Tout d'abord, je voulais vous dire mille fois merci pour vos reviews, elles m'ont fait tellement chaud au cœur ! Sans plus attendre, je vous poste la suite, en espérant ne pas vous décevoir.

Bonne lecture à tous et merci encore pour vos encouragements.


Chapitre 2

« Sherlock, regarde-moi. »

Sherlock secoua vigoureusement la tête. Il allait partir en courant. Oui, c'était ce qu'il allait faire. Sûrement que la piraterie était une option très tentante à présent. Peut-être que cela ne serait pas aussi grandiose que dans ses rêves d'enfant, mais ce serait bien mieux que ça. Moins douloureux que le silence pesant qu'allait représenter sa vie à présent.

« Tu n'as pas à y songer, John. Tu n'as pas besoin d'être aussi... gentil ». Il ressentit tant de chagrin en prononçant ce dernier mot. Il savait que toutes les paroles qui allaient suivre ne seraient là que pour lui éviter de se sentir trop misérable. « Tu peux aller dans ton lit. » Je serais parti lorsque tu te réveilleras.

« Je suis très bien dans ce lit ».

La voix de John était plus stable. Le chevrotement avait disparu. Ses mains ne tremblaient plus. Il se lécha les lèvres, régulant à nouveau sa respiration, sa poitrine le soulevant et s'abaissant avec difficulté. C'était de la folie. C'était totalement dingue. C'était... parfait. Oui, c'était parfait, rien au monde ne lui avait jamais paru plus parfait. C'était Sherlock, et il le désirait. Et dire que John avait passé trois mois à partager le lit de cet homme, sans jamais oser l'attirer contre lui, changer leur relation pour toujours... Et maintenant que cette envie était suspendue entre eux, vacillante, John ne pouvait penser à rien d'autre dans tout l'univers qu'il désirait plus de Sherlock Holmes, abandonné entre ses bras, criant son nom. Bien sûr que ça allait arriver, ça devait arriver. John ne put étouffer le fou rire qui s'échappa de sa gorge. Il n'était qu'un abruti aveugle et il avait fallu qu'un sociopathe entre dans sa vie pour lui faire voir la lumière.

« Sherlock, regarde-moi, tout de suite, » gronda-t-il. Il passa sa main sur le flan de Sherlock saisissant son coude.

Tout le corps du détective tremblait. Il savait qu'il ne pouvait pas simplement éluder ce qui venait de se passer et que John commençait à s'énerver. L'atmosphère dans la chambre avait changé. Elle était étouffante. Sherlock sentit la main de son ami saisir son coude et leva lentement la tête.

« Quoi ? » Demanda-t-il de sa voix déchirée.

Sherlock ne savait s'il pourrait supporter la vue de ce beau visage, de ces lèvres à la forme tentatrice, de ce nez adorable, de ces yeux profonds et ardents... Mais, alors que son regard plongea dans le sien, il ne put s'empêcher de bafouiller, de supplier.

« S'il te plaît John, ne pourrait-on pas tout oublier ? Faire comme si de rien n'était ? Je ne veux pas... s'il te plaît, je t'en prie, je ne veux pas te perdre. Je ne veux pas m'enfuir et devenir un abruti de pirate, je veux juste être avec toi... ».

John ouvrit la bouche lorsqu'il entendit le mot ''pirate'', mais il la referma, secouant la tête. Il se pencha sur la frêle silhouette de son meilleur ami, s'approchant, ses doigts se refermant autour de son coude, le poussant contre le matelas, le forçant à s'allonger sur le dos. Ses yeux s'écarquillèrent et John sentit son cœur se serrer à cette vue. Sherlock se contentait de le fixer, empli de chagrin et effrayé, enfoui dans le doux cocon de son lit, ses boucles brunes retombant sur son front. Ses membres étaient amorphes, étalés sans vie sur le matelas, ses clavicules visibles et pâles, son long cou fin exposé telle une invitation... et le cœur de John commença à marteler contre sa cage thoracique quand il se pencha au-dessus de lui, dissimulant les traits sculptés et son si beau visage aux rayons de la lune.

« Non, Sherlock, nous ne pouvons pas oublier », souffla-t-il.

John aima avec ferveur la façon dont Sherlock frissonna lorsque son souffle chaud vint caresser son visage.

« Tout du moins, je ne peux pas. Mon cerveau n'est pas un disque dur, Sherlock. C'est un bon vieil agenda, avec un système dont les données ne sont jamais nettoyées et qui accumule toujours plus d'informations jusqu'à ce qu'il déborde. Et lorsqu'il s'agit de toi Sherlock, tous ces putains de fichiers explosent. »

Et avant que l'esprit de John ne puisse le pousser à s'arrêter, il se pencha une dernière fois, sa jambe droite se glissant entre les cuisses du détective, ses mains posées de chaque côté de sa tête sur l'oreiller. Et John embrassa Sherlock.

Le détective fut perplexe quand le médecin le poussa à s'allonger sur le dos, horrifié quand il lui dit qu'il ne pourrait pas oublier, choqué quand la jambe de John entra en contact avec son entrejambe et enfin, incroyablement excité lorsqu'il l'embrassa. Sherlock n'avait jamais échangé de baiser avant. Il pressa ses lèvres contre celles de John, ses bras s'enroulant autour de ses larges épaules, serrant cet homme étrange contre lui. Sherlock désirait sentir chaque parcelle du corps du médecin, il le voulait nu, sa peau mate se frottant contre la sienne. Mon Dieu, il avait envie de John Watson comme jamais. Son érection était une preuve plutôt évidente de cet état de fait.

John gémit contre les lèvres closes et souples de Sherlock alors qu'il sentit le contact d'un membre palpitant contre sa cuisse. Il émit un léger coup de rein, impressionné par sa propre réaction on ne peut plus enthousiaste face à l'ardeur de Sherlock. Tout son corps tremblait, brûlant, d'insidieuses flammes léchant son bas ventre alors qu'il enlaçait l'unique homme au monde sans lequel il ne pourrait pas vivre. John se redressa un instant, plongeant dans ces yeux aux pupilles dilatées, puis sourit, caressant le nez de Sherlock à l'aide du sien.

« Tout va bien », souffla-t-il, « Bouge tes lèvres contre les miennes, Sherlock. » Merde. Il n'avait jamais été embrassé auparavant. John fut frappé par cette révélation. Il haleta, plongeant à nouveau pour dévorer ces lèvres aussi douces que des pétales de roses.

Sherlock fit ce que John lui avait confié, bougeant sa bouche en osmose avec la sienne. Il était ébloui par ce que le contact avec ces belles lèvres lui faisaient ressentir. Il n'aurait jamais pu imaginer à quel point elles étaient délicieuses. Sherlock se frotta contre la jambe de John. Il ne comprenait pas, ne savait pas pourquoi, mais tout ce qu'il savait, c'était qu'il désirait plus de friction. Le détective laissa échapper un gémissement, ses mains parcourant le torse de John, s'attardant pour caresser ses muscles tendus. Sa langue était cajolée par celle du médecin et il y vit une invitation pour l'insérer dans sa bouche, en découvrant chaque parcelle.

John sentit tout le sang de ses joues dévaler soudainement plus au sud et il eut le souffle coupé lorsque la langue de Sherlock curieuse, vint timidement s'enrouler autour de la sienne.

« Mon D...Mmfps... », cria-t-il, se laissant emporter par cet incroyable baiser. Il frissonna des pieds à la tête lorsque les mains de Sherlock, qui exploraient son torse nu, se rejoignirent dans son dos, l'attirant encore plus contre lui. Le détective commençait à mouvoir contre sa hanche, son érection, brûlante et dure. John pouvait deviner sa forme à travers le fin coton de son boxer et cela lui donna l'envie folle d'arracher leurs sous-vêtements respectifs pour les mener à la jouissance par la simple friction de leur membre. Il étouffa un nouveau cri et doucement, avec une ivresse avide, il commença à frotter son intimité désespérée contre le bassin saillant qui s'étalait sous lui.

Tout l'air contenu dans les poumons de Sherlock sembla disparaître soudain lorsqu'il sentit le roulement des hanches de John tout contre lui.

« … encore ! » siffla-t-il entre ses dents, dévorant la nuque du médecin, léchant, embrassant la moindre parcelle de peau qu'il pouvait atteindre. Ses mains s'étaient glissées sous le boxer de John et s'ancraient à ses fesses fermes.

« Oh... John, je veux encore plus. »

Il se pressa contre John, ôtant ses mains de ses sous-vêtements pour tenter d'ôter son propre tee-shirt. Sherlock ne savait pas vraiment comment agir, ni ce qui était supposé se passer ensuite. Il ignorait quand il aurait possédé assez de John pour en être rassasié. Peut-être n'y arriverait-il jamais, tout ce dont Sherlock était certain, c'était qu'il ferait tout pour qu'ils soient inextricablement ancrés l'un à l'autre.

Sa tête tournait. John se tendit violemment lorsque les mains du détective se perdirent dans son boxer, caressant, serrant, explorant la peau charnue de son postérieur. Il laissa échapper un grondement guttural, inclinant la tête, laissant à Sherlock le loisir de dévorer la peau de son cou. Il n'aurait pas du faire cela. John prit une grande inspiration à travers ses dents, les yeux écarquillés.

« Oh ouiiiii... »

Sa nuque avait toujours été bien trop sensible, il le savait, était conscient de l'effet que cela lui faisait, mais pourtant... John accentua la force de ses coups de reins, changeant la position de ses hanches pour que leurs deux membres entrent en collision. Il se mordit la lèvre inférieure avec force alors que Sherlock ôtait les mains de son boxer pour presque arracher son tee-shirt et l'envoyer s'écraser sur le mur voisin. Les yeux de John cillèrent et son corps s'affaissa, une vague de plaisir explosant derrière ses paupières, rebondissant sur son crâne, quand Sherlock le supplia.

Le médecin s'allongea totalement sur ce corps pâle qui se présentait sous lui, torse contre torse, leurs tétons se frôlant, provoquant un gémissement de la part du détective. John embrassa à nouveau cette bouche haletante.

« Plus, Sherlock ? » susurra-t-il avec ardeur, abusant de ce membre qui palpitait contre lui à l'aide du sien. Le détective rejeta vivement sa tête en arrière, à bout de souffle. « Plus ? Tu en veux vraiment plus ? »

Sherlock gémit et accentua encore plus la friction de leur deux bas ventre. Il éprouvait plus de plaisir qu'il ne l'aurait cru possible. Jamais, même dans ses plus audacieux rêves, il n'avait imaginé à quel point cela serait bon.

« Oui ! », souffla-t-il contre la bouche de John, sentant son érection tressaillir d'anticipation. « Qu'est ce que je dois faire John ? » demanda Sherlock, caressant le flan du médecin sur toute sa longueur, posant une suite de baiser sur sa mâchoire. « Où est ce que je... ». Le détective laissa échapper une petite plainte désespérée lorsqu'il sentit la main de John sur sa peau.

Il y avait quelque chose d'à la fois pathétique et d'implorant dans les gémissements haletants de Sherlock. Il était perdu et John... et bien, John n'avait jamais été avec un homme auparavant, mais il savait très bien comment se satisfaire lui-même, il pouvait donc certainement utiliser une technique semblable sur le détective. Son esprit bouillonnait, tout son corps hurlait, son sang pulsait furieusement et il commençait à sentir quelque chose... un picotement, montant le long de ses entrailles, dansant au niveau de ses terminaisons nerveuses, se répandant entre ses jambes. Son bas ventre se contracta et il s'arracha au corps tremblant de Sherlock. Il baissa les yeux sur lui dans la pénombre, hors d'haleine.

« Sherlock... » Fuck. Il devait lui demander. C'était le premier baiser de Sherlock, son premier... tout. John pouvait presque goûter son désir d'aller plus loin sur sa peau, il pouvait le sentir comme un lien physique qui les reliait l'un à l'autre, l'enveloppant, le pressant à se saisir de ce corps et de le faire sien jusqu'à ce que Sherlock oublie tout, les différents types de cendre de tabac, les variétés de parfums... et même son propre nom. Mais...

« Sherlock. Jusqu'où... veux-tu aller ? ». Sa voix était rauque et basse.

Le cœur du détective battait furieusement dans sa poitrine, tellement fort que John pouvait certainement l'entendre. Le froid l'envahit dès l'instant où le médecin s'éloigna de lui, le rendant désespéré de l'avoir à nouveau contre lui. Sherlock s'assit et s'approcha de John, l'attirant par les hanches jusqu'à ce qu'ils soient pressés l'un contre l'autre. Le détective plongea ses yeux dans ceux de John et approcha leur visage au point qu'ils s'embrassaient presque.

« Je veux que nous allions aussi loin que possible. Une chose est certaine, je ne veux pas m'arrêter ici. Mon Dieu John, je veux te posséder tout entier », souffla-t-il, essayant d'éluder la pensée qu'il devait profiter un maximum de John avant que le soleil ne se lève et que le médecin ne reprenne ses esprits. Avant que Sherlock Holmes ne se transforme en citrouille et que John ne veuille plus de lui.

« Je », il embrassa le nez du médecin, « veux », il embrassa sa lèvre supérieure, « te », il embrassa le bas de sa bouche, « faire », il embrassa son menton, « passionnément », il embrassa son cou, « l'amour ».

John savait qu'il aurait du s'indigner. Il avait assumé qu'il serait celui qui ferait l'amour à Sherlock. Mais... pourquoi pas ? Il avait plus d'expérience, il était... hétéro. En quelque sorte. Peut-être. Pas sûr. Il aurait du être celui qui le ferait sien, lui faisant perdre la tête sous ses coups de reins, transformant ce Sherlock pur et vierge en un amas de membre gémissants, le suppliant, brisant toutes les défenses de ce sociopathe de détective consultant. Mais... Les lèvres de Sherlock voyagèrent le long de son cou et John se cambra, incapable de contrôler son envie, un désir ardent l'engloutissant. Il laissa ses doigts descendre sur le torse imberbe du détective, finissant leur course sur son entrejambe, taquinant son membre à travers le tissu de son pyjama. Il soupira lorsqu'une bouche tentatrice vint mordre le lobe de son oreille, le léchant. John se cambra à nouveau et quelque chose en lui céda. Juste cette fois. C'était la première fois de Sherlock... juste cette fois.

« Attends ici », souffla-t-il d'une voix grave et, avec un effort surhumain, il rampa hors du lit, son érection douloureusement enflée. Montant les escaliers quatre à quatre, il fut dans sa chambre en deux secondes. Poussant la porte, les mains tremblantes, il ouvrit le tiroir de sa table de chevet et chercha... chercha...

Sherlock cligna des yeux face à la disparition soudaine de John. Que faisait-il ? Avait-il dit quelque chose de mal ? Le détective se mordit la lèvre, posant une main curieuse entre ses jambes dans un geste qu'il esquissait pour la première fois. Sherlock ne s'était jamais masturbé, il n'en avait jamais eu besoin. Il n'avait jamais été attiré par qui que ce soit dans sa vie. Il savait que beaucoup de monde à Scotland Yard pensait qu'il prenait son pied sur les scènes de crimes, jouissant même face à des images de cadavres, mais Sherlock n'avait jamais, même vaguement, associé le mot ''sexe'' à sa propre personne. Pas avant aujourd'hui. Mais à présent, il ne pouvait penser à rien d'autre que de faire l'amour avec John. Sherlock ne savait que vaguement comment y parvenir, mais il savait qu'il y parviendrait d'une manière ou d'une autre.

John augmenta la rapidité de ses pas à mesure qu'il approchait de la chambre de Sherlock, ses mains serrant une petite bouteille de lubrifiant. Il se félicita mentalement de sa libido hyperactive, car aujourd'hui, il était paré, même au beau milieu de la nuit... Son corps était comme léché de flammes lorsqu'il grimpa à nouveau dans le lit et vit que Sherlock l'y attendait.

Le détective était accroupi, la respiration haletante, ruisselant de sueur, brillant, pâle. Il tendit sa main en direction de John et le docteur ne perdit pas une seconde. Saisissant ses doigts, il les guida jusqu'à l'élastique de son boxer, l'intimant à continuer seul. Il pressa ses lèvres contre celle de Sherlock avec tendresse.

« Vas-y. »

Le détective fit alors disparaître le dernier rempart qui se dressait encore entre lui et un John totalement nu. Sherlock sentit son cœur faire un bond incroyable lorsqu'il vit pour la première fois le sexe de John. Il posa ses lèvres juste au-dessus de cette ligne de poils blonds qui devenait plus épaisse à mesure qu'elle descendait de son nombril. Sherlock leva les yeux vers le médecin, sentant l'extrémité de son membre brûlant contre la peau nue de son ventre. Le détective incita John à s'allonger sur le dos puis ôta son propre pyjama avant de grimper sur lui. Sherlock sentit qu'il aurait du se sentir embarrassé de se retrouver uniquement vêtu d'un boxer, mais lorsqu'il vit la façon dont John regardait son érection, dont la forme était on ne peut plus visible à travers le tissus noir qui entourait ses hanches fines, tout ce qu'il put éprouver fut une immense excitation et un petit peu de fierté, surtout lorsque John se lécha les lèvres. Sherlock sourit et embrassa le torse du médecin. Il jeta ensuite un œil à la bouteille de lubrifiant que John tenait toujours en main. D'un geste empli d'appréhension, il la prit. Le détective était sûr à 90% de savoir comment s'en servir.

« Oui...ahhh... », John s'agita sous son amant, ses yeux parcourant le corps nu de Sherlock avant de s'arrêter sur son boxer si serré, mais surtout sur cette bosse si tentante. L'une des mains du détective voyageait sur son corps alors que ses yeux considéraient la bouteille avec curiosité. Il l'approcha de son visage afin de lire l'étiquette. John haleta lorsque des doigts chauds vinrent se perdre dans la toison de poils blonds qui surmontait son intimité. Il se cambra, sa colonne vertébrale s'élevant au dessus du matelas.

« Putain... Euh... Juste là, Sherlock... Oh merde... ». Il avait du mal à former une phrase cohérente maintenant que la main du détective commençait à caresser son membre d'un geste ferme, sans même s'en rendre compte, le faisant gémir.

« Sherlock, tu n'as pas besoin de lire les instructions », réussit-il enfin à dire, la frustration vibrant dans sa voix. « Juste... Donne-moi ça. » John s'assit, lui prit la bouteille des mains et l'ouvrit d'un mouvement expert du pouce.

Sherlock suivit ses mouvements, attentif, et le médecin pouvait presque entendre les rouages de son cerveau tourner, mémoriser, apprendre. Il en versa une généreuse quantité dans sa paume et, après un moment d'incrédulité face à ce qu'il s'apprêtait à faire, John prit une grande inspiration et tendit son autre main jusqu'à saisir l'élastique du boxer de Sherlock. Il le lui ôta, libérant un sexe long, rouge, humide, palpitant. Son souffle devint de plus en plus erratique et John se sentit saliver. Merde, c'était nouveau. Il déglutit, prenant sur lui pour garder le contrôle sur ses émotions, puis, doucement, John renferma sa main humide autour de l'érection de Sherlock, capturant ses yeux pour ne plus les quitter.

Le détective laissa échapper un gémissement sonore lorsque la main froide de John toucha son membre. « Putain, John », laissa-t-il échapper, ses yeux plongés dans ceux de son amant. Sherlock ne pouvait plus fermer la bouche, il ne cessait de gémir, laissant échapper de petits soupirs de plaisir lorsque John fit voyager ses doigts le long de son érection brûlante, la caressant. Ses yeux en roulèrent presque jusqu'à l'arrière de son crâne. C'était... C'était... « John ! »

« Oh mon Dieu... » John ne pouvait trouver d'autres mots pour exprimer ce qu'il ressentit lorsque Sherlock commença à mouvoir ses hanches, allant et venant au creux de sa main humide. Ces gestes furent au début doux, puis devinrent plus rapides, plus erratiques, sa tête rejetée en arrière révélant sa longue gorge pâle. Il fut tellement beau à cet instant que John en eut le souffle coupé. Juste cette fois, pensa-t-il tout en gémissant. Le médecin changea l'angle de ses propres hanches, se pressant désespérément contre le matelas, esquisse de ce désir incompréhensible qui montait au creux de ses reins.

« Dis-moi ce que tu ressens », demanda John, d'une voix rauque. Pour souligner ses mots, il fit glisser ses doigts jusqu'à l'extrémité de la hampe dressée de Sherlock, resserrant son étreinte au niveau de cette fente charnelle avec laquelle il joua impunément, sentant son amant se cambrer violemment contre lui.

« C'est... ahhhhhh. Oh mon Dieu, John. Je n'avais jamais ressen... hnnnngg. » Il humecta ses lèvres asséchées et baissa les yeux vers le médecin, qui prévoyait de percer le matelas s'il continuait ainsi.

Sherlock se pencha sur lui, caressant brièvement sa joue avant de descendre sa main le long de son cou pour finir sa course en frôlant l'un des tétons érigés de John. A cet instant, le détective remarqua que son amant frissonna. Il commença donc à s'amuser avec ce petit bouton de chair, ondulant lentement des hanches, sentant un plaisir inconnu ronger ses entrailles. Mais Sherlock avait besoin de plus.

« John... »

Il poussa le médecin à basculer sur le dos tout en le dévisageant, sa lèvre inférieure coincée entre ses dents. Sherlock avait besoin de plus, mais il ne voulait pas blesser John. Il mena donc sa main vide jusqu'à l'entrejambe du médecin pour l'effleurer du bout des doigts avant qu'il ne glisse doucement ses caresses plus bas, passant ses bijoux de famille jusqu'à ce qu'il ait trouvé ce qu'il cherchait. A cet instant, Sherlock cessa presque de respirer. C'était... il était certain que c'était exactement ce qu'il était supposé faire. Le détective fit appel à un souvenir lointain, une conversation surprise au hasard dans un bar gay où il était venu enquêter. Il devait s'assurer que John était bien préparé.

Le médecin se crispa au moment même où les longs doigts de son amant frôlèrent son intimité. Il savait ce qui l'attendait et... pour la première fois, John avait peur de faire l'amour. Il retint son souffle, tous les muscles de son corps de figeant d'un commun accord. Ce fut là que ses yeux plongèrent dans ceux de Sherlock. John tenta de sourire, de lui dire que tout allait bien, qu'il pouvait le toucher, l'explorer... mais il était carrément terrifié. Il incita donc le détective à lui donner sa main, tremblant.

« Donne... tes doigts. »

Sherlock fronça les sourcils, ayant peur d'avoir fait quelque chose de très mauvais. Il ôta donc sa main du postérieur de John pour la lui tendre. Le détective voulait absolument que son amant prenne le plus de plaisir possible.

La bouteille de lubrifiant réapparu et John ne put s'empêcher de rire gentiment lorsqu'une étincelle de compréhension brilla alors dans les yeux de Sherlock. Il fit couler l'huile le long des doigts graciles du détective. Comme sa personne dans son entier, ils étaient magnifiques, fins et brillants alors que John les recouvrait de liquide. Sherlock les fit glisser les uns contre les autres, fasciné. Le souffle du médecin commençait à devenir haletant. Il ne pouvait plus déglutir, sa gorge était trop sèche. Comment est-ce qu'il avait bien pu se retrouver ici ? Il aurait pu être entrain de se faire une petite rouquine à cet instant précis... Mais au lieu de cela, il était allongé dans ce lit, une érection extrêmement douloureuse reposant contre son bas ventre, tout son corps tremblant, ses cuisses grandes ouvertes et tout ça pour qui ? Sherlock Holmes ! John se crispa quelque peu lorsque son amant disparut soudain de son champ de vision, sa langue venant bientôt suçoter ses tétons. Sherlock apprenait vite, il avait déjà assimilé l'une de ses zones érogène. Écartant davantage les jambes, il ne cessait ne se répéter... Juste cette fois... Juste cette fois... Juste cette fois... Des doigts humides vinrent alors à nouveau effleurer son intimité et cette fois, John soupira :

« Sherlock...vas-y, mais un à la fois. »

Le détective obéit aux instructions de John, insérant doucement un doigt en lui, appréciant l'étroitesse de son intimité. Il y voyagea avec curiosité, allant toujours plus loin, se pressant contre les douces et chaudes parois du corps du médecin. Il sentit John bouger contre lui, juste un peu et il laissa échapper le souffle soulagé qu'il avait retenu. Puis, vint l'assaut du second doigt et il entendit John gémir bruyamment. Sherlock arrêta son geste pour le dévisager, inquiet à l'idée d'être allé trop vite.

« Est-ce que... je dois ralentir ? »

« Oh que non. » Ce n'était pas bon, ce n'était pas normal, ce n'était pas bien, c'était... oh putain de putain de putain de putain... John dut user de toutes ses forces mentales pour ne pas perdre la tête et s'empaler lui-même sur ces longs doigts. Jamais il n'aurait pu imaginer... il ne savait pas que cela serait si bon. Les yeux du médecin étaient grands ouverts, écarquillés et il fixait le plafond, tous les muscles de son ventre crispés, ses cuisses tendues, ses doigts de pieds repliées. Son érection palpitait entre ses jambes, humide et avide. John prit une inspiration laborieuse, ses yeux évitant délibérément ceux de l'homme qui était accroupi entre ses cuisses, lui faisant perdre pied à l'aide de ses doigts. Il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas le regarder parce qu'il était à un cheveu de la jouissance et que cela était purement prodigieux. John ouvrit la bouche, un gémissement puissant et rauque s'en échappant, fermant les yeux face à cette agression charnelle. Les doigts de Sherlock accentuèrent la cadence et il écarta un peu plus ses jambes, un plaisir brut envahissant son être tout entier, plus intense qu'il n'en avait ressenti de toute sa vie.

« Oh... mmm. Hhnn... Sh... Sh... eeerlock... c'est... tellement... bon... »

Sherlock eut beaucoup de mal à se contenir lorsqu'il entendit la suite incohérente de soupirs et de mots qui s'échappa des lèvres de John alors que ses hanches ondulaient pour rencontrer ses doigts.

« John... », souffla le détective en insérant un troisième doigt dans son intimité, le préparant du mieux qu'il put. « Je... Je peux ? S'il te plaît... je... ». Sherlock saisit l'une des mains de John pour la poser contre son entrejambe, essayant d'illustrer ses paroles rendues décousues par la frustration. Il désirait, non, il avait besoin d'être à l'intérieur de John, le plus vite possible. Sherlock ressentait le besoin ardent de s'immerger dans ce corps brûlant.

John ne put répondre que par d'intenses gémissements, lui exprimant son assentiment à l'aide d'une ultime caresse le long de son érection, avant de la relâcher pour changer de position sur le lit. Il reposait à présent sur ses genoux et ses coudes, présentant ainsi son intimité dévoilée à Sherlock. Le médecin tremblait de manière incontrôlable, haletant comme jamais. La perte de ses doigts fantastiques qui lui faisaient voir des étoiles le conduit à grogner de frustration, pressant sa chute de rein délaissée contre l'entrejambe de Sherlock, impatient qu'il le fasse totalement sien. John écarta davantage les cuisses, s'offrant complètement, encore étonné par l'intensité des réactions de son propre corps. Il avait besoin de Sherlock, il désirait qu'il s'enfouisse en lui, aspirait à être empli de sa virilité. Tout de suite. Maintenant.

Le détective vit John s'abandonner à lui, le suppliant presque de le prendre immédiatement. A cette vue, son esprit se vida. Sherlock s'agenouilla donc derrière lui, ses mains agrippant fermement ses hanches. Avec un long soupir extatique, il s'immergea à l'intérieur de John, pénétrant son intimité jusqu'à la garde. A l'instant même où il fut totalement enfoui en lui, une feu d'artifice éclata à l'intérieur de son crâne. Le détective pouvait voir des étoiles exploser devant ses yeux tant la sensation du corps de John se refermant étroitement sur lui était merveilleuse. Doucement, Sherlock commença à bouger en son sein, augmentant graduellement l'ondulation de ses hanches, se laissant être submergé par la volupté. Le frottement de leur peau entrant en collision remplit l'air, ainsi que leurs gémissements entremêlés alors que leur deux êtres s'imbriquèrent au point qu'ils ne firent plus qu'un. Sherlock pouvait sentir John mouvoir contre lui, alors que ses coups de reins se faisaient de plus en plus intenses jusqu'à ce que... « Haaaaaaah ! Ahnnnn...J...ohnnn, oh mon Dieu, John! Oh! John! »... il fut terrassé par la jouissance pour la première fois de sa vie. Sherlock n'avait jamais connu un tel plaisir, il ne pensait pas être capable de ressentir quelque chose d'aussi intense. Le détective glissa sa main tremblante entre les jambes de John, saisissant sa hampe délaissée, passant son pouce sur cette petite fente qui en couronnait le sommet, dispersant l'humidité qui y reposait. John se sentait si bien.

C'était totalement et complètement impossible. Le médecin se sentait comme un étranger dans son propre corps, observant depuis un coin sombre de son esprit. Il voyait tout son être prendre le contrôle, agissant de son propre chef, s'élançant à la rencontre de Sherlock, bouillonnant, accompagnant chacun de ses coups de rein d'une ondulation de hanche jusqu'à ce qu'il perde la maîtrise sa voix, des sons proprement indécents s'échappant de ses lèvres, constants, frénétiques. Les émotions étaient vertigineuses, s'écrasant contre lui, s'insinuant dans ses veines telle une vague d'euphorie. Et la douleur des premiers mouvements de Sherlock s'évanouit au cœur de cette extase écumante qu'il ressentait sous les assauts ravageurs du détective. John commença à crier des injures dans son oreiller, ressentant l'orgasme de Sherlock comme s'il était le sien, telle une coulée de lave envahissant les profondeurs de son corps.

« Sherlock ! »

Son esprit abandonna tout contrôle. Le détective enroula ses doigts autour de lui, toujours à moitié enfoui en lui, son érection voyageant encore au creux de son intimité et John perdit pied. Un voile blanc passa devant ses yeux, l'aveuglant. Ses muscles bandés à l'extrême, tout son être au bord du gouffre, il explosa soudain dans la main de Sherlock, répandant la preuve de sa jouissance sur les draps propres.

Le détective le sentit atteindre l'orgasme tout contre lui et son entrejambe retrouva soudain tout son enthousiasme. Mais non, il n'allait tout de même pas... Sherlock se retira délicatement et s'écroula sur le lit, attirant John entre ses bras. Il ressentit une vague d'euphorie l'envahir alors que les écumes de sa première jouissance s'évaporaient peu à peu.

« John », il mordilla le lobe de l'oreille du médecin, « c'était... », Sherlock ferma les yeux et laissa échapper un soupir langoureux, « n'est-ce pas ?... tu as aimé ? ». Le détective espérait que John avait éprouvé du plaisir, que cela avait été aussi bon pour lui que pour Sherlock. Il enlaça fermement le corps musclé de John, sentant son cœur battre la chamade contre sa poitrine. Mon Dieu, comme Sherlock aimait cet homme. Maintenant, tout ce qu'il pouvait espérer, c'était que John l'aimait tout autant... ou au moins juste un peu.

Juste cette fois. Juste cette fois. John respirait profondément contre le torse de Sherlock, son cœur martelant toujours durement contre sa cage thoracique, son esprit commençant tout juste à s'éclaircir. Jamais de toute sa vie, John n'avait ressenti quelque chose d'aussi... incroyablement libérateur et merveilleux. Il fut tenté d'éclater en sanglots, de rester ici, pleurant entre les bras de Sherlock. Il venait tout juste de laisser son colocataire lui faire l'amour, le posséder jusqu'à ce qu'il pousse des cris proprement obscènes et...

John se redressa, s'arrachant lentement à l'étreinte de Sherlock pour presser ses lèvres contre les siennes. «C'était fantastique, » murmura-t-il.

Une vague de soulagement envahit Sherlock alors qu'il répondait au baiser de John.

« J'en suis heureux », souffla-t-il à lauré de sa bouche rougie. « Oh John... ».

Sherlock ne voulait pas le laisser lui échapper, il semblait tellement bien à ses côtés, leurs corps s'effleurant lascivement. Mais le détective savait que d'un moment à l'autre, il devrait arrêter. Ainsi, avec un soupir désemparé, il relâcha son étreinte afin qu'il puisse se lever s'il le désirait.

« John... ».

Sherlock pinça les lèvres et fronça le nez. Il se savait prêt pour un second round, ou deux, ou même trois, mais il ne pouvait pas. Non, il allait juste... prendre une douche et s'occuper lui-même de son érection douloureuse. Le détective s'assit et jeta un regard à John, de peur qu'il ne parte, qu'il reprenne ses esprits pour s'enfuir en courant dans sa chambre, barricadant la porte pour ne jamais plus en sortir.

« Hein ? »

John se sentait aussi amorphe d'un des puddings de Mme Hudson. Il reposait sur le lit, totalement épuisé, un petit sourire satisfait éclairant son visage. Jamais aucune rouquine fadasse n'arriverait à la cheville de ce qu'il venait de vivre.

« Je... je crois que j'ai besoin d'une douche... ». Sherlock baissa les yeux sur son entrejambe, quelque peu honteux. Fuck. Il supposait que cela était du à l'absence totale de sexe dans sa vie.

« Mmh. Oui. » Une douche lui apparut comme la meilleure des idées. Même si dormir était peut-être mieux... John sentit ses paupières tomber alors qu'il s'enfonçait plus profondément entre les couvertures. Bon dieu, comme c'était agréable. Il était crevé, avait mal partout, et... mais où allait donc Sherlock ? John cligna des yeux, jetant un œil à cette haute et mince silhouette qui se levait du lit, ses yeux brillant intensément, son magnifique corps nu et anguleux et... le médecin leva un sourcil. Excité. L'entrejambe de Sherlock était douloureusement tendu. Encore.

Le détective rougit et se détourna, tentant de se cacher. « Je... je reviens », déglutit-il alors qu'il sortait d'un pas rapide.

John le regarda partir, l'image du corps de Sherlock au comble de l'excitation s'immisçant dans son esprit. Ses yeux s'écarquillèrent. « Attends-moi ! » cria-t-il alors qu'il se catapulta hors du lit, ses chevilles entortillées dans les draps.

Sherlock courut jusqu'à la salle de bain aussi vite qu'il put, son visage couleur écrevisse. Cela n'allait pas lui arriver à chaque fois, n'est-ce pas ? N'est-ce pas ? Il ferma la porte derrière lui et s'adossa contre le battant pendant quelques secondes, avant d'entrer dans la douche d'un pas tremblant pour faire couler l'eau, aussi chaude que possible. Sherlock n'avait absolument aucune expérience concernant toute cette histoire de ''libido hyperactive'' qu'il rencontrait. Il ne savait pas combien de fois il était censé faire l'amour avant que cela ne se calme. De plus, il ne pouvait pas demander à John de l'aider... Le détective se mordit la lèvre et avança sous le jet fumant, refermant le rideau de douche et poussant un cri de surprise lorsque l'eau heurta son corps à fleur de peau. Il faisait face à tant de nouvelles sensations ce soir...

Mince, Sherlock était rapide. Ce n'est pas juste, pensa John alors qu'il trottait après lui, essayant d'étouffer ses éclats de rire et la brûlure qui parcourait le bas de son dos alors qu'il s'échappait de la chambre. Les jambes du détective étaient plus grandes. Comment John pouvait-il rattraper son amant avec de telles échasses ? Ces... magnifiques, fortes, minces, longues jambes... Le médecin secoua sa tête alors qu'il atteignait la salle de bain, hésitant un instant face à la porte close. Il entendit le bruit de la douche démarrer, puis celui des rideaux. John fronça les sourcils. Une main sur la poignée, une pensée s'imposa alors à lui : et si Sherlock ne désirait pas sa compagnie ? Et s'il avait besoin de se retrouver seul pour assimiler tout ce qui venait de se passer ? John se figea, quelque chose de dur et glacial venant serrer sa poitrine. Oh... non. Et si Sherlock était entrain de paniquer ? Et s'il regrettait déjà ce qu'il avait fait ? Et si... Et si... Le médecin passa une main poisseuse dans ses cheveux, clignant des yeux. Il avait besoin d'une bonne douche. Il... merde, il était recouvert de sa propre semence et celle de Sherlock commençait à lui glisser le long des cuisses. Ses joues le brûlèrent. Lorsqu'il lui apparut que le son de l'eau était différent, preuve que le détective s'était avancé dessous, John ferma les yeux. Il pouvait l'imaginer, nu et excité, son corps recouvert de gouttelettes, un halo de buée entourant sa silhouette et l'entrejambe de John enfla soudain. C'était... nouveau. Un petit gémissement lui parut de l'intérieur et la main du médecin tourna la poignée sans qu'il ne puisse s'en empêcher.

Sherlock était adossé contre l'un des murs de la douche, ses jambes l'ancrant au sol, ses doigts de pieds frôlant la paroi d'en face. Une de ses longues mains caressait timidement son érection alors que son autre bras était rejeté derrière lui, s'étalant contre le mur carrelé.

« Oh... John... », gémit-il alors que l'eau glissait le long de son corps, ramenant ses boucles brunes contre son front et sa nuque. Soudain, il entendit la porte s'ouvrir et il tourna la tête. John se tenait sur le pas de la porte, ses yeux s'écarquillant, sa main figée sur la poignée. Les lèvres de Sherlock s'entrouvrirent et il tenta de parler, mais il fut incapable de prononcer un mot. John venait juste de le surprendre entrain de se masturber, et peu importe qu'ils venaient juste de faire l'amour, peu importe le fait qu'ils étaient tous deux des hommes, cela restait toujours très embarrassant.

John resta ainsi pendant plusieurs secondes, se contentant de le fixer. Sherlock se touchait sous la douche. Son Sherlock. Le Sherlock qui était normalement glacial et logique, déduction et intelligence. John n'avait jamais vraiment cru à cette façade, il avait su que Sherlock avait un cœur dès leur première rencontre. C'était ses yeux... ils étaient ce qui le trahissait. Il pouvait ne pas parler pendant une journée, sa langue pouvait scinder l'âme d'un homme en deux, son corps ne révélait rien lorsque Sherlock le voulait bien. Mais il ne pouvait pas tromper John, pas avec ses yeux, grands et intenses, le fixant avec tant d'honnêteté, tant de confiance. Le cœur du médecin remonta jusque dans sa gorge, s'affolant lorsqu'il fit un pas en avant, laissant la porte se refermer sur lui.

« Oh, Sherlock », souffla-t-il, le son de sa voix se perdant presque dans le chuchotement de l'eau qui roulait sur ce corps pâle telle une rivière sensuelle. « Tu es tellement beau. »

Le détective se redressa, il n'eut pas besoin d'entendre ce que John dit, il ne put le lire que trop bien sur ses lèvres. Son cœur se stoppa presque et il put entendre un tintement dans ses oreilles. Il était beau ? LUI... Sherlock fronça les sourcils et il sentit son corps trembler. Il espérait que John ne devine rien de son trouble. Il ne pouvait pas se souvenir de la dernière fois où on lui avait dit qu'il était beau. Peut-être même n'était-ce jamais arrivé. Les mots les plus souvent utilisées pour le décrire étaient ''monstre'', ''anormal'', et ''psychopathe'' et ce dernier le faisait renifler dédaigneusement à chaque fois qu'il l'entendait.

« John, pourquoi ? Je... ». Il se stoppa et s'adossa complètement contre le mur, laissant sa tête reposer sur la surface froide. Il avait tellement envie de John. Lentement, très doucement, il tendit un bras en direction du médecin qui se tenait toujours à côté de la porte close, couvert de sueur et les cheveux dans tous les sens. Sherlock lui fit un signe du doigt pour l'intimer à le rejoindre.

« Oui », murmura John, trébuchant presque dans sa hâte de grimper dans la douche avec son amant. Il se mordit la lèvre lorsque l'eau brûlante heurta son dos glacé. Il s'en éloigna pour se retrouver pressé contre le corps tremblant de Sherlock. John se retint à ses épaules pour ne pas tomber, ses mains calleuses caressant sa peau et pendant un long moment, ils restèrent ainsi, haletant, les yeux de l'un plongés dans le regard de l'autre.

La caresse du corps nu et humide de John contre le sien fut presque trop intense pour Sherlock. Avec un sourire, il se pencha sur lui pour capturer ses lèvres. Ce baiser envoya une décharge le long de la colonne vertébrale du détective et il serra John contre lui à l'étouffer, ses bras se perdant dans son dos. Deux mains pâles descendirent le long de la chute de rein de John pour caresser ses fesses fermes. Sherlock enfonça ses ongles dans la chair douce, suscitant un gémissement affamé de la part de John.

« J'ai envie de toi », susurra-t-il à l'oreille du médecin, transformant cette évidence en une demande, pour voir s'il était d'accord. Sherlock se pressa contre lui, soulevant presque John du sol.

Fuck. John était déchiré. Il sentait son corps se tendre avec avidité, répondant aux caresses et aux mots du détective, son entrejambe n'en gonflant que davantage... pas si rouillé que ça... et son intimité commença à frémir, tressaillant d'anticipation. John se serra contre Sherlock, ondulant les hanches, son érection venant caresser celle de son amant alors qu'il saisit un de ses tétons bruns entre ses dents, suçant, léchant, titillant, goûtant. Sherlock avait un goût délicieux. Doux. Salé. Pure. Il le dévora, ses mains s'attachant à ses hanches saillantes, mouvant contre les siennes, gémissant. Mais lorsqu'un long doigt se fraya un chemin jusqu'à l'antre de son intimité, explorant, John sursauta et le repoussa. Son corps ne désirait peut-être que ça, mais les effets de leurs précédents ébats se faisaient douloureusement sentir. Il saisit les mains de Sherlock dans les siennes.

« Sherlock... Sherlock, je veux tenter quelque chose, tu me fais confiance ? »

Le détective laissa échapper une plainte silencieuse lorsque John saisit sa main exploratrice, le stoppant. Mais ensuite, il plongea dans ses yeux et acquiesça d'un signe de tête. Tout, il ferait tout pour John Watson. Il n'existait rien ni personne en ce monde en qui il ait plus confiance que ce satané médecin.

Merci mon Dieu. John soupira, posant son front contre la poitrine de Sherlock, respirant profondément. Dans cette position, il pouvait voir cette longue et tentatrice érection qui s'élevait fièrement d'une masse de boucles brunes et pour la seconde fois de la nuit, John observa le sexe de Sherlock. Et il recommença à saliver. Il sentit ses jambes faiblir sous la force du désir et, y succombant, il se laissa glisser sur le sol mouillé, s'agenouillant devant le corps offert de son amant. John était à présent nez à nez avec ce membre magnifique. Il se lécha les lèvres, levant la tête, ses yeux longeant le torse de Sherlock pour arriver à son visage, sa propre érection palpitant furieusement à la vue de ses yeux écarquillés d'étonnement.

Le détective déglutit. Il avait bien une idée de ce que John était en train de faire et il n'arrivait pas à y croire. C'était... tout sauf hygiénique. Sherlock n'avait jamais compris l'utilité d'une telle action, il ne voyait pas en quoi cela pouvait être agréable, que ce soit pour celui qui recevait comme à celui qui prodiguait la caresse buccale. Mais, à l'instant où John leva les yeux vers lui, Sherlock sentit son souffle s'accélérer, tout son corps se tendant en avant.

« John ? »

« Oui, Sherlock ? »

John reporta son attention sur l'entrejambe de son amant et refusa de prendre le temps de réfléchir aux raisons qui poussaient tout son corps à réclamer ce qu'il allait faire, ou à pourquoi sa respiration était celle d'un coureur de marathon, ou à l'origine du tremblement de ses mains qu'il posa sur les cuisses de Sherlock afin de les stabiliser. Il ne pouvait pas penser à tout cela à présent. Il y réfléchirait plus tard. Car maintenant... John darda sa langue et la passa doucement sur le sommet de la hampe de Sherlock, y récupérant quelques gouttes salées. Il commença à haleter, frottant son nez contre cette extrémité rougis, puis se pencha pour l'enfouir dans ses boucles brunes. Elles étaient épaisses, douces et humides et John commença à goûter la peau brûlante et enflée, suçant, la faisant rouler dans sa bouche. Il gémit. Sa propre excitation monta d'un cran lorsqu'il sentit les frissons qui parcoururent le corps de Sherlock. « Mmmmmmm... » Ses paupières cillèrent alors que ses lèvres trouvèrent leur chemin de long de ce membre tendu et palpitant.

« Ohhhh Joohhhnnnn ! » Cria Sherlock, plaquant ses mains contre les parois de la douche pour ne pas défaillir alors que la langue de John lui faisait subir milles délices. Il retira tout ce qu'il avait pu penser auparavant, tous préjugés, tout scepticisme précédemment énoncés. Tout son corps se cambra, les mains de John s'accrochant à ses hanches alors qu'il le prenait en entier dans sa bouche. Les yeux de Sherlock s'écarquillèrent quand John ronronna contre sa chair à vif. Oh. Mon. Dieu. Sherlock tenta de rester immobile, mais il ne put empêcher ses hanches d'onduler légèrement. C'était trop intense, trop fort, trop bon. Le détective saisit les cheveux de John, laissant ses doigts se perdre entre ses mèches humides, tirant dessus, gémissant et marmonnant des paroles incohérentes. Il était incapable de former une pensée qui ait le moindre sens. Profondément ancrée au creux de ses entrailles, Sherlock put sentir cette étrange sensation l'envahir à nouveau. Il voulut repousser John, il ne voulait pas se répandre sur le visage de son colocataire.

« John. Arrête. Je... je vais...ooohh mon Dieuuu ! »

John grogna de mécontentement puis enserra sa chute de hanche, le forçant à rester où il était. Certainement pas, il n'allait pas arrêter maintenant. Pas quand Sherlock perdait totalement pied et que John en était la cause. Il sourit diaboliquement, ses dents effleurant doucement une veine courant le long du membre du détective. Glissant une main autour de sa base, il se concentra sur le sommet, suçant cette tête rougit, ronde et sensible. Sherlock commença à produire ces sons merveilleux, ceux qu'il avait laissés échapper lorsqu'il lui avait fait l'amour pas plus d'une quinzaine de minutes plus tôt. John ouvrit les yeux, ne pouvant s'en empêcher. Le détective se retenait au mur, les muscles de ses bras bandés à l'extrême, ses yeux à moitié fermés alors qu'il avait la tête baissé en direction de médecin qui s'occupait de lui. John poussa un profond soupir. Il aspira avec avidité, mordant peut-être un petit peu trop fort cette extrémité alors qu'il glissait une main entre ses jambes, commençant à se caresser, ses jambes abandonnées sur le sol glissant.

« Viens, Sherlock », gronda John, sa gorge sèche alors que le détective essayait désespérément de se contenir pour ne pas s'enfouir de lui-même au creux de la bouche de John. « Viens dans ma bouche Sherlock, prends-la. »

Les yeux du détective roulèrent derrière ses paupières. John lui donnait la permission de... de... à cette simple idée, la tête de Sherlock explosa. '' prends-la ''. Oh OUI. Il donna un coup de rein désespéré, s'enfouissant tout entier dans l'antre chaude de cette bouche offerte, répondant au désir du médecin. Il se laissa aller, abandonnant toute barrière, comme le voulait John. Il allait et venait en lui, sa langue essayant de le caresser... c'était trop intense. Sherlock abusa de ses lèvres, encore et encore, de plus en plus fort jusqu'à ce que, dans un cri sonore, il rende les armes, se retenant aux épaules de John. Se répandant dans cette bouche infernale, le détective s'écroula contre le mur, respirant bruyamment. Ses jambes tremblaient, faibles, tout son corps lascif comme si on venait de le réduire en bouillit. Sherlock se laissa glisser sur le sol jusqu'à ce qu'il arrive au même niveau que John qui se caressait avec passion. Il se pressa contre lui et repoussa gentiment ses mains. C'était le moins qu'il puisse faire... Sherlock saisit le membre du médecin et commença à le caresser, le chatouillant sur toute sa longueur avant d'y enrouler ses doigts, le serrant un peu plus fort que nécessaire, passant son pouce sur l'extrémité, jouant avec le frein. Sherlock sourit lorsqu'il entendit John soupirer de plaisir.

« Sherlock... ». John rejeta sa tête en arrière, le goût opiacé de la semence du détective lui brûlant toujours la gorge. Soulevant ses hanches, il commença à bouger au creux de cette main chaude et humide qui, malgré son manque d'expérience dans ce domaine, lui faisait voir des étoiles. John poussa un cri où plaisir et douleur se mêlaient alors que Sherlock tourmentait son érection, ses gestes trop durs, violents, si intenses que ses entrailles commencèrent à s'enflammer d'extase, une vague ardente prenant possession de lui des pieds à la tête. Une évidence le heurta soudainement au moment où l'étreinte de Sherlock s'intensifia, l'enserrant, le torturant alors que son autre main se saisit sans ménagement de ses bijoux de famille. Il aimait ça. Il adorait cette douleur, cette brutalité, frôler l'agonie jusqu'à ce que des cris désespères ne soient arrachés à sa cage thoracique. Mais ce qu'il aimait le plus, c'était sentir son corps s'abandonner, ses yeux grands ouverts. Bouche bée, John poussa un hurlement alors que le plaisir le submergeait, incapable de quitter des yeux le visage fasciné et béat de Sherlock. Cette vague de jouissance l'engloutit pendant de longues secondes, bien plus longtemps que la première fois, alors que ses hanches ne cessaient d'onduler, jusqu'à ce qu'enfin il se laisse glisser sur le sol, recouvert des traces de son orgasme. John resta ainsi sans bouger, laissant l'eau à présent froide le nettoyer. Les doigts de Sherlock passèrent dans ses cheveux.

Le détective fixa John, ébahi alors qu'il reposait au fond de la douche. Il pouvait sentir la semence du médecin disparaître doucement de ses mains, de son ventre, de ses jambes, mais tout cela lui importait peu. Tout ce qui l'intéressait était John, son beau John, son magnifique John, son étonnant John. Délicatement, il glissa ses bras sous son corps épuisé, le soulevant pour qu'il repose contre lui.

« John, est-ce que ça va ? » demanda Sherlock, léchant ses lèvres, baissant les yeux vers le visage chiffonné de John. Il le sentit frissonner quelque peu et réalisa soudain qu'il n'y avait plus d'eau chaude. Mince. Le détective attira John contre sa poitrine et, avec un effort non négligeable, il se mit debout, portant le médecin à bout de bras. Il allait prendre soin de lui.

John se sentit décoller du sol, puis être conduit hors de la salle de bain telle une jeune mariée rougissante. Il tenta de protester, levant un bras amorphe pour s'arracher à l'étreinte de Sherlock. C'était profondément humiliant. Mais... il grogna, toujours complètement terrassé par son orgasme écrasant et laissa donc Sherlock le porter jusqu'à son lit. John ronchonna en découvrant dans quel état ils avaient mis ce dernier. Il était sans dessus-dessous et portait les preuves de leurs ébats. Il fronça le nez.

« C'est bien notre vaine, on vient juste de se laver », murmura-t-il doucement.

Sherlock rejeta sa tête en arrière et éclata de rire aux mots de John. Il le déposa gentiment dans son fauteuil et s'agenouilla devant lui.

« Bouge pas », ordonna-t-il, saisissant son menton entre ses doigts pour forcer le médecin à le regarder dans les yeux. « Je vais m'occuper de tout, reste là et sois sage. » Il se pencha sur lui pour poser un baiser sur son front avant de se redresser pour courir hors de la chambre.

John resta assit, écoutant le boucan que faisait Sherlock à l'étage. Il cherchait de nouveaux draps. Le médecin posa les yeux sur le placard qui reposait dans le coin, contenant toujours cette abjecte expérience et il leva un sourcil, se frappant le front avec un grognement. Il changea de position dans le fauteuil, soupirant. Qu'est ce qu'il venait de faire ? Il jeta un œil réprobateur au lit, comme si tout cela était sa faute. Peut-être était-ce vraiment le cas. Cela n'avait certainement pas été l'idée de John. Non, il n'y était pour rien si Sherlock l'avait embrassé, l'avait touché, l'avait fait frémir... Ce n'était pas non plus sa faute s'il lui avait offert son intimité afin qu'il lui fasse passionnément l'amour, s'il l'avait suivit sous la douche pour finir agenouillé devant lui, prenant son sexe entre ses lèvres, ce membre si doux, brûlant, délicieux, remarquable, qui lui donnait envie de se pencher en avant afin qu'il le ravisse, encore et encore et...

« Putain, je suis gay », souffla-t-il dans l'obscurité, les pas de Sherlock retentissant dans l'escalier.

Le détective réapparut dans sa chambre, un tas de drap frais et de serviettes sèches entre les bras. Il laissa tomber les couvertures sur le sol et accourut vers John, posant un linge autour de ses épaules et commença à le sécher avec des gestes frénétiques. Une fois que Sherlock jugea qu'il était assez réchauffé, qu'il ne frissonnerait plus à cause de l'air frais de leur appartement, il alla récupérer les draps pour refaire le lit, jetant sans arrêt des regards par-dessus son épaule en direction de John. Il voulait s'assurer qu'il ne bougeait pas.

Le médecin leva les yeux au ciel lorsque Sherlock lui tourna le dos.

« Sherlock... ne me regarde pas comme ça, je n'ai mal nul part, je vais bien. »

Le détective le dévisageait, les sourcils froncés et secoua sa tête humide. Sans dire un mot, il prit à nouveau John dans ses bras et tira les couvertures pour l'y déposer ensuite amoureusement.

« Du thé, tu voudrais que j'aille faire chauffer de l'eau ? » Demanda-t-il, remontant les draps jusqu'au menton de John, s'assurant qu'il était confortablement installé, lui accordant un sourire en coin.

« Non, merci. » Gay. Il l'était sans doute. Comment avait-il pu l'ignorer pendant si longtemps ? Il s'enfonça dans les couvertures, mais une main fraîche contre sa joue le ramena sur terre, dans leur appartement... à Sherlock. Oh. Sherlock. Son cœur rata un battement lorsqu'il fit face au détective et ses yeux étincelants, son sourire timide et son esprit étonnant et John sentit une vague de soulagement le saisir. Il n'était pas gay, pas vraiment. Il n'avait jamais eu envie d'un autre homme dans sa vie. Mais il désirait Sherlock. Il... il était amoureux de Sherlock.

« Et puis merde... » murmura-t-il, réclamant un baiser.

Le détective l'embrassa timidement, une de ses mains reposant entre ses mèches blondes.

« Tu ne quitteras pas ce lit de toute la journée, compris ? »

Sherlock le fixa avec un air coquin, s'allongeant légèrement contre la poitrine de John. Il devait avouer qu'il était un peu inquiet, il avait peur que son amant décide que de coucher avec un homme, avec Sherlock était bien trop étrange. Mais à l'instant où il le vit sourire, il sut que tout irait bien.

« Maintenant », le détective se redressa et posa un baiser sur les lèvres de John. « Ferme les yeux, je reviens tout de suite... je dois juste me sécher un peu. » Il frissonna et jeta un regard autour de lui. En fait... peut-être qu'il n'avait pas vraiment besoin de se lever pour ça. Seuls ses cheveux étaient encore humides à présent.

« Je dois aller travailler ».

Mais John ne mit pas vraiment beaucoup de poids dans ses paroles, car, au moment où Sherlock grimpa sur lui sans un mot, le médecin se mordit la lèvre, le sommeil envahissant ses sens. Après tout, il allait avoir mal partout... cela pouvait compter comme un jour de congés maladie, non ? Il roula sur le côté, son dos pressé contre le torse de Sherlock et partit à la recherche du bras du détective afin de le ramener contre lui et le nicher au creux de sa poitrine. La main de Sherlock était étalée contre son cœur. John prit une profonde inspiration, baillant.

« Enfin, on verra. »

Sherlock sourit contre la nuque de John. « Oh que non, tu prends ta journée. Tu vas rester allongé dans ce lit que tu le veuilles ou non. »

Le médecin était presque endormi. Le souffle de Sherlock frôlait les petits cheveux de sa nuque et il pouvait sentir sa poitrine s'élever et s'abaisser contre lui. Son cœur s'affola contre ces longs doigts refermés et pendant un long moment, ils demeurèrent silencieux. John déglutit. Tout avait changé, absolument tout. Sherlock était muet contre lui, mais il pouvait sentir la tension qu'il refrénait dans ses bras qui l'enlaçaient. Au delà de la vallée de l'épuisement, la voix de John apparut comme grave et profonde dans les ténèbres.

« Sherlock ? »

Le détective souleva les couvertures, gardant une distance calculée entre eux.

« Chuuutt. » Il caressa à nouveau les cheveux de John puis enfonça son visage dans l'oreiller. « Dors, John Watson ». Sherlock sourit joyeusement, fixant son dos, observant le rythme de sa respiration qui faisait mouvoir ses muscles dans la semi obscurité. Quelque part, un oiseau gazouilla. Le soleil allait bientôt se lever, l'aube approchait et il se réveillerait aux côtés de John comme il l'avait fait depuis ces trois derniers mois, sauf que maintenant, il pourrait se pencher sur lui et l'embrasser pour commencer la journée.

John entendit à peine les paroles de Sherlock. Il se demanda brièvement s'il devrait toujours lui raconter des histoires à propos de l'Afghanistan afin de le border ou si à présent ils allaient tout simplement faire l'amour jusqu'à l'épuisement. A cet instant... cela lui apparut comme l'option la plus probable. Il se laissa donc envahir par le sommeil, serrant toujours les doigts de Sherlock contre sa poitrine.

Le détective se colla enfin à lui, leurs deux corps pressés de la tête aux pieds. Il n'arrivait pas à croire que John était sien, que tous ses rêves s'étaient réalisés. Une petite partie de lui susurra que s'il s'endormait, il se réveillerait et réaliserait que tout cela n'avait été qu'un rêve, mais il la fit taire. Laissant son pouce caresser la main de John, Sherlock prit une profonde inspiration, emplissant ses poumons de l'odeur du médecin. Le serrant plus fort contre lui, il ferma les yeux et se laissa emporter par le sommeil, ayant hâte de débuter une nouvelle journée et d'inlassablement se réveiller aux côtés de John.

FIN


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