

Les brulures, visibles à travers les larges trouées de sa fourrure calcinée, mettaient sa chair à vif malgré les écailles dont il semblait être recouvert.

Soudain, l'animal se plaqua au sol et, d'une impulsion, se précipita droit sur Zefiro, ses intentions meurtrières clairement lisibles dans sa gestuelle.

Surpris, l'italien fit deux pas en arrière avant d'ériger un bouclier magique sur lequel Circe s'écrasa.

Bien qu'un sifflement douloureux s'échappa des limites de son corps meurtri, la créature ne diminua pas l'intensité de ses assauts, allant, coups après coups, chercher la confrontation, mettant de plus en plus de force dans chacune de ses charges.

Sincèrement, à ce moment-là, Zefiro pris peur. Il eut peur de cette flamme qui brulait dans de regard du serpent. Il eut peur de cette volonté farouche et intrépide qui le poussait encore et encore au-devant du danger. Mais par-dessus tout, il craignait ce sentiment de supériorité qui se dégageait du serpent alors même qu'il semblait à l'agonie.

Il ne pouvait ni le pétrifier ni le lier et il parvenait à se relever après une attaque offensive. Sans compter que Zefiro ne parvenait pas à doser correctement sa magie et que, de ce fait, il s'épuisait très rapidement.

Que lui restait-il à faire ? Le garçon était au sol et personne n'avait semblé remarquer la confrontation qui se déroulait. Ses réserves diminuaient et il ne pourrait pas tenir s'il devait jeter beaucoup d'autres sorts.

Il inspira profondément et essaya de reprendre son calme. Pendant que Circe percutait une énième fois son bouclier, une idée vînt à lui. Après tout pourquoi pas ? Il n'avait rien à y perdre.

Il avisa une caisse en bois accolée à un mur à sa droite et pointa sa baguette vers elle, la faisant léviter au-dessus du serpent. Il relâcha la pression et au moment où la boite en bois allait s'écraser sur l'animal, il lança un autre sort.

- Incarcifor !

La caisse se changea en cage étroite faite d'un sombre métal épais. Son maillage serré ne laissait que peu d'espace pour voir ce qui se trouvait à l'intérieur.

Après quelques secondes de battement, Circe se repris et lutta contre sa prison, crachant et sifflant colériquement à l'intention de son geôlier.

Malgré toute la volonté dont il faisait preuve, l'espace confiné dans lequel il se trouvait ne laissait que peu de place au mouvement, et c'est très rapidement qu'il s'épuisa, s'effondrant mollement dans un gémissement de douleur.

Zéfiro soupira et s'essuya le front de sa manche. Il avait enfin terminé avec cette créature. A cet instant, il n'avait qu'une envie, c'était de s'écrouler dans son fauteuil, un verre de vin à la main.

Il prit l'enfant dans ses bras, se fit suivre par la cage et les dirigea vers la fontaine, au centre de la place. A mi-chemin, il se retourna et regarda l'endroit où ils se trouvaient. Il leva et yeux au ciel et se fustigea mentalement pour sa bêtise.

Juste à l'embouchure de la ruelle, et sur une surface approximative de 20m², s'étendait une bulle d'imperceptibilité. Ces bulles se trouvaient à chaque sorties de la place. Les autorités avaient jugées il y a peu, qu'instaurer une zone repousse-moldu demandait plus d'entretien et de magie que les bulles d'imperceptibilité.

Maintenant il comprenait pourquoi personne n'avait réagi face à son '' altercation '' avec le serpent.

Il réajusta l'enfant sur son épaule et poursuivit sa route jusqu'à son domicile. En même pas une heure il avait réussi à se mettre dans une situation compliquée. Il n'imaginait même pas la réaction de sa femme.

POV Naticha

Naticha raccompagna le médicomage à la porte. Elle avait eu un peu peur quand l'une de ses dernières avait mangé de la poudre de cheminette, mais le sorcier l'avait vite rassurée : à part cette légère teinte verdâtre qui durerait quelques heures, il n'y avait pas d'effets secondaires.

Elle lui serra la main et allait le laisser partir quand elle vit son mari surgir dans le hall d'entrée, un enfant dans les bras et une cage le suivant de près.

Ils se questionnèrent du regard quelques secondes et le suivirent dans le petit salon attenant. Rapidement le médicomage se dirigea vers le garçon qui avait été allongé sur le canapé, laissant les deux époux s'isoler dans un coin.

Naticha sentait l'inquiétude monter en elle. Que s'était-il passé pour que Zefiro se retrouve dans cet état d'épuisement avancé ? Et qui était ce jeune garçon ? Avait-il été mêlé à une quelconque querelle ?

Pourtant, de ce qu'elle avait pu voir, il ne semblait pas blessé.

Avant qu'elle n'ait ouvert la bouche pour poser une question, son mari la devança en s'affalant dans une chaise molletonnée.

- J'ai croisé Fausto sur la place. Il m'a vu avec le petit et voulait s'en prendre à lui. Je lui ai dit que s'était le futur héritier et il a détruit ses barrières d'occlumencie. L'enfant s'est évanoui sur le coup.

- Tu avais un héritier ? Souffla-t-elle stupéfaite en lançant un regard au petit brun qui se faisait examiner. Depuis combien de temps ?

- Oh ? Environ une demi-heure, peut-être moins. Je n'ai pas vraiment compté…

- Mais… Pourquoi ?

Zefiro se calla sur son siège en gémissant, se fit servir un verre de vin par un elfe de maison et repris la conversation d'un ton las.

- J'ai une dette de vie envers ce garçon. Quand nous avons croisés Fausto, je voulais juste qu'il soit intouchable, alors je n'ai pas vraiment réfléchi. C'était sans compter sur le caractère de mon cousin. J'ai sous-estimé sa volonté de me nuire… Bref ! Au moment où je te parle, les anciens doivent déjà être au courant, et s'ils ne le sont pas, il ne saurait tarder. Ce n'est qu'une question d'heures avant que je ne reçoive un hibou de leur part.

Naticha soupira. Elle commençait à avoir mal à la tête.

- Tu n'es pas blessé au moins ? demanda-t-elle tout de même.

- A part m'avoir lancé un ejecto, il ne m'a rien fait. Ne t'inquiète pas.

- Pourquoi es-tu si essoufflé alors ?

- Hum…, Zefiro hésitait. Devait-il tout dire à sa femme ? Il opta pour la prudence. J'ai eu une sorte… d'accroc avec l'animal de compagnie de l'enfant, dit-il en pointant du doigt la cage sur laquelle il avait posé ses pieds. Il s'est retrouvé plus difficile à maitriser que je ne le pensais.

Un silence tendu s'installa. Naticha connaissait son mari et savait qu'il lui cachait quelque chose. Elle le dardait de son intense regard argenté, voulant l'inciter à lui dire la vérité. Elle ne cilla pas quand le médicomage pris congé en leur disant que le garçon n'avait rien et qu'il se réveillerait dans peu de temps.

- Que comptes-tu faire de l'enfant ? Finit-elle par dire, brisant le silence.

- Je vais l'entrainer pour qu'il soit prêt à subir la Ricordo Sangue, déclara l'homme soudain sérieux.

- Tu n'y pense pas ! Tu ne le connais même pas ! S'exclama-t-elle consternée.

- Nous n'avons pas le choix ! S'il n'est pas présent alors qu'il a été annoncé, il sera en danger ! Et s'il y va mais qu'il n'est pas préparé il le sera également ! Dès le moment où je l'ai désigné comme étant l'héritier, son destin a été scellé !

- Et sa famille alors !? Hein ! Tu crois qu'elle te laissera le prendre comme ça, sans rien dire ?

- Je leur parlerai, elle comprendra. Après tout il héritera de beaucoup, il sera intégré à une grande famille ! Qui ne voudrait pas ça ?

- Tu n'as pas le droit de décider de l'avenir de cet enfant, comme ça, en claquant des doigts ! Tu ne sais rien de lui !

- Le ton montait de plus en plus. Zefiro s'était levé brusquement en renversant sa chaise et Naticha faisait les cents pas, accompagnant chacune de ses répliques par de grands gestes furieux.

- Tu ne te rends pas compte que s'il ne vient pas… Non pire ! S'il ne réussit pas, nous serons tous en danger ! C'est ma dernière chance !

- Tout ce à quoi ça mène, c'est qu'au final il lui arrivera exactement la même chose qu'à Renzo ! Et laisse-moi te rappeler une petite chose Zefiro Querano Zoccheti, il ne t'appartient pas !

- Il n'aura pas le choix ! Il fera ce que je lui dirais de faire !

Les époux se foudroyèrent du regard, aucun des deux ne voulant baisser les yeux. C'était la première fois depuis longtemps qu'ils se disputaient avec autant d'ardeur.

Ils étaient tellement pris dans leur duel de regard qu'ils ne virent pas la troisième personne de la pièce se rapprocher.

- Qu'avez-vous dit ?

POV Pétunia

Pétunia posa sa valise au pied de son lit. Elle jeta un regard circulaire à la chambre et sourit. La pièce était à la hauteur de ses espérances. Après tout elle ne pouvait pas espérer moins d'un palace.

Elle ouvrit le placard et commença à ranger ses vêtements. Son sourire persista en pensant qu'elle avait la chambre à elle toute seule. Cela faisait trois mois déjà qu'elle faisait chambre à part avec Vernon. Elle l'avait trouvé, un jour, dans sa chambre en train de copuler avec une jeune femme surement à la recherche d'une quelconque promotion.

Bien que ce ne fût pas la première fois, elle avait décidé que c'était la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase et l'avait chassé de la chambre.

Malgré tous ses efforts, Pétunia ne put retenir le soupire qui s'échappa de ses lèvres. À qui voulait-elle faire croire ça ? Elle n'avait jamais eu le moindre intérêt pour Vernon. Toutes ces fois où elle l'avait surpris à la tromper l'avaient laissée de marbre.

En fait elle n'avait pas épousée son mari par amour ou toute autre chose dans le même esprit. À vrai dire, c'était son père qui, alors qu'elle n'était âgée que de dix-huit ans, l'avait fiancée à Vernon Dursley, jeune héritier d'une entreprise de perceuses dont la marge de commercialisation était en plein essor.

Le mariage avait été fixé pour le lendemain de ses vingt-et-un ans, âge de sa majorité. Mr Evans comptait sur l'argent de son futur gendre pour éponger toutes ses dettes mais était mort avant d'avoir pu toucher le moindre penny.

Apres la mort de son père, le suicide de sa mère et le mariage de sa sœur, Pétunia s'était soudainement retrouvée seule et sans revenus. Ses parents n'ayant pas assez d'argent pour lui permettre de faire des études supérieures, elle n'avait aucune qualification et donc aucun moyen de trouver un emploi stable.

Finalement elle rejoignit son fiancé et se maria avec un an d'avance à un homme plus vieux qu'elle d'une dizaine d'années.

A partir de ce moment-là, elle avait rompu tout contact avec sa sœur. Cette sœur si égoïste qui était partie sans regarder celle qu'elle avait laissée derrière.

Sans considération aucune pour celle qui avait tout sacrifiée pour qu'elle ait une enfance décente, elle était partie sans se retourner aveuglée par son amour, l'abandonnant dans une maison vide, ne lui laissant ni le temps de faire le deuil de sa mère avec qui elle passait du temps années après années, ni le temps de se préparer à cette vie difficile qui lui était tombée dessus comme une de ces pluies glacées de Londres.

Pétunia secoua la tête pour se changer les idées. Il n'était jamais bon de ressasser les mauvais souvenirs. Elle continua de vider sa valise et tomba sur une feuille pliée dont les bords étaient cornés.

A sa vue Pétunia ne put s'empêcher de l'ouvrir, pour la lire une nouvelle fois.

Moi Pétunia Dursley née Evans déclare donner mon consentement à mon neveu Harry James Potter pour que celui-ci ait le droit de participer à toutes les sorties effectuées dans un cadre familial.

Il sera également exempté, dans la mesure du raisonnable, de tout service d'ordre privé concernant l'entretient de la maison située au 4 Privet Drive, Little Whinging, Surrey. Il n'aura à réaliser aucune tâche à caractère violent ou dégradant.

Il est autorisé à parfaire sa culture magique par le biais d'artefacts et/ou de manuels d'instruction. Ces objets pourront être utilisés à Privet Drive seulement et uniquement dans les quartiers du concerné situés dans le placard sous l'escalier de l'entrée.

A sa demande, il lui sera dispensé des cours particulier dans l'enseignement général à mes frais.

De son côté le dénommé Harry James Potter se verra prendre en charge toutes dépenses le concernant sortant du périmètre de son domicile.

Il se devra de fournir à sa tante Pétunia Dursley née Evans, et cela avant l'échéance fixée à sa maturité moldu définie à ses vingt-et-un ans, le droit de participer à la vie commune du monde magique en toute légalité et sans restrictions.

A sa rentré à l'école de sorcellerie de Poudlard, il se verra chargé de transmettre au second partit des effets plus ou moins personnels ou ayant un rapport avec le maître potionniste Severus Tobias Snape pouvant avoir un intérêt pour sa tante.

Il pourra servir d'intermédiaire lors d'un éventuel échange de courrier entre Pétunia Dursley née Evans et un quelconque interlocuteur du monde magique.

En lisant les dernières clauses du contrat, le rouge monta aux joues de la blonde. Le texte manuscrit avait était fait en deux exemplaires. Celui qu'elle tenait était recouvert de l'écriture encore maladroite de son neveu et l'autre, écrit de sa main, était détenu par Harry.

Pendant l'élaboration de leur accord, Pétunia n'avait cessé de rougir. Sa partie du contrat n'était pas simple, elle devait fournir du matériel à Harry, contourner la vigilance de son mari et éviter qu'il ne découvre toute l'histoire.

Pourtant elle s'y accommodait du mieux qu'elle pouvait. Au vu de ce que son neveu s'était engagé à faire pour elle dans quelques années, c'était la moindre des choses.

Elle replia la lettre et la glissa dans son sac à main. Elle allait ranger sa valise dans le renfoncement derrière la porte quand elle remarqua une boite dans le fond de son bagage. Ella la saisie, interloqué, et la détailla.

L'engin en plastique noir sur l'image avait une antenne et faisait environ la taille de sa main. Epais d'une bonne cinquaine de centimètre, on pouvait apercevoir, au-delà du clapet rabattu, un clavier numérique et un petit écran.

Que faisait-il ici ? Ne l'avait-elle pas rangé dans son sac à main ? Un ami à elle, qui avait déménagé aux Etats-Unis, travaillait sur un nouveau modèle de téléphone cellulaire. Avec beaucoup de volonté, et de grosses liasses de billets, elle avait obtenu deux prototypes de téléphones beaucoup plus fin et léger que le modèle précédent.

Pétunia retourna l'appareil et lu ce qui était inscrit sur le post-it collé au dos. " Mon numéro est le 00 44 54 78 63 52 02 4, appel moi en cas d'urgence. Pétunia "

La main tremblante, les yeux écarquillés, Pétunia senti l'angoisse montée.

- Harry…

POV Harry

Le mal qui lui vrillait la tête, fit sortir Harry de son état comateux. Il ne reconnut pas la pièce, mais se doutait bien qu'il devait être avec Zefiro. Reprenant totalement ses esprits, il entendit des éclats de voix à l'autre bout de la pièce.

Parmi cet enchevêtrement de cris et de hurlements, le garçon réussi à reconnaître la voix de son débiteur. Il se redressa lentement, la main frottant son front, et attendit quelques instant que la douleur s'estompe.

Finalement, il se leva et se dirigea, pas modérés mais démarche assurée, vers l'homme qui l'avait conduit ici. Retrouvé derrière eux, son mal de tête revint en force. Il se retenait de gémir de frustration. Il en avait marre. Il commençait vraiment à saturer. Qu'avaient-ils tous à parler italien dans cette ville ?

L'énervement montait et c'est en faisant fi de ses bonnes manières qu'il interrompit les deux adultes.

- Qu'avez-vous dit ?

Il fixa Zefiro puis son interlocutrice. Elle était belle. A tel point que si Harry n'avait pas su se contrôler, il aurait sans doute rougit.

Elle était petite, la taille gracile, le visage long et fin. Elle avait les cheveux d'un blond soutenu coiffés en une sorte de carré court déstructuré. Ses grands yeux gris orageux le fixaient avec appréhension.

Son regard passa du garçon à l'homme et de l'homme au garçon. En définitive elle fixa ses prunelles sur Zefiro et le foudroya. Elle le gifla, lui cracha quelques mots à la figure et s'en alla furieusement.

Zefiro resta impassible de longues secondes, se ressaisi et adressa un sourire penaud à l'enfant.

- Je suis désolé que tu ais du assister à ça, dit-il en frottant sa joue endolorie. Viens, je vais te présenter à mes filles.

D'un mouvement du bras, il enjoignit Harry à le suivre dans un long couloir. Bien qu'elles n'en aient pas l'air, les pièces qui défilaient devant les yeux de l'enfant le fascinaient. Malgré leur sobriété, on arrivait à discerner la richesse sous-jacente qui ressortait ostensiblement.

Au milieu de sa marche, ses pas commencèrent à ralentir pour s'arrêter quelques mètres plus loin. Une question s'imposa à lui et c'est sans hésiter qu'il la posa.

- Où est Circe ?

Zefiro pris un moment avant de faire face à l'enfant et quand il le fit, un sourire gêné s'était inscrit sur son visage. Il lui expliqua maladroitement qu'après sa perte de conscience Circe s'en était allé puis, sans rien rajouter, il poursuivit sa route sans vérifier si Harry le suivait.

Après quelques secondes de silence tendu, ils débouchèrent dans un vaste salon où les lourdes tapisseries aux tons clairs et les lampes de style ancien ornant les murs, étaient la seule décoration. Au milieu de la pièce, convenablement assises dans des fauteuils aux tons chocolatés, siégeaient cinq demoiselles en robes pastelles, deux grandes à droite et trois petites à gauche. Au centre se trouvait la femme qu'il avait vue précédemment.

- Petit, je te présente mes filles. A droite, mes ainées Michely Ornella et Sofianetta Letizia, elles ont dix ans.

Harry regarda les jumelles qui, chacune leur tour, lui avait adressée un signe de tête à l'entente de leur nom.

Elles dégageaient la même grâce et la même douceur que leur mère et leurs longs cheveux raides, coiffés en carré droit, avaient une teinte plus foncée que ceux de leur père. La carnation pâle de leur peau et le vert de gris de leurs yeux leur donnait un air de poupée tout à fait charmant. Elles étaient identiques et portaient avec élégance leur robe mi-longue vert d'eau et leurs mocassins blancs cassés.

- Et mes dernières qui ont deux ans. Alors de droite à gauche voici Anamaria Elia, Angelina Giulia et Tabatta Patrizia.

Les trois petites étaient vêtues de robes courtes à volant azurines et de ballerines claires. Leurs cheveux bouclés et leurs sourires à fossettes apportèrent un peu de joie à Harry.

Leur gémellité ne faisait aucun doute pourtant il y avait quelques détails qui les rendaient chacune unique tout en affirmant leur similitudes troublantes.

Tabatta et Anamaria arboraient une épaisse chevelure blonde tandis qu'étrangement ceux d'Angelina avaient une teinte légèrement rousse. Les visages d'Angelina et d'Anamaria étaient identiques alors que celui de Tabatta était un peu plus allongé. Le plus étonnant restait leurs yeux. Ceux de Tabatta et Angelina étaient gris anthracite mouchetés d'argent, et ceux d'Anamaria étaient d'un gris souris singulier ou se mêlait un bleu outre-mer et une fine touche de lavande.

Un teint de pêche, les joues rosées et les lèvres pourprines, il ne faisait aucun doute qu'elles deviendraient magnifiques en grandissant.

- Tu as déjà rencontré ma femme, fini-t-il d'un air gêné, Naticha Alessandra Giacchi.

A toutes ces présentations, Harry ne répondit que par un signe de tête poli. Il resta un peu gauche face aux regards inquisiteurs de toutes ces femmes.

- Elle t'apprendra l'italien, je pense que ce sera plus simple pour tout le monde de cette manière.

La femme lui fit un petit sourire et lui fit signe de la suivre. Ils passèrent derrière une tenture dissimulant une ouverture et débouchèrent sur un petit cabinet à l'allure cosy.

Sur l'étude située sous la fenêtre de la pièce, s'empilaient livres ouverts et feuilles volantes. La majorité des murs soutenaient diverses étagères et une petite bibliothèque bien fournie. En face de la porte menant au grand salon aux tapisseries, s'en trouvait une autre faisant la moitié de sa largeur, surmontée d'une imposte en verre intégrée au dormant de la porte. Au milieu de la pièce une petite table et deux chaises.

C'est sur l'une d'elle qu'Harry pris place, juste en face de la maitresse de maison. Elle sorti de sa veste une baguette, en bois clair à la poignée élégante et finement ciselée, et instinctivement le garçon se crispa.

- Je vais te lancer une sort, commença-t-elle en anglais.

C'était la première fois depuis qu'il l'avait vu à son réveil qu'elle s'adressait à lui, et le ton doux de sa voix conquis de suite l'enfant.

- C'est un sort que j'ai inventé, il agit sur la mémoire et modifie la courbe de l'oubli. En moyenne on ne retient qu'environ dix pourcent des informations reçues. Modifier la courbe de l'oubli permet de passer de dix à soixante-dix voir quatre-vingt pourcent d'informations stockés.

Devant la mine concentrée de l'enfant, Naticha se repris un sourire aux lèvres.

- En gros ce sort permet de retenir plus facilement des informations, des situations il décuple la mémoire sensorielle et développe la matière grise. Grace à ce sort tu pourras emmagasiner beaucoup plus de données que la moyenne et surtout t'en souvenir. Comme ça tu apprendras l'italien en quelques jours seulement.

- Il n'y a aucun risque ? S'hasarda Harry. La majorité des sorts apportent autant de bénéfices que d'inconvénient, si ce n'est plus. Alors un sort qui rendrait la connaissance absolue possible, le contre coup serait énorme.

Le sourire sur les lèvres de la femme s'agrandi quand elle lui répondit.

- Tu as raison, la personne qui subit ce sort devra endurer beaucoup, comme pour la majorité des sorts liés à la mémoire et à l'esprit, quand on y pense.

Elle fit une pause, se leva pour prendre deux livres usés sur une étagère et se rassis.

- Pourtant, il est totalement inoffensif si bien utilisé. Pour tes leçons, deux ou trois heures par jour suffiront largement je pense. Curva inmemorem, fini-t-elle en agitant sa baguette vers Harry.

POV Michely/ Sofianetta

Les jumelles attendirent que leur mère et le garçon aient quittés le salon gris pour prendre la parole. D'un même mouvement elles levèrent des yeux pleins de questions vers leur père. Aucun mot ne fus prononcé et finalement l'homme capitula en soupirant.

Le petit restera avec nous pour un long moment. Il séjournera dans la chambre verte le temps que l'argenté soit prête.

Des regards furent échangés et des sourcils froncés. La chambre argentée ? Cela faisait au moins cinq ans qu'elle n'avait pas été utilisée ! Les têtes se tournèrent et les regards revinrent avec plus d'intensité que précédemment.

Leur père leva les yeux au ciel et soupira une seconde fois.

- C'est lui prendra la tête de la famille dans le futur. Il est ici pour faire son apprentissage, alors surtout ne le dérangez pas trop.

Les deux sœurs se regardèrent intensément en haussant un sourcil. Leurs yeux de nouveau fixés sur leur père Michely ouvrit la bouche pour poser une question mais se fit couper la parole par une de ses petites sœurs.

- Mais c'est comment qu'il s'appelle alors ?

La voix fluette associée à la question mal formulée de la petite aux cheveux orangés fit monter le sourire aux lèvres de ses ainées.

Zéfiro également arborait un air attendrit sur son visage quand il répondit à sa fille, s'installant sur l'un des canapés et la prenant sur ses genoux.

- Je ne sais pas ma chérie, personne ne doit connaitre son nom jusqu'à la cérémonie, c'est la tradition.

Devant la moue dubitative de la petite, il reprit sur un air de confidence.

- Dis-toi juste que ce sera une surprise et puis comme ça, tu peux lui donner le nom que tu veux.

Le sourire revint rapidement sur les lèvres de l'enfant et, après avoir sauté des jambes de son père, elle se précipita en dehors de la pièce, entourée de ses deux sœurs qui avaient suivis sa progression.

La porte se referma doucement sur le trio. Après quelques secondes de battement, Michely posa finalement sa question.

- Et pour Renzo ?

La réponse fusa : nette, sèche, tranchante.

- Ne prononce pas son nom !

Un court malaise s'installa, laissant juste le temps aux filles de se figer.

- Au fait ! s'exclama soudainement Zefiro, dédaignant la gêne qu'il avait créé, j'aurai besoin de vous demain pour garder les petites.

- Svetlana ne peux pas ? Après tout c'est leur nourrice, répondit cette fois Sofianetta.

- Son grand père à fait une mauvaise chute, dit-il en secouant la tête, elle est partie ce matin en Russie pour être à son chevet.

- Et mère ?

- Hum…, je pense que votre mère peut se libérer, commença-t-il pensivement en voyant ses filles sourire du bout des lèvres, je lui demanderai d'annuler son rendez-vous avec Mme Maxime et Mr Leratto…

- Mme Maxime ?! S'exclamèrent-elles à l'unisson.

- Votre mère a réussi à avoir un rendez-vous avec elle et votre ancien directeur. Ils ont quelques paperasses à régler, rien de très passionnant mais il faut quand même le faire.

- Ça veut dire que…, murmura Michely pleine d'espoir.

- Ça veut dire que…, répéta Sofianetta, fébrile, en attrapant la main de sa sœur.

- Oui, sourit Zefiro en hochant la tête, aux vues de vos résultats, votre demande à été acceptée. Félicitation les filles, vous serez les premières élèves de Beauxbâtons à entrer avec un an d'avance !

Les jumelles s'échangèrent un regard, un sourire, et reprirent sérieusement la conversation là où elle en était.

- Ça ne change toujours pas le fait que je ne puisse pas garder les petites demain, déclara fermement Sofianetta en serrant plus fort la main de sa sœur.

- Et pourquoi cela ? Questionna leur père en fronçant les sourcils.

- As-tu oublié ? Demain est le seul jour de la semaine où je peux me retrouver seule à seule avec moi même pour discuter et penser librement, sans avoir à me soucier de la bienséance ; et c'est aussi le seul moment pour moi d'échapper à la pression que subit toutes jeunes héritières de grandes et nobles familles.

- Quelle pression ? Marmonna l'homme en se massant les tempes du bout des doigts. Vous vivez comme des princesses ici.

- Chaque princesse à des devoirs qu'il lui faut honorer, répliqua doucement la deuxième fille. La tradition veut que je sorte demain, je me trouve donc dans l'obligation de la respecter.

- Ce n'est pas une tradition, contredit-il tout de même, ce n'est qu'entre vous deux et ça ne dure que deux ans et demi.

- Cet évènement s'est déroulé le même jour de chaque semaine plus d'une centaine de fois. Selon le manuel, toute célébration ou manifestation s'étant déroulée plus d'une cinquantaine de fois de manière régulière peu être décrite comme une tradition.

- Et vous ne pouvez pas décaler votre sortie d'une journée le temps de garder vos sœurs ? Essaya-t-il finalement.

- Père, repris Michely d'un ton calme, les traditions existent depuis des années déjà. Les générations ont défilées au fil du temps et jamais elles n'ont étés changées ou modifiées ou déplacées. Père, répéta-t-elle alors qu'elles venaient entourer l'homme sur le canapé, les coutumes vivent au travers de nous et de la rigueur que nous mettons à les perpétuer. Pourquoi vouloir bouleverser le cours des choses, alors que cet héritage du passé nous a été donné tel quel ?

Zefiro regarda ses filles, l'une après l'autre, et souffla doucement, résigné. Ces mots… Il leurs avait dit exactement la même chose il y a quelques années. Que pouvait-il répondre à ça ?

- Je demanderai à votre mère si elle peut emmener les filles à sa réunion. Je pense que…

- Père, l'interrompit Sofianetta en posant une main sur son genou, la sortie de demain ne peut être reportée, nous ne pouvons changer ce fait, mais rien de nous empêche de grossir le nombre de ses participants.

- Pendant que je les surveillerai elles auront la possibilité de se retrouver entre elles.

Zefiro se contenta de sourire largement et les accompagna à la bibliothèque avant de s'installer à son bureau quelques couloirs plus loin. Il se laissa lourdement tomber sur son fauteuil molletonné et se fit servir un verre de grappa qu'il but d'un coup avant d'en prendre un deuxième qu'il savoura lentement.

Peu à peu l'alcool diminuait et de plus en plus pensif faisait tourner la liqueur transparente de son verre, délaissant la cage en métal sombre se trouvant dans un coin de la pièce.

POV Harry

Harry sorti du cabinet de Naticha pensif. Ce sort, Curva Inmemorem, était impressionnant, et bien que, pour une raison quelconque, le garçon ne veuille pas lui dévoiler l'étendue de ses nouvelles connaissances, la maitresse de maison avais obtenu, dès l'instant où elle lui avait confié avoir créé ce sort, sont respect le plus total.

Quand il serait de retour à Privet Drive, l'enfant prévoyait de réutiliser ce sort lui même. Il lui faudrait beaucoup d'entrainement avant de pouvoir arriver à un résultat satisfaisant.

Harry n'avait pas encore de baguette magique. Il ne savait pas où en trouver ni comment s'en procurer. Il n'avait même pas l'âge légal pour en avoir une.

Il avait une vague connaissance de l'utilité de la baguette magique. Dans la préface du livre d'enchantement de première année ayant appartenu à sa mère, il était écrit que la baguette servirait de catalyseur. Elle permettrait de concentrer la magie en un point unique, évitant les débordements et les dépenses inutiles d'énergie.

Pourtant, Harry n'avait aucun doute, à force d'acharnement il réussirait lancer ce sort, avec ou sans baguette. Le garçon avait lu le préambule de ce livre, plusieurs fois, tentant d'en comprendre toutes ses subtilités, autant que faire se peut, et malgré tout un point qui le titillait n'avait pas été abordé.

A la sortie du noyau, situé aléatoirement selon chaque sorcier, la magie circulait librement dans le corps. Harry comprenait la nécessité d'un catalyseur pour extraire la magie de l'être, mais il était persuadé de ne pas avoir besoin d'un banal artefact pour réussir à modeler sa magie à l'intérieur de lui de sorte à pouvoir en ressentir ses effets.

Pour lui tant que la magie ne dépasse pas les frontières de son corps il ne peut y avoir ni débordement ni dépenses inutiles.

- Mon enfant ?

La voix de la femme le fit sortir brusquement de ses pensées. Il regarda discrètement autour de lui mais ne reconnu pas le couloir où ils s'étaient arrêtés.

- Tout va bien ? Continua-t-elle en se mettant à sa hauteur pour caresser sa joue du dos de sa main, pendant un instant tu m'as paru absent.

- Je vais bien, ne vous inquiétez-pas, répondit Harry en secouant lentement la tête.

Naticha le fixa quelques secondes avant d'acquiescer et de poursuivre son chemin. Le silence dura de longues minutes avant que la femme ne reprenne la parole.

- Dis-moi mon petit, de quelle sorte est ton familier ?

- Mon familier ? répéta-t-il, perplexe.

- Je n'ai pas eu le temps de le voir tout à l'heure, quand Zefiro est arrivé avec vous…

- C'est que…, hésita l'enfant totalement perdu.

- Je sais, rougi-t-elle légèrement, c'est indiscret n'est-ce pas ? C'est juste que mes filles, Sofianetta et Michely, en auront surement cette année et, il faut l'avouer, je suis curieuse de savoir quel genre d'animal peu se lier à un enfant.

- Mais Zéfiro…

Une porte s'ouvrant bruyamment sur leur droite interrompit conversation. Zefiro, la main sur la poignée, regardait fixement Harry, un grand sourire figé sur les lèvres.

- Mon garçon c'est justement toi que j'allais chercher ! s'exclama-t-il en posant lourdement sa main sur l'épaule du jeune garçon. Viens dans mon bureau, je dois te parler de quelque chose.

Ne laissant pas le temps à sa femme de protester, l'homme les conduisit dans la pièce attenante en prenant garde à bien verrouiller la porte derrière eux.

- Installe-toi, l'invita-t-il alors qu'il prenait place sur un large fauteuil derrière un bureau massif aux lourds ornements. Comment était la leçon ? Interrogea-t-il avant de reprendre rapidement. Suis-je bête ! Bien je suppose : Naticha à toujours été doué pour enseigner ! Termina-t-il dans un sourire.

Zefiro se leva prestement, alla chercher une boite dans l'armoire à sa gauche et se rassis.

- Tu veux un chocolat ? Proposa-t-il alors qu'il en prenait un. N'hésite pas, ils son délicieux, un ami à moi me les à ramenés de Suisse.

Harry refusa poliment. Il était surpris. Très surpris et même un peu effrayé voire légèrement méfiant. L'homme, qui se trouvait devant lui, était totalement différent de celui qu'il avait rencontré la première fois. Trop joyeux, trop souriant, et cette manière qu'il avait de l'appeler " mon garçon " lui donnait froid dans le dos. Il lui rappelait Vernon, et à chaque fois qu'il l'interpellait de cette manière, ça ne présageait rien de bon pour lui.

Un murmure insidieux glissant jusqu'à lui, lui fit tendre l'oreille. Il se concentra quelques secondes dessus et distingua la menace dans le sifflement doucereux. Quand enfin il comprit la voix, sa respiration se bloqua et son cœur s'était comme arrêté de battre.

- § Tuer… tuer… Je veux ton sang… Tuer… Sang… Tuer…


Tout d'abord je tiens à remercier tous ceux et celles qui on laisser une review, dans les moments de "blanc" les relire me font continuer avec le sourire.

KynnVyr : Merci pour cette première review ^^

Clamara : Je prends en compte ta remarque, c'est vrai que j'ai mis du temps à sortir ce chapitre et que ce n'est pas évident de se remettre dans le contexte.

Black Jo : En fait pour Circe toutes les langues, dès qu'elles sont humaines, peuvent être comprises par un humain parce que pour le squamate peu importe le type de reptile ou la région d'où il vient, elle est en quelques sortes universelle. J'espère que c'est plus clair.

Mini-Yuya : Moi aussi j'aime bien faire parler Circe, j'ai beaucoup ri en l'écrivant

Maximilien : C'est vrai que Pétunia aurait pu penser, même inconsciemment, qu'Harry saurait de débrouiller seul. Après tout elle le laissait seul dans les rues de Londres sans que jamais rien ne lui soit arrivé.

Klaude : Qui sait il y a des gens sur qui la merde glisse comme de l'eau ^^

A tous ceux et celles à qui je n'ai pas répondu personnellement, merci pour vos encouragements (et vos compliments :p) et surtout n'hésitez pas à envoyer des reviews je tacherais d'y répondre au mieux.