Coucou tout le monde,

Comment allez-vous en cette soirée ? Moi, ça va, vu que je reviens avec un nouveau chapitre qui répondra certainement à quelques une de vos questions et à vous poser d'autres. ^^

Comme toujours je tiens à remercier ma Béta…sse Mel qui a corrigé plus vite que son ombre. Et comme tu dis ma belle, fautes de bébé un jour… Fautes de bébé toujours sinon ce ne serait pas drôle, tu n'aurais rien à corriger mdr.

Grande pensée, également, pour ma garce au grand cœur… Tu sais tout ce que je penses donc je n'ai pas plus à dire ici ^^

Merci aussi à : Grace aime Isabella Sorcha edwardbellaamour Camelia Bella vanina63 Nessie ; kinoum G6K larosesurleau jenny56 Galswinthe emichlo kristen590 Maryfanfictions lyylla erika-shoval et tous ceux que j'aurai oublié par inadvertances.

Je tiens a souhaiter la bienvenue aussi aux nouveaux lecteurs qui m'ont rejoins dans cette folle aventure : chattoncharmant marjopop's Lady Paradise artichaud emitomarluc darkpicots bebedemamour twilightlove1402 Amandier02 larosesurleau jenny56 Marie-Mi Rose-Rouge Chiyeneko doudounord2 et tout ceux que j'aurai oublié également.

Merci aussi de ne pas avoir abandonné l'histoire et de continuer à l'aimer comme vous le faites. Si cette fiction existe et continue son incroyable chemin, c'est tout simplement grâce à vous. Je vous aime, vous êtes des anges.

Allez, je vous laisse découvrir la suite en espérant que vous aimerez toujours autant et on se retrouve à la fin…

Bonne lecture ^^

Pov Edward

Flashback

Je tournais en rond devant la porte de ce garage à me demander si j'allais me confronter à cette situation ou pas. Cette situation qu'il allait finir par me tuer, si je ne mettais pas des mots sur ce que je venais de voir.

Depuis plusieurs semaines, Bella rentrait plus tard que d'habitude. Quand je lui demandais ce qui la retenait aussi tardivement, elle me répondait qu'elle étudiait chez une amie, après les cours, pour ses examens de fin d'année.

Putain de conneries, ouais. J'étais flic, bordel. Je reniflais le mensonge à moins de cinquante mètres. Et je savais que ma femme me mentait. Surtout quand je voyais son sac de révisions traînait dans un coin du salon.

Il y avait aussi les gestes qui ne trompaient pas. Comme le fait qu'elle évitait de me regarder dans les yeux. Les câlins qui se faisaient rares voire inexistants vu qu'elle rentrait tard. Même quand son téléphone sonnait, elle allait se réfugier dans notre chambre après avoir vérifié l'identifiant de l'appel.

Un soir, je faillis m'arracher les cheveux en voyant qu'il était plus d'une heure du matin et qu'elle n'était toujours pas rentrée. J'étais dans une rage folle voyant qu'elle ne répondait pas, non plus, à mes appels ou à mes messages. Je ressemblais à un de ces putains de connards possessifs et jaloux qui passait son temps à harceler sa nana au téléphone juste pour savoir où elle était. Je détestais me sentir comme ça. Je détestais Bella, dans ces moments-là, de me faire sentir comme ça.

Elle avait fini par rentrer à environ deux heures du matin. Je faisais semblant de dormir comme je le faisais souvent ces dernières semaines. Un poids me quittait toujours quand je l'entendais rentrer mais un autre piétinait mon cœur en sachant que Bella me mentait.

Elle me rejoignait dans le lit en collant sa poitrine à mon dos. Une de ses mains caressait ma nuque alors que l'autre se posait sur mon torse à l'endroit exact où battait mon cœur. Elle collait ses pieds gelés à mes mollets pour se les réchauffer, comme elle le faisait chaque soir. Elle déposait un baiser sur mon épaule en me murmurant qu'elle était désolée avant de poser sa tête entre mes omoplates. Bella adorait s'endormir dans cette position. Je soupirais, malgré moi, de bien être. Parce qu'être dans les bras de ma femme, même si je lui en voulais, était tout ce qui m'importait à cet instant précis.

Pourtant deux jours plus tard, je ne supportais plus cette situation. J'avais attendu la fin de ses cours pour pouvoir la suivre. Etais-je un enfoiré possessif et jaloux ? Je vous répondrais, putain oui. Je l'avais suivi jusqu'à ce garage. Je l'avais vu prendre un gars dans ses bras en lui offrant le sourire auquel je n'avais plus eu droit ces derniers temps. Et me voilà, à faire les cents pas devant la porte à me demander si je devrais entrer ou pas.

Je n'avais pas eu besoin de me poser plus de questions lorsque la porte du garage s'ouvrit sur ma princesse.

- Edward ? Mais… mais qu'est-ce que tu fais ici ? Demanda-t-elle surprise et en alerte en refermant rapidement la porte derrière elle.

- Je pourrais te poser la même question, répliquai-je d'un ton sec.

- Je… ben, en fait je… bégaya-t-elle mal à l'aise en se dandinant d'un pied à l'autre.

- Tu quoi, Isabella ?

- Je…

- Tu veux que je te dise ce que tu fais ? Tu me mens depuis des semaines, voilà ce que tu fais, l'accusai-je en la pointant du doigt.

- Et tu veux savoir ce que tu fais, toi ? Tu me suis, ce n'est pas mieux, je te signale, me reprocha-t-elle. Et pour ta putain d'information, ce n'est pas ce que tu crois.

- Et qu'est-ce que je suis censé croire, Bella, hein ? Crachai-je en éludant le fait que je l'avais suivi. Et c'est qui ce type d'abord ?

- Ce n'est pas…

- Ce que je crois, tu me l'as déjà dit, la coupai-je, agacé. Alors dis-moi ce qu'il se passe ?

- Je… Je ne peux pas. Tu vas devoir me faire confiance sur ce coup-là, me dit-elle en me regardant droit dans les yeux.

- Te faire confiance ? Voilà un point dont on pourrait discuter. Comment te faire confiance alors que tu me mens ? Comment te faire confiance quand je te vois dans les bras d'un autre ? Dis-moi comment te faire confiance ? Demandai-je en hurlant.

- Depuis quand tu sautes aux conclusions ? Demanda-t-elle, énervée. Tu crois sérieusement que je pourrais te tromper ? Putain ! Souffla-t-elle. Pour un mec du FBI, des fois, tu crains vraiment. Je t'aime, je pourrais mourir pour toi. Fais chier, je pourrais même tuer pour toi. Alors si tu n'arrives pas à comprendre ça, c'est que tu n'es qu'un putain d'enfoiré, conclut-elle en retournant dans le garage en me claquant la porte au nez.

Une semaine, plus tard, j'avais appris pourquoi Bella me mentait. Elle me préparait tout simplement une surprise pour mon anniversaire.

Putain de connard possessif et jaloux…

Fin du Flashback.

Aujourd'hui, j'avais refait l'erreur de ne pas avoir confiance en ma femme.

Je croyais être la cible de son récit délirant mais j'avais tort. Un cri de douleur, brisant le silence qui s'était installé dans la pièce après le coup de feu, me confirmait que j'avais tort.

Qu'est-ce que c'était que ce putain de bordel ?

J'ouvrais brusquement les yeux en reprenant ma respiration que j'avais retenue alors jusqu'ici. Je me retournais et constatais qu'un corps était étendu sur le sol, face contre terre. Une arme était posée près de ce dernier.

Pourquoi n'avais-je pas ressenti ce petit frisson, qui prenait toujours possession de mon corps, quand un putain de danger était dans le coin ?

Je me retournais, de nouveau, pour faire face à ma femme qui tenait toujours l'arme à bout de bras, toute tremblante.

- Bella, l'appelai-je calmement.

Quand elle entendit ma voix, ma princesse pivota légèrement dans ma direction tout en braquant, inconsciemment, son arme sur moi.

- Wow, doucement bébé, dis-je en mettant mes mains devant moi comme si ce stupide réflexe allait me sauver la vie. Tu peux baisser ton arme, chérie, lui appris-je en me dirigeant, lentement, vers elle. Tout va bien, allez baisses ton arme, répétai-je calmement pour ne pas la brusquer.

Ma femme posa les yeux sur moi une demi-seconde avant de les baisser sur l'arme qu'elle tenait toujours entre les mains. Je pus voir l'étonnement et le choc prendre place dans ses prunelles, face à son geste, quand son regard rencontra, une fois de plus, le mien.

Sans que je m'y attende, Bella lâcha l'arme, comme si ce dernier venait subitement de la brûler et recula de quelques pas, tout en secouant la tête de gauche à droite.

Je ramassais mon flingue, une fois arrivé devant ce dernier et pris ma princesse dans les bras, pour la réconforter.

- Je suis désolée, dit-elle, en posant sa tête contre ma poitrine.

- Chut. Ça va, tout va bien, lui dis-je en la serrant plus fort dans mes bras.

Notre étreinte fut interrompue par un gémissement plaintif.

- Reste là, dis-je à Bella avant de lui déposer un baiser sur le front.

- Edward, c'est…

- Ne discute pas, la réprimandai-je.

Je positionnais mon arme devant moi en avançant vers notre invité surprise qui se vidait, sûrement, de son sang sur notre tapis de salon. Putain, rien que pour ça, je pourrais l'abattre d'une balle dans la tête.

Je fis glisser le flingue qui avait été abandonné sur le sol à l'aide de mon pied, loin du corps qui tentait de se relever. Je posais ma main sur l'épaule de la femme, en exerçant une pression pour la mettre sur le dos. J'appris l'identité de cette dernière en découvrant, enfin, son visage, que je braquais de mon arme. J'aurai vraiment pu m'attendre à tout mais certainement pas à découvrir que la personne, sur laquelle Bella venait de tirer, était sa putain de mère.

- Bordel, soufflai-je en baissant mon arme. Je t'avais dit de ne pas bouger, reprochai-je à ma princesse qui venait de poser ses mains sur mes hanches.

- Bella, mon bébé aide-moi, je t'en prie, supplia Renée en tendant la main vers ma femme.

- C'est beau de rêver, lui crachai-je.

Pourtant Bella me relâcha et lui attrapa la main.

- Bordel, t'es pas sérieuse là ? Lui demandai-je choqué en la voyant faire.

- Ben quoi ? Elle veut de l'aide, je lui en donne, dit-elle simplement en haussant les épaules.

Elle tira sur le bras de sa mère pour la remettre sur pied alors que je passais une main dans mes cheveux, totalement perdu et choqué du comportement de Bella.

- Par contre…

Elle plaqua sa mère contre le mur, à côté de la bibliothèque.

- Tu vas nous dire tout ce que tu sais, lui dit-elle en me surprenant une fois de plus.

- Plutôt mourir, cracha Renée.

- Ça me va, lançai-je en pointant mon arme sur son front, en reprenant soudainement vie.

- Tu n'oseras pas, me défia-t-elle.

- J'en serai pas si sûre, si j'étais toi, lui dit Bella voyant que je venais de retirer le cran de sureté de mon arme.

- Je ne dirais rien. Allez en enfer ! Cracha-t-elle.

- Tu d'abord, susurra Bella en appuyant sur l'épaule blessée de Renée.

- Bella...

- Ne te mêle pas de ça, Edward, me prévient-elle, me répétant ainsi la même phrase que je lui avais dit dans la salle d'interrogatoire.

Je me reculais de quelques pas en baissant, une fois de plus, mon arme. Je voyais que Bella voulait gérer la merde qu'était Renée. Au moins, je ne culpabiliserai pas de faire souffrir ma femme en torturant sa mère, sous ses yeux, pour la faire parler. Je laissais volontiers Bella le faire en sachant que ça l'aiderait à voir sa mère sous son vrai jour.

- Parle. Maintenant, ordonna ma belle en appuyant plus fort.

- Va te faire foutre, hurla Renée, de douleur.

- Dis-moi, siffla-t-elle en appuyant encore plus sur la blessure. Dis-moi ce que tu as à voir avec James. Dis-moi, pourquoi tu n'as pas bougé le petit doigt alors que tu savais pour moi. Dis-moi, hurla-t-elle.

- Parce que je l'aime, hurla-t-elle en retour. Je l'aime, répéta-t-elle en murmurant.

Putain de merde. Elle l'aimait ? Comment pouvait-on aimer un monstre sans cœur et sans âme ? Comment faire passer l'amour que l'on porte à sa famille à un être d'une cruauté sans limite ?

Sous l'effet du choc, Bella lâcha sa mère qui glissa le long du mur. Ma femme recula lentement jusqu'à percuter mon corps. Je mis mon flingue à l'arrière de mon jean en plaçant un bras autour du corps de ma princesse qui tremblait.

- Je travaillais comme femme de ménage chez lui, trois fois par semaine, finit-elle par dire. J'ai appris à le connaître. Il n'est pas ce que vous pensez. Il a souffert dans sa vie. Il a tellement souffert, souffla-t-elle en sanglotant.

- Continue, cracha ma femme qui posa ses mains sur mon avant-bras comme pour trouver du soutien.

- Je lui ai raconté ma vie. Je lui ai parlé de toi, dit-elle en plongeant son regard dans celui de ma femme. Quand il a su qui tu étais, il voulait te rencontrer. Il disait que tu devais être magnifique vu que je l'étais aussi. Je lui ai montré une photo de toi. Il a dit que je pouvais être fière d'avoir mis au monde une telle beauté.

Suite à ses paroles, tout mon corps se figea et la rage grandissait en moi. Je resserrais ma prise autour de Bella. Une beauté ? Oui, c'était plus que certain mais c'était MA beauté, à moi. Je n'allais pas oublier de le lui rappeler juste avant de lui mettre une balle dans la tête. Parce qu'il n'y avait plus aucun doute, ce bâtard allait mourir.

- Tu peux comprendre que je voulais une autre vie que celle de l'épouse et mère parfaite qu'on voulait que je sois. Toujours suivre les lois, toujours être la femme distinguée qui ne fait aucun faux pas. Une femme qui ne vit qu'au travers des réussites de son époux ou du bonheur de sa fille. Je voulais enfin vivre pour moi. James m'a offert cette vie.

- Une vie ? Ricanai-je. Ce n'est pas une vie qu'il vous a offert mais une place en Enfer. Comment avez-vous pu le laisser s'en prendre à votre fille comme ça ? Vous n'avez donc pas de cœur ? Crachai-je tout tenant ma puce dans mes bras.

- Avait-elle un cœur quand elle disait se sentir chez elle dans la maison des Cullen ? Avait-elle un cœur quand elle disait qu'Esmée était une deuxième mère pour elle ? Siffla-t-elle. Cullen, Cullen, Cullen. Elle n'avait que ce nom-là à la bouche, conclut-elle enragée.

- J'ai bien un cœur pour aimer une putain de mère comme toi, cracha Bella qui tremblait de plus en plus.

- Tu sais ce que je regrette le plus… poursuivit-elle, de ne pas avoir demandé à James de te battre plus fort pour te remettre dans le droit chemin, dit-elle en souriant cruellement.

- Espèce de salope, cria Bella en s'échappant de mes bras.

Elle agrippa la veste de sa mère pour la relever et la plaqua à nouveau contre le mur. Elle mit ses mains autour de son cou et lui siffla d'une voix que je n'avais jamais entendue jusque-là.

- Est-ce toi qui as demandé à James de m'enlever ?

Renée ne parlait pas, vu que Bella l'étranglait mais elle secoua la tête de gauche à droite.

- Alors pourquoi ? murmura-t-elle froidement en desserrant un peu ses mains pour lui permettre de répondre.

- J'ai appris que bien plus tard qu'il connaissait ton nom de jeune fille quand je lui ai parlé de toi. C'était juste une coïncidence, lui et moi. Il va se venger de tous ceux qui s'en sont pris à lui. Il a commencé, il y a cinq mois, avec toi. Quand il m'a dit qu'il t'avait enlevé, je lui ai dit qu'il allait se confronter à plus gros que lui. Il m'a répondu qu'il le savait tout en jouant avec ton alliance. Il savait grâce à ça que tu étais marié à un Cullen. Il m'a dit que ça nous arrangerait tous les deux, qu'on allait faire d'une pierre deux coups. Alors, je l'ai laissé faire.

- Alors tu savais et tu l'as laissé me maltraiter par jalousie ? Cracha Bella en resserrant la prise sur le cou de sa mère.

Renée écarquilla les yeux de peur en posant ses mains sur les poignets de Bella pour lui faire lâcher prise. Ma femme plaça son coude de façon à ce que ce dernier appuie sur l'épaule blessée de Renée. Moi, j'assistais à la scène, complètement choqué par les révélations de cette dernière.

Putain dans quel monde vivait-on quand on voyait tout ce qu'il se passait autour de nous !

Ma femme qui torturait sa mère. Moi, qui avais frappé mon père. Putain nos parents craignaient sérieusement.

- Ressens, ressens ce que ça fait quand on souffre pour quelqu'un qu'on aime comme j'ai souffert pour toi, siffla Bella en me sortant de mes pensées. Tu le vois, n'est-ce pas ? Le visage de cet enculé que tu dis aimer ? Tu essaies de te rappeler de son visage, de ses yeux, du moindre détail parce que tu as peur que ce soit la dernière fois que tu puisses le voir, pas vrai ? Tu veux que je te dise comment je le sais, maman ? Siffla-t-elle en insistant sur le dernier mot. C'est ce que je faisais à chaque fois que je pensais mourir. Je me remémorais le visage d'Edward en me disant que c'était peut être la dernière fois que je pourrais le voir, dit-elle en serrant ses mains encore plus.

J'allais pour empêcher ma femme de tuer sa mère quand un grand fracas se fit entendre du couloir.

- FBI ! Hurla une voix en pénétrant dans le salon.

Avant que je ne puisse faire le moindre mouvement, un groupe d'intervention avait pris possession des lieux.

- Au sol, face contre terre, ordonna l'un des agents en braquant son arme sur Bella qui tenait toujours Renée, pendant que les autres se positionnaient.

Etait-il suicidaire, cet enfoiré ? Voulait-il vraiment mourir, ce soir, en pointant son flingue sur ma femme, putain ?

Je ne me posais pas plus de questions. Je braquais, à mon tour, mon neuf millimètres vers le gars en lui sifflant d'une voix lourde de conséquences.

- J'y penserais à deux fois avant de faire ça si j'étais toi, mec !

- Tout le monde se calme, lança Marc que je n'avais pas vu entrer. Agent Lee, baissez votre arme, ils sont avec nous.

Je ne lâchais pas des yeux l'enfoiré qui avait toujours son arme pointée vers ma femme. Je ne baisserais certainement pas la mienne alors qu'il tenait Bella en joue. Faudrait me buter pour que ça se produise.

- L'agent Cullen et sa femme sont avec nous, insista-t-il en se mettant entre lui et moi.

Je pouvais voir l'étonnement prendre place sur le visage de Lee avant qu'il ne baisse son arme. Aussitôt je baissais la mienne.

Marc se dirigea vers Bella qui maintenait toujours Renée contre le mur, en l'étranglant.

- Tu peux la lâcher maintenant, Isabella, lui dit-il calmement. On va s'en charger.

Ses yeux naviguaient entre Renée et ma femme tout en attendant que Bella coopère.

- Elle mérite de mourir, cracha mon ange en ne lâchant pas Renée des yeux.

- Pour cela, tu aurais dû viser plus haut, lança-t-il alors que l'ombre d'un sourire se dessinait sur ses lèvres.

Comment savait-il cet enfoiré ? Comment savait-il que c'était Bella qui avait tiré ?

- Je ne pouvais pas, murmura-t-elle, après quelques secondes de silence en regardant Marc.

- C'est pour ça que je sais que tu as tiré sinon elle serait morte à l'heure qu'il est si Edward avait tiré lui-même, se moqua-t-il. Allez, lâche-là ! Ne la laisse pas gagner, dit-il en redevenant sérieux.

Il me lança un coup d'œil suivi d'un hochement de tête pour que je lui vienne en aide. Je m'approchais de ma femme en me collant à elle. Je fis glisser mes mains sur ses bras.

- Il a raison, bébé, murmurai-je à son oreille tendrement. Si tu la tues, elle aura gagné. Tu es plus forte qu'elle, chérie, soufflai-je en faisant voyager mes mains sur ses avant-bras. On les aura, mon cœur, je te le promets mais lâche-la, terminai-je en déposant un léger baiser sous son oreille.

Je pensais qu'elle n'allait pas le faire vu sa détermination mais elle relâcha brutalement sa prise. Renée s'écrasa contre le sol en toussant comme une damnée. Je retournais Bella pour la prendre dans mes bras et l'emmenais à l'écart.

- Embarquez-moi ça ! Ordonna Marc d'une voix sèche.

xoxoxoxoxox

Je finissais de préparer le thé de ma princesse en versant l'eau chaude dans la tasse. Je pris, au passage, deux bières que je venais de sortir du frigo avant de me rendre dans le salon, où Marc et Bella se trouvaient.

Le groupe d'intervention avait déserté les lieux au moment-même où ils emmenaient Renée. C'était l'Agent Lee qui avait pour responsabilité de la ramener au QG où elle allait être interrogée officiellement.

J'avais appris que les deux agents, postés en bas de chez nous, avaient appelé Marc pour lui signaler qu'un coup de feu s'était fait entendre et qu'il provenait de l'appart. Marc avait alors débarqué avec la cavalerie.

Je déposais les bières sur la table basse et donnait le thé à ma femme en m'installant à ses côtés. Elle me remercia d'un sourire que je lui retournais. J'attrapais ma bière et fis un geste à Marc pour lui désigner la sienne.

- Que va-t-il se passer, maintenant ? Lui demandai-je en posant mon bras sur le dossier du canapé.

- Nous verrons ce que la mère d'Isabella…

- Je n'ai pas de mère, murmura-t-elle en coupant Marc.

Un silence s'installa pendant quelques secondes. Bella finit par poser sa tasse sur la table, tant ses mains tremblaient. Elle posa ses coudes sur ses genoux pour pouvoir mettre sa tête entre ses mains. Je posais la mienne sur le haut de son dos et frottais légèrement ce dernier en espérant l'apaiser quelques instants. Je lançais un regard à Marc pour l'inciter à poursuivre.

- Je disais donc, dit-il après s'être raclé la gorge, nous verrons ce que Renée pourra nous apprendre de plus. Pour l'instant, je vous conseille de prendre quelques jours loin d'ici, lança-t-il en sortant une clef de la poche de sa veste de costume. C'est mon appartement près de la mer, ça vous fera du bien à tous les deux, dit-il avant de finir sa bière d'une traite et de se lever en posant la clef sur la table.

Il me jeta un regard et me fit signe de le raccompagner à la porte. Je me levais suivi de Bella.

- Merci pour tout Marc, dit-elle en allant le prendre dans ses bras, ce qui le surpris.

- Vraiment pas de quoi, répondit-il en lui rendant maladroitement son étreinte. Prends soin de toi et c'est un ordre, Madame Cullen, dit-il en la relâchant.

- Promis, assura-t-elle.

- Je vais le raccompagner, appris-je à ma puce en lui déposant un baiser sur le front.

- Je serai dans la chambre. Bonne nuit, Marc.

- Bonne nuit, Isabella.

Je refermais la porte derrière nous une fois dans le couloir, de façon à ce qu'elle soit entrouverte et m'appuyais contre le chambranle de cette dernière.

- Est-ce que Bella risque quelque chose, pour ce soir ? Demandai-je anxieusement.

- Ce n'est pas un crime de se défendre quand il y a un danger. Ça s'appelle de la légitime défense, tu as oublié ? Se moqua-t-il.

- J'aurai aimé qu'elle tire plus haut, murmurai-je pour moi-même.

- Et c'est ta femme que tu récupérerais à la petite cuillère. C'est d'ailleurs le cas, Edward. Eloignez-vous de cette merde quelques temps. Retrouvez-vous rien qu'à deux pour le reste de la semaine.

Marc regarda sa montre et souffla avant de me regarder à nouveau.

- Ma femme va me botter le cul si je ne rentre pas, rit-il en reculant dans le couloir. Amusez-vous, profitez de la plage. On se voit la semaine prochaine Edward, lança-t-il en atteignant les ascenseurs.

- Ça marche. Et encore merci Marc. Embrasse Sarah pour moi.

- Oh mais je compte faire bien plus que ça, mec, rit-il en jouant des sourcils avant d'entrer dans la cabine d'ascenseur.

- Trou du cul, riais-je en secouant la tête tout en entrant dans l'appart.

Je fis le tour de ce dernier pour éteindre toutes les lumières. Pris mon arme de service en vérifiant qu'il soit plein au cas où une autre putain de personne souhaitait mourir, cette nuit, en pénétrant les lieux. Et me dirigeais enfin dans notre chambre.

Quand j'entrais dans la pièce, je voyais mon ange endormi sur les couvertures. Mon bel ange que la vie n'épargnait pas ces derniers temps. Je me sentais impuissant face à tout ça. Impuissant de ne pas pouvoir la protéger plus, de tout ce merdier. Impuissant de ne pouvoir lui rendre le sourire qui ne l'avait jamais quitté depuis que je l'avais rencontré. Impuissant de ne plus entendre ce rire que j'aimais temps lui procurer pendant que je faisais le con. Je me souviens du dernier jour où je l'avais entendu rire comme jamais.

Flashback

Je regardais un reportage sur les stripteaseurs. Comme il n'y avait rien d'autre à la télé, comme bien souvent d'ailleurs, j'avais laissé la chaîne sur ce documentaire en attendant que Bella me rejoigne dans le lit. Ce qu'elle finit par faire dix petites minutes plus tard.

- Qu'est-ce que tu regardes ? Me demanda-t-elle en s'installant à mes côtés.

- Rien de particulier, lui dis-je en la prenant dans mes bras. C'est un reportage sur le striptease masculin.

- Oh… Intéressant, dit-elle en collant ses pieds, que je devinais, glacés à mes mollets.

- Intéressant ?

- Je t'imagine bien me faire un striptease vêtu de ton uniforme d'agent.

- Sérieusement ? Dis-je en la repoussant pour voir son visage.

- Ben quoi ? Tu serais sexy et…. Hot, dit-elle sensuellement en battant des cils.

- Vraiment ? M'exclamai-je surpris.

- Hum hum…

Je la repoussais pour me lever. J'attrapais la télécommande pour baisser le son de la télé avant de la rejeter sur le lit. Je me dirigeais vers la chaîne hifi pour mettre de la musique.

- Qu'est-ce que tu fais Edward ? Demanda Bella en se redressant alors que la musique commençait.

- Sors tes billets, bébé. Tu vas en avoir pour ton argent, lui dis-je en me retournant, tout en faisant glisser mes mains sur mon torse nu.

- Oh mon Dieu, dit Bella en riant, tu es fou.

- Fou de toi, chérie, lui dis-je en jouant des sourcils tout en lui servant mon sourire en coin qu'elle aimait tant.

Je balançais des hanches en déboutonnant mon pantalon. Je me retournais en bougeant mes fesses de plus en plus. Je baissais légèrement l'arrière de mon fute pour que Bella puisse voir l'élastique de mon boxer.

- Oh putain, dit Bella toujours prise dans son rire.

Je baissais totalement mon pantalon en me retournant. Mauvaise, très mauvaise idée. Je perdis l'équilibre et tombait en arrière en jurant.

En relevant la tête vers ma femme, je pus voir qu'elle s'était laissée tomber sur le dos en éclatant de rire.

Son rire valait tous les spectacles du monde. Elle était magnifique quand elle laissait la joie et l'insouciance l'envahir.

Fou d'elle ? Putain, complètement…

Fin du flashback

Je me promettais de faire tout ce qu'il était en mon foutu pouvoir pour la revoir rire à nouveau comme ce jour-là.

xoxoxoxoxox

J'étais allongé sur le ventre sentant le vent marin fouettait un côté de mon visage alors que le soleil chauffait ma peau. Nous étions dans l'appartement de Marc depuis trois jours maintenant.

Le lendemain de notre soirée mouvementée, nous avions décidé de partir sans perdre de temps. On voulait se retrouver tous les deux et mettre cette histoire de fous entre parenthèse, le temps d'une semaine. Mais surtout, je voulais que ma femme puisse, enfin, prendre du temps pour elle sans se soucier de toute cette affaire.

Je voyais que ça la travaillait beaucoup. Elle s'agitait beaucoup dans son sommeil. Elle se réveillait en hurlant mon prénom depuis ce soir-là. Elle ne se calmait qu'une fois que je la prenais dans mes bras. Elle s'accrochait à moi comme à une bouée de sauvetage en répétant sans cesse que j'étais vivant. Elle s'excusait toujours à son réveil de m'avoir empêché de dormir.

J'avais mal, vraiment mal de voir ma puce comme ça sans pouvoir ne rien faire. J'essayais de la soutenir du mieux que je le pouvais mais je me sentais comme une merde de ne pas pouvoir remonter le temps et faire que les choses soient différentes.

J'avais du mal aussi à la laisser seule. Je n'arrivais tout simplement pas à me séparer d'elle plus de deux minutes.

Je m'étais aperçu que j'étais devenu très protecteur et totalement parano. Dès qu'une personne s'approchait de ma femme, je portais directement ma main dans mon dos, là où se trouvait mon arme.

Je ne savais pas que je me comportais comme ça jusqu'à que ma femme me le fasse remarquer.

- On t'a enlevé à moi une fois, je ne laisserai pas cela se reproduire, lui avais-je alors répondu.

Aujourd'hui, on prenait le temps pour nous, allongés sur les transats qui faisaient face à la mer. Je soupirais d'aise en sentant les doigts de ma princesse caresser mon dos lentement. Je tournais ma tête dans sa direction, les yeux à moitié ouverts.

- Salut, toi, me dit-elle en souriant tout en continuant le traitement sur mon dos.

- Salut ma beauté, dis-je d'une voix lourde de sommeil.

- Tu es fatigué, constata-t-elle en faisant glisser son index sous mes yeux.

Je ne répondais rien. J'admirais simplement ma princesse. Ses yeux brillaient d'amour et de tendresse. La petite étincelle, qui illuminait ses yeux habituellement, avait repris place au fond de ses magnifiques prunelles. J'étais un bâtard chanceux d'avoir pour moitié une femme aussi belle qu'elle. Elle m'offrit le sourire qui me faisait fondre à chaque fois qu'il apparaissait, en se penchant vers moi.

- Je vais te préparer un bon bain et ensuite j'irai faire à manger. On ne bouge pas ce soir, tu as besoin de te reposer, dit-elle en déposant de légers baisers sur ma nuque.

Je répondais en gémissant quand elle aspira ma peau entre ses lèvres.

- Plus tard, souffla-t-elle à mon oreille avant de se lever.

Putain, pour le coup, je n'étais plus du tout fatigué. Je me retournais sur le dos en plantant mon regard dans le ciel.

- Dieu, cette femme va me tuer, dis-je avant de me lever à mon tour pour aller me chercher de quoi me rafraîchir.

J'étais plongé, la tête dans le frigo quand un cri strident, provenant de l'étage me transperça l'âme…

Que serait une fin de chapitre de Pas sans Toi sans la signature de la Sadique, hum ? ^^

On se retrouve très vite pour la suite en attendant je vous fais de gros Robisous...