Dû à un départ en week-end de Pâques en famille dans le même endroit que l'autre fois où je ne peux que très peu me connecter (via mon téléphone ou une boutique mais tout est fermé à Pâques...), il n'y aura pas ou peu de postes jusqu'au 9 avril inclus...

De plus, il se peut que mon absence se prolonge jusqu'au 13 avril... Je préfère dès à présent vous prévenir...

Veuillez m'en excuser par avance... Je vous répondrai comme toujours à vos commentaires, ne vous en faites pas !

Bonne week-end et à bientôt !


-« Je suis là si tu veux en parler… »

Les larmes de Sam repartirent de plus belle ce qui dérouta fortement Jack. Cependant, il décida de passer à l'action en passant un bras derrière le dos de Sam et en la rapprochant de lui. Cette dernière s'accrocha désespérément au plaid mais accepta l'étreinte de Jack. Elle cala son visage au creux de son cou et laissa ses larmes couler. De son côté, Jack se contentait de lui caresser doucement le dos comme une enfant. Quand Sam se sentit un peu mieux, elle redressa sa tête et croisa le regard quelque peu inquiet de Jack. Elle lui fit un timide sourire et déposa un tendre baiser sur ses lèvres pour le rassurer. Au moment où Jack allait dire quelque chose, la sonnette de la porte d'entrée retentit.


-« Et merde ! Qui peut bien venir nous déranger au beau milieu de la nuit ? »

-« Va voir qui c'est… »

-« Ah non ! Tu vas encore t'enfuir ! »

Sam se mit à rire ce qui détendit l'atmosphère.

-« Je te promets que non, » le rassura Sam en déposant un baiser sur ses lèvres.

-« Je reviens vite, » dit Jack en s'extirpant à regret des bras de Sam pour se diriger vers la porte d'entrée.

-« Hey Jack ! »

-« Oui ? »

-« Attrape ça, » dit Sam en lui lançant le plaid, « On ne sait jamais… »

-« Tu protèges ma pudeur ? »

Avec un éclat de rire, Sam lui balança un coussin en plein visage. C'est tout sourire que Jack ouvrit la porte mais ce qu'il découvrit le mit dans une colère noire.

-« Mais ce n'est pas vrai ! Qu'est-ce que vous venez foutre chez moi à... » Jack jeta un coup d'œil à la pendule, « presque deux heures du matin ? »

-« J'ai cru comprendre qu'il y avait de l'eau dans le gaz entre votre soi-disant petite amie et vous-même mon chou… »

-« Pardon ? Espèce de sale perverse ! Si vous ne quittez pas immédiatement cette maison, j'appelle la police mais je ne suis pas sûr que votre visage soit encore entier à leur arrivée ! » gueula Jack en serrant les poings.

-« Allons mon chou… Laisse-moi te réconforter, je sais y faire… »

-« Dehors ! » hurla Jack ce qui fit se lever précipitamment Sam.

La colère froide qui transperçait dans le regard du colonel fit légèrement reculer l'intruse mais c'est surtout l'arrivée de Sam et son regard assassin qui la décida à partir pour de bon. Sentant Jack prêt à la suivre pour lui refaire son portrait, Sam posa une main dans son avant-bras et referma rapidement la porte d'entrée.

-« Calme-toi Jack ! Je ne voudrais pas que tu te retrouves derrière les barreaux pour coups et blessures… Surtout après ce que tu viens de me dire… »

Jack se calma instantanément et regarda plus attentivement sa compagne. La connaissant bien, il sentit tout de suite que quelque chose n'allait pas.

-« Sam ? »

-« Comment… Comment ose-t-elle encore venir ici alors que nous sommes ensemble ? » explosa-t-elle. « N'a-t-elle pas vu à quel point tu comptes pour moi ? »

Sam continuait à vociférer sans vraiment se rendre compte de ce qu'elle venait de dire tant elle était en colère. Cependant Jack la stoppa nette en lui demandant de répéter ce qu'elle venait de dire.

-« Je… »

Sam ferma ses yeux et laissa un frisson parcourir son échine. Dieu qu'il lui était difficile de mettre des mots sur ce qu'elle ressentait alors que Jack, pourtant peu à l'aise avec les discours, lui avait fait la plus belle des déclarations qu'une femme puisse rêver ! Sam était perdue… Elle ne savait pas comment formuler verbalement ce qu'elle ressentait au fond de son cœur. Le silence s'installait de nouveau et Sam vit le visage de Jack se fermer petit à petit. Le sentant s'éloigner doucement mais surement d'elle, elle comprit que les mots ne franchiraient pas ses lèvres à temps et que cela risquait de détruire l'espoir d'un avenir, Sam attrapa la main de Jack et réduisit la distance entre eux. Elle se hissa sur la pointe de ses pieds, se blottit contre le corps puissant de son supérieur et déposa un baiser sur ses lèvres. Jack ne se fit pas prier pour refermer ses bras autour de sa taille et répondre à son baiser. Baiser qui s'approfondit quand Sam glissa ses bras autour du cou de Jack et entrouvrit ses lèvres. Lors l'air vint à leur manquer, ils brisèrent à regret le baiser mais restèrent dans les bras l'un de l'autre, le regard perdu dans les yeux de l'autre.

-« Tu m'expliques ? » demanda Jack dans un souffle quand il se sentit suffisamment sûr de lui pour aligner une pensée cohérente.

-« … »

Le visage de Sam reflétait une multitude de sentiments différents et Jack comprit enfin qu'elle était encore incapable de poser des mots sur ses peurs, ses angoisses, ses envies, ses sentiments… Avec douceur, il l'obligea à le suivre jusqu'à sa chambre et ouvrit le lit pour qu'elle s'y allonge. Voyant son hésitation, il prit les devants, retira le plaid de ses épaules et se coucha sous la couette.

-« Tu sais, je pense que tu aurais beaucoup plus chaud sous les couvertures. »

Jack se décala et pour laisser de la place à Sam. La voyant hésiter et regarder la porte de la chambre avec envie, il ajouta en la regardant droit dans les yeux :

-« Après tout ce qui vient d'être dit aujourd'hui, tu n'as pas intérêt à y penser ne serait-ce qu'un quart de seconde supplémentaire Sam ! »

Toujours aussi inquiète pour la suite des évènements, Sam se glissa tout de même dans le lit et rabattit les couvertures par-dessus elle. Le silence s'installa de nouveau mais Jack le laissa envahir la pièce : Sam avait besoin de temps pour réfléchir à tous ces changements qui survenaient et lui aussi en avait besoin d'ailleurs…

-« Je ne reviendrai pas sur ce que je t'ai dit tout à l'heure Sam… »

-« Je sais Jack, » répondit Sam en se tournant pour lui faire face. « Je suis juste morte de peur… »

-« Pourquoi ? »

-« Tu connais beaucoup de relations qui survivent au travail quotidien toi ? »

-« J'en connais au moins une… »

-« Laquelle ? »

-« Toi et moi… Depuis le premier jour… »

-« Jack, nous ne sommes pas… »

-« Je ne sais pas quand exactement je suis tombé amoureux de toi… Le premier jour quand tu m'as remis à ma place ou bien lorsque tu as tout fait pour me sauver la vie lorsque nous nous sommes retrouvés en Antarctique sans le savoir… »

-« Pourtant tu m'as appelé Sarah… »

-« Uniquement la première fois, quand j'ai repris connaissance… »

-« Il est vrai que tu souffrais d'un traumatisme crânien… Mais pourquoi ne m'as-tu jamais rien dit ? »

-« Parce qu'une stupide loi, qui d'ailleurs vient d'être abolie, m'empêchait de le faire ! Si je t'avais parlé de mes sentiments, qu'est-ce qu'on aurait fait ? Je ne voulais pas te mettre en danger ! Tu es une talentueuse scientifique et une militaire émérite ! »

-« On aurait pu au moins en discuter, tu ne crois pas ? »

-« Et tu aurais fait quoi ? Tu ne m'aimais même pas ! »

-« Qui t'as dit ça Jack ? »

Ce fut au tour du colonel de ne pas savoir quoi dire…

-« Je crois que, même avant de te rencontrer pour la première fois, tout ce que j'avais lu à ton sujet a fait que je devais déjà avoir un certain apriori vis-à-vis de toi… Et quand je suis rentrée dans cette salle de débriefing, j'ai fait tout ce que j'ai pu pour cacher au mieux l'impression que tu m'as faite… »

-« Moi ? Je t'ai fait impression ? »

-« Comme si tu ne le savais pas ! »

-« Mais je te jure que, jusqu'à ce fameux test Zatarc, j'ignorais tout ! »

-« Alors tu es aussi aveugle que moi Jack ! Tu crois vraiment que je t'ai choisi par hasard lorsque j'ai été atteinte par ce « virus » ? »

-« C'est vrai qu'en y repensant… »

Jack et Sam laissèrent les paroles tout juste échangées faire leur chemin tout en ne se quittant pas du regard. Les minutes passaient sans qu'ils n'y prennent garde.

-« Tu pensais ce que tu as dit tout à l'heure ? »

-« Quand ? »

-« Juste après que l'autre morue ne se soit enfuie… Quand tu étais énervée… »

-« Euh… » dit Sam en avalant sa salive avec difficulté. « Qu'est-ce que j'ai dit exactement ? »

-« Que nous étions ensemble et que je comptais pour toi… » souffla Jack.

-« Après tout ce que je viens de te dire, tu me demandes si je tiens à toi ? Je donnerai ma vie pour toi et ça me fait peur ! Déjà avant aujourd'hui, j'avais peur de te perdre à chacune de nos missions… »

-« Tu n'es pas la seule à avoir peur en mission Sam. Si tu savais comme je préfèrerai te savoir à la base plutôt que sur le terrain. Mais pas parce que tu es une femme, ne t'enflamme pas, parce qu'à la base tu ne mets pas ta vie en danger au quotidien… »

-« Oh Jack… Comment on va faire pour gérer ça ? Si nous décidons de faire un bout de chemin ensemble, et même si la loi a changé, le général Hammond va devoir nous séparer ! Et je ne suis pas sure que je réussirai à gérer le stress de ne pas être là, à tes côtés sur le terrain, pour te couvrir en cas de danger… »

-« On n'a qu'à ne rien dire au début Sam… »

-« Je ne suis pas sûr que nous réussirons à les duper plus de cinq minutes ! Jack ! Même mon père, qui ne nous croise que rarement, s'est rendu compte de mon attachement à toi ! Et je pense qu'il est au courant de la réciprocité de cet attachement sinon il n'aurait jamais rien fait qui aurait pu me rendre malheureuse… »

-« Je n'en reviens toujours pas de l'intervention de Jacob… Mais je reste persuadé qu'on peut réussir à s'en sortir avec les militaires de la base… Enfin… J'admets que ce sera plus difficile avec Daniel et Janet mais… »

-« Le tout serait de les occuper à autre chose… De détourner leur attention… Et je connais un moyen radical pour ça ! »

-« Lequel ? »

-« Que penses-tu de faire en sorte qu'ils s'occupent plutôt de leurs affaires que des nôtres ? »

-« Voilà qui me conviendrait parfaitement ! »

De nouveau, le silence s'installa dans la chambre. Mais chacun dévorait littéralement l'autre du regard.

Les paroles qu'ils avaient échangées prenaient tout leur sens dans les yeux de l'autre. La main de Jack s'approcha timidement de Sam sous les couvertures et, malgré la peur de se faire repousser, il déposa le bout de ses doigts sur son bras. N'obtenant qu'un sourire en retour, il laissa ses doigts s'aventurer sur la peau nue de sa compagne. Cette dernière, enhardie par le geste de tendresse de Jack vis-à-vis d'elle, s'approcha doucement de Jack et posa sa tête au creux du cou de son colonel qui referma ses bras dans son dos. Sam était blottie dans les bras de Jack et cela n'avait rien à voir avec un trouble de la mémoire ou à une blessure quelconque de l'un d'eux.

-« A ton avis, Daniel y est pour quelque chose dans mon brusque changement de voisine ? »

-« Je ne voudrais pas être mauvaise langue mais il m'a paru bien connaitre madame Johnson… »

-« Je vais l'étriper ! »

-« Ou alors on pourrait aussi le remercier… »

-« … »

-« Quoique… J'ai bien envie de l'étriper moi aussi ! »

-« Tu as une idée de la raison qui l'a poussé à me faire ça ? »

-« Une histoire de pari à la con surement… »

-« Toi, tu en sais plus que tu ne veux bien le dire ! Alors ? » demanda Jack en se redressant pour regarder Sam en face.

-« On va dire que Daniel n'attend qu'une seule chose pour se déclarer auprès de Janet… »

-« Et c'est ? »

-« Que toi et moi nous devenions un couple sinon il va perdre son pari. »

-« Tu rigoles là ? »

-« J'en ai l'air ? »

-« Pas vraiment… » soupira Jack. « Sam ? »

-« Oui ? »

-« Il faut vraiment qu'on réussisse à lui cacher notre relation… »

Jack sentit Sam se raidir dans ses bras.

-« J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? »

-« C'est juste que… Que ça me fait drôle de… De nous voir comme ayant une relation… »

-« Il va falloir t'y habituer rapidement parce que je refuse de te laisser t'éloigner de moi après tout ce qu'on s'est enfin dit, » répliqua Jack en embrassant Sam.

Les baisers s'enchainaient et les mains partaient à l'exploration du corps de l'autre. Ils se séparèrent lorsqu'ils entendirent au loin les cloches des églises de la ville sonner quatre heures.

-« Il est si tard que ça ? »

-« On dirait oui… Et on se lève dans trois petites heures… »

-« Il serait plus raisonnable qu'on dorme un peu, tu ne crois pas ? »

-« Si… Tu as raison Sam. Bonne nuit, » dit Jack en l'embrassant et en la gardant dans ses bras. « Fais de beaux rêves… »

-« Bonne nuit à toi aussi Jack… Et ne t'en fais pas pour mes rêves, » répondit Sam en se calant un peu plus contre son torse.

Le temps passait et Sam écoutait les battements réguliers du cœur de Jack dans le silence de la chambre.

-« Je t'aime, » souffla Sam à l'oreille d'un Jack endormi.

-« Moi aussi je t'aime, » répondit Jack finalement pas si endormi que ça

De surprise, Sam se redressa et regarda avec de grands yeux effarés Jack qui lui souriait.

-« Pourquoi es-tu aussi surprise ? »

-« Je pensais que tu dormais… »

-« Cela te pose un problème ? »

-« Non… Je suis heureuse de te l'avoir dit… »

-« Moi aussi ma Sam… »

Après un dernier baiser, Sam reprend sa place dans les bras de Jack et tous les deux sombrent enfin dans les bras de Morphée.

Lorsque le réveil sonna trois petites heures plus tard, Jack crut à une mauvaise blague avant de réaliser qu'un corps chaud était tout contre lui. Les évènements de la journée et surtout de la nuit précédente lui revinrent en mémoire. Afin d'être persuadé que ce n'était pas un autre de ses rêves, il ouvrit ses yeux pour découvrir deux yeux bleus embués de sommeil le fixant avec insistance. Il aurait reconnu ses yeux entre mille ! Ce n'était pas un rêve ! Il s'agissait bien de Samantha Carter qui dormait dans ses bras ! Doucement, pour ne pas la brusquer, il l'allongea doucement à son côté et s'étendit au-dessus d'elle afin d'éteindre la sonnerie du maudit réveil. Lorsqu'il reprit sa place dans le lit, Sam le regardait en souriant.

-« Bonjour toi ! »

-« Bonjour. Bien dormi ? »

-« J'avais un très bon oreiller mais ce fut un peu court quand même… »

-« A qui le dis-tu ! »

Le regard de chien battu de Jack attendrit Sam qui s'approcha doucement de Jack, se blottit contre lui à nouveau et l'embrassa doucement.

-« J'ai connu des réveils matins beaucoup plus difficiles… »

-« Hum… Moi aussi… » minauda Sam en profitant de ce moment pour embrasser son compagnon.

-« Prête pour la fosse aux lions ? » demanda Jack, surpris mais heureux de découvrir cette parcelle de Sam.

-« Grr… » grogna Sam. « Pas envie… »

-« C'est moi qui dis ça d'habitude ! Tu n'as pas envie d'aller faire joujou avec ton réacteur à Naquadah ? »

-« Ce n'est pas la perspective de retrouver mon laboratoire qui ne m'enchante pas ! C'est celle de devoir subir un interrogatoire de la part de Janet et surement de Daniel également… »

-« C'est sûr que, vu sous cet angle, je préférerai rester au lit avec toi… » répondit Jack entre deux baisers.

Les minutes passaient et, quand la fonction répétition du réveil s'enclencha, ils n'avaient toujours pas bougé de dessous les couvertures…

-« Bon, ce n'est pas tout mais, si on arrive en retard, ils vont encore moins nous lâcher ! »

-« Comme toujours tu as raison… Alors debout… » ajouta Jack à contrecœur avant de se lever.

-« J'aime beaucoup avoir le droit de savourer de telle vision au réveil… »

-« Je pourrais te retourner le compliment… Ce petit pyjama est tout à fait charmant… »

-« Dehors ! »

-« A tes ordres mademoiselle ma petite amie, » dit Jack avec un air mutin avant de quitter rapidement la pièce.

-« Jack O'Neill ! »

Jack prit le chemin de la cuisine afin de commencer à préparer un petit déjeuner romantique à sa subordonnée. Pendant ce temps, Sam fila sous la douche pour se délacer sous le jet d'eau chaude. Elle n'en revenait pas de tout ce qui s'était passé en moins de 24 heures ! Après des années d'attente, il avait suffi d'une toute petite journée pour tout changer. Elle sortit de la douche et s'enroulait dans une serviette chaude quand la porte s'ouvrit sur un Jack plus que surpris.

-« Je n'avais pas réalisé que tu étais encore là ! » s'excusa Jack avant de se détourner rapidement.

-« Jack, » dit Sam en le rattrapant par le bras. « Il me semble que nous avons décidé de faire un bout de chemin ensemble alors où est le problème ? »

-« … »

-« C'est bien toi qui a parlé de moi comme étant « mademoiselle ta petite amie » il n'y a pas plus d'un quart d'heure, non ? … Je… Je ne te plais pas ? » demanda Sam soucieuse tout d'un coup et baissant les yeux vers le sol.

-« Oh mon Dieu Sam, non ! Ne crois pas ça ! Tu es magnifique ! » répondit Jack en la prenant dans ses bras.

-« Alors pourquoi t'es-tu détourné de moi ? » demanda timidement Sam.

-« Je… J'avais peur que tu m'en veuilles d'avoir fait irruption dans la salle de bain… »

-« Jack, si j'avais vraiment voulu protéger mon intimité, tu ne crois pas que j'aurai fermé la porte à clé ? »

-« Si… Mais je… »

-« Tu ? »

-« Ne me dis pas que tu ne t'en es pas rendue compte Sam, je ne te croirai pas… »

-« C'est très flatteur tu sais, » murmura la jeune femme.

-« Tu es belle quand tu rougis ma Sam… » répondit Jack sur le même ton que sa compagne avant de s'emparer de ses lèvres avec ferveur.

Les baisers s'enchainèrent et les mains partaient à la découverte. Bientôt la serviette qui entourait le corps de Sam se détacha et glissa jusqu'à ses pieds. Jack ferma ses yeux pour essayer de garder un minimum de contrôle mais Sam ne faisait rien pour l'aider en se blottissant un peu plus contre lui et en laissant jouer ses doigts sur son corps musclé.

-« Tu vas me rendre fou Sam… »

-« Ce n'est pourtant pas le but… Allez, dépêche-toi de prendre ta douche, on va être en retard… »

-« De toute manière, on est déjà en retard… Alors un peu plus ou un peu moins, » dit Jack en entrainant doucement mais surement Sam avec lui sous la douche.

-« Jack ! J'ai déjà pris ma douche ! »

-« Et bien tu vas en reprendre une avec moi ! » la défia Jack en rentrant sous la douche avec Sam.

-« Jack ! Tu es toujours habillé ! »

-« Ça peut s'arranger… » répondit Jack en retirant rapidement son caleçon.

La douche prit du temps. Jack et Sam se découvraient mutuellement sans pour autant aller trop vite. Après des années d'attente, ni l'un ni l'autre ne voulait pas précipiter plus les choses. Une fois leurs sens quelque peu apaisés, ils sortirent en rigolant comme deux enfants de la douche, se dépêchèrent de se préparer et d'avaler un rapide petit déjeuner avant de s'apprêter à prendre la route de la base.

-« On fait comment ? »

-« Pour aller à la base ? »

-« Hum…

-« C'est sûr qu'il va falloir trouver une excuse… «

-« Mais ça ne va pas nous empêcher d'avoir le droit à plein de sous-entendus de la part de Daniel et Janet entre autre… »

-« En même temps, si tu n'avais pas la mauvaise habitude d'arriver tout le temps en avance ! »

-« Parce que c'est de ma faute maintenant ? »

-« Euh… On peut dire que ta voiture est tombée en panne, » détourna Jack. « Et que tu as dû m'attendre pour que je te conduise à la base… »

-« Change de sujet, je ne te dirai rien ! »

-« Donc on fait ça alors ? »

-« Tu ne changeras donc jamais hein ? »

-« C'est ce qui fait mon charme, non ? »

-« Je t'aime… »

-« Allez en route ma Sam ! »

Dans la voiture, sur le chemin qui les menait à la base, Jack et Sam peaufinèrent leur histoire et tentèrent de mettre au point de plusieurs tactiques pour détourner les interrogatoires qu'ils subiront de la part de leurs amis…

Pendant que le tout jeune couple établissait son plan d'action dans la voiture, Daniel et Janet discutaient à l'infirmerie, assis côte à côte sur le lit de l'archéologue. Ensemble ils s'interrogeaient sur le retard inhabituel du major, surement dû au fait qu'elle avait passé la soirée et la nuit chez son colonel. Cependant, à parler de rapprochement potentiel, la conversation dérapa vers un autre sujet…

-« A votre avis, il s'est passé quoi exactement pour que Sam soit en retard comme ça ? »

-« J'aimerai beaucoup que ça ait à voir avec une nuit torride et passionnée… »

-« Daniel ! »

-« Bah quoi ? Le jour où ils avanceront je pourrai enfin faire ce dont je rêve depuis des mois… »

-« Pourquoi faut-il absolument que vous attendez que Jack et Sam se déclarent pour faire ce qui vous rend heureux ? »

-« A cause d'un stupide pari… »

-« Un jour, ces paris vont finir par tout faire capoter Daniel, » dit Janet avec tristesse. « Si vous attendez trop longtemps, le bonheur risque de vous échapper… »

-« Janet, » s'inquiéta tout de suite Daniel en s'approchant du docteur, « qu'est-ce qui vous arrive ? »

-« Rien, laissez tomber ! »

-« Je n'ai pas envie de « laisser tomber » Janet ! Dites-moi ce qui se passe ? »

Janet voulut se lever mais Daniel fut plus rapide qu'elle et se saisit de sa main pour l'obliger à rester à ses côtés.

-« Je ne vous laisserai pas vous enfuir sans m'avoir parlé Janet ! »

-« Ça vous va bien de dire ça ! » s'énerva Janet.

-« Mais qu'est-ce que j'ai fait ? »

-« Rien ! Justement ! » répondit Janet avec humeur en se dégageant d'un geste brusque.

Flashback

En garant sa voiture devant chez Daniel, Janet remarqua tout de suite les rideaux de la fenêtre du salon de chez son ami bouger légèrement. Elle sourit en pensant à la vieille dame qu'elle allait revoir d'ici peu. Après avoir rappelé à Cassandra d'être polie et agréable avec madame Johnson ce qui fit bruyamment soupirer la jeune fille, Janet aida Daniel à prendre place dans le fauteuil roulant.

A peine la petite troupe avait-elle atteint le palier que la porte de l'appartement s'ouvrit sur Martha. Cassandra salua chaleureusement la vieille dame avant de déposer le sac qu'elle portait dans l'entrée pour se précipiter vers la bibliothèque de l'archéologue et se plonger dans la lecture d'un ouvrage d'Egyptologie ancienne.

-« Bonjour madame Johnson ! »

-« Bonjour Janet mais, s'il vous plait, appelez-moi Martha… »

-« Si jamais Jack s'en rend compte, je vais me faire tuer… »

-« Ne vous en faites pas mon chou, je saurai arrondir les angles avant qu'il ne soit trop tard ! Alors mon petit Daniel, comment vous sentez vous ? »

-« J'ai connu mieux… Et vous Martha ? Vous vous faites à mon appartement ? »

-« Bien sûr ! La cuisine est un peu petite mais sinon votre appartement est très agréable et bien situé. »

-« Daniel, je pense qu'il faudrait que vous vous reposiez un peu. C'est la première fois que vous quittez l'infirmerie depuis votre accident et vous avez fait plein de choses depuis ce matin… »

-« Je crois que vous avez raison… Ça ne vous dérange pas si je vous abandonne ? »

-« Ne vous en faites pas Daniel, je suis sure qu'avec Janet nous trouverons à nous occuper et la petite Cassadra est plongée dans la lecture de son ouvrage… »

-« Je vous abandonne alors Mesdames... »

-« Daniel, vous allez vous en sortir ? »

-« Mais oui Janet ! »

-« D'accord mais n'hésitez pas à m'appeler en cas de problème ! »

-« Oui madame le Médecin Chef... » soupira Daniel avant d'ajouter tout bas, « Dragon... »

Daniel se dirigea tant bien que mal vers sa chambre. Décidément, manipuler seul un fauteuil roulant était loin d'être évident ! Surtout dans un espace encombré comme pouvait l'être l'appartement de l'archéologue...

Martha et Janet prirent la direction de la cuisine pour se préparer du thé et ranger les quelques courses que Janet avait rapporté de chez elle. Les minutes passaient mais des bruits sourds leur parvenaient toujours depuis la chambre de Daniel.

-« Je pense que vous feriez mieux d'aller voir Janet car je suis sure qu'il ne vous appellerait pas même si sa vie en dépendait... «

-« Vous avez raison... Les semaines qu'il vient de passer enfermé à l'infirmerie ont très nettement entamé son caractère... Je reviens. »

-« Prenez votre temps ma chère, je vais aller rejoindre votre charmante fille. Au fait, la chambre de Daniel c'est la 3e porte à votre gauche. »

-« Merci. »

Janet prit la direction de la chambre de l'archéologue et frappa timidement à la porte désignée.

-« Daniel ? »

-« Et merde... » lui parvint à travers la porte.

-« Daniel ? Tout va bien ? »

Les bruits sourds continuaient et Janet s'inquiéta.

-« Je rentre Daniel. »

Janet ouvrit la porte et découvrit Daniel tentant en vain de sortir de son fauteuil pour s'installer sur son lit.

-« Il fallait m'appeler Daniel ! »

-« Je ne voulais pas abuser... Vous devez déjà passer toute votre journée de repos cloitrée chez moi avec Cassandra... »

-« Daniel, ma fille est ravie de cet état de fait ! Elle peut farfouiller comme elle le souhaite dans votre bibliothèque ! »

-« Oui mais vous ? »

-« Ne vous en faites pas Daniel, je trouve mon compte moi aussi, » dit Janet en rougissant légèrement.

-« Vous m'en voyez ravi, » répondit Daniel en souriant. « Vous venez m'aider ? »

-« Je suis là pour ça ! »

Janet entreprit alors de soulever délicatement Daniel et de l'installer sur son lit. Une fois, Daniel allongé, elle lui retira sa chaussure et rabattit la couverture sur lui.

-« Ça va aller Daniel ? »

-« Oui… Merci Janet, » murmura Daniel s'endormant déjà à moitié.

-« Dormir ne pourra vous faire que du bien, » répondit Janet en passant tendrement une main dans les cheveux de l'archéologue.

-« Janet… » murmura Daniel en tournant sa tête pour qu'elle repose sur la main du docteur.

-« Reposez-vous Daniel, je ne serai pas loin. Je vous le promets. »

Sur ces bonnes paroles, Janet se redressa et quitta la chambre de l'archéologue après un dernier regard vers l'homme endormi. Elle rejoignit une Martha tout sourire dans le salon. Madame Johnson avait en effet été témoin de la scène qui s'était déroulée entre Janet et Daniel ayant suivi la doctoresse à son insu. Elle avait pris conscience que son voisin n'était pas le seul à avoir des œillères devant les yeux ! Son actuel colocataire n'était pas mal dans son genre non plus… Tout comme cette charmante femme médecin d'ailleurs… Bienveillante, Martha tendit à Janet un mug de thé fumant.

-« Comment va mon petit Danny ? »

-« Il se repose. Ça ne peut que lui faire du bien dans son état. »

-« Vous lui prodiguez les meilleurs soins possibles en tout cas ! »

-« Qu'entendez-vous par là Martha ? »

-« Que mon petit Danny pense un peu trop au bonheur de ses amis et pas assez au sien… Il me semble pourtant que vous et lui êtes particulièrement proche… Un peu comme mon petit Jack et ce joli major… »

Janet s'étouffa avec sa gorgée de thé en entendant ces paroles. Elle se mit à tousser violemment ce qui confirma Martha dans ses pensées.

-« Qu'est-ce… Qui vous… fait dire ça ? » demanda Janet entre deux quintes.

-« Une intuition pas toute récente mais surtout ce que j'ai surpris tout à l'heure dans la chambre de Danny… »

-« Quoi ? Vous… Mais… »

-« Mon chou, je ne suis pas née de la dernière pluie ! »

-« … »

-« Ça dure depuis quand votre petit manège avec Danny ? »

-« Je… Mais… Non ! »

-« Ma chère, j'ai quand même un tout petit peu d'expérience dans les relations humaines ! Quand je vous vois interagir avec Daniel, je revois mon petit fils et celle qui est enfin devenu sa femme avant ! Et ne démentez pas, je suis sure de ce que j'avance ma petite Janet ! »

Le docteur restait sans voix. Ce que venait de lui dire Martha lui faisait réaliser certaines choses qu'elle n'avait pas forcément envie de mettre sur le devant de la scène…

-« Vous savez, si ce qui vous fait peur est la réaction de votre fille, vous n'avez absolument pas à vous en faire. Cassandra adore Daniel et visiblement il le lui rend bien. »

-« Qu'entendez-vous par là Martha ? »

-« Que votre charmante fille est très attachée à vos amis et tout particulièrement à Daniel… Et que Daniel aime votre fille de tout cœur… Je ne sais pas si vous avez fait attention mais, dans sa chambre, sur sa table de nuit, il y a trois photographies : une de ses parents, une de SG-1 avec le général Hammond et une femme d'un âge certain et enfin une autre de Cassandra et vous-même. »

-« … »

-« Vous n'aviez pas remarqué ? »

-« Euh… Non… Je me demande d'où il tient ce cliché… »

-« D'après ce que j'ai compris, il l'a discrètement volé à Samantha lors d'une soirée que l'équipe avait faite chez elle il y a quelques temps déjà… »

Janet resta sans voix. Cette révélation lui laissait entrevoir un avenir, certes encore flou mais bien présent. Son cœur se gonfla et se réchauffa… Pendant de longues minutes, Janet resta silencieuse, à boire son thé, sous le regard amical de Martha avant que la conversation ne prenne un tour léger en attendant que le maître des lieux ne se réveille de sa sieste.

-« Janet ? appela la voix endormie de Daniel. »

-« On dirait que le grand blessé émerge… Je reviens. »

-« Prenez votre temps, je vais refaire du thé. »

-« Merci Martha. »

Janet s'éclipsa et revint 20 minutes plus tard, poussant le fauteuil de Daniel dans la pièce.

-« Vous vous sentez mieux mon petit Daniel ? »

-« C'est pas le Pérou mais je me sens beaucoup mieux merci. »

-« Au fait, vous avez des nouvelles de mon petit Jack et de sa Sam ? »

-« Pas depuis ce matin… »

-« Vous croyez que mon petit Jack va enfin faire un pas ? Ça va bientôt faire un mois que je squatte ici… »

-« Eh bien, la charmante jeune femme que vous avez trouvée pour habiter chez vous semble avoir réussi à exaspérer Jack et il est arrivé de charmante humeur ce matin. »

-« Vraiment ? Racontez-moi tout ! »

-« Eh bien, cette femme, je ne sais pas où vous l'avez trouvé mais elle est parfaite ! Elle a mis Jack dans un de ces états ! Du coup, pour que celle qu'il appelle la « sangsue » le lâche un peu, il a été décidé que Sam se ferait passer pour sa petite amie… Ils ont rendez-vous ce soir… »

-« Mais pourquoi ne me l'avez-vous pas dit tout de suite ? C'est une super nouvelle ça ! »

« A qui le dites-vous Martha ! J'ai hâte d'être à demain moi ! »

-« Daniel ! »

-« Osez me dire que vous n'êtes pas aussi impatiente que moi Janet ! »

-« … »

-« Je suis même intimement persuadé que vous ne tiendrez pas jusqu'à demain et que Sam recevra un appel de votre part… »

-« Ce n'est pas juste Daniel ! Vous nous connaissez trop ! »

-« C'est intéressant ça… » murmura Martha avec un petit sourire.

-« N'y pensez même pas Martha ! Je commence à vous connaître ! »

-« Je ne vois pas du tout ce que vous insinuez mon petit Daniel… »

-« Ne faites pas l'innocente madame Johnson ! »

-« Oh… Vous ne servez du « madame Johnson » maintenant ? Ça, ça ne peut que vouloir dire que vous n'êtes pas à l'aise… »

-« Martha ! »

-« Je vous trouve bien silencieuse ma petite Janet… »

-« Je ne vois pas ce que je pourrais dire… Vous semblez si sûre de vous ! »

-« Oh mon Dieu ! Mais il se passe quoi dans cette base ? Ils vous lobotomisent le cerveau ou quoi ? »

Daniel et Janet se sentaient dépassés par les évènements. Ils se regardaient, effarés par les propos de Martha…

-« Non mais sérieusement ! Regardez-vous ! J'ai devant moi les répliques de mon petit Jack et de sa Sam ! Bougez-vous avant qu'il ne soit trop tard mes enfants ! Croyez-en ma grande expérience… Je ne suis pas née de la dernière pluie ! »

-« Madame Johnson, si vous parvenez à quelque chose avec Daniel et Maman, je vous embrasse ! »

-« Cassandra ! »

-« Non mais attendez ! Moi ça fait des années que j'y travaille et… »

-« Cassandra Fraiser ! »

-« Mais laissez donc cette petite s'exprimer ! Viens me voir ma chérie et raconte-moi tout… Et puis appelle-moi Martha mon chou, je pourrais être ta grand-mère, ajouta la vieille dame en souriant. »

Cassandra s'approcha du canapé et prit place aux côtés de madame Johnson, comme deux membres très complices d'une même famille. Daniel et Janet ne savaient plus quoi faire ni où se mettre. La gêne les avait envahis et leur teint avait pris une jolie coloration rosée.

-« Eh bien, depuis le début, Maman et Daniel ont une… Relation particulière ! Maman est toujours plus tendue quand Daniel est en mission… Et puis, si Daniel a le malheur de se blesser, elle devient irritable comme c'est pas permis ! Mais elle n'est pas la seule ! Daniel est pire qu'elle ! Enfin… Pas dans le même ordre d'idées bien sûr mais, à chaque fois que je passe du temps avec lui pour étudier les Egyptiens et autres civilisations anciennes, il passe au moins une heure à me poser des questions pas très discrètes sur Maman ! J'en peux plus moi ! En plus, depuis le temps, ils devraient savoir que je n'attends qu'une chose… »

-« Et c'est quoi ma petite chérie ? »

-« Ben… »

-« N'ai pas peur et dis tout à Mamie Martha… »

-« Moi ça ne me gênerait absolument pas d'avoir Daniel comme Papa ! En plus, il joue ce rôle depuis le début alors ce serait normal, non ? »

-« Cassie… »

L'émotion de la jeune fille était palpable. Son teint rosé et sa tête baissée, elle se cachait dans les bras de Martha. Elle venait en effet d'exprimer tout haut ce qu'elle pensait tout bas depuis des années et avait peur de la réaction de ceux qu'elle considérait depuis toujours comme ses parents. La vieille femme, de son côté, n'en revenait pas de ce qu'elle avait réussi à mettre à jour en si peu de temps ! Elle savait que Daniel avait des sentiments pour sa doctoresse mais elle ignorait le matin même encore qu'ils étaient réciproques et que la fille de la jeune femme considérait son petit Daniel comme son père ! Anxieuse, elle attendait la réaction des deux adultes avec impatience…

-« Cassie… » répéta Daniel la voix enrouée par l'émotion. « Regarde-moi s'il te plait. »

La jeune fille obéit timidement et croisa enfin le regard de ses parents.

-« Cassie, ma puce, je… » commença Daniel bouleversé. « Je suis très touché que tu me considères comme ton père. Et, si ta maman est d'accord bien sûr, » ajouta-t-il en regardant Janet, « je serai honoré et fier de jouer ce rôle à temps plein. »

-« Ma fille vous a déjà choisi Daniel. C'est le plus beau des cadeaux possible et soyez assuré que je ne m'y opposerai pas. J'en serai au contraire ravie Daniel. »

Entendre ses parents valider son choix remplit Cassandra d'une joie immense. Un sourire radieux illuminait son visage et ses yeux étaient humides tellement l'émotion était forte.

-« Papa ! » dit-elle est se jetant dans les bras de Daniel.

-« Aïe, » ne put étouffer l'archéologue.

-« Doucement Cassandra ! N'oublie pas que ton père est blessé ! »

-« Je suis désolée Papa… »

-« Ce n'est rien ma chérie. Viens-là… »

La jeune fille se blottit contre Daniel, émue aux larmes. L'archéologue fit signe à Janet de se joindre à eux et elle ne se fit pas prier. Martha souriait en regardant cette nouvelle cellule familiale se créer.

-« Pourquoi ne nous as-tu rien dit avant Cassandra ? » souffla Janet quand elle fut enfin de nouveau capable de parler.

-« Je… J'avais peur que Daniel ne veuille pas… Ou que toi tu le prennes mal… »

-« Oh ma puce, » dit Janet en prenant sa fille dans ses bras. « Tu sais pourtant que ton bonheur est ce qui compte le plus pour nous ! »

-« Je… J'en avais parlé vous savez… »

-« A qui ? »

-« A Jack lors de notre dernier week-end en tête-à-tête au chalet et aussi à Sam… Mais là, ça fait déjà deux ans je pense… »

-« Mais pourquoi ne nous en ont-ils jamais parlé ? »

-« Je leur avais fait promettre de ne rien dire… »

-« Et qu'est-ce qu'ils t'ont conseillé quand tu leur as dit, » demanda Daniel.

-« De vous en parler… Que vous ne diriez pas non… Enfin… De trucs comme ça… Je sais que, suite à ma conversation avec Jack, Sam et lui en ont parlé ensemble… Ils ont essayé de me convaincre de vous parler mais j'avais trop peur… »

-« Et pourtant, aujourd'hui, tu as réussi à nous le dire… »

-« Parce que j'en ai marre ! Marre que vous ne voyez jamais rien ! Marre que vous seuls ne comprenez pas ce qui se passe autour de vous ! Marre d'être le dindon de la farce ! Marre ! Marre ! Marre ! »

-« Cassandra ! »

-« Non mais sérieusement ! Vous critiquez Jack et Sam mais vous êtes pire qu'eux ! Au moins, dans leur cas, il n'y a pas d'enfant au milieu ! »

-« Cassandra Fraiser ! »

-« C'est bon… J'ai compris… Je suis punie… » répondit la jeune fille en se levant et en s'éloignant tête baissée.

-« Attends une minute Cassandra ! » intervint Daniel.

-« Plus de Cassie ? »

-« Ne détourne pas la conversation jeune fille ! Reviens me voir une minute. »

Cassandra obéit à contrecœur et vint s'asseoir à côté de Janet sur le canapé. Daniel manœuvra son fauteuil pour lui faire face.

-« Ecoute-moi bien Cassandra, on va mettre les choses au clair une bonne fois pour toute ! J'ai beau t'adorer, je ne tolèrerai pas que tu nous parles comme ça à ta mère et à moi. Je crois que je comprends ce que tu ressens et je te remercie de nous en avoir parlé. Cependant, entre ta mère et moi, c'est… » Daniel jeta un rapide coup d'œil à Janet. « C'est compliqué… »

-« Je suis d'accord avec Daniel Cassandra. »

-« Je… J'ai compris… Je suis désolée… » Cassandra marqua une pause avant de reprendre. « Mais promettez-moi une chose… Parlez… Dites-vous enfin ce que tout le monde sait déjà à part vous deux… »

Daniel et Janet se regardèrent, gênés par la requête de leur fille mais acquiescèrent tout de même.

-« Nous te le promettons Cassie. »

-« J'aime bien quand tu m'appelles Cassie Papa. »

-« Et moi j'adore quand tu m'appelles Papa ma chérie. »

Cassandra embrassa sa mère puis son tout nouveau père avant de rejoindre la bibliothèque de l'archéologue et de se replonger dans la lecture de son ouvrage. Dans le salon, le départ de la jeune fille mais surtout ce qui avait été dit avait jeté un voile de flottement. Les trois adultes essayaient, avec plus ou moins de succès, d'analyser les évènements… Les minutes passaient, silencieuses…

-« Qui veut du thé ? »

-« … »

-« D'accord, j'ai compris ! Je reviens ! »

Lorsque Martha revint quelques minutes plus tard, Daniel et Janet s'étaient ressaisis et discutaient presque normalement des changements que la nouvelle paternité de Daniel induit dans l'univers familial.

Le reste de la journée se passa sous de meilleurs hospices. Chacun savoura ses agréables moments ensemble. Malgré la fatigue, Daniel parvint à rester avec les trois femmes et même à les suivre dans une petite virée shopping ! Lorsque Janet se rendit finalement compte que l'archéologue n'en pouvait plus, elle reprit la direction de la base afin que Daniel soit pris en charge par ses collègues à l'infirmerie. Une fois Daniel confortablement installé dans son lit, Janet s'assit sur une chaise à son côté.

-« Comment vous sentez-vous Daniel ? »

-« Je suis épuisé… »

-« En même temps, vous auriez dû nous dire plus tôt que vous ne vous sentiez pas bien. Nous serions rentrés plus tôt ! »

-« Je voulais faire plaisir à notre fille… »

-« Mais pas au détriment de votre santé Daniel ! Aujourd'hui était votre première sortie depuis votre accident… Elle aurait compris vous savez… »

-« Je sais mais… »

-« Je comprends Daniel, ne vous en faites pas… »

-« Et si vous appeliez Sam pour savoir où ils en sont le colonel et elle ? »

-« Fatigué ou pas, vous ne perdez pas le nord vous ! »

-« Allez Janet ! S'il vous plait… »


TBC...

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