Bête Galienne

Gigas de la Mort

Masque Infernal

Chaos


- Oh eh ! Vincent ! Bouge-toi ! Merde, c'est quoi ce délire ? Qu'est-ce qu'y ce passe ici ? Je veux pas retourner dans une de ces boules minuscules moi !

- Il est inconscient… et ça s'appel une materia.

- Toi, ramène pas ta science ! Qu'il fasse quelque chose cet imbécile ou on va vraiment finir pas disparaître, à ce rythme !

- C'est trop tard je crois…

- VINCENT !

- La Bête est partie.

- Et toi alors ?

- J'aurais voulu rester un peu plus…

- Gigas ! C'est pas vrai, pour une fois qu'on avait trouvé un mec pas trop chiant… MERDE !

VC

Il se sentait engourdi, comme figé dans un étau de glace. Et seul. Depuis combien de temps était-il là, inconscient ? Le silence régnait. Un silence qui n'aurait pas du être présent, pas avec tous ces démons dans son esprit qui auraient dû s'éveiller avec lui. Mais il ne les sentait plus… ou plutôt, il n'en sentait plus qu'un.

- Il était temps que tu t'en rendes compte, Humain.

Chaos. Mais où était les autres ?

- La personne qui t'as enlevé les a prit. Je t'expliquerais en détaille plus tard, allons-nous en avant qu'elle ne me retire à toi, moi aussi.

Les iris rouges se dévoilèrent quand Vincent ouvrit les paupière et entreprit de se redresser en position assise sur le lit de camp grinçant sous lui, avant d'examiner son environnement. Heureusement que sa vue nocturne était plus performante que celle des humains ordinaires, sinon il n'aurais sûrement pas pu se déplacer sans tomber, ou être immobilisé, dans tout le fouillis indescriptible qu'était la pièce dans laquelle il se trouvait. Déjà qu'il avait du mal à bouger comme ça.

L'endroit ressemblait vaguement à un laboratoire, mais avec des tas d'objets plus ou moins inutiles et poussiéreux entassés partout. Dans un coin, tout au fond de la pièce, il y avait une énorme porte en fer blindée, presque camouflée par une armoire. Un hublot au plafond servait de fenêtre et de source de lumière, mais la crasse et le verre épais ne laissaient presque pas passer les rayons du soleil. À l'opposé de la porte métallique se trouvait un autre panneau de bois, renforcé d'une barre en acier disposée horizontalement, qui devait mener à l'extérieur. C'est du moins ce qu'espérait l'ancien Turk.

Il fit glisser ses jambes sur le côté et toucha le sol. Prenant ensuite appuie sur une espèce de petite table ronde, il se leva. Il se sentait terriblement faible, et ça l'inquiétait beaucoup. L'hôte involontaire commençait à peine à prendre réellement conscience que ses démons n'était plus là, et il n'était pas aussi heureux de la situation qu'il aurait pu le penser. Mais si quelqu'un avait voulu lui retirer ses monstres, pourquoi Chaos était-il toujours avec lui ?

- Je suis bien plus puissant que les trois autres, personne ne va me déloger de si tôt sans mon consentement. Maintenant dépêche-toi de nous faire sortir de là.

Vincent longea le mur, évitant les meubles, que ce soit des tables, des chaises ou des étagères, presque cachés sous des tas de bouquins et d'appareils qu'il ne reconnaissait pas. Mais il n'allait pas s'attarder pour les examiner, surtout s'il devait continuait à avancer à ce rythme.

Une fois arrivé devant la plus petite des deux portes, il tenta de l'ouvrir. Fermée, évidemment. Bon, maintenant qu'il y était, il pouvait bien essayer l'autre aussi. Le tireur refit le chemin en sens inverse, toujours aussi doucement. Sa faiblesse actuelle commençait à sérieusement l'exaspérer et il se doutait que le départ soudain de ses démons n'y était pas pour rien. Et bien sûr, la porte blindée était elle aussi verrouillée. Il soupira doucement en s'appuyant contre une table. Son arme, un pistolet à trois canon nommée Cerberus, était restée à l'hôpital, ainsi que ses materias, et sans la force incroyable que lui procuraient les démons qui l'habitaient et qui lui faisait défaut à cet instant, il ne savait pas comme il allait pouvoir s'en sortir…

VC

Au siège de la WRO, c'était l'effervescence, tout le monde se mobilisaient afin de mener à bien les recherches lancées pour retrouver Vincent Valentine, porté disparu depuis près de trois jours maintenant. Et plus particulièrement un certain groupe de personne.

- Mais putain de bordel de merde ! Quand c'est pas l'autre blondinet, c'est ce pseudo-vampire de mes deux qui se volatilise on ne sait où ! Rageait Cid Higwind, pilote de son état, mécano' hors pair, et très énervé à l'heure actuelle.

Le reste des ex-Avalanche, privés de leur « chef », ainsi que de Reeves qui menait tout ce petit monde depuis son bureau directorial, et bien sûr du tireur à la cape rouge, le laissèrent s'exprimer à son aise. Après tout, il n'avait pas vraiment tord…

- Tif', t'arrives toujours pas à joindre Cloud ? Demanda Barret.

- Non, toujours pas de réponse… répondit-elle en raccrochant son PHS, coupant la voix électronique habituelle de la messagerie. Je lui ai laissé plusieurs messages, j'espère juste qu'il les a écouté et qu'il est aussi à la recherche de Vincent.

Le grand noir acquiesçât d'un signe de tête. Ils allaient vraiment finir par devenir dingues avec ces deux-là. Et si ça se trouve, il était arrivé quelque chose au mercenaire, ou alors ils étaient ensemble tout les deux, quelque part du côté de Costa Del Sol, à se payer des petites vacances pépères au soleil, et se foutaient bien de leur gueule en les voyant appeler comme des fous, inquiets ! Secouant la tête, l'homme à la greffe se dit qu'il devait vraiment être à bout pour imaginer des conneries pareilles…

Il se leva prestement quand une Yuffie stressée au possible entra dans la salle de repos en courant presque, venant leur communiquer les groupes de recherche dans lesquels ils seraient affectés.

VC

Le déverrouillage de la porte en bois fit presque sursauter Vincent qui ne s'y attendait pas. Il préféra reculer et se camoufler dans l'ombre en attendant de voir qui venait de pénétrer dans l'habitation. Malheureusement, la personne, en plus d'un énorme sac en bandoulière, avait un sweet à capuche rabattue sur la tête, ce qui masquait son visage, un pantalon large et des bottes de marche. Il n'arrivait même pas à deviner si c'était un homme ou une femme.

La personne lâcha son sac par terre et tourna la tête vers le lit de camp à présent inoccupé. Elle eut un sursaut et se mit à tourner frénétiquement dans la pièce, à la recherche de celui qui n'aurait pas dû se réveiller si tôt. Ou même pas du tout, pour ce que le tireur en savait…

- Arrête de réfléchir, il est temps de filer d'ici !

L'hôte glissa silencieusement le long du mur, restant à l'opposé de la personne qui commençait sérieusement à paniquer. Il aurait pu la tuer tout de suite, mais il ne voulait pas risquer d'engager un combat sans connaître le niveau et les capacités de son adversaire. Surtout dans son état plutôt diminué. Mais comme tout ne se passe jamais comme prévu, il avait fallut que l'autre re-verrouille la porte après être entré ! Et le bruit de la barre de fer qui cogne conte le verrou interne alerta tout de suite la l'être encapuchonné qui se tourna brusquement dans sa direction.

Chaos gronda dans sa tête. Mais non, le brun ne lui laisserait pas les commandes, pas encore. La situation n'était pas si critique. Enfin, si on excluait le canon du pistolet-mitrailleur, sorti de nulle part, à présent pointé droit sur lui et qui ne perdit pas une seconde pour lui balancer une rafale. Vincent ne dû sa survie qu'à son reflexe de se laisser tomber au sol et à la table encombrée qui lui servit de bouclier.

- Si tu meurs maintenant, Humain…

- Tais-toi.

Les assauts furieux des balles s'arrêtèrent soudain et il entendit des pas s'approcher lentement, prudemment, de sa cachette de fortune. Jouant la prudence il ne bougea pas jusqu'à ce qu'il soit sûr de pouvoir filer sans ce faire tuer.

Tout ce que vit son assaillant fût un tourbillon de cape rouge quand il lui échappa pour se mettre à l'abris du plomb qui recommençait à pleuvoir. Avec un grognement de douleur, l'hôte se rendit compte qu'il avait été touché. Deux fois. Une balle s'était logée entre ses côtes à droite et une autre dans son épaule droite. Le sang chaud commençait déjà a imbiber ses vêtements de cuir.

Avec un hurlement furieux, Chaos brisa soudain ses maigres défenses et prit le contrôle de son corps. Ses immenses ailes noires s'étendirent avec violence, faisant détourner la trajectoire des balles du tireur. Voyant ses attaques inutiles, celui-ci activa une materia Stop qui ne fit qu'à peine ralentir le démon.

En colère mais pas stupide, Chaos se contenta de prendre son envol et de fuir cet endroit en brisant le hublot du plafond. De ses yeux dorés il repéra la ville de Kalm, à quelques kilomètres de sa position dans les montagnes. Il s'y dirigea pendant une demi-douzaine de minutes avant de perdre brusquement de l'altitude, douloureusement conscient de la faiblesse de son corps, et de s'écraser sur un terrain assez dégagé, près de la route. C'est ici qu'il redonna les commandes à son hôte. La perte de sang et d'énergie soudaine eut raison de sa résistance et il sombra dans l'inconscience.

VC

- …cent.

Une légère pression sur son épaule gauche, une odeur fraîche et familière.

- Vincent.

Une petite secousse. Une voix connue et amie qui l'appelait, le poussant à reprendre connaissance.

- Vincent !

Les yeux rubis se découvrir enfin et plongèrent dans deux pans de ciel bleu rayonnants de Mako.

- Cloud ?

Sa voix était rauque, encore plus grave que d'habitude. Celui-ci hocha la tête et eut un instant l'air soulagé, avant de reprendre son habituel visage inexpressif.

- Tu peux te lever ? Demanda-t-il.

Le brun se redressa un peu et, aidé du mercenaire, se remit sur ses pied, malgré son équilibre encore un peu incertain. Il remarqua aussi que ses blessures le faisaient peu souffrir, son ami avait dû le soigner grâce à une materia.

- Que fais-tu ici ?

Le blond le regarda de travers.

- C'est plutôt à moi de dire ça. Je rentrais à Midgar, les autres m'ont appelés pour dire que tu avais disparu, et je te retrouve sur le bord de la route. Blessé.

Ses paroles avait un goût de légers reproches et d'interrogation, et l'ancien Turk ne pouvait pas lui en vouloir, au vu de la situation.

- Je vous expliquerais.

Cloud n'insista pas et l'aida à se traîner jusqu'à Fenrir, le moteur ronronnant, qui attendait sagement son propriétaire.

- Heureusement que cet Humain passait par là. Et que ce soit lui, plutôt qu'un autre qui nous ait trouvé.

L'hôte ne s'interrogea pas sur les paroles de son démon, trop épuisé pour réfléchir correctement. De toute façon il devait parler de leur ennemi ou de la discrétion naturelle du blond. Celui-ci, détestant être interrogé sur ses propres actions, laissait souvent les autres faire à leur gré, sans vraiment chercher à connaitre le fond des choses, mais en étant toujours là en cas de problème. Certains appelaient ça de la froideur. Vincent, du respect.

La fidèle moto rugit en emportant ses deux passagers droit vers Midgar, alors qu'une ombre se profilait dans les rochers. L'être encapuchonné jura en voyant sa proie lui filer entre les doigts. Mais ce n'était que partie remise, et il avait déjà les trois autres démons, de quoi l'occuper pendant quelques temps…


Et voilà le chapitre deux ! :) J'espère qu'il vous a plu ! On va commencer à entrer dans le vif du sujet. J'espère aussi que Cid ne vous a pas parut trop vulgaire. ^^'

Comme toujours, une infinité de merci à ma Mégalo' emokami, ma petite vamp~ Dawny-chan, ma Maîtresse LadySade, Taisuki pour son aide et ses conseils et neko-chan (je n'ai pas pu te répondre personnellement car je n'ai aucun moyen de te contacter vu que tu n'est pas inscrite sur le site, je m'en excuse et j'espère que le chapitre t'a plu !). Voilà voilà, je vous aime, je vous adore et plus encore ! Merci pour vos reviews et tout le reste ! ^^

Nyny :3