Cette fiction comporte des scènes explicites (bien que ne comportant pas de violence), elle s'adresse donc exclusivement à des lecteurs adultes et avertis et en aucun cas à un public jeune et mineur! (Des logiciels de protections existent pour filtrer les contenus non appropriés aux jeunes).

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Bonsoir tout le monde! Une nuit d'été étant maintenant terminée je me lance dans une nouvelle fiction!

Je n'abandonne bien évidement pas Parfum d'Asie et le Manoir (un chapitre devrait arriver d'ici le week-end), mais cette idée me trotte dans la tête depuis un moment.

J'espère que ça vous plaira et j'attends vos impressions!

Entres eux, la guerre à fait rage dès le début! Lui, il termine son internat d'anesthésiste réanimateur. Elle, c'est une chirurgienne. Devoir travailler ensemble n'arrange pas forcément les choses, mais cohabiter, c'est encore pire!

Pov B

Après cette journée au combien trop longue, je quittais ma blouse et me préparais à rentrer à la maison.

La semaine avait été infernale, cette astreinte était une vraie torture. Seule interne dans un service qui en comportait habituellement quatre je devais gérer les jours déjà épuisants mais aussi les nuits qui m'achevaient littéralement. Le téléphone d'astreinte était devenu ma hantise, mon pire cauchemars!

Dieu merci cette semaine était terminée. J'avais remis le téléphone comme on passe une charge explosive qui menace de nous sauter à la figure à tout instant. Quelle idée avait eu mes co-internes de prendre leurs vacances tous en même temps? Et surtout comment était-il possible que cela leur soit accordé!

Pardonnez mon impolitesse, je me présente, Isabella Swan, plus connue sous le nom de Bella ou de docteur Swan selon la personne à qui vous vous adressez. Et oh, un petit conseil puisqu'on est là, ne croyez pas tout ce qu'on vous racontera sur moi, je ne mérite pas totalement ma réputation vous verrez. Je ne suis pas si sèche que ça. Et je vous conseillerez aussi de vous méfier d'un certain docteur Cullen, on ne peut pas vraiment lui faire confiance, ne l'interrogez pas sur moi, il ne vous compterait que des inepties.

Si je mérite ce titre un peu ronflant de docteur c'est que je le suis en réalité... enfin je le serais dans quelques mois. Je termine, enfin! mon internat de chirurgie. Peu commun pour une femme pensez-vous? Ne croyez pas cela, les préjugés ont la vie dure ces temps si.

Dernier semestre de la vie de pré-thésée, je suis certaine de ne pas regretter cette époque, quoiqu'il y a eu des bons moments...

Oh grand damne de mes amis qui m'auraient imaginée dans une autre obscure spécialité chirurgicale, j'avais choisi la chirurgie viscérale. Qui a dit que les intestins et autres tripailles n'étaient pas glamour? J'aimais ce que je faisais, c'était diversifié et passionnant, et pas un truc de chochotte comme la maxillo-faciale n'est-ce pas?

Ma vie pouvait sembler parfaite de l'extérieur, et peut-être qu'elle l'était finalement. J'exerçais mon art, parait-il que ça s'appelait comme ça, dans un grand hôpital New New-yorkais, j'en avais fini avec les stages au fin fond du New Jersey.

Chose miraculeuse pour mon salaire d'interne qui était confortable mais tout de même pas excessif, je vivais dans un magnifique appartement à deux rues de l'hôpital. Pour des semaines comme celle qui venait de s'écouler ça comportait de nombreux avantages.

Mais c'est là que l'ombre de ce jolie tableau idyllique entrait en scène.

Je vous ai déjà parlé de mon salaire pas mirobolant et de la grandeur de cet appartement dans une tours nouvelle de la ville, vous vous en doutez je ne vivais pas là seule!

En vérité nous étions nombreux à y avoir élu domicile.

Tout avait commencé avec mon frère, mon petit frère je vous pris! De quelques minutes seulement, nous étions jumeaux. Ce sombre imbécile avait un jour décidé que médecine était de bonnes études pour lui, spécialement quand j'avais décidé la même chose pour moi. Voila comment une poignée d'années plus tard nous nous retrouvions à exercer le même métier. Mais Jasper, oui parce que tel est le nom de mon frère était suffisamment tordu pour avoir choisi psychiatrie comme spécialité. Ne me demandez pas d'où pouvait lui venir une telle idée, je l'ignorais moi même!

Vivre ensemble et partager les frais de l'appartement était une bonne idée. Mais ce grand romantique était un jour tombé amoureux... classique me direz-vous! Pas vraiment lorsque l'on voyait sa copine, une pille électrique branchée sur le 220V qui alignait à la seconde plus de mots que l'oreille humaine ne serait jamais capable d'en capter.

Alice avait quelques années de moins que nous, elle commençait son internat et papillonnait d'une spécialité à l'autre, bien que récemment son choix semblait s'être fixé sur la néphrologie, grand bien lui fasse! Le pipi est moi on a jamais vraiment été potes.

Alice était donc venue vivre avec nous, et comme l'appart était vraiment grand on avait aussi accueilli un couple d'amis. Finalement être nombreux n'était pas vraiment un problème, spécialement parce que l'appart était très grand, je sais bien que j'ai déjà dit ça! Et aussi parce que nous passions tant d'heures à l'hôpital que nous nous croisions seulement la plupart du temps.

Emmett et Rosalie permettaient de considérablement alléger le prix du loyer.

Elle c'était une gynécologue obstétricienne, un peu plus vieille que nous elle était thésée maintenant et avait ainsi perdu son statut d'interne. Les bébés ça avait toujours été son truc.

Son mari, oui parce qu'ils venaient de se marier, était chirurgien orthopédiste, les traumas et les réductions de fracture ça le faisait vibrer, un vrai truc de mec. C'était aussi le seul autre chirurgien de la maison, c'était sympa de papoter avec lui.

L'ambiance à l'appart aurait pu être parfaite si Alice s'était contentée d'y emménager seule. Mais non il avait fallu qu'elle nous emmène son frère, médecin lui aussi, ne me demandez pas pourquoi la médecine doit être un truc de famille ou je ne sais quoi.

Son cher frère Edward était... un vrai connard! Le docteur Cullen dont je vous parlais tout à l'heure vous vous souvenez? Et bah le voila! Monsieur prétention, ce surnom lui allait à la perfection, terminait lui aussi son internat d'anesthésiste, réanimateur. De toutes les spécialités confondues il avait fallu qu'il choisisse la pire, celle faite pour les connards arrogants, finalement son choix était plutôt logique si on y réfléchissait un peu...

Mais surtout le drame, c'est qu'il avait fallu qu'il choisisse la seule spécialité médicale qu'un chirurgien est amené à côtoyer des heures par jour! Et ça je ne lui pardonnais pas, surtout quand nous devions travailler dans le même bloc. Le moins que l'on puisse dire c'est que ces jours là l'ambiance était plutôt colorée.

Pourquoi tant de haine pour cet éphèbe aux cheveux cuivrés en perpétuel désordre? Oui parce qu'il fallait reconnaître que Cullen était sexy, un connard, mais sexy tout de même!

Pourquoi on se détestait tant? Je n'en avais pas la moindre idée, entres nous c'était épidermique et ça l'avait été dès la première seconde de notre rencontre. Au plus grand désespoir de nos proches qui avaient vite compris qu'ils se préparaient à vivre dans un terrain miné par une guerre faite de fourberies et de bassesses. Je crois même qu'Alice avait eu un bref espoir de nous mettre en couple à un moment donné, nous étions les deux seuls célibataires de l'appartement. Merci mais, non merci!

Cullen était peut-être suffisamment sexy pour faire mouiller la petite culotte de toutes les externes et les infirmières qui le croisaient mais il n'avait pas le moindre effet sur moi. Son arrogance contrecarrait suffisamment son sex-appeal.

En plus d'être incroyablement prétentieux et il était ultra conscient de sa beauté et en jouait à outrance, un soupçon de machisme pas dessus tout ça et vous avez le portrait peu glorieux de celui qui transformait mon quotidien en cauchemar!

Pov E

L'appartement était désert et silencieux lorsque je rentrais ce soir là. Tout le monde devait être encore bloqué à l'hôpital ou occupé à diverses activités. Nous étions vendredi soir et ceux qui n'étaient pas épuisés par leur semaine ou qui n'étaient pas de garde en profitaient pour sortir un peu. Pour ma part je passerai la soirée ici, à savourer ce silence si rare et délectable.

Ne vous méprenez pas, j'adorais vivre ici, cet appartement immense pour New York et très lumineux offrait de nombreux avantages. Mais vivre au milieu de deux couples et d'une grincheuse n'était pas vraiment de tout repos, et le moins que l'on puisse dire c'est que l'appart était rarement silencieux.

Mais laissez moi me présenter, Edward Cullen, fils d'Esmée et de Carliste Cullen, frère aîné d'Alice Cullen, voila pour le pédigré!

Interne d'anesthésie-réa, je menais une vie pour le moins trépidante entre blocs opératoires et chambres de réanimation.

Cet appartement à deux rues de l'hôpital je le partageais avec ma sœur et son petit-ami, un ami et sa femme et à mon plus grand désespoir avec Swan la grincheuse ou la mal baisée, je n'avais jamais vraiment réussi à déterminer.

Tout aurait pu aller pour le mieux dans le meilleur des mondes si Swan n'avait pas été aussi chiante. Comble du désespoir mademoiselle était chirurgienne c'est donc elle que je côtoyais le plus dans mon travail. Oh joie!

Ce que vous devais savoir avec Swan c'est qu'elle avait un système de protection pour le moins développé, la chirurgie est un milieu majoritairement masculin ce n'était pas tous les jours simple ça je voulais bien le croire mais malheureusement elle n'avait pas le moindre humour! Surtout avec moi en fait.

Entres nous la réaction avait été forte dès les débuts. Lorsque ma sœur nous avait présentés j'avais d'abord été frappé de voir que ma nouvelle colocataire était jolie, dans le genre vraiment baisable! Çà c'était avant qu'elle ouvre la bouche et me broie les phalanges en me serrant la main.

Swan était peut-être une connasse vraiment sexy, mais c'était aussi un vrai garçon manqué, pas physiquement Dieu merci, mais mentalement. Elle ne se remettait pas d'être née sans couilles visiblement.

Sous prétexte de se faire une place dans ce milieu masculin elle s'était forgé un caractère de connasse mal baisée, ce qui lui allait finalement assez bien.

Vous l'aurez compris entres nous ce n'était pas le grand amour. On aurait pu s'en tenir à une ignorance mutuelle ce qui aurait apaisé le climat pour le moins tumultueux de la maison mais non. Je ne pouvais m'empêcher de la chercher, elle partait au quart de tours à chaque remarque, toujours réactive et agacée. Et j'adorais mettre ses nerfs en pelote, c'était un divertissement dont je n'étais pas prêt de me passer.

Quand elle s'énervait, ce qui arrivait souvent lorsque j'étais à ses côtés, elle avait des airs de chaton enragé, ça peut sembler mignon mais c'est de Swan que l'on parle, donc par définition ce n'était pas mignon!

Je m'entendais bien avec tout le monde en règle générale, plutôt sociable et attrayant je n'avais jamais vraiment eu de problème avec la gente féminine. Swan faisait exception et cela n'était sûrement pas étranger au fait qu'elle faisait tout pour qu'on oublie qu'elle était une fille.

Je veux dire cette fille non seulement était chirurgienne, une idée bizarre en soit quand on n'est pas un mec, mais chirurgienne viscérale en plus de ça, elle passait la journée les mains dans des abdomens gras à tripatouiller des anses grêles! Vous trouvez ça sexy vous?

Elle aurait pu faire de la traumato tant qu'elle y était! L'illusion aurait été parfaite!

On aurait pu croire que j'étais obsédé par Swan, c'était peut-être vrai finalement, mais pas dans le bon sens. Sa simple présence me pourrissait le quotidien. Cette réaction plutôt viscérale existait depuis les premiers instants de notre rencontre. Définitivement entre Swan et moi, ça ne passait pas!

Pourtant je n'étais pas prêt à lui foutre la paix et à arrêter mes taquineries et ouais on peut le dire mes mesquineries. De toute façon elle s'ennuierait si c'était la cas.

Mais il faillait arrêter de penser ou de parler de Swan ce soir. Elle n'était pas là autant en profiter et ne pas se pourrir la soirée avec elle.

Elle sortait d'une semaine d'astreinte alors je ne l'avais que peu vue à l'appartement, si seulement il pouvait toujours en être ainsi...

Pas qu'elle prenait beaucoup de place mais voyez-vous sa chambre était juste à côté de la mienne.

Je vais vous faire visiter notre petit nid douillet au cœur de New York. Comme ça ça sonnait incroyablement niais!

D'abord, tout de suite après le petit hall, une grande pièce à vivre qui rassemblait salon, salle à manger, coin cuisine, rendue lumineuse par les grandes baies vitrées qui offraient sur New York une vue imprenable. Au dessus de cette grande pièce une mezzanine qui faisait office de bureau bibliothèque, cette pièce aurait pu être géniale si ça n'avait pas été la préférée de Swan. Oui encore elle, elle l'occupait pendant des heures alors j'allais rarement traîner là bas.

En bas un couloir avec les chambres, à droite celles d'Emmett et Rosalie, puis d'Alice et Jasper, chacune avec leurs propres salles de bain of course! Au bout la mienne puis à gauche celle de Swan. C'était là que les choses devenaient compliquées. Il n'y avait que trois salles de bains dans l'appart! Les couples avaient été inflexibles là dessus, ils voulaient la leur. Et en vérité je n'avais aucune envie de me laver dans une douche ou l'un d'eux aurait baisé avant.

Le seul soucis c'est que je devais partager la mienne avec Swan. Et ça c'était une putain de torture, source de très fréquentes disputes entres nous!

Heureusement elle était plutôt ordonnée et ne laissait pas traîner ses putains de cheveux quelques part. Je n'avais jamais vraiment compris d'ailleurs comment une chirurgienne pouvait avoir une telle putain de crinière de sirène, des cheveux bruns très longs, sous le calot ça devait être d'un pratique!

Mais il ne fallait pas se plaindre, vivre ici était génial et seul, le prix exorbitant du loyer ne m'aurait même pas permis de l'envisager.

Comble du luxe, cette résidence possédait sa propre piscine au dernier étage, alors ouais supporter Swan était peut-être un mince prix à payer finalement. Et puis celle qui avait le plus de mal à supporter l'autre ici c'était bien elle.

Décidant de chasser Swan de ma tête, je passais décidément trop de temps à penser à cette peste, j'allais à la cuisine me préparer de quoi manger. Prendre un vrai repas à table était un truc qui ne m'était pas arrivé depuis si longtemps que je n'étais pas bien sûr de savoir encore comment tenir des couverts. La longueur des journées ne nous permettait pas vraiment de traîner à table, et lorsque l'on rentrait on était souvent bien trop épuisé pour se préparer un dîner digne de ce nom.

J'ajoutais la dernière tranche de concombre à mon sandwich lorsque Tiny arriva en jappant joyeusement.

J'ai oublié de vous présenter Tiny, une petite chihuahua absolument adorable. Mon chihuahua! Pour la faire accepter à l'appartement j'avais du mener une guerre sans merci. Je vous laisse deviner qui m'avait posé le plus de problème...

Mais l'expédier chez mes parents était hors de question. Bizarre pour un mec d'avoir un chihuahua c'est ce que vous vous dites? En fait cette idée n'était originellement pas de moi, mais du frère de Swan... Jasper était mon meilleur ami depuis notre première année, enfin non notre deuxième année, on a pas d'amis en première année de médecine.

Le jour où il avait commencé à sortir avec ma petite sœur il s'était dit que m'offrir un chiot pour "compenser la solitude" et c'est lui que je cite là, serait une bonne idée.

Je n'essaye pas de comprendre le message subliminale, ma sœur ressemblerait-elle à un chihuahua? Fuck ouais carrément!

Jasper donc s'était dit que comme j'étais absolument incapable de garder une relation sérieuse, un chien serait un bon compagnon...

Si d'abord j'avais hurlé à cette idée j'avais fini par m'y faire et adopter totalement Tiny, ou peut-être que c'est elle qui m'avait adopté en fait...

Toujours est-il que depuis elle vivait avec moi, dormait au pied de mon lit et m'accompagnait dans la longue solitude qu'était ma vie. Jasper avait eu une foutue bonne idée.

Tiny était adorable et elle détestait Swan, ce qui en soit était très réjouissant. La voir mâchonner ses chaussures était un spectacle duquel je ne me lasserai jamais.

Je nourris la chienne et attaquais mon sandwich, j'avais tellement faim que j'aurais pu pousser un gémissement de satisfaction. Je fus bien inspiré de ne pas le faire. A ce moment là la porte claqua et le pas agaçant et vif de Swan se fit entendre sur le carrelage.

Elle entra dans la cuisine sans un mot pour moi mais en regardant méchamment Tiny qui grogna lorsqu'elle passa à côté d'elle. Cette chienne était géniale!

"-Tu peux pas nourrir ta bête féroce un peu mieux... on a l'impression qu'elle n'a pas mangé depuis 10 jours"

"-Bonjour à toi aussi Swan! Ne t'ai t-il pas venu à l'esprit qu'elle ne t'aimait tout simplement pas?"

"-Je ne m'en serais jamais douté! Et tiens puisqu'on en parle, à la prochaine paire d'escarpins qu'elle ruine, elle finit en paire de gants c'est clair!"

"-Doucement chaton tu vas t'abîmer les griffes à t'énerver comme ça!"

Place au spectacle... j'aurai pu jurer avoir vu de la fumée sortir de ses narines!

Elle prépara son repas sans m'adresser le moindre regard alors que je la fixais. J'étais certain que cela l'agaçait à delà du possible et justement c'est pour cela que je m'évertuais à le faire.

En même temps je dois admettre que je la matais un peu, comprenez-moi, Swan était une connasse très certainement frigide, mais c'était aussi une putain de bombe sexuelle.

Les heures passées au bloc lui avaient donné de longues jambes finement galbées et musclées. Sa poitrine était pour le moins vraiment bandante. Sa taille fine, son ventre plat, un visage en forme de cœur encadré de boucles brunes qui aurait pu être adorable si elle n'avait pas en permanence une moue boudeuse collée sur les lèvres.

Si cette fille n'avait pas été aussi chiante on aurait vraiment pu s'amuser tous les deux. Elle était franchement baisable et tout à fait le genre de fille que j'aimais, enfin pour le physique tout du moins, pour le reste...

Je la regardais préparer une assiette de lasagne plutôt abondante. Je m'étonnais toujours qu'elle soit si mince avec tout ce qu'elle pouvait engloutir.

"-Tu vas vraiment manger tout ça? Il me semble que tu as pris des hanches ces derniers temps, tu devrais faire attention!" c'était totalement faux bien sur. Pas que je regardais vraiment ses hanches...

"-La ferme Cullen, la journée a été longue, la semaine épuisante et voir ta sale tronche en arrivant et ton abrutie de chienne ne me mets pas de meilleur humeur!"

"-Tout doux chaton je t'ai dit! Sale tronche... arrêtes de mentir Swan! Je suis sûr que tu mouilles ta petite culotte rien qu'en me parlant là!" Comment ça j'étais prétentieux? J'étais juste certain de l'agacer avec ça.

"-Comment un sale con arrogant tel que toi peut-être le frère d'Alice? Sérieusement! Même tes parent sont adorables! Ils t'ont adopté non? ça expliquerait ton besoin pathologique de reconnaissance..."

"-C'est ton frère le psy je te rappelle! Toi tu palpouilles des intestins toute la journée..."

"-C'est toujours mieux que de lire des bouquins de l'autre côté du champs en faisant semblant de bosser!"

"-Au moins je sais lire! Tu m'as l'air un tantinet énervée... Ne penses pas trop à moi ce soir lorsque tu allégeras ta frustration, de toutes façons tu as de bien trop petits doigts!"

J'appelais Tiny et sortis de la cuisine au moment où Swan me faisait un magnifique fuck. Puéril!

Pov B

Quel con! Ces joutes verbales finissaient par m'épuiser. La semaine avait été bien trop longue pour pouvoir lui tenir tête ce soir, je n'étais tout simplement pas en forme. Swan déclarée forfait pour blessure, se rattrapera demain.

Espérant qu'il ne passe pas la soirée à l'appartement j'allais m'enfermer dans ma chambre avec un bon bouquin. Un peu de répit ne faisait jamais de mal. Le lendemain matin je travaillais alors je n'avais pas vraiment le cœur à sortir.

Cullen avait du s'en aller, l'appartement était totalement silencieux. Tant mieux j'aurais donc la bibliothèque pour moi seule.

Je montais dans la mezzanine, travailler sur ma thèse ce soir était une bonne idée. J'avais encore beaucoup de temps mais si je pouvais m'avancer un peu ça serait toujours ça de prit.

En arrivant sur le palier un petit grognement hargneux m'accueillit. La stupide chihuahua de Cullen était couchée sur la moquette et semblait monter la garde devant la méridienne où une forme sombre était allongée.

Finalement Edward n'était pas sorti ce soir... non content de me pourrir la vie il fallait aussi qu'il s'endorme là. Tant pis j'allumais quand même le grand Mac et entrepris de travailler.

Il avait une chambre si il n'était pas content il n'avait qu'à l'utiliser.

Je m'assis sur le fauteuil qui lui tournait le dos et sortis mes documents. Mais la stupide chienne ne l'entendait pas ainsi, elle mordillait férocement le bas de mon pantalon.

Je ne comprendrais jamais le comportement de cette bestiole je crois. Depuis toujours j'avais eu un bon rapport avec les animaux. Mais celle là me détestait à un point que c'était difficile de concevoir. Je ne lui avais pourtant jamais rien fait. Surprotectrice avec son maître elle s'en prenait à tout ce que lui n'aimait pas. Belle façon d'illustrer nos relations avec Cullen.

Je la poussais discrètement du bout du pied ce qui la fit glapir de rage. Je devrais conseiller à Cullen d'emmener sa chienne chez le vétérinaire, elle était certainement enragée.

Faisant le vide autours de moi je me plongeais dans l'embryologie pancréatique.

Je devais travailler depuis quelques heures déjà lorsqu'un petit grognement se fit entendre. Je me tournais vers Cullen toujours profondément endormi. Il devait rêver ou je ne sais quoi.

En le regardant je fus frappée par la beauté de ses traits. Plongé dans le sommeil il ne restait sur son visage plus la moindre once d'arrogance, il paraissait même enfantin.

C'était troublant de contempler son visage endormi...définitivement si Cullen n'avait pas été un tel con prétentieux il aurait vraiment pu être le mec idéal.

Quelque chose m'attirait dans son visage, ce qui était pour le moins étrange considérant le degré de haine que j'avais à son égard.

Je m'approchais tout doucement pour surtout ne pas le réveiller, j'aurais entendu parler de ça pendant des décennies autrement.

Il avait un air enfantin et presque tendre. Ses mèches cuivrées tombaient sur son front et il faisait une petite moue assez adorable en pinçant sa lèvre inférieure.

J'avais presque envie d'effleurer du doigt ses traits endormis. Si seulement il avait été moins arrogant. Si seulement il avait eu une toute autre personnalité, si seulement c'était quelqu'un de fréquentable... nous aurions pu vivre beaucoup de choses ensemble! Même si je le détestais d'être un connard sexy il fallait reconnaître que Cullen était très beau... et ça m'arrachait la bouche de le reconnaître.

Je n'eus pas le temps de me perdre plus longtemps dans mes divagations délirantes, l'abrutie de chihuahua était venue à la rescousse de son maître. Assise près de son visage elle me montrait les crocs en grognant.

Une chose était sûre, entre Cullen et moi ça ne passait pas, mais entre sa chienne et moi c'était encore pire, si tant est que ça soit possible.

Je regagnais ma chambre un peu chamboulée d'avoir trouvé à Cullen un visage sympathique et enfantin. Il était beau certes mais réveillé tous ses traits étaient emprunts d'une arrogance excessivement dérangeante.

Je plongeais dans mon lit et fermais les yeux sur cette image de mon ennemi endormi.

Oui si seulement Cullen n'avait pas été un tel connard prétentieux les choses entres nous auraient pu êtres bien différentes...

Et voila pour le premier chapitre qui m'a permis de poser un peu le décors. N'hésitez pas à me donner vos impressions pour que je sache ce que vous en avez pensé!

Je vous dis à très vite!