Titre : la jalousie.

Auteur : mangafana

Bonjour … ouah, ça doit bien faire un siècle que je n'ai pas écris de fic et en plus, j'écris celle là sans l'aide d'une bêta donc j'espère que vous ne m'en voudrez pas de mon manque d'habitude pour l'écriture et pour les fautes que j'aurai pu laisser.

J'espère que cette fic vous plaira. Pour info, ceci est le chapitre 1 d'une fic à 4 chapitres, déjà tous fini. Il y aura une publication tous les 2 ou 3 jours je pense.

Toutes les reviews sont évidement acceptées mais seulement celles qui sont constructives, si c'est juste pour me dire que j'écris de la merde sans plus d'explication, passez votre chemin.

J'ai décidé d'écrire cette fic sur ce couple parce que j'avais remarqué qu'il n'y en avait pas ou peu alors que moi, je l'ai trouvé évident dès que je les ai vu ensemble.

Chapitre 1 :

John retenait sa respiration depuis quelque temps déjà. La tête baissé, les mains cachant ses yeux, les coudes sur les genoux, il attendait la sentence qui n'allait pas tarder à tomber.

Finalement, il prit une petite inspiration et releva légèrement la tête. Suffisamment pour voir la silhouette de son colocataire, Sherlock Holmes, se découper en contre-jour devant la fenêtre du salon. Sherlock lui tourne le dos, absorbé dans ses pensées, en regardant un bus londonien passer sous sa fenêtre, les mains derrière le dos, droit, imperturbable.

John profite un peu de la vue mais pas vraiment, ses oreilles bourdonnent, il n'arrive pas à croire ce qui vient de se passer, ce qu'il a dit … comment avait-il osé ?

Finalement, Sherlock poussa un soupir et dit, de sa voix grave et basse :

« Je suis désolé John, je te l'ai déjà dit … je suis marié à mon travail … je ne suis pas intéressé par ce genre de chose. »

John se sentait rougir. Il sentait qu'il avait chaud, très chaud, que des larmes commençaient à s'accumuler sous ses paupières et il sentait surtout la honte l'écraser de tout son poids. Après avoir passé plusieurs mois à se languir d'amour pour le jeune Holmes, lui, John Watson, avait fini par lâcher le morceau alors que lui et Sherlock étaient tranquillement dans leur salon, à se détendre entre deux enquêtes. Tout d'un coup, sans savoir pourquoi, il avait lâché sa bombe et avait dit, et même presque crié, sous le coup de l'émotion : « Sherlock, je t'aime. » et il venait d'avoir la réponse du principal concerné … pas intéressé. John se sentait honteux de s'être ainsi livré alors que Sherlock avait été clair dès le premier soir, pas d'homme, pas de femme, juste le travail.

John pris une petite inspiration tremblante puis dit : « Très bien. Je suis désolé de t'avoir importuné avec ça.

-Je ne suis pas importuné, c'est … inintéressant.

-Bien … est-ce que tu souhaite que je déménage ?

-Non, je ne vois aucune raison à ça. En plus, si tu t'en vas, je vais avoir du mal à payer le loyer et ça sera plus compliqué de travailler sur nos enquêtes si tu habites ailleurs.

-Tu veux que nous continuions à travailler ensemble ?

-Bien sûr, pourquoi ? Tu t'es lassé ?

-Non … non … euh, excuse moi Sherlock, je dois aller faire un tour, je reviens rapidement. »

Puis, enfilant rapidement son manteau, le docteur quitta Backer Street comme s'il avait le diable aux fesses. Pendant plus d'une demi-heure, il marcha dans Londres, rapidement, c'était presque un marathon. Ne regardant pas où il allait, ne sachant pas où il allait, bousculant des gens et traversant sans regarder, mettant sa vie en danger mais il avait autre chose en tête.

Il était trempé mais ne s'en rendait pas compte, ses larmes se mélangeant à la pluie. Il était comme fou, ne réfléchissant pas, ou plutôt réfléchissant trop, se repassant cette scène dans sa tête encore et encore, essayant à chaque fois de s'empêcher de dire ses mots mais n'arrivant jamais à les retenir, se faisant humilier à chaque fois. Il le savait pourtant, il le savait, il avait été prévenu dès le début mais ses sentiments n'avaient pas pris en compte cet avertissement.

Ce n'était pas qu'il pensait que LUI pourrai faire changer d'avis le détective consultant mais son cœur n'avait pas pu faire autrement que de s'incliner devant cet homme, son cadet pourtant, si excentrique et si froid. Il l'aimait.

Finalement, John s'arrêta, essoufflé, pour regarder où il était. Il ne reconnaissait pas l'endroit mais ça n'avait pas d'importance. Il vit une ruelle sombre non loin et s'y réfugia. Il s'appuya contre un des murs puis glissa jusqu'à s'asseoir par terre. Enfouissant son visage dans ses mains, il pleura, il n'avait pas pleuré depuis des années, même quand il était à la guerre et qu'il avait vu tant de chose horrible, mais là il n'en pouvait plus, la pression était trop grande et il fallait qu'il la relâche, alors il pleura tant qu'il pu.

Il passa près d'une heure à pleurer puis, quand les larmes manquèrent, il redressa enfin la tête. Il faisait nuit, il pleuvait toujours autant, il était trempé. Sa vision était brouillée à cause des larmes et il sentait que son nez était rouge. Il devait faire peur à voir mais il s'en fichait, il avait été rejeté par l'homme qu'il aimait. Il pris une grande inspiration, expira un grand coup, en une seule fois, rapidement, pour s'éclaircir l'esprit puis il essaya de réfléchir posément.

Il avait demandé à Sherlock s'il voulait qu'il déménage et l'homme avait répondu non en énonçant des arguments plus que convaincant. En effet, Sherlock n'avait pas à être gêné par ça, il trouvait ça inintéressant et John était prêt à parier qu'il avait déjà rayé cet événement de son esprit, comme toutes les choses inutiles de la vie. Mais lui était gêné et s'il avait pu éviter Sherlock pour le reste de sa vie, il l'aurait fait. Mais ils vivaient ensemble et il allait devoir le voir tous les jours et se mourir d'amour.

Il ne pouvait pas déménager, comme l'avait dit Sherlock, il n'aurait pas les moyens d'habiter seul, lui non plus, et il s'était engagé à rester, et il aimait beaucoup Mme Hudson et l'appartement. Et Sherlock avait aussi raison sur autre chose. Même s'il ne l'avouerait jamais, John s'était habitué et il aimait enquêter avec Sherlock. C'était toujours si étonnant, et si brillant. Sa présence était vraiment magnétique et il voulait à tout prix continuer à partager ses moments-là avec lui. Mais ça sera une torture pour lui de le voir tous les jours. Malheureusement, il n'avait pas le choix.

Se résignant, John sorti de la ruelle et héla un taxi. Celui-ci le ramena à Backer Street mais John n'entra pas tout de suite, essayant de calmer les battements de son cœur. L'angoisse le prit au ventre mais il était fatigué et il voulait se coucher. Il prit son courage à deux mains et poussa la porte. Il commença à monter les escaliers mais à mi-chemin, il rencontra Sherlock, lui aussi en manteau, qui descendait les escaliers en courant :

« John, enfin, j'ai dû t'envoyer une dizaine de texto, où étais-tu ?

-J'ai laissé mon portable à l'appartement avant de partir.

-Bien, ce n'est pas grave. Lestrade viens d'appeler, il y a eu un meurtre étrange à Richmond Upon, il a besoin de nous, je viens d'appeler un taxi.

-Sherlock, je crois que je ne vais pas venir, je suis très fatigué et …

-Il a un couteau dans le cœur et une balle dans l'estomac mais d'après Anderson, ce n'est pas ce qui l'a tué … c'est pour ça qu'ils nous ont appelé. Il faut que tu viennes, Anderson est vraiment nul comme médecin légiste, j'ai besoin d'un vrai expert médical ! »

John réfléchie, mais pas longtemps, l'affaire était vraiment intrigante, alors, oubliant sa fatigue et son humiliation, ravalant sa honte, il suivit Sherlock vers une autre aventure.

John soupira en complétant son dossier. Voilà une semaine qu'il avait déclaré sa flamme à son colocataire et que celui-ci l'avait éconduit. Sherlock ne faisait jamais allusion à l'événement et il semblait l'avoir totalement oublié, mais John y pensait à chaque minute qui passait, à chaque seconde.

Sa honte se ravivait à chaque souvenir et il s'étonnait de ne pas avoir encore été victime de combustion spontanée !

Il fini pas inscrire le dernier médicament qu'il avait prescrit à son patient dans son dossier puis le referma et se renversa sur son fauteuil. Il regarda la pendule au dessus de la porte d'entrée de son cabinet et maugréa. Il était déjà 19h30.

Il s'étonna que Sarah ne soit pas encore venu pour le faire sortir de son antre, comme elle appelait son bureau, puis il se souvint qu'elle avait un rendez-vous ce soir, avec un homme qu'elle avait rencontré sur internet.

Il devrait penser à rentrer, mais il n'en avait pas envi. Tout était pareil qu'avant, à Baker Street, sauf lui. Mais il ne pouvait pas s'en empêcher, cette situation le rendait si mal à l'aise.

John se passa la main sur les yeux. Ceux-ci le brulaient. C'était à cause de la fatigue, il dormait mal, la nuit, et à cause des larmes aussi … il pleurait une bonne partie de la nuit, puis s'endormait d'épuisement puis se réveillait au milieu de la nuit à cause d'un cauchemar impliquant Sherlock.

Vaincu par la fatigue, John se décida à se lever. Il éteignit toutes les lumières, pris sa sacoche et se dirigea vers la sortie. Il sorti les clés de sa poche et ferma la porte à double tour avant de se retourner vers la rue. Ses yeux tombèrent sur une berline aux fenêtres fumées qui stationnait juste devant le cabinet. Le chauffeur en sorti puis ouvrit la portière passager devant John. Celui-ci se pencha et trouva Anthéa, le nez dans son portable, ne jetant pas un regard vers lui mais semblant attendre son bon vouloir. John soupira, leva les yeux au ciel puis prit place dans la voiture. Le chauffeur remonta puis démarra, s'engageant dans les rues de Londres.

John déclara :

« J'espère que Mycroft n'en aura pas pour longtemps, je suis éreinté. » Anthéa se contenta de sourire et continua à pianoté sur son téléphone pendant que John s'abimait dans la contemplation de Londres, sous la pluie, à 19h45.

La voiture s'arrêta comme d'habitude, devant une vieille usine désaffectée. John descendit et n'attendit pas que Anthéa lui serve de guide, Mycroft l'attendant toujours dans la même salle et il commençait à connaître le chemin.

Une fois arrivé à bon port, il constata qu'en effet, l'aîné des Holmes était bien là, dans une costume 3 pièces sur mesure et sans doute hors de prix, de couleur bleu, s'appuyant sur un grand parapluie noir à pointe en fer.

« Qu'est-ce que vous me voulez, cette fois-ci, Mycroft ? Sherlock est en pleine santé et bien qu'il soit entre 2 enquêtes, il est relativement calme étant donné qu'il travail sur des expériences sur du sang humain, je n'ai donc rien de plus à vous raconter. Au revoir. »

Le docteur s'apprêtait à partir quand la voix de Mycroft raisonna dans le vide de l'entrepôt :

« Comment allez-vous, docteur Watson ? » John se figea, étonné, puis se retourna vers Mycroft :

« Comment ?

-Je voulais savoir comment vous alliez. Vous semblez épuisé.

-Je vais bien, merci.

-ça ne doit pas être évident, pour vous, de rester à ses côtés malgré son rejet de vos sentiments.

-Comment …

-Je sais que vous souffrez mais je voulais m'assurer que vous alliez bien, et que vous saviez que Sherlock ne vous ferait jamais intentionnellement du mal, vous êtes son ami, son seul ami. Il peut paraître cruel par sa franchise mais il tient trop à vous pour vous avoir blessé de manière consciente.

-Je sais … il est très gentil, et il a oublié cet épisode, ce qui m'évite d'avoir à déménager mais j'ai toujours excessivement honte d'en avoir parlé avec lui et je fuis constamment son regard. Il ne semble pas comprendre pourquoi et m'interroge de temps en temps mais je ne sais pas quoi répondre.

-Vous savez, si mon frère devait se trouver quelqu'un, je serai plus que content si s'était vous. Vous êtes ce qu'il lui faut, vous êtes attentionné, vous l'aimez pour lui, et pas pour son argent ou sa réputation, et vous lui serez toujours fidèle.

-… vous avez beau dire et faire ce que vous voulez, vous l'aimez, votre frère. Vous vous souciez de lui bien plus que vous ne voulez l'admettre et vous veillez sur lui par tous les moyens possibles.

-Bien sûr que je l'aime, c'est mon frère, et si je peux lui faciliter la vie, je ferai tout pour l'aider.

-Ne vous inquiétez pas, j'aurai beau crever de honte chaque fois que je le vois, je resterai avec lui et je le surveillerais, je le protégerai.

-Et je vous en remercie, mais et vous dans tout ça.

-Moi ?

-Oui, vous souffrez, ça se voit, et sans vouloir vous vexer, vous avez une tête à faire peur.

-Oui, je dors mal …

-Il n'y a pas que ça, cette histoire vous ronge … est-ce que vous savez pourquoi Sherlock me considère comme son meilleur ennemi ?

-… non !

-Parce que j'ai toujours eu ce qu'il désirait, avant lui et il suffisait que j'ai quelque chose pour qu'il le désire aussitôt. Sherlock n'est qu'un enfant jaloux de tout ce que j'ai. Ce fait peut nous servir.

-Nous servir ? Pourquoi ce « nous » ? Et nous servir à quoi ?

-Nous servir à le rendre jaloux. S'il croit que nous avons tous les deux une relation, alors il pourra peut-être se rendre compte de ses possibles sentiments pour vous et tenter quelque chose.

-Attendez, est-ce que vous voulez que nous fassions semblant de sortir ensemble afin de rendre Sherlock jaloux ?

-Oui, c'est ce que je propose.

-Mais … enfin … je ne sais pas mais … il n'avait vraiment pas l'air intéressé alors …

-Je vous l'ai déjà dit, il est arrivé que Sherlock ne soit pas intéressé par quelque chose jusqu'à ce que je l'aie, et là, il le veut. Ce n'est pas toujours vrai mais on peu toujours essayer.

-… pourquoi feriez-vous ça pour moi ?

-Parce que j'adore taquiner mon petit frère. » Répondit Mycroft en souriant d'un air espiègle.

A suivre.