Titre : un parti intéressé.

Auteur : mangafana.

Bonjour, donc voilà, une autre fic sur Sherlock, c'est dingue comme cette série m'inspire, ça ne m'était plus arrivé depuis torchwood.

Pour info, ceci est le dernier chapitre.

Comme toujours, j'écris sans bêta donc j'espère avoir évité de trop grosses fautes. Si vous laissez une review, ça sera toujours avec plaisir mais s'il vous plait, si elles sont négatives, mettez au moins un élément constructif dedans, si c'est juste pour me dire que j'écris de la merde, passez votre chemin et arrêtez de me lire, merci.

Bonne lecture !

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L'homme vira au rouge et manqua s'étouffer dans sa salive.

-Walter ? Est-ce que c'est vrai ?

-Mais … non, enfin, jamais je n'aurai donné ce code, même à ma fille.

-Sherlock ? Comment vous savez ça ?

-Le parfum ! Dans l'entrepôt, il y avait un petit parfum fleuri qui flottait près de là ou était la cocaïne. C'était un parfum de jeune femme, 18/19 ans peut-être, pas plus. Toutes les femmes de l'équipe sont plus âgées et aucune ne porte ce parfum, contrairement à ce cher gardien qui en a une petite touche. Sans doute qu'avant de partir, il a embrassé sa fille pour lui souhaiter une bonne journée et un peu de son parfum s'est retrouvé sur lui. Elémentaire. Affaire résolue, dorénavant, merci de ne nous appeler que quand ça en vaudra la peine, ou au moins quand ça sera un peu plus compliqué à trouver.

Sherlock fit ensuite un demi-tour serré qui fit voler son manteau et se dirigea vers la route, cherchant déjà un taxi, heureux d'avoir séché tout le monde.

Le portable de Sherlock se remit à biper et John lu le message :

''Quel poseur … MH''

John eut un bref rire puis suivi son ami, le sourire aux lèvres.

En fait, Mycroft était plein de surprise et il semblait avoir beaucoup d'humour.

Le médecin rejoignit Sherlock dans le taxi puis redonna son portable à son ami. Sherlock grogna en lisant le texto puis rengaina son téléphone. Le portable de John bipa alors.

''Je comprends que tu aies besoin d'un peu de temps avant que l'on se revoit. Dis moi quand tu veux que je t'envoi une voiture. MH''

''Merci de ta compréhension. Je te ferai signe. JW''

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Au final, ce soir là, John n'appela pas Mycroft, et Mycroft n'appela pas non plus John mais, sans qu'ils sachent qui l'avait fait en premier, ils s'écrivirent des texto toute la soirée et le lendemain. Comme deux adolescents amoureux …

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Vers les 3 PM, John reçu un appel inconnu sur son téléphone. Il fronça les sourcils mais décrocha tout de même.

-Allo ?

-Capitaine John Watson ?

-J'ai été réformé pour blessure mais oui, c'est moi.

-Ici le médecin principal Montgomery. Je vous appelle pour une petite question. Vous étiez bien un médecin militaire sur le front en Afghanistan ?

-Oui.

-Vous étiez même plutôt bon, selon les rapports.

-Disons que j'arrivais à soigner 2/3 bleus tout en slalomant entre les balles.

-C'est déjà ça. J'ai besoin d'un médecin à l'hôpital militaire de Tottenham. Un médecin pour les consultations courantes surtout. Est-ce que ça vous intéresse ? Vous reprendriez votre grade précédent, votre salaire précédent mais vous aurez la certitude de ne pas repartir à la guerre.

-… Euh, je vous remercie mais … J'ai déjà un travail, en ce moment et il prend beaucoup de mon temps même si je ne suis pas … bien payé pour le faire …

-Oui, j'ai lu les journaux, je suis au courant pour vos enquêtes, ne vous inquiétez pas, je serai très compréhensif sur vos absences.

-… je vous remercie … Hum, je peux vous rappeler pour vous donner ma réponse ?

-Bien sur capitaine. Bonne journée.

Et John raccrocha. Très pensif. Cette conversation était vraiment très étrange.

Il réfléchi à la situation puis envoya un texto, prit son blouson et sorti en criant un :

-Ne m'attends pas ce soir, je ne sais pas à quelle heure je vais rentrer.

Sherlock continua à jouer du violon devant la fenêtre, regardant John trouver un taxi par cette belle journée ensoleillée londonienne. Il fini de jouer son morceau avant de prendre son téléphone qui avait bipé dès le départ de John.

''Où est-il parti ? MH''

Sherlock soupira, qu'est-ce que son frère pouvait l'agacer, à être aussi possessif et jaloux. Il répondit :

''Je ne sais pas. SH' Avant d'éteindre son téléphone le temps qu'il finisse son répertoire de musique classique.

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Depuis que John était parti de l'appartement en coup de vent, Mycroft réfléchissait. Qu'est-ce qu'il faisait ? Il le suivait ou pas ? Il avait toujours su que sa jalousie maladive pouvait être un problème mais tant qu'il n'avait pas de relation suivi, ça ne lui posait pas de problème.

Il avait l'intention de construire quelque chose de durable avec John et il savait que la confiance était essentiel dans un couple mais le fait que son amant parte comme ça, seul, sans rien dire à son frère et sans répondre aux texto qu'il lui envoyait, ça l'angoissait et ça faisait revenir au galop sa jalousie et sa possessivité.

Il savait que John ne courait aucun risque, le médecin savait se défendre et puis de toute façon, il était sous la surveillance d'un agent entrainé qui interviendrait en cas de danger mais, et si il partait rejoindre Sarah ?

Après tout, ils ne s'étaient séparés que depuis 3 jours, peut-être que John avait encore des sentiments pour elle … et si jamais elle le suppliait de se remettre avec elle ?

John était trop gentil, il pouvait dire oui simplement pour ne pas la voir pleurer !

Non, il ne laisserait pas ça arriver.

Mycroft prit la décision de suivre John, pour s'assurer que tout se passerai bien pour son amant.

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John traversa la route, à la recherche d'un taxi pour le ramener chez lui. Son rendez-vous avait été pleinement satisfaisant et il avait hâte de rentrer pour raconter ça à Sherlock … et peut-être pourrait-il aussi appeler Mycroft ?

Justement, en parlant du gouvernement britannique, une berline noire se gara devant lui. La portière s'ouvrit automatiquement, laissant apparaître Mycroft.

John sourit et s'exclama :

-Mycroft, justement, j'allais t'appeler, est-ce que …

-Monte, John !

La voie de Mycroft était basse, sèche et ne laissant aucune possibilité de discussion.

John, refroidi pour le coup, n'épilogua donc pas et monta dans la voiture.

Il se tourna vers Mycroft et voulu parler mais l'homme le prit de vitesse :

-Attache ta ceinture. Nous nous rendons chez moi. J'ai des choses à te dire alors attends jusque là avant de parler.

L'ordre était clair, silence jusqu'au lieu d'arrivé. John voulu se rebiffer mais il ne désobéissait jamais à un ordre.

Au pire, il pourrait dire sa façon de penser à Mycroft une fois arrivé à destination.

La voiture s'arrêta devant la maison de Mycroft. Le politicien sorti puis alla ouvrir la portière de John.

Le médecin sorti de l'habitacle puis suivi Mycroft jusque dans la maison. L'autre homme le mena dans le salon à gauche puis referma la porte derrière eux.

John allait parler quand Mycroft lui désigna son fauteuil et dit :

-Assied toi, je t'en pris.

John, contrarié, suivi tout de même le signe et s'assit sur ce qui était devenu SON fauteuil.

Mycroft s'assit en face de lui et commença à parler :

-Je n'ai pu faire autrement que de remarquer que tu étais parti, un peu plus tôt dans l'après-midi. Sherlock ne savait pas où tu étais et mon agent t'as perdu de vu au bout de 10 minutes, sans réussir à te retrouver jusqu'à ce que je te repère grâce aux caméras de surveillance, peu de temps avant que je n'arrive. Est-ce que tu peux me dire ce que tu faisais ? Avec qui tu étais ? Je pensais pourtant que nous avions été clair l'un avec l'autre sur la fidélité, à moins que nous n'ayons pas la même conception de la fidélité …

-Attends, est-ce que tu m'accuse d'infidélité ? On est ensemble que depuis 3 jours, je le sais bien, mais tout de même, je ne suis pas ce genre de personne, je pensais que tu le savais. Je ne conçois pas l'infidélité, ça ne fait pas parti de ma ligne de conduite.

-Je sais … mais … s'il te plait, dis moi où tu étais, et surtout, avec qui !

-Ecoute … je sais, que c'est à toi que je dois cette proposition de l'armée de prendre un poste de médecin militaire à Tottenham. Je t'en remercie, vraiment, mais je ne prends pas les postes que j'obtiens par piston. Je n'aime pas ça, ça non plus ce n'est pas dans mon caractère.

-J'ai fais ça pour toi, pour que tu aies un travail, ça semble tellement important pour toi, et je sais que notre relation est encore trop neuve pour que tu accepte que je te paye ton loyer ou que je te donne de l'argent alors …

-Mycroft, maintenant ou plus tard, ça sera toujours non, je ne me fais pas entretenir, par qui que ce soit. Merci encore d'avoir pensé à moi mais je n'ai pas besoin de toi pour me trouver un travail. Tout à l'heure, j'ai pris rendez-vous avec le lieutenant Lestrade. Je l'ai vu en secret parce que je voulais te faire la surprise, ainsi qu'à Sherlock. J'ai discuté avec lui et j'ai obtenu un poste à l'hôpital général, dans l'aile du Yard. Je serai principalement chargé de l'aptitude des policiers, comme ce que tu me proposais à l'armée, sauf que là, j'aurai des autorisations pour autopsier les corps et je serai aussi appelé sur certaines scènes de crimes en tant que légiste, comme Anderson en quelque sorte. Mais comme je travaillerais pour le Yard, quand ils confiront une enquête à Sherlock, je serai automatiquement mis sur le coup, ce qui évitera les prises de bec entre ton frère et Anderson. De plus, comme je serai un membre honoraire du Yard, j'aurai une autorisation pour mon arme et le droit de tirer, en dernier recours … c'est tout bénèf pour moi, en sommes.

-C'est ça que tu es parti faire tout à l'heure ?

-Oui, je te le promets. Rien que ça, j'assure mon avenir et la sécurité de Sherlock.

-Je suis désolé d'avoir été si jaloux, c'est juste que … nous ne nous fréquentons pas depuis longtemps et pourtant, j'ai l'impression que je tiens à toi comme si je te connaissais depuis toujours. Je veux vraiment passer le reste de ma vie avec toi et je veux que nous soyons complice en tout, que nous nous fassions confiance et que nous puissions nous appuyer l'un sur l'autre. J'ai bien conscience que c'est moi qui n'ai pas eu confiance en toi mais je suis tellement anxieux et mal à l'aise dans cette situation.

-Mycroft, je vais te dire quelque chose que je pense être vrai même si nous n'avons pas encore vraiment eu beaucoup d'intimité. Je t'aime. Je pense être tombé amoureux de toi. Je ne peux pas te jurer que je t'aimerai pour toujours mais je peux te jurer qu'au jour d'aujourd'hui, tu es la personne à laquelle je tiens le plus.

Mycroft se leva et tendit une main vers John. Celui-ci la prit et se leva également. Mycroft l'attira alors dans ses bras et John put enfin poser sa tête dans le giron de l'homme plus grand, déposant un baiser sur sa peau douce et sensible du cou alors que Mycroft avait posé ses mains dans son dos, lui murmurant des mots tendres à l'oreille.

Tout était oublié et pardonné et ils pourraient repartir sur de bonnes bases. Leur couple allait enfin pouvoir prendre son envol.

/

A Baker Street, Sherlock souriait tout en jouant du violon, il savait exactement ce qui se passait en ce moment et en était heureux pour les deux hommes. Son frère et son meilleur ami, en couple … c'était vraiment la meilleure chose qu'il pouvait leur arriver et de tous les scénarii, c'était le plus favorable pour l'avenir de Sherlock et du Royaume-Unis.

FIN