*S'incline* Désolée pour ce gros retard, je n'ai pas d'excuses... Pas vraiment. J'espère toutefois que vous lirez ce chapitre avec plaisir, même s'il n'aide pas vraiment à la continuité... ne ne fait avancer le problème xD Il montre juste la relation particulière entre et bien, la créature et Jack. Ceci est une sorte de chapitre flash back, et à mon avis, il y aura d'autres scènes comme ça dans les prochains chapitres, tout pour vous faire découvrir l'humanité d'un monstre disparu et plein de rancœur!

Blabla habituel, Torchwood ne m'appartient ps, je ne fais pas de spoiler, ou presque, je ne me souviens pas de la fin alternative,... et heu... les couples changent! Effectivement, pour le bien de ma santé mentale et la votre ce petit changement devient obligatoire xD

Owen / Tosh

Gwen / Rhys

Jack / Ianto

Jack / Shellial (et là vous découvrirez pleiiins de truc pour les faire souffrir xD)

Y'aura des obstacles entre Jack et Ianto, cela va sans dire. Mais je vous promet qu'ils finiront ensemble d'une manière ou d'une autre! bonne lecture!

italique : Souvenirs, flash back.

- italique : télépathie

Ere glacière : Traitor

Ses ailes s'étendirent, sublimes membres captant une lueur pâle de soleil qui ne tarda pas à disparaître. Elle calcula sa descente et se posa sur un toit, réduisant sa masse afin de laisser l'établissement intact. Et passer inaperçu. Ses yeux scrutèrent le blizzard dans la nouvelle nuit et ses pupilles verticales se figèrent devant la vitrine d'un café où un petit groupe hétéroclite était sortit. La membrane qui lui servait de paupière se ferma, et lorsqu'elle se rouvrit, elle put distinguer sans soucis chaque détail des personnes. Tous emmitouflés, deux femmes, trois hommes… Dont un qui fit naître un grondement blessé dans sa prodigieuse poitrine. Elle claqua des dents, menaçante, bruyante, savourant déjà la goût de la carcasse de ce traitre immortel.

Mais c'était encore trop généreux de sa part. Elle le tuerait oui. Oui plutôt, elle allait pousser Jack à se tuer lui-même. Le grondement qui s'échappa de sa gorge ressemblait à un rire malveillant et elle décolla, envoyant une grande quantité de poudreuse dans l'air, sous le regard ahurit des imbéciles ignorants.

OoOoOoO

Il leva la main face au soleil, regardant avec fascination les rayons passer entre ses doigts fins. Il avait toujours été ainsi : aimant la vie, admirant chaque chose comme si elle était la dernière merveille de l'univers. C'était charmant, magnifique même, à regarder. Tout observateur aurait été émut de cela… mais jamais personne n'était convié au spectacle. Il n'y avait jamais qu'un seul privilégier, qui ne ratait pas un instant de tableau magique qui s'offrait à lui. Il détestait le romantisme, tout ce qui était synonyme d'amour et de guimauve : Ce n'était pas lui, ça ne lui ressemblait pas. Et pourtant, chaque fois que ses yeux bleus tombaient sur ce corps, il sentait son cœur fondre, devenir tendre et accélérer tandis qu'un violent sentiment de protection l'envahissait. Il pouvait le nier de toutes ses forces le constat restait le même : il était amoureux fou de cet homme.

Ce dernier tourna son regard émeraude vers l'observateur et sourit. Un des sourires qui damnerait n'importe quel saint, qui valait toutes les guerres du monde et qui somme toute, avait contribué à piéger le grand Capitaine. Le petit rire qui s'échappa de ses lèvres tentatrices eut raison de la volonté du Capitaine. Il se pencha et lui captura les lèvres, à peine conscient du pouvoir que son vis-à-vis avait sur lui.

- Jack, j'ai trop chaud…

Son compagnon haussa un sourcil en avisant la tenue que l'autre portait. Fine chemise ouverte et manches retroussées, pantalon en toile usé et troué… Pas grand-chose en ces temps de fin novembre. Jack posa sa paume contre le front de son amant et frissonna. Il ne s'habituerait jamais à la chaleur qu'il dégageait. Ou plutôt, l'absence totale de chaleur.

- Tu veux enlever quelques vêtements ?

- Et que tu en profites ? non merci Jack, j'ai assez donné cette nuit ! Tu devrais te contenter de trois fois par jour tu sais.

- Tu veux me mettre au régime, c'est ça ?

- Ne me regarde pas comme ça !

- S'il te plait !

- Jaaack ! Tu te rends compte que ta période de reproduction est pire que celle d'un lapin !?

Il éclata de rire et serra le corps de son amant contre lui, se gorgeant de son odeur, de sa fraicheur. C'était tous les jours ainsi : simples disputes, rigolades et des nuits chaudes. Seulement depuis quelques temps, l'ombre du secret, du mensonge s'étendait devant son monde idyllique. Et si Jack s'en rendait compte, il n'était toutefois pas encore prêt à donner de l'importance à cette impression.

- Jack ?

- Shell ?

- Je…

Shellial marqua un temps d'arrêt. Une brève hésitation avant de sourire et d'embrasser le capitaine, tendrement.

- Je t'aime.

Jack le savait, ce n'était pas ce que son compagnon voulait dire au départ… mais ce qu'il avait sortit lui convenait tout autant que la vérité. Sinon plus.

OoOoOoO

Jack retint un gémissement tandis que son compagnon ne se donnait même plus cette peine. Et puis l'immortel adorait entendre l'autre, le sentir frissonner sous chacun de ses gestes, se tordre de plaisir et le supplier de l'achever, d'aller toujours plus loin, toujours plus fort. Plus vite aussi. Jack avait trouvé son partenaire idéal, un être toujours avide, ayant soif de contact, endurant et tellement, tellement beau ! Le capitaine ouvrit les yeux et eu un instant le souffle coupé. Cet être vivant, abandonné entre ses bras était à cet instant toute sa vie, un être magnifique et inhumain. Furieusement intimidant avec cette respiration erratique, ses yeux voilés par la luxure et soupirant son nom entre deux gémissements.

Les jambes de Shellial s'enroulèrent autour de sa taille, accueillant le membre gorgé de son capitaine un peu plus intimement, dans une posture indécente qui réveilla brusquement son sentiment de possessivité. Imaginer son amant ainsi offert à quelqu'un d'autre le rendait malade. Savoir également qu'il n'avait pas été le premier à passer entre ses cuisses le rendait furieux. Shellial avait un pouvoir terrifiant sur le capitaine, une emprise sur son cœur et ses émotions et durant un bref instant, Jack comprit en quoi son amant était dangereux.

Shellial contrôlait les gens par les sentiments. Un regard et le monde pouvait tomber à ses pieds. Un sourire et la population se soulèverait pour lui baiser les pieds. A lui tout seul il pouvait créer l'anarchie. Et Torchwood ne pouvait cautionner cela. Torchwood n'avait pas non plus lésiné sur les recherches et bien entendu, il en était ressorti une évidence : En plus d'être un danger, Shellial était un monstre de puissance. Une créature déguisée en humain. Jack c'était aveuglé, refusant de voir la vérité et là, pour la dernière fois il le savait, il s'unissait à cet homme. Il se fondait en lui désespérément, espérant vaguement que cet instant ne se termine pas ou que tout ne soit qu'un cauchemar. Le corps de Shell se cambra, ses muscles se contractèrent et Jack le suivit dans cette mort plaisante qu'était l'orgasme.

Le capitaine se coucha, enroulant son bras autour du corps de son compagnon, fermant les yeux, profitant encore un peu de cette fraicheur, de cette odeur qui le poursuivrait jusqu'à la fin de sa vie. Il resta contre lui un long moment, caressant cette peau douce, beaucoup trop douce et parfaite en rien semblable à celle d'une femme, et pourtant tellement loin de celle d'un homme. Une chair unique qu'il vénérait.

L'immortel se releva après quelques heures, ne trouvant pas le sommeil. Il s'habilla et sortit son arme fétiche, la regardant pour la première fois comme un engin démoniaque. Il la nettoya, inséra les balles et soupira. Il devait le faire. Comme un lâche, sans raison valable, juste parce qu'on le lui avait ordonné. Pour le bien de l'humanité. Cette humanité qu'il aimait tellement grâce à l'homme qu'il allait tuer.

Il se releva, quitta sa chaise et tourna la tête, sursautant à peine en découvrant le jeune homme debout, torse nu. Il leva le canon de son arme et le pointa sur son amant, tel un automate refusant de regarder l'autre dans les yeux. S'il regardait les prunelles vertes de son compagnon alors tout serait fichu. Il n'aurait plus la force. Pas plus qu'il ne l'aurait s'il ouvrait la bouche.

- Pourquoi avoir mentit Shellial ? Tu aurais dû savoir que tu deviendrais une menace si tu ne disais rien…

Il allait répondre, mais Jack enleva la sécurité de son arme, engageant une balle, menaçant de tirer si l'autre ouvrait la bouche.

- Un monstre gigantesque dans un corps humain superbe. Tu connaissais les points faibles des humains, ce qu'il fallait pour les charmer. Tu as reçu toutes les informations que tu voulais avec moi. Bien joué…

- Jack. Baisse cette arme.

Le capitaine tressaillit. La voix était si douce, si tendre. Confiante. Il ne sut s'il devait baisser ses gardes ou être en colère face à une telle douceur manipulatrice.

- Pourquoi aurais-je parlé de ce que je suis Jack ? Ça n'a pas d'importance : je suis le dernier. Je ne suis même pas une menace pour cette planète et tu le sais. Tu le sais parce que chaque jour elle me tue, je deviens faible.

- Tu mens.

- Depuis combien de temps vivons-nous ensemble ? Cinq ans ? Six ans ? Et tu préfères croire une agence ignorante que celui qui partage ta vie… Jack, reviens à la raison.

Le capitaine regarda avec une pointe d'horreur son ami avancer vers lui. Jack n'était pas un faible, il allait tirer, à un moment où l'autre, parce que c'était ce qu'il fallait faire, même si au fond, avait envie de croire la bête humaine. Même si au fond, il avait toujours su que son amant n'était pas humain et qu'il s'en était parfaitement accommodé. Alors il serra les dents, son visage perdit de sa superbe, se décomposa et il tira. Une fois. Deux, trois… jusqu'à ce que le chargeur se vide.

Il entendit le bruit sourd d'un gémissement étouffé, le bruit d'un corps chutant au sol. Jack avait fermé les yeux et lorsqu'il les rouvrit, le corps était étendu dans sa marre de sang le pétrifia. Il voyait encore la poitrine se soulever de manière erratique, respiration sifflante et douloureuse. Le capitaine aurait tout donné pour être aveugle et sourd à cet instant. Mais il ne l'était pas, pas plus que son cœur ou son cerveau n'était disposé à écouter une seconde de plus la logique. Il se précipita vers le corps, s'agenouilla et le pris dans ses bras, le serrant étroitement contre sa poitrine, le berçant.

Ce corps qu'il avait tant chéri était couvert de liquide vermeil, des plaies suintantes déversant son lot de vie, souillant le sol, la peau pâle et la veste du capitaine.

- Pardon, pardon…

- Tu n'aurais… pas… dû…

- Pardon…

- J'ai… mal !

- Je sais. T'en fait pas, tout ira bien…

- Je ne veux… pas mourir Jack.

- Pardon… murmura-t-il comme une supplique alors que l'autre commençait déjà à cracher du sang.

- Pour… pourquoi ? Tu disais… Je croyais que tu avais… des sentiments pour moi.

- Désolé.

De ses maigres forces, Shellial tenta de se séparer, se mordant la joue pour ne pas hurler. La vie refusait de quitter son corps. Jack le retint, yeux clos, les joues humides. Il serra encore son amant plus fort, refusant d'écouter les gémissements étouffés de l'autre et ses protestations. Il serra encore et encore, jusqu'à ce que le corps ne se débatte plus, jusqu'à ce que la pression diminue et que… et que Shellial finisse par mourir étouffé dans ses bras.

Alors seulement il se permit de hurler.

Il se redressa, les doigts crispés sur la couverture de son lit, le cœur battant à tout rompre, au bord des lèvres. Il avait la sensation que tout son être était au supplice, forcé de revivre cette scène de son passé. Un violent frisson le traversa, qui, il en était sûr, n'allait pas tarder à lui arracher des larmes. Encore aujourd'hui la mort de Shell le paralysait, restait cuisante dans sa mémoire…

Jack sursauta violemment en sentant une main se glisser dans son dos, remontant vers son épaule. Il tourna la tête pour voir Ianto inquiet, près à le servir et lui donner ce qu'il fallait. Et c'était bien loin de le rassurer. Il ne voulait surtout pas être touché à cet instant, et surtout pas par son jeune ami. Pas par cet homme qui par bien des aspects ressemblait à Shellial. Ça lui fit l'effet d'une gifle, d'un seau d'eau froide sur la tête.

NON ! Ianto était totalement différent de Shellial. Mentalement autant que physiquement. Il n'y avait que la douceur de leur trait… Cet amour qu'il lisait dans leurs yeux quand ils le regardaient, qui était le même. Cette tendresse qui le touchait et…

- Monsieur ?

- Ça va Ianto. Rendors-toi.

- Et toi ?

- Je vais faire quelques recherches. Il est de retour Ianto, le Tisseur de Songe. Celui que j'ai connu.

- Tosh a déjà regardé tout ce qui avait un lien avec les anomalies des derniers jours. Il n'y a pas grand-chose. Que veux-tu trouver de plus, comment t'y prendre surtout…

- Je vais m'exposer. Il… est là pour moi. C'est moi qu'il veut.