Edward a des informations à révéler à Don.

Quelles sont-elles ?

Voici la suite !

Bonne lecture !

Partie 12 :

Robocop conduisait paisiblement, le regard fixé sur la route. Don, assis dans son siège passager, profitait de ces instants de répit pour songer à sa vie future qui l'attendait. Aux côtés d'Alex.

Un sourire voltigea sur ses lèvres et sa main s'égara, taquine et joueuse, sur la joue de son partenaire. Elle descendit le long de l'épaule de métal pour redessiner, d'un doigt aérien, le contour droit de la jambe d'acier du policier cybernétique.

Robocop refroidit Don, en arguant :

« -Je ne t'en voudrai pas si tu devais avoir des maitresses et des amants, Don. »

Une irritation grandissante eut raison du « self » control du jeune brun qui ordonna :

« -Stop ! Arrête-toi tout de suite ou je saute de la voiture ! »

Le ton, sans appel et résolu de Don, décida Murphy à obéir. Il gara la voiture devant le portail qui menait à la résidence d'Edward. Don, contre toute attente, saisit le visage d'Alex et délicatement, l'amena près du sien.

« -Je t'aime, Alex. Commença-t-il, en plongeant ses yeux dans ceux, si bleus, de Robocop. Vivre avec toi est un acte réfléchi de ma part. Nous ne sommes pas un couple comme les autres. Tant pis. Cela m'indiffère que tu ne sois pas en mesure de me combler « physiquement » et je m'en fiche entièrement. Je t'aime pour ton esprit et ta personnalité. L'amour que j'éprouve pour toi transcende le désir physique. Alors, ne culpabilise pas. S'il te plait. »

Un silence agréable succéda à la déclaration de Don qui surveilla les expressions de son compagnon. Ce dernier parut se détendre imperceptiblement et une sérénité nouvelle illumina ses traits visibles.

« -Edward nous attend. » Fit Robocop, simplement et en démarrant.

Mais avant Don eut droit à un baiser de sa part.

Edward discutait avec Lisa qui souriait de temps à autre, assise très près de lui sur un divan. A l'arrivée de Robocop et de Don, les deux jeunes gens cessèrent leur conversation et les saluèrent chaleureusement.

Lisa dévisagea discrètement Murphy et devina la paix intérieure de son ancien équipier. Elle ne dit rien et se contenta d'un clin d'œil complice adressé à Don qui le lui rendit.

Robocop intercepta leur échange et spontanément, prit la main du jeune brun entre la sienne. Ce geste, possessif et jaloux, emplit Don d'une sensation délicieuse et enivrante.

« -Il est temps de te livrer toutes les informations. Déclara Edward, en invitant son grand-oncle à s'asseoir sur le divan. Je crois que tu es apte à les entendre, maintenant. »

Don s'installa en face de son petit-neveu tandis que Murphy demeura debout, sa main serrant toujours celle de son équipier. Vigilent et protecteur.

« -Tu as été tué dans cet hangar, le jour de ton raid. Expliqua Edward, avec tact et précaution. Charlie n'a pas accepté ta mort et a travaillé, en collaboration, avec Larry sur une machine capable de voyager dans le temps. Il y a consacré toute sa vie et a fondé « Tecbiologie ». Comme tu le sais, Don, mes chercheurs ont finalisé le projet de mon grand-père et de mon père. Grâce à un appareil, je suis remonté à l'instant précis où tu devais mourir pour te transporter dans notre époque. Pour ne pas te perdre, je t'ai inoculé un mini traceur sous ta peau. C'est ainsi que mon équipe a pu te localiser et que Robocop t'a sauvé la vie. Sache que la machine est toujours en fonction. »

Murphy se tourna vers Don qui le regarda à son tour. Le couple réalisait ce que signifiait pour le jeune rescapé du passé la dernière information d'Edward.

« -Cependant, tu ne peux retourner à ton époque. Annonça le président de « Tecbiologie », le plus doucement possible. Ton retour dans ton époque perturberait trop l'espace-temps, créant un futur alternatif. Un futur où l'OCP aurait la main mise sur notre présent et où son pouvoir n'aurait aucune limite. Le chaos et la corruption rythmeraient la vie de nos contemporains. Robocop ne serait qu'un produit dépassé jeté et détruit sur décision du président de l'OCP. Or,… »

D'une main tranquille, Edward stoppa les protestations de Don et devança sa question :

« -Ce futur a eu lieu. Car tu es retourné auprès de grand-père et de ton père. Puis j'ai été témoin de ces événements lors de mon retour dans ce futur. Alors, je suis reparti te rejoindre dans ton époque et je t'ai tout raconté, ainsi qu'à Charlie. Ensemble, avec mon arrière grand-père aussi, vous avez pris la décision de faire en sorte que l'autre futur, avec « Tecbiologie », devait revenir. J'ai donc remonté le temps pour te sauver une fois encore et sur ta demande, de ne pas te faire retrouver les tiens. »

Sonné, Don digérait ce qu'il venait d'apprendre et le sacrifice, pour le bien de tous, que Charlie, son père et l'autre « lui » avaient consenti.

Don, en pyjama, buvait une tasse de lait chaud. Debout près de la fenêtre de sa chambre, il observait la rue calme et désertique qui desservait le lotissement chic et privé dont sa maison faisait partie.

Levant la tête, il contempla les étoiles et s'imagina les nommer à ses futurs enfants : Alex et Kevin. Cela apaisa son sentiment d'être « piégé » dans cette époque pour le bien de tous.

Des bruits de pas se firent entendre derrière le jeune homme et celui-ci se retourna, un doux sourire sur ses traits.

« -Je dois y aller. Fit Robocop, en posant une main tendre sur l'épaule de Don. Quelque part, un crime est en train de se commettre. »

Don le retint, en l'enlaçant par la taille et en se collant contre son dos. Avec un soupir de bonheur et de bien-être.

« -Tu n'es pas en service, Alex. Indiqua le jeune brun, en pressant son visage sur le dos de métal et en appréciant le contact et sa fraicheur. Reste avec moi, officier Alex Eppes- Murphy. Tu ne vas pas me fausser compagnie pour notre première nuit. Chez nous. »

Robocop s'immobilisa, réfléchissant et lentement, se dirigea vers son fauteuil de repos. Il s'y installa et vit l'air boudeur et contrarié de son compagnon.

Ce dernier, les bras croisés, le scruta une seconde avant de se faufiler sur les genoux de Murphy étonné.

« -Tu ne devrais pas dormir ainsi. Conseilla Robocop, en maintenant Don contre lui. Ce n'est pas une bonne position pour un repos réparateur. Demain, tu vas avoir une … »

Don l'embrassa pour le faire taire et malicieusement, fit :

« -Tant que tu refuseras de me rejoindre dans notre lit, tu me serviras de matelas. »

Robocop analysa cette menace et la jugeant sérieuse, il quitta son fauteuil. Il allongea Don dans le lit et se glissa sous la couette.

Immédiatement, le jeune brun ôta la visière de son compagnon et se reput de la beauté de Murphy. Des minutes entières sans qu'Alex ne bougea, se laissant admirer.

Puis Don se blottit dans les bras de son compagnon et s'assoupit, se sentant, enfin, chez lui.

Fin.

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