Disclaimer: Yep I don't own Twilight. That privilege belongs to Stephanie Meyer's. Fortunately I do own my published novels.

Mension légale:When the Missing Come Home est à nails233 ce que Twilight est à une certaine Stephenie Meyer (Stephenie qui?). Quant à moi, je ne suis que leur bilingue messager.
(Cf. chapitre 1 pour plus de détails).

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NdeBluelinote:

Ouiiiiiiiii! Vous ne rêvez pas, la linote a enfin pondu la traduction d'un nouveau chapitre.

Et la linote présente toutes ses excuses aux fans de nails233 et de cette histoire pour le looooooooooong délai. Je ne m'étalerai pas, mais bon, disons que depuis juin je ne retrouve plus mes lunettes roses. Et pis, je n'avais plus d'ordi perso, et pis,... enfin bref, la vie, quoi.

Sur ce, je vous laisse lire... RDV à la fin:

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––(| LE CHEMIN DE LA MAISON |)––
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Chapitre 6

PdV d'Edward

–– Edward, Bella n'a aucunes affaires, même pas de sous-vêtements! Je te promets que cela ne sera pas, comme mes virées shopping habituelles. Juste quelques petites choses, vraiment des trucs de première nécessité, pour commencer, et plus tard nous en feront plus, lorsqu'elle se sera davantage adaptée. Alice geignait.

–– Elle n'a pas tord, Edward. J'ai besoin de savoir si elle acceptera de manger autre chose que des fruits et des légumes. Je suggère un compromis et, avant que tu ne dises quoi que ce soit, Alice, le confort de Bella passe en premier. Et si nous allions au Supercentre Walmart à Poulsbo? De cette manière, nous n'aurons qu'un seul magasin à faire pour tous ses besoins. Surtout ne crois pas que je sache pas que tu es train de rouler des yeux quand je parle, Alice, mais tu pourras lui acheter de plus jolies choses et tout ce que tu voudras plus tard.

Dieu merci, Esmé était de mon côté.

–– C'est bon, d'accord... mais ne vous attendez pas à ce que j'apprécie le voyage le moins du monde! Dès que j'aurai vu ce qui lui plaît, je vais sur le net et lui achète ce qu'elle mérite en ligne!

Je pouvais entendre le dégoût dégouliner des mot d'Alice, mais s'il n'y avait que cela pour l'apaiser, je la laisserais acheter un magasin de vêtements entier plus tard. Je ne lui refuserais rien.

Après avoir passé l'heure qui venait de passer à batailler en silence avec Alice, je me laissai fléchir et donnai mon accord pour emmener Bella faire les magasins avec elle et Esmé. Elles ne parvenaient tout simplement pas comprendre à quel point l'idée de traîner Bella dans un magasin en ce moment pouvait être mauvaise.

–– Bonjour, Isabella. As-tu bien dormi?

Je baissai les yeux sur son visage ensommeillé.

–– Oui, Maître, murmura-t-elle sans lever les siens.

–– Isabella, aujourd'hui, je t'emmène acheter des vêtements. Aussi Alice et Esmé nous accompagneront-elles. Tu vas te doucher et t'habiller avant de venir nous rejoindre au rez-de-chaussée. Est-ce que c'est compris?

–– Oui, Maître.

Sans hésitation elle descendit de mon corps pour se diriger droit sur la salle-de-bain.

Lorsque j'entendis la douche commencer à couler je descendis au rez-de-chaussée pour lui laisser un peu de d'intimité. On pourrait dire que je ne fus pas complètement surpris lorsque Rosalie, Jasper et Emmett décidèrent tous de se joindre à nous. Bien entendu, les garçons voulaient trouver quelques nouveaux accessoires de jeux, mais Rosalie souhaitait simplement aider Bella parce qu'elle avait besoin de protection. Elle voyait à présent Bella comme une fragile jeune femme qui avait besoin d'elle pour se sentir en sécurité et à l'aise. Dans ses pensées, Elle regardait Bella comme la fille qu'elle n'avait jamais eue. Et puisqu'on avait abusé d'elle à la fin de sa vie d'humaine, elle entretenait un grand dédain envers quiconque blesserait volontairement un enfant ou une femme innocents. Cela faisait du bien de voir ce côté plus doux de la personnalité de Rosalie. Non pas que... elle choisît de jamais nous la montrer, à nous, mais avec Bella, c'était une tout autre histoire et j'étais heureux de savoir qu'elle se montrerai aussi protectrice de Bella que je l'étais moi-même.

Je découvris que je retenais mon souffle tandis que Bella descendait les escaliers. J'étais impatient et anxieux de voir comment elle allait gérer le fait d'entrer dans une pièce pleine de nous autres qui la regardions. Elle hésita bien juste assez longtemps pour me chercher du regard et me trouver dans la pièce et puis, elle se dirigea droit sur la portion de sol à mes pieds. Je voyais bien qu'elle était nerveuse, aussi m'assurai-je de faire courir mes doigts dans ses cheveux. Il était important qu'elle sache qu'elle avait bien agi, même s'il m'était douloureux de la voir se traîner à mes pieds. Cela garantirait qu'elle le fasse à nouveau, si elle pensait que cela me faisait plaisir. Pour ce qui était du reconditionnement de Bella, j'avais désormais une nouvelle devise: '' A petits pas'', une petite leçon à chaque fois, de façon à ne pas la submerger.

Lorsque tout le monde fut prêt à partir, je me mis en route en direction de la porte puis m'arrêtai lorsqu'elle ne me suivit pas.

–– Suis-moi, Isabella.

–– Oui, Maître, comme il vous plaira., dit-elle en se levant rapidement et en venant vers moi.

Bien sûr, nous avions besoin de deux voitures, aussi ouvris-je la portière, et après qu'Alice et Jasper eurent pris place à l'arrière, je fis signe à Bella de monter sur le siège avant. Pendant tout le trajet, Bella se tint assise, les mains posées dans son giron, et le regard sur ses mains. Alice bavardait gaiement, la rassurant en lui disant que cela allait être amusant et qu'elle pourrait avoir tout ce qu'elle voulait.

–– Isabella, tu peux poser à Alice toute question que tu pourrais avoir.

Les yeux rivés sur ses mains, elle marmonna doucement:

–– Pourquoi ai-je besoin de vêtements?

–– Bella, tu ne peut te promener nue, les gens trouveront cela... gênant, de te voir comme cela.

–– Pourquoi?

–– Parce que les gens n'ont pas l'habitude de voir les gens se promener tout nus, répliqua Alice en lui touchant l'épaule.

–– Et quand... je suis à la maison du Maître?

–– Et bien,... heum... Je..., Il était temps de sauver Alice de sa crise de bégaiement.

–– Isabella, jusqu'à ce que nous ré-emménagions à la ferme, il te faudra porter des vêtement dans la maison. Nous rediscuterons de ce sujet... lorsque nous ré-emménagerons à la ferme.

Elle acquiesça mais je savais qu'elle était en train de se livrer une lutte intérieure quant à ce qu'elle devait penser du problème des vêtements. Bon sang, moi aussi. Je ne pensais pas pouvoir gérer le fait de la voir à nouveau, pour le moment. Une fois déjà, c'était amplement suffisant. Cela avait allumé une étincelle qui avait parcouru tout mon corps et j'avais dû vivement détourner le regard.

Comment pouvait-il les laisser constamment nues? Elle ne dit plus un mot durant le reste du trajet, regardant fixement par la vitre. Lorsque nous nous arrêtâmes finalement sur un emplacement du parking, elle se raidit immédiatement. Je crois que je l'aurais cassée en deux si j'avais tenté de la déplacer.

–– Isabella, regarde-moi. Lorsqu'elle leva des yeux timides à travers ces cils, je poursuivis.

–– Tu vas rester à mes côtés jusqu'à ce qu'à nouvelle instruction.

Elle hocha la tête avec réticence. Lorsque j'atteignis son côté de la voiture, Alice et jasper étaient éjà en train d'en descendre. Elle n'hésita pas à prendre ma main lorsque je la lui tendis. Elle sembla même se détendre un petit peu. Bien sûr, Alice, était une tout autre histoire. Elle avait l'air d'être prête à s'évanouir si en fait elle l'avait pu. Cette sorti allait clairement s'avérer aussi stressante pour Alice qu'elle l'était pour Bella. Les garçons partirent en direction du rayon des appareillages électroniques tandis que ces dames et moi-même, nous dirigions mes vers le rayon des ados. Une fois que nous eûmes trouvé les cabines d'essayage, je passai la main.

–– Bella, entre là avec Rosalie et fais ce qu'Alice et elle te diront. Ne part pas d'ici. Je reviendrai sous peu.

Son froncement de sourcil eu presque raison de ma décision de ne pas rester. Elle fallait qu'elle fasse cela avec les filles. Ca me tuait de ne pas pouvoir tout simplement faire demi-tour et retourner vers elles lorsque je l'entendis gémir dans la cabine. Heureusement, Rosalie lui offrait des paroles rassurantes d'une voix douce.

PdV de Rosalie

S'il croit que je ne l'ai pas entendu s'arrêter avant de partir pour de bon, c'est qu'il est idiot. Je savais que tout ceci était aussi dur pour lui que ça l'était pour elle. Non que ce fait m'intéressât. Qui plus est, il devait aller lui acheter un lit, et ce n'est pas chez Walmart qu'il le trouverait.

–– Chhh, Bella, tout va bien. Nous n'allons pas te laisser et il sera très vite de retour, lui assurai-je doucement à l'oreille.

Elle resta dans la cabine tout du long, fixant le sol, même lorsque les habits qu'Alice lui lançait lui atterrissaient dessus. Ce trou-duc' l'avait traumatisée bien comme il fallait, pas de doute là-dessus. Je n'avais rien dit à personne, mais j'avais commencé à planifier la modernisation de l'équipement agricole de la ferme pour elle. J'étais allée y faire un tour, en douce la nuit précédente pour voir ce dont elle disposait déjà. Non, dans le genre dérangé ce vampire, il se posait là. Il ne leur avait même pas donné des outils à manuels décents, sans parler d'un système pour arroser les cultures. Bon, et bien, çà, je pouvait m'en charger. Au bout d'une demi-heure, Alice rendit les armes, les mains en l'air. Waou! Ça devait être un record. Je ne l'avais jamais vue abandonner aussi vite. Elle avait l'air d'être à deux doigts du point de rupture.

–– Bella, je crois que c'est le mieux que je puisse faire, là. Il faudra que je t'en commande davantage sur internet. Allons du côté de l'alimentation, maintenant.

Losque que nous nous glissâmes hors de la cabine d'essayage, elle resta plantée au même endroit.

–– Allez viens, Bella. Nous n'avons pas toute la journée, tu sais, pépia Alice.

Même lorsqu'Esme la prit par la main, elle ne bougea pas d'un pouce. Je réfléchis à ce qu'Edward lui avait dit et compris d'où venait le problème, et j'appelai donc mon crétin de frère.

–– Edward, où es-tu?

–– Je suis au magasin de literie, pourquoi?

Il avait l'air ennuyé.

–– Parce que tu es un idiot! Tu lui as dit de ne pas quitter la cabine d'essayage, et donc... maintenant, à moins que nous ne la portions toute gesticulante et hurlante, elle refuse de bouger.

Il émit un soupir de frustration.

–– Passe lui le téléphone, s'il te plaît.

–– Bella, c'est Edward. Il veut te parler.

Elle releva vivement la tête lorsque je lui dis cela tout en lui tendant le téléphone.

–– Isabella, est-ce que tu m'écoutes?

–– Oui... Maître, dit-elle dans un souffle au son de sa voix.

–– Tu suivras Esmé pour aller choisir ta nourriture. Tu prendras les choses que tu aimes. Je ne veux pas entendre que tu auras refusé de faire ce que je demande. Je serai déçu si on me rapporte que tu ne t'es pas procuré tout ce que tu aimes. Est-ce que c'est compris? Réponds- moi.

–– Oui, Maître. Comme il vous plaira. Répondit-elle d'un ton plein de confiance.

–– Repasse-moi Rosalie.

Lorsqu'elle me repassa le téléphone, je fus à moitié tentée de lui raccrocher au nez.

–– Quoi?

–– Veux-tu, je te prie... essayer de lui faire choisir une parure de lit pour 240?

–– Okay. On est dessus. Ce n'est pas comme si nous n'avions pas autre chose à faire, le réprimandai-je avant de lui raccrocher au nez.

Lorsque Esmé la prit par la main, elle nous suivit finalement jusqu'au rayon de l'alimentaire. Elle avait une façon amusante de nous dire ce qu'elle voulait. Elle s'arrêtait devant un type de fruits ou de légume qu'elle mangerait. Si ce n'était pas quelque chose qu'elle voulait, elle poursuivait son chemin. Elle refusa de lâcher la main d'Esmé tout le temps que nous avons passé là. Alice et moi avons fini par devoir toucher cette nourriture à l'odeur répugnante pour la mettre dans le chariot pour elle. La façon dont elle s'est léché les lèvres devant la glace au chocolat de chez Ben & Jerry me renversa. Elle n'avait eu jusque là aucune réaction à un quelque type d'aliments conditionnés que ce soit. Lorsqu'Alice déposa la glace dans le chariot, elle fit délicatement courir se doigts sur le couvercle comme s'il s'agissait de quelque chose qu'elle chérissait. Heureusement, Edward nous rejoignit à temps pour nous rendre au rayon du linge de maison. Il pouvait se charger d'elle, à présent.

PdV de Bella

Je ne pouvais pas croire ce que mes yeux voyaient. Ils avaient la glace au chocolat spéciale que l'ancien Maître se procurait pour nous. C'était une gourmandise spéciale pour les occasions spéciales. Je ne savais pas ce que je devrais faire pour y avoir droit, mais je trouverais! Je repérai le Maître à la seconde où il eut fait un pas dans l'allée. Je m'assurai de bien avoir les yeux baissés. Je ne voulais pas le décevoir. Je la voulais cette récompense! Quand nous nous arrêtâmes devant le linge de maison, je fus surprise. Je n'avais pas eu de drap sur mon matelas depuis que mon seul et unique était tombé en lambeaux. C'était une chose de plus qui rendait mon nouveau Maître spécial à mes yeux. Il semblait sincèrement se soucier de mon confort, si exceptait les vêtements. Ils étaient si étouffants et parfois, ils me me démangeaient, mais s'il voulait que je porte des vêtements, et bien je ferais cela pour lui.

–– Isabella, choisis une parure de lit.

Et si je choisissais la mauvaise? Perdrais-je la surprise?

Je me mordis la lèvre et réfléchis attentivement à ce que j'avais aperçu des choses qu'ils estimaient dignes d'avoir dans leur maison, et décidai que j'allais choisir les draps blancs et or. Je reteins mon souffle et attendis de voir s'il aimait mon choix. Lorsqu'il fit courir ses doigts dans mes cheveux et murmura ''C'est très bien, Isabella.'', je laissai échapper l'air de mes poumons avec soulagement.

Je le regardai chercher le bon paquet. Une fois qu'il l'eût trouvé, je le suivis jusqu'à la caisse. Il avait l'air heureux de ce qu'Alice et Rosalie avaient choisi. Jasper et Emmett nous rejoignirent dans la file d'attente. Edward ne se soucia même pas du fait qu'ils jetaient leurs affaires dans notre chariot. Mes espoirs furent anéantis lorsqu'il s'empara du carton de crème glacée. Après qu'il avait fixé Rosalie pendant une seconde, il le mit avec les autres articles que nous prenions. Donc... il restait toujours un espoir que je parvienne à la mériter, après tout.

Pendant tout le trajet de retour en voiture, mes pensées étaient toute pleines de la gourmandise qui se trouvait dans le coffre. Il était difficile de rester assise sans bouger en sachant qu'elle était là. Je pouvais seulement espérer qu'il ne me tiendrait pas rigueur de mon agitation. Je bondis hors de la voiture quand il ouvrit ma portière. C'est là que j'ai entendu le plus beau son que j'eus jamais entendu. Il riait, d'un rire joyeux, pas un rire effrayant.

–– Doucement, Isabella. Je vais te donner ce que tu veux. Une fois que tu seras assise à table. À présent va à la cuisine et je t'y rejoindrai.

Je n'avais pas besoin qu'on me le dise deux fois. Je traversai la maison en courant et l'attendis assise sur ma chaise.

–– Tu t'es si bien débrouillée aujourd'hui. Tu devrais être fière de toi. Tu mérite certainement ceci. Dit-il en mettant la crème glacée et une cuillère devant moi.

–– Elle va fondre si tu ne la manges pas bientôt, alors... mange, Isabella.

Elle sentait si bon lorsque que je l'ouvris. Je n'hésitai pas à la manger, après cela. Elle était aussi bonne que la première fois qu'on m'en avait donné. Je me fichait même totalement qu'il me fixe du regard. Il avait l'air d'aimer me regarder manger. Il me regarda prendre chaque cuillerée, jusqu'à la glace toute fondue au fond du pot. Il ne fit même aucun cas d'Esmé quand elle entra dans la pièce et qu'elle se mit à lui crier dessus.

–– Edward Cullen, lui as-tu donné son dessert avant qu'elle n'ait pris son déjeuner? Et tu lui a donné tout le pot? Elle ne voudra rien manger, à présent! Et si elle vomit, c'est ton problème, monsieur!

J'étais horrifiée qu'il la laisse lui hurler dessus comme cela. Lorsqu'il éclata de rire à nouveau et hocha la tête en réponse, je sus qu'il n'était pas fâché, ni contre moi, ni contre elle. Je ne crois pas qu'elle-même avait été vraiment en colère contre lui quand elle lui avait crié dessus. Elle lui donna une tape joueuse sur le bras avant de s'éloigner en secouant la tête. Mais... juste au cas où il soit vraiment en colère contre elle après son départ, je m'assurai de regarder le sol.

–– Je crois que je sais quoi t'offrir lorsque tu réussis si bien. Maintenant, suis-moi et allons ranger tes affaires.

Je fis ce qu'il me dit, mais après y avoir réfléchi en montant les escaliers, je me sentis un peu coupable. M'étais-je vraiment assez bien comportée pour obtenir la récompense?

–– Isabella, pourquoi es-tu triste? S'il te plaît... Dis-moi la vérité.

Je me mordis la lèvre et confessait hâtivement:

–– Je ne sais pas si je le méritais.

C'est sorti comme une plainte.

–– Isabella, regarde-moi. Si tu ne le méritais pas, alors pour quelle raison te la donnerais-je? Tu l'as bien mérité. Cent fois. Tu t'es très bien comportée dans le magasin. Tu as fait tout ce que je te demandais et attendais de toi. Et puis... je le pensais vraiment quand j'ai dit que je t'en donnerais davantage. Mais cela va devoir attendre. Ton père se gare en ce moment dans l'allée.

Je hochai la tête et l'attendis.

–– Suis-moi, nous ne voulons pas le faire attendre.

Je savais qu'il passerait me voir, mais je je ne pensais pas que ce serait si tôt.

PdV de Charlie

Je ne pouvais m'empêcher de repenser à la façon dont ma vie avait basculé en un instant lorsqu'on me l'avait enlevée dans notre jardin que je croyais pourtant sûr. En garant la voiture devant la maison, j'avais espoir que, juste, peut-être, elle me montrerait qu'elle se souvenait de moi un tant soit peu lorsqu'elle me regarderait. Jusqu'à présent, cela n'était pas encore arrivé, mais un jour, j'étais sûr, que ça arriverait, si je savais juste me montrer patient. Esmé fut assez aimable de m'offrit un siège lorsque je demandai à voir Edward et Bella. Je les entendis s'approcher et me levai pour les accueillir.

–– Edward, Bella, ça fait plaisir de vous voir, à nouveau.

Je tendis la main pour serrer la sienne.

Après avoir passé la journée à la bibliothèque de Port Angeles, il m'était plus facile de repérer tous les signes qui trahissaient son comportement de soumise, même les plus subtils. En la voyant se tenir à trois pas derrière lui, je pariais que si je sortais un mètre ruban, ce serait exactement 3 pas. Elle gardait les bras le long du corps, les paumes tournée vers l'avant comme si elle lui adressait une prière. Ses yeux baissés et ses épaules légèrement voûtées en disaient long sur la profondeur à laquelle son conditionnement était enraciné. Il m'avait été difficile de lire tout ce qu'ils avaient sur le sujet. Je sais que certaines personnes choisissaient ce mode de vie et je peux respecter leur décision en tant qu'elle est un choix, mais il ne devrait jamais être imposé à un enfant. Lorsqu'Edward prit un siège, Bella s'agenouilla à ses pieds, ce qui eut pour résultat de le faire soupirer légèrement. J'étais assis en face de lui, de sorte que je pouvais regarder Bella sans la mettre mal à l'aise.

–– Isabella, je veux que tu t'exprimes librement avec Charlie et je veux que tu le regardes quand tu le fais, lui dit Edward.

–– Bonsoir Bella. Comment est-ce que tu vas ce soir?

Cela faisait plaisir de voir ses beaux yeux marron finalement se lever sur moi.

–– Bien... Merci.

–– Alors, qu'est-ce que tu as fais aujourd'hui?

–– Maître m'a emmené acheter des vêtements et de quoi manger...

Je détestais ça quand elle employait le mot Maître. Ça me rendait malade de dégoût.

–– Est-ce que tu t'es bien amusée en faisant les magasins?

–– Non, pas vraiment... mais j'ai vraiment aimé la surprise. Ça a été le meilleur moment de la journée.

Je haussai un sourcil interrogateur, en me demandant ce qu'il avait bien pu lui donner.

–– Quel sorte de surprise t'as-t-il offerte?

–– De la crème glacée.

–– Je vois. Qu'est-ce que c'était comme glace?

–– Chocolat. Est-ce que vous aimez la glace au chocolat?

Je clignai des paupières pour refouler les larmes tandis qu'elle s'enquérait de moi pour la première fois.

–– Oh ouais, j'aime la glace au chocolat, aussi.

Je suis sûr qu'Edward entendit ma voix craquer.

–– Charlie, sa marque préférée sont les Ben & Jerry's. Peut-être qu'un jour prochain vous pourriez en partager une... insinua-t-il à mon intention.

–– Oui... peut-être que la prochaine fois que je viendrai, je pourrais t'en amener. Est-ce que ça te ferait plaisir?

Elle regarda Edward pour qu'il réponde à sa place.

–– Isabella, cela te plairait-il? Je suis certain que ce serait bien, tu ne crois pas?

–– Oui, Maitre. Ce serait bien.

Je crois qu'il espérait qu'elle parlerait davantage.

–– Bella, c'est l'heure de ton repas. Charlie, voudriez-vous vous joindre à elle? Demanda Esmé depuis la cuisine.

–– Oh... non, merci, Esmé. J'ai déjà mangé.

Je voulais vraiment parler à Edward seul à seul.

–– Isabella, va prendre ton déjeuner. Il est sur la table. Une fois que tu auras fini, reviens voir Charlie avant qu'il ne s'en aille.

Elle hocha de nouveau la tête et partit en quête de son repas.

–– Edward, comment est-ce qu'elle va, vraiment?

–– Elle va … bien. Elle était très nerveuse dans le magasin. J'avais pensé que si je n'étais pas avec elle, ce serait plus facile d'être avec les filles. Mais ça n'a pas été le cas. Rosalie m'a montré tout ce qui s'est passé en mon absence, et elle était complètement perdue.

–– Que veux-tu dire, elle t'a montré?

–– Charlie, certains vampires possèdent des capacités spéciales. J'ai celle de pouvoir lire dans les pensées.

Non, mais tu parles sérieusement?

–– Oui, Charlie. Je parle sérieusement. Et je ne suis pas le seul.

–– Qui d'autre est 'spécial'

Il fallait que je sache.

–– Alice peut voir l'avenir, et Jasper a le don d'empathie.

Vraiment? Ça doit être pratique.

–– Oui, ces dons sont bien pratiques. Alors, repasserez-vous, demain?

–– Non, je crois que je devrais attendre la semaine prochaine. Je ne veux pas la submerger et risquer de l'éloigner de moi en l'effrayant. Je sais qu'il faut que ma présence soit réintroduite lentement dans sa vie. Et puis, Edward, je veux te dire merci de t'occuper d'elle. Je ne sais pas comment tu y arrives.

–– Vous n'avez pas à me remercier. Je veux autant que vous qu'elle se retrouve.

–– Je sais, mais tu fais ce que je suis incapable de faire. Et pour cela, je te suis reconnaissant.

Il inclina juste la tête tandis que Bella revenait dans la pièce et se rasseyait à ses pieds.

–– Comment as-tu trouvé ton déjeuner? Qu'est-ce que tu as mangé?

Elle chercha l'approbation d'Edward et quand il lui fit signe de la tête, elle me répondit.

–– C'était bon. Il y avait une salade d'épinards avec des tranches d'ananas.

–– Bella, il faut que je retourne au travail. Je repasserai te voir dans quelques jours.

Elle hocha la tête, mais ne fit pas d'autre mouvement.

PdV d'Edward

La regarder manger sa glace fut incroyablement attirant, et pourtant tellement innocent, en même temps. Elle était radieuse, tandis qu'elle recueillait jusqu'à la moindre goutte de glace dans le pot. Cela m'a donné envie de sortir en courant pour aller lui acheter tout le stock de glace du magasin, juste pour pouvoir regarder sa lèvre lécher jusqu'à la dernière goutte sur la cuillère. Je n'avais jamais de ma vie autant souhaité être une cuillère qu'en cet instant. Lorsque Rosalie m'avait montré ses souvenirs de l'expression de pur désir dans les yeux quand elle regardait le pot, je n'avais pu lui refuser cela, ou quoique ce fût d'autre, d'ailleurs. Pendant ces quelques minutes, elle avait eu l'air d'une jeune femme normale, une jeune femme comme les autre. Bien sûr, l'impression s'était bien vite évaporée lorsque plus tard elle était remontée à l'étage. Ce que je n'avais pas compris alors, c'était qu'Alistair se servait de la glace comme d'une gâterie pour la récompenser les fois où elle s'était particulièrement bien conduite. Cela me brisait le cœur qu'elle avait pu penser ne pas la mériter. Après la façon courageuse dont elle avait géré le stress du magasin, j'avais l'impression qu'elle méritait davantage que de la crème glacée.

Charlie parti, nous nous remîmes à ranger ses affaires. J'avais vidé un de mes tiroirs et fait de la place pour elle dans la penderie. Je pouvais entendre la respiration d'Alice, forte et hachée, tandis qu'elle semblait pratiquement attaquer les touches du clavier informatique. Si je devais avancer ma meilleur hypothèse, je dirais qu'elle était en train de faire des achats pour Bella. Je n'étais pas sûr de savoir combien de temps il allait lui falloir pour digérer ''l'expérience du Walmart'', mais je soupçonnais que 'jamais' était sans doute très proche de la vérité, et pariais qu'elle allait me le faire payer pour toute l'éternité.

Une fois que tous les sac furent vides, je décidai de l'emmener faire un tour à la ferme le lendemain pour qu'elle pût avoir un moment de détente. Lorsque nous descendîmes pour son repas du soir, Bella se trouva hypnotisée par le jeu auquel Emmett et jasper étaient en train de jouer dans le salon. Aussi après qu'elle avait fini de souper, je la fis me rejoindre sur le sofa. Cette fois-ci, lorsque je la soulevai du sol, il n'y eut pas de glapissement. Juste un ''petit pas '' de plus en avant. Tout juste comme je m'apprêtais à l'emmener en haut pour se coucher, sa tête glissa sur mon épaule. Je coulai un regard sur elle pour découvrir qu'elle s'était endormie. Je n'avais pas le cœur de la réveiller, aussi la portai-je à l'étage jusqu'à mon canapé. Comme la nuit précédente, je my laissai glisser de façon à ce qu'elle repose sur moi. Heureusement, ce devait être la dernière nuit qu'elle aurait à passer là. Demain son nouveau lit arriverait et ce n'était décidément pas trop tôt parce qu'une autre nuit avec elle sur ce canapé et j'aurais assurément perdu la tête.

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NoteBleue:
Bon, j'espère que vous n'êtes pas déçues, et aue l'attente en valait la chandelle.

Question trad'
Bon, la suite ne devrait pas autant tarder:
– Chapitre 7 est presque prêt: dernière relecture.
– Chapitre 8 vient d'être traduit: doit reposer un petit peu avant que je le révise
Et c'est là que je me suis arrêtée. Cata! Je suis à deux chapitres d'être à court de chapitres d'avance (enfin, je me comprends). Donc, je vais vous consacrer, à vous et à cette histoire, tout mon temps libre pour ce mois-ci, histoire de me reconstituer un petit matelas de chapitres-tampons.
Je ne peux pas poster un chapitre sitôt traduit. Il faut généralement que je le laisse reposer pour y revenir avec les idées plus claires. En gros, il faut que je me sorte l'Anglais de la tête pour voir si ce que j'ai traduit sonne Français. Le premier jet, même s'il est déjà loin du mot-à-mot, reste parfois trop impreigné de phrasés anglais et manque souvent de fluidité.

Remarque: On est combien sur cette histoire? C'est la question que se posent certains: Quand je dis ''nous'', je parle de nails233, auteur de cette histoire en Anglais, et de moi, Bluelinote, qui ne fait que vous la transmettre en français. La confusion de certains peut venir du fait que je (la vrai personne derrière le pseudo ) parle de mon alter ego fanfictionnel – Bluelinote – à la troisième personne et que j'aime bien faire mumuse en torturant mon propre pseudo. ;) Voilà, allez, à la prochaine.

Allez, bises à toutes, merci aux fidèles qui riviouvent sans faillir, merci aux petits nouveaux et nouvelles qui optent pour le silence mais qui ne nous en suivent pas moins et nous mettent en favoris.
See you au prochain chapitre. Aussi vite que je le peux. Promis.

Nails233 xxx & Bluelinote :*