NA : Bonjour, voici le petit OS musical que j'avais promis à la fin du Garde du Corps. Cette petite nouvelle a été inspirée et figure la chanson « Sans cri, ni haine » de Marie-Mai qui elle est une traduction de « Call your Girlfriend » de Robyn. Elle se situe après 6X19, mais dans un univers où Hannah a dit oui à Booth lorsqu'il l'a demandé en mariage. Comme de quoi que tout arrive éventuellement.

Titre : Sans cri ni haine

Personnages : Booth, Brennan, apparition d'Hannah

Ligne du temps : 6X19, mais Booth et Hannah se sont fiancés durant 6X13. Rien n'a réellement changé entre Booth et Brennan.

Résumé : Comment briser le cœur de la femme à qui on a promis notre vie? Comment la personne pour qui on fait tout ça peut-elle nous aider dans cette épreuve?

Disclaimers : Bones ne m'appartient pas, ni les droits de la chanson de Robyn, ni celle de Marie-Mai, qui est une chanteuse magnifique que j'ai eu l'occasion de voir en spectacle l'été dernier. Elle a une énergie impressionnante et je conseille à tous de se procurer ses chansons, spécialement ses compositions originales! Vous pouvez écouter celle qui nous intéresse ici sur YouTube et devrait bientôt, si elle ne l'est déjà, être disponible en Europe.

NA2: Je sais que la structure de cette histoire est un peu différente. J'espère que vous ne serez pas confus.

Bones lecture!


Sans cri ni haine
Dis lui d'être forte.
La vie t'emmène
Ce n'est pas sa faute.
C'est nous,
Nous sommes devenus fous.

Anxieux, jouant avec ses mains comme il le faisait lorsqu'il était nerveux, il s'était assis sur son divan en attendant patiemment son retour qui devait se faire d'une minute à l'autre. Il n'avait pas envie de faire ce qu'il était sur le point de faire, mais il le devait. Il le devait à lui, à elle et à l'autre. Il devait lui faire part de sa décision. Décision qui avait été facile à prendre, qui était la bonne, mais qui lui semblait en même temps si cruelle! Il se sentait comme le pire des salops, la dernière crotte d'oiseau sur un pare-brise de voiture, la moisissure d'une ordure qu'on a laissée trop longtemps au soleil.

Assis sur son divan, anxieux, jouant nerveusement avec ses mains, il se demandait s'il y avait une bonne manière de briser un cœur.


Je sais mon regard t'obsède
Du bout de mes lèvres,
À ton corps, je résonne.

Sweets nous avait dit une fois qu'au moment où nous s'embrasserions le barrage céderait. Je n'aurais jamais cru que le seul contact de mes doigts sur la peau de son poignet aurait raison de ce satané barrage. Comment croire qu'après tous les faux moments, les touchers perdus, les regards intenses, un simple tact nous aurait perdre ainsi la raison?

Elle avait été magnifique ce soir-là au bar des Founding Fathers alors qu'on sirotait une bière bien méritée après une enquête réussie. Dans sa robe noire et avec son décolleté plongeant, il aurait pu être facile d'avoir de la difficulté à se concentrer sur son visage, mais ses yeux d'un bleu extraordinaire, son regard pénétrant, me captivaient à un point tel qu'il m'arrivait d'oublier que j'avais ses obus pointés directement dans mon visage.

Elle était aussi d'une étonnante compassion à la fois pour moi, mais aussi pour cet homme que j'avais appris avec les années à détester du plus profond de moi-même. Cette haine rendait son empathie doublement méritée. J'en étais venu à en oublier ma fiancée, ma relation, mon avenir. J'étais obsédé par elle, ses yeux cyans et sa douceur féminine. Je l'avais tant aimée autrefois et je devais m'avouer ce soir-là que je n'avais réellement cessé.

Elle raconta une blague – je ne m'en rappelle pas beaucoup, elle n'avait pas d'importance. Riant à gorge déployée à son humour à la fois naïf et un peu trop recherché, je laissai tomber ma main sur le bar et le bout de mes doigts effleura la peau de son poignet. Ignorer le choc qui m'avait embrasé aurait relevé du déni. Nos regards se croisèrent et avant même que je ne le sache, j'avais sauté de mon siège pour l'embrasser fougueusement. Baiser auquel elle répondit immédiatement.


Dis lui que je lui succède
Tu as toujours pensé qu'elle était la bonne.

Il avait su que c'était le bon moment, au moment même où il avait entendu le son de ses clés dans le couloir qui menait à leur/son appartement. Il ravala sa salive, tenta de faire disparaître la sueur de ses mains moites en les essuyant sur son pantalon et attendit que la porte s'ouvre avant de se lever pour accueillir celle qu'il avait appelé jusqu'à la soirée d'hier soir sa fiancée.

« Je suis de retour! Avait-elle annoncé en entrant en trombe dans l'appartement. Seeley?

- Je suis ici, au salon », avait-il répondu, en perdant pratiquement sa voix.

Il l'entendit l'approcher avec une vivacité qui n'était commune qu'à elle. C'était une des choses qu'il avait aimée le plus chez elle, sa fougue, son audace. Inspirant, sachant pertinemment que la conversation qu'il était sur le point d'avoir était à un moment ou à un autre inévitable, il garda le regard sur le couloir où il la vit apparaître souriante et magnifique.

Il inspira à nouveau. Il devait le faire. Pour lui, pour elle, pour Bones.

Elle n'avait pas fait un mètre dans le salon de Booth qu'elle aperçut immédiatement son air triste et coupable. Il y avait toutefois une lueur dans son regard, une pointe de bonheur qui ne pouvait lui échapper.

« Tout va bien? » Demanda-t-elle immédiatement en apercevant son visage grave.

Il hocha la tête, ne sachant comment commencer leur conversation.

« Seeley?

- Hannah…

- Tu es sûr que tout va bien? Tu m'as l'air pâle ». Elle avait voulu dire troublée.

« Peut-être devrions-nous nous asseoir?

- Oui, d'accord. Oh mon Dieu, Seeley, tu transpires. Il y a quelque chose que je peux faire pour toi?

- Oui, sois forte.

- Quoi? Seeley, je ne comprends pas. Tu n'es pas malade? Dis-moi.

- Non! Non! Bien sûr que non, je vais bien. Je ne me suis jamais aussi bien porté de ma vie. C'est juste que…

- Quoi?

- Je ne sais pas comment te dire.

- Mais dis-le, à la fin.

- J'aime une autre femme! Voilà, c'est dit! »

Elle recula de quelques centimètres en entendant cette phrase. Tous les deux savaient très bien qui était cette femme et qu'il était déjà trop tard pour Hannah de tenter de le convaincre de rester avec elle.


Je sais bien que tu avais froid,
Dans mes bras tu y as trouvé la chaleur.

Je ne me rappelle plus exactement comment nous nous étions rendu jusqu'à notre taxi, mais intoxiqués par l'ardeur de nos baisers, après s'être joyeusement fait demander par le serveur de nous « trouver une chambre », nous avions sauté sur la première voiture à avoir daigné s'arrêter devant nous. À bien y réfléchir, je ne suis même pas certain que c'était un taxi.

La promenade avait était d'une longueur interminable, n'arrivant pas à détacher ma bouche de Bones que pour respirer, j'en avais les lèvres qui commençaient à être douloureuses. Mes mains se faufilaient sous sa magnifique robe caressant ses cuisses d'une douceur incroyable et il m'importait peu de savoir que le chauffeur puisse nous voir. Elle était intoxicante et rien de me plaisait plus que de me laisser intoxiquer par elle.

Lorsqu'il s'arrêta enfin, nous sortîmes du taxi dans l'hilarité la plus totale. Pénétrant dans l'édifice où se trouvait son condo, elle me prit par la main et me traîna à travers le hall d'entrée pratiquement au pas de course. Croisant le regard du concierge qui nous salua poliment et, tout en gardant un sourire entendu aux lèvres, je le saluai à mon tour.

« Bonjour Dr. Brennan, Agent Booth, avait-il baissé la tête avec un regard taquin.

- Bonjour Johnny! » Avais-je répondu d'un ton égayé. Tous les deux savions vraisemblablement la direction vers laquelle se dirigeait ma soirée.

Bones n'avait rien dit, elle accentua, par contre, la prise et me tira encore plus fort vers les ascenseurs. Lorsque le ding se fit enfin entendre, c'est avec une presque violence qu'elle me traina à l'intérieur et prit d'assaut mes lèvres avant même que les portes ne soient fermées. Johnny avait eu droit à un petit spectacle ce soir là.


N'oublie pas de lui dire qu'en laissant voler ton cœur,
Elle trouvera l'amour ailleurs.
Et tu ne vaux pas ses larmes,

Elle hochait sa tête, absorbant calmement ce qu'il venait de lui annoncer. Il était conscient qu'elle savait probablement qui était la femme qui venait l'enlever à elle et il n'arrivait pas à croire qu'il était en train de faire ce qu'il faisait.

« Ok, dit-elle d'une voix rouillée alors qu'il pouvait voir des larmes monter à ses yeux.

- Hannah… commença-t-il avant de se faire couper.

- Tu as couché avec elle? Demanda-t-elle d'un ton acrimonieux. Il hocha la tête. Et… et… et, tout ça dure depuis combien de temps?

- Je te jure, Hannah, il n'y a rien eu avant cette nuit et je te promets que je n'avais pas prévu que ça se déroule comme ça! C'est comme si tout-à-coup, nous avions perdu la tête!

- Et tu l'aimes? Il hocha la tête à nouveau, fixant ardemment le plancher, comme s'il avait honte de ses émotions. Ok, répéta-t-elle acceptant à nouveau ses aveux. Tu m'as demandé de t'épouser et même pas deux mois plus tard, tu couches avec une femme que tu dis aimer. Tu m'avais promis qu'il ne se passait rien entre vous deux, que ses sentiments à elle n'étaient pas réciproques et pourtant aujourd'hui, tu me dis que tu l'aimes! Tout ça dure depuis combien de temps Seeley?

- Sept ans? Il la vit reculer d'un pas. Je ne sais pas Hannah. Je sais que l'an dernier, avant de partir en Afghanistan, j'aurais donné ma main droite pour qu'elle ne veuille que passer une nuit avec moi. C'est parce que j'avais le cœur brisé par son refus que je suis parti, mais hier… sachant qu'elle m'aimait aussi, c'est comme si tout était remonté à la surface. Je sais ce que je t'ai dit Hannah et je te jure qu'à ce moment-là, j'étais sincère, ou du moins, je voulais être sincère, mais aujourd'hui, je ne peux plus nier la vérité. Je l'aime Hannah, je ne sais pas exactement depuis quand, mais je l'aime.

- Tu l'aimes », répéta-t-elle tentant de se convaincre que ses mots étaient réels et qu'ils n'étaient pas que le fruit de son imagination.

Il la regarda tranquillement alors que le poids de ses mots s'incrustait tranquillement en elle et alors qu'elle réalisait réellement les répercussions que cette soirée aurait sur sa vie, elle ne put empêcher des larmes de monter jusqu'à ses yeux et s'échapper tout en coulant doucement sur sa joue.

« Hannah! Dit-il en tentant de s'approcher d'elle. Elle recula, défensivement. Écoute Hannah, tu finiras par te trouver quelqu'un qui te mérite, quelqu'un qui est meilleur que moi et qui t'est complètement dévoué. Je ne suis pas ce gars, Hannah, je ne suis pas certain ne l'avoir jamais été. J'ai tenté de me convaincre du contraire et de me faire croire que tu étais la bonne, Hannah, mais ce n'est pas comme ça que ça fonctionne! Je voulais que tu sois la femme de ma vie, mais il me semble que tu sois destinée à quelqu'un d'autre.

- C'est facile à dire, commença-t-elle avec hargne, tu n'es pas celle qui se fait jeter!

- Hannah, soupira-t-il. Tu as raison, tu ne mérites pas que je te laisse tomber. Tout comme je ne mérite pas que tu pleures pour moi. Seigneur! Ça me tue, Hannah, de te voir comme ça, tu sais? Dieu du Ciel! Je n'arrive pas à croire que je fais ça à toi! Il y a définitivement quelque chose qui ne va pas chez moi, Hannah, parce que je t'aime. Tu m'as sauvé la vie en Afghanistan et tu étais là au moment où je perdais tout espoir, mais maintenant…

- Maintenant?

- Je ne peux plus mentir à moi-même. Tu es magnifique, tu es intelligente, drôle, audacieuse, une véritable bombe au lit, mais je ne peux rester avec toi. Ce ne serait pas juste ni pour toi, ni pour moi, ni pour Bones. Je dois m'avouer la vérité et la vérité est que peu importe où j'en serai dans ma vie, je vais être toujours amoureux d'elle et je n'ai pas le droit de t'imposer cela.

- Ok, finit-elle par dire après un long moment de silence.

- Tu vas bien?

- Je suis… je suis sous le choc et un peu en colère contre Tempérance et toi, mais j'apprécie ton honnêteté. Tu aurais pu me jouer dans le dos et tu ne l'as pas fait.

- Je me sens tellement mal. Je n'ai jamais trompé aucune femme avec qui j'aie été et voilà que je me fiance enfin et que je trompe ma fiancée.

- Seeley… dit-elle sur un ton signifiant que ces détails ne lui faisaient aucun bien.

- Je sais, avait-il répondu avant de lever son regard sur elle et de demander sincèrement : que vas-tu faire maintenant?

- Je vais retourner à l'hôtel et après ça qui sait où le vent me mènera? »


Mais contente toi de lui dire que,
Je n'ai jamais voulu sa douleur.

Couché dans des chauds draps qui n'étaient pas les miens, alors que l'odeur de cette femme qui m'avait tant obsédé me berçait doucement dans mon sommeil, je n'arrivais pas à croire que j'étais finalement là. Au moment précis où je m'étais réveillé, rien ne me dérangeait. Pas le fait d'être seul dans le lit. Pas le regret d'avoir perdu la tête de la sorte. Même pas le fait que j'étais fiancé à une autre femme.

Couché en étoile dans un lit qui n'était pas le mien, le grincement d'une chaise près de moi attira mon attention. Craquant un œil pour m'assurer que c'était bien Bones qui était à mes côtés, je la vis, magnifique, vêtue d'un simple soutien-gorge et d'un jeans, enfiler ses chaussettes jetant un regard dans ma direction de temps à autre.

« Salut, dis-je, ne pouvant vraisemblablement plus feindre que j'étais toujours endormi.

- Salut, tu as bien dormi?

- Oui, magnifiquement bien, souris-je en me retournant sur le côté la contemplant dans toute sa magnificence. Il y a une question que je me pose par contre.

- Laquelle?

- Pourquoi tu t'habilles là, alors qu'il y a un lit très confortable juste ici? Continuais-je en levant les sourcils d'un geste très peu subtil tout en tapotant l'espace libre à mes côtés.

- Booth, soupira-t-elle en baissant les yeux. Je devinai immédiatement que tout n'allait pas bien dans son monde.

- Bones? Demandai-je inquiet. S'il-te-plaît, ne me dis pas que tu regrettes hier! Affirmai-je d'une intensité désespérée.

- Non! Me surprit-elle par la vigueur de sa réponse alors qu'elle se jeta pratiquement sur le lit pour venir caresser mon visage. Une vague de soulagement m'envahit et mes mains commencèrent à voyager le long de son abdomen. Booth, m'arrêta-t-elle, Hannah ».

Mes mains se retirèrent d'elles-mêmes. J'avais réussi, l'histoire de quelques heures, à oublier que j'étais fiancé. Un sentiment de culpabilité m'envahit. Me retournant sur mon dos, je tentais de calmer mon cœur qui s'était soudainement mis à battre la chamade. J'aurais dû voir ce moment venir. J'aurais dû savoir que cet instant de bonheur que je vivais avec Bones ne durerait pas éternellement, qu'il était damné à un jour s'arrêter.

Hannah. J'avais été heureux avec elle…. Quelques mois. Lorsque Bones n'est pas constamment près de moi, la présence d'Hannah est agréable, presque rassurante. Elle est le souvenir que je mérite d'être aimé, mais Bones…

« Je ne vois que deux alternatives à la situation actuelle, dit-elle avec toute sa logique qui faisait d'elle qui elle était. Soit tu restes avec Hannah, nous nous séparons professionnellement et personnellement et nous gardons cette nuit comme un merveilleux souvenir… »

Entendre ces paroles me donna le haut-le-cœur, je dus me forcer pour ne pas me retourner et vomir sur le plancher.

« … soit tu la quittes et nous continuons cette… cette… elle cherchait les mots pour nous définir.

- … cette relation? Suggérais-je. Elle sourit, j'avais frappé dans le mille. Je te choisis. Mille fois plutôt qu'une, je te choisis. Je te choisirai toujours, Bones. Tant que je serai vivant! Il n'y a que toi.

- Tu dois lui dire, alors. Calmement. Dis-lui que qu'elle devra être forte et qu'elle surmontera cette épreuve. Dis-lui qu'elle n'a rien à voir dans cette situation, que c'est la vie qui t'emmène. Que c'est nous, que c'est la passion qui nous a emportés! »

Je tournai mon regard vers elle, tentant calmement de comprendre ce qu'elle me disait. Elle m'embrassa sur la joue, se lova dans le creux de mon épaule et coucha sa tête sur mon torse. J'inspirai fortement, captant le moment, laissant le parfum de se cheveux se tracer un chemin en moi.

« Je lui avais tout promis, lui dis-je timidement. Je parlais à l'amie en elle. Bones savait que je détestais cette situation, que je détestais faire du mal à une femme que j'aimais malgré tout. Je ne veux pas lui briser le cœur, finis-je.

- Dis-lui que tu as longtemps cru qu'elle était la bonne. Dis-lui qu'en te laissant partir, elle pourra trouver l'amour chez quelqu'un d'autre.

- Et si elle pleure?

- Dis-lui alors que tu ne vaux pas ses larmes. Elle soupira un instant. Je suis désolé de la mettre dans cette situation. Hannah est mon amie, je ne voulais pas lui faire du mal.

- Je sais Bones, je sais ».

Confortablement couché, Bones collée à mes côtés, je comptais le nombre d'heures avant le retour d'Hannah, le temps que je pouvais encore passé auprès de Bones.


Dis lui que tu l'aimes,
Mais que tu viens me retrouver.

Il venait de terminer de l'aider à faire ses bagages. Elle avait ensaché toutes ses choses parfois calmement, parfois dans un mouvement de soumission, parfois dans un mouvement de colère. Il ne restait qu'un objet qui lui appartenait. Il se retourna vers le téléphone et commença à le débrancher.

« Garde-le, dit-elle en enfilant son manteau.

- Hannah, soupirais-je.

- C'est elle qui te l'a véritablement donné de toute façon ».

Je laissai tomber l'appareil et m'approcha d'elle.

« Je t'ai vraiment aimé, tu sais?

- Et pourtant, c'est moi qui fais mes bagages.

- Hannah…

- Vas la retrouver. Elle te mérite plus que moi ».

Ni un ni l'autre ne savait s'il s'agissait d'un compliment ou d'une insulte, mais dans une tentative d'enterrer la hache de guerre, il s'approcha d'elle et la serra dans ses bras.

« Aie une bonne vie, Hannah.

- Toi aussi, Seeley ».

Et alors qu'une porte se ferma derrière elle, une nouvelle s'ouvrait dans sa vie. Il attendit quelques minutes pour laisser Hannah s'en aller, empoigna ses clés et sortit en vitesse de son appartement


C'est nous,
Toi et moi jusqu'au bout.

Elle sut qui il s'agissait au moment même où elle entendit frapper à la porte. Lorsqu'elle l'ouvrit, elle vit son regard affranchi, libre de toute attache, culpabilité et confusion. Il était là, pour elle, et elle n'avait pas eu le temps d'ouvrir la bouche qu'il se précipita sur elle et l'embrassa comme jamais elle avait été embrassée de sa vie.

Indépendants de tous mauvais sentiments, ils commençaient à ce moment précis leur nouvelle vie.

Fin


NA : Pour les deux ou trois personnes que ça concerne, je trouve tranquillement de nouvelles idées pour ma nouvelle histoire! :) Je ne sais pas quand j'aurais le temps de l'écrire, puisque mon nouvel emploi m'occupe plus de 60 heures par semaine, mais j'ai hâte de commencer à la publier!

Concernant le Garde du Corps, merci pour tous les commentaires et à tous ceux qui l'ont placée parmi leur Favourite Stories.