Disclaimer : Les personnages appartiennent à JK Rowling.

NDA : IMPORTANT Harry est très OOC et il s'agit d'un pairing HP/LV. J'en avais assez du Harry toujours prêt à tout pour sauver le monde et qui ne pense jamais à lui-même.

Cette histoire se passe dans l'univers de la mafia sauf que je ne suis pas une spécialiste.

Je suis donc désolée s'il y a des incohérences. Si vous en trouvez, n'hésitez pas à m'en faire part.

De plus, j'ai choisi Paris comme lieu principal pour que ce soit plus pratique. Mais n'habitant pas cette magnifique ville, je me vois contrainte de vous donner très peu de détails (bref, ça n'arrange pas grand-chose, mais ce n'est pas grave ^^).

Si vous pouviez me donner votre avis pour savoir s'il faut que je continue cette fic ou pas, j'apprécierai beaucoup.

Enjoy


Prologue

Harry Potter, Français de 17 ans et originaire d'Angleterre.

Fils unique, né à Paris et lycéen.

Sexualité encore inconnue, célibataire et vierge.

Rien de bien passionnant n'est-ce pas ? Je suis d'accord.

Mes parents vivent ensemble et sont tous les deux fonctionnaires dans l'éducation nationale : papa est professeur de langue dans un lycée et maman est institutrice. Je les adore.

J'ai deux amis auxquels je tiens beaucoup aussi, Ron Weasley et Hermione Granger. Eux aussi sont originaires d'Angleterre et nous sommes dans la même classe depuis toujours.

J'aime lire, écouter de la musique et régulièrement, pour me faire un peu d'argent de poche, je sors le chien d'un voisin. Ce n'est pas que mes parents soient pauvres, mais on ne roule pas vraiment sur l'or, si vous voyez ce que je veux dire. Pas d'héritage d'un parent lointain ou de promotion à l'horizon. James et Lily Potter, mes parents, ont arrêté tous rapports avec leurs familles. Et puis, s'ils font leur métier, ce n'est pas par ambition mais par vocation. En plus de cela, ils fument beaucoup et il faut payer le loyer chaque mois. Donc, nous voilà réduits à un départ en vacances par an (avec de la chance), dans des bleds dans la cambrousse. Bon, ok, je ne suis pas malheureux mais je préfèrerai être riche. Posséder tous les derniers modèles de technologie de pointe, ne me fringuer que chez des grands couturiers, pouvoir me payer le coiffeur plus d'une fois par an et que sais-je…

Bref, absolument rien ne me prédestinait à rencontrer l'un des hommes les plus craints de la planète. Et encore moins à devenir son amant…

Chapitre I

J'arrive devant l'immeuble de mon plus gros « client ». M Black habite dans un immeuble de la rue derrière chez moi, au quatrième étage. Il est l'heureux propriétaire (notez l'ironie) de deux Jack Russel. Ils détestent tout le monde, à part trois personnes : M Black évidemment, moi et Mme de la Cour, une voisine qui les garde lorsqu'il est en vacances. Je sonne une fois, puis une deuxième. Toujours rien. Super. Je tente alors Mme de la Cour.

« -Oui ?

-Bonjour, c'est Harry.

-Ah, Harry, je t'attendais, entre vite. »

Elle paraît troublée, mais ça ne doit pas être très grave. M Black a dû partir en vacances et lui laisser ses chiens. Peut-être que l'un des deux est malade. Je monte les quatre étages à pied, faute d'ascenseur et pousse la porte déjà entrouverte. Je suis tout de suite accueilli par deux boules de poil, bondissant partout et bavant sur mon nouveau tee-shirt. Ok, eux sont en pleine forme.

« - Madame de la Cour ?

- Je suis dans le salon Harry, viens. »

Je traverse son appartement jusqu'à tomber sur son salon et la trouve allongée à demi sur son canapé avec des mouchoirs éparpillés autour d'elle et une mine pitoyable.

« -Qu'est-ce que qu'il se passe ?

-Oh mon dieu, Harry, c'est épouvantable, tu n'es donc pas au courant ?

Je fronce les sourcils.

-De quoi voulez-vous parler ?

-M Black a été retrouvé mort, hier après-midi, sur le bord d'une route à plusieurs kilomètres d'ici.

Hein ? Comment est-ce possible ?

-Mort ? Vous voulez dire comme un… suicide ?

-Un suicide est peu probable, ça ressemblait plutôt à un meurtre. D'après ce que j'ai entendu de la police, il a reçu plusieurs balles dont deux dans la tête et portait des traces de coups comme s'il s'était battu.

Complètement abasourdi, je m'assieds à côté d'elle, sans un mot. Un long silence suivit sa déclaration.

-Ce n'est pas tout, Harry.

Je relève la tête, saisi par son ton grave et la regarde perplexe. Que peut-il arriver de pire ?

-Il m'a laissé quelque chose pour toi.

Elle se lève alors, pars quelques minutes, puis revient avec une enveloppe kraft et me la tend.

-Il l'avait laissé dans ma boîte aux lettres avec un mot me suppliant de te la remettre en main propre et de n'en parler à personne et surtout pas à la police. Car tu t'en doutes bien qu'elle a interrogé tout l'immeuble. Je n'ai absolument rien dit. D'ailleurs, je crois que la police n'a rien trouvé. Elle a fouillé son appartement toute la nuit, mais apparemment, il n'y avait rien d'intéressant. Il n'avait aucune famille et il n'avait encore jamais rédigé de testament. »

Là, je ne comprends plus rien. J'apprends qu'un homme que je vois plusieurs fois par semaine a été retrouvé assassiné, puis que la seule chose qu'il aurait laissée derrière lui me soit destinée. Pourquoi ? Nous n'avons jamais eu de rapports particuliers lorsque j'arrivais chez lui, je sortais ses chiens pendant une petite heure puis les lui ramenait, il me payait et c'était tout.

« -Avez-vous regardé ce que contenait l'enveloppe ?

-Non, bien sûr que non ! Elle est pour toi. Tu l'ouvriras quand tu seras chez toi et ne t'en fait pas pour les chiens, je m'en occupe pour cette fois.

-D'accord, merci. A bientôt madame.

-Au revoir Harry, rentre bien. »

-oO°†°Oo-

¼ D'heure plus tard, je suis allongé sur mon lit me demandant si je dois l'ouvrir ou non. C'est illégal, tout de même. Je retiens une information qui pourrait peut-être faire progresser la police. D'un autre côté, s'il n'a pas voulu leur montrer, c'est qu'il devait avoir de très bonnes raisons.

Et puis, pour être honnête, je ne sais vraiment pas à quoi à m'attendre. Peut-être qu'il s'agit d'un canular. Dans tous les cas, ce n'est pas en restant à la contempler que je vais le découvrir. Prenant une grande inspiration, j'attrape l'enveloppe. Mes mains tremblent légèrement. J'ouvre le haut délicatement et vois au fond une forme sombre. Je tends ma main et la referme sur un objet dur et froid. Je le sors et faillis le lâcher par surprise.

Un portable ? Curieux. Celui-ci est éteint. J'essaye alors de l'allumer, mais au bout de trois essais, le portable se bloque. Je décide alors de le ranger dans un endroit bien caché et d'y repenser plus tard. Après tout, il est déjà 18h et il faudrait que je finisse mes devoirs, le week-end est presque terminé.

-oO°†°Oo-

7h40, j'enfile une chemise verte, pour souligner la couleur de mes yeux et un jean noir moulant juste ce qu'il faut. Aujourd'hui, il y a la photo de classe, alors autant bien s'habiller. J'attrape mon sac, fonce dans la cuisine pour boire un verre de jus de fruit. Cinq minutes plus tard, je ferme la porte d'entrée. Il me reste dix minutes avant la première sonnerie, exactement le temps qu'il me faut pour me rendre au lycée à pied. Sur le chemin, je vérifie ma coiffure devant les vitrines. Maudits cheveux indomptables !

Heureusement, c'est le seul problème que je rencontre avec mon corps. Mes yeux sont verts, mais pas clairs presque bleus comme la plupart des gens. Un vert assez profond qui est mon point fort. J'ai souvent reçu des compliments sur eux. J'ai un visage assez fin sans être efféminé, mon corps est svelte et légèrement musclé. Je n'ai pas de problèmes de santé et je vois très bien, ce qui ne m'empêche pas d'être étourdi. Il suffit que je sois perdu dans mes pensées pour ne plus rien remarquer autour de moi. Comme aujourd'hui, par exemple. A cause de M Black, évidemment. Ne comptez donc pas sur moi pour voir la berline noire qui me suit depuis que je suis sorti de chez moi.

-oO°†°Oo-

La journée est passée relativement vite. Quelques tests, rien de plus. Victor m'a encore demandé de sortir avec lui, et je lui ai encore répondu non. Quand est-ce qu'il comprendra qu'un Mister muscle dépourvu de cervelle ne m'intéressera jamais ? J'ai aussi fait avancer les choses entre Hermione et Ron. A mon avis, d'ici la fin de l'année, ils vont pouvoir se faire la bise sans rougir comme deux tomates et encore, je suis optimiste.

Je ne peux pas rentrer tout de suite, ma mère vient de m'appeler et veut que j'aille chercher du pain. Tiens, en parlant de portable. Il faudrait que je réfléchisse un peu à tout ce qui s'est passé et comprenne pourquoi ce portable est si important.

Lorsque je sors de la boulangerie, j'aperçois la plus belle voiture que je n'ai jamais vue. Je remarque que je ne suis pas le seul à m'être arrêté pour mieux la voir. J'avise une personne à côté de moi, qui semblait elle aussi baver sur l'engin noir.

« - Excusez-moi, connaissez-vous le nom de cette voiture ?

- Une Rolls Royce Phantom, je crois.

-Ok, merci beaucoup. »

Je n'y connais pas grand-chose en voiture, mais à mon avis elle doit faire au moins vingt ans de loyer. No comment.

Si seulement j'avais su que cette voiture était là pour moi et que son propriétaire avait les yeux rivés sur moi…

-oO°†°Oo-

Une nouvelle journée venait de s'écouler. Ce matin, j'avais décidé que je parlerai du portable à mes deux meilleurs amis, peut-être qu'eux auraient une idée. Je leur avais montré et leur avais parlé de M Black, je sais que je peux compter sur eux. Hélas, ils n'en avaient aucune idée. Hermione m'avait évidemment conseillé d'aller voir la police. Ron n'était pas d'accord et cela avait créé une énième dispute. Enfin, la journée est terminée et j'ai vraiment hâte de pouvoir rentrer chez moi et m'allonger sur mon lit.

J'arrive devant l'appartement et vois de la lumière filtrée sous la porte. Etrange, d'habitude papa et maman ne rentrent pas avant 18 heures.

« - Maman ? Papa ?

- Mon chéri ! Tout va bien ?

Je me retrouve complètement étouffé par l'étreinte de ma mère.

- Oui maman, je vais bien mais qu'est-ce que vous faites là ? Quelque chose s'est passé ?

- Regarde autour de toi, Harry.

Je me redresse et jette un regard au salon. Bouche bée, je regarde le bazar dans la pièce, habituellement bien rangée. Tout était sans dessus dessous.

- Et j'ai une mauvaise nouvelle pour toi, mon grand.

Je me tourne vers mon père.

- Comment ça ?

Mes parents me regardent d'un air désolé.

- Je pense que tu devrais venir voir ta chambre.

Oh non… Ne me dites pas que… Je cours jusqu'à ma chambre et manque de m'évanouir.

OH MY GOD ! Si je pensais que le salon était en désordre, la mienne est ravagée. On aurait dit qu'une tornade était passée par là. Tout a été sorti des tiroirs. Mon bureau a été renversé et même mon lit est en pièces.

Toujours sous le choc, je n'entends pas mon père arrivé derrière moi.

- Je suis vraiment désolé Harry.

Je sursaute légèrement et lui fait face.

- On ne sait pas qui a fait ça. Ce sont les voisins qui nous ont appelés pour nous prévenir qu'ils avaient entendu des bruits suspects provenant de notre appartement. Ce qui est bizarre, c'est qu'aucun de nos objets de valeur n'ait été volés. Ni bijoux, ni argent, ni ordinateurs ou cartes bancaires. Rien.

- C'est impossible !

- Je sais que c'est anormal et si j'avais plus d'informations, crois-moi, je te les communiquerai. »

Toujours hébété, je ferme la porte de ma chambre et m'accroupis contre le mur. Pourquoi notre appartement a-t-il été saccagé ? Nous ne possédons rien d'important. Et pourquoi ma chambre serait-elle encore plus dévastée que le reste de l'appartement ? On ne fouille pas la chambre d'un adolescent à moins qu'on n'y cherche quelque chose de bien précis…

Tout d'un coup, je comprends. Et cela me fait encore plus peur. Le portable que j'avais exceptionnellement amené avec moi aujourd'hui !

Rien que de penser à ce que cela implique, je sens un frisson parcourir ma colonne vertébrale.

Ils me connaissent, ils savent que c'est moi qui l'aie et savent l'endroit où j'habite. Et s'ils ne l'ont pas trouvé chez moi, ça veut dire qu'ils vont me « contacter » directement. Je sens alors toute couleur quitter mon visage, mes mains tremblent et ma respiration devient erratique. Toutes pensées cohérentes se sont évaporées. Des scènes de torture défilent dans ma tête à mesure que mon angoisse augmente. Et soudain, tout devient noir autour de moi.

« - Ça fait déjà 20 minutes, tu crois qu'il faut appeler le médecin ?

- Non, laisse lui encore quelques minutes, à mon avis il lui faut un peu de temps pour digérer ce qui s'est passé.

Si seulement il savait… J'aimerais tellement qu'il s'agisse d'un simple cambriolage. J'ouvre peu à peu les yeux.

- Mon chéri ? Comment te sens-tu ?

- Euh, hum, j'ai connu mieux.

- Tiens, bois un peu d'eau. »

J'ai beau essayer de faire comme si de rien n'était, la peur de tout à l'heure ne m'a pas quitté. Je pense qu'il vaut mieux que je garde le portable sur moi, au moins je serai le seul en danger. Je refuse d'entraîner mes parents là-dedans. Ils ont bien été capables d'abattre un homme.

Ce soir, nous logeons à l'hôtel. Les policiers sont venus pour faire l'état des lieux, mais n'ont rien trouvé, à part le fait qu'il s'agissait de professionnels (génial). Nous avons pu récupérer l'essentiel de nos affaires. Pour le reste, il faudra compter sur l'assurance (ne riez pas). Comme nous sommes vendredi, ça veut dire que l'on va arranger l'appartement tout le week-end, pour que dimanche soir nous puissions de nouveau occuper notre chez-nous. Ce qui me laisse une excuse pour ne pas sortir.

-oO°†°Oo-

Prenant une grande inspiration, j'ouvre la porte et sors de chez moi. Je n'ai jamais été aussi terrifié de me rendre à l'école. Essayant de ne pas paraître fou, je jette régulièrement des coups d'œil autour de moi. Si je m'écoutais, je partirais en courant et m'enfermerais à l'école, un lieu public, jusqu'à la fin de ma vie. L'hypothèse de la police refait surface et honnêtement, je pense que ce soir j'irai au commissariat. Je leur passerai le téléphone, leur raconterai ce qui s'est passé et qu'importent les conséquences, ma famille et moi serons à l'abri. Je ne me fais pas d'illusion, les flics ne seront guère contents que je leur ai caché ce que je sais, mais tant pis.

Malheureusement pour moi, la journée est passée à une vitesse hallucinante. Je me suis répété un bon nombre de fois ce que je dirai aux flics et je crois que je suis prêt. Enfin… Presque. Je suis actuellement enfermé dans les toilettes et n'arrive pas à me décider à sortir. Ron et Hermione ont proposé de m'accompagner sauf que je refuse qu'ils s'impliquent dans quoi que ce soit. Maintenant il est 17h30, je suis censé être sorti depuis une heure et demie et je suis toujours aussi incertain quant à vouloir quitter l'établissement. Le courage ne fait pas vraiment parti de mes qualités. Je peux parfois me montrer téméraire, seulement là, il s'agit d'une situation beaucoup plus périlleuse et délicate qu'un simple accro branche à 15 mètres au-dessus du sol ou qu'un jeu vidéo où tu sais que si tu es touché il te reste encore plusieurs vies et qu'au pire, tout se finira par un « game over ». Perdu dans mes réflexions, je n'avais pas entendu la porte s'ouvrir ni les bruits de pas. Aussi, quand je me décide enfin à sortir du cabinet, je suis surpris par une main qui se plaque immédiatement sur ma bouche. Je me sens alors plaqué contre un corps dur. Je tente de me débattre, mais un autre homme sort un tissu et me le met sur le nez.

Je commence alors à me sentir étrange et finis par fermer les yeux.