Disclaimer : Harry Potter appartient à .

NDA : GOMEEEEENE ! Je suis sincèrement désolée de ne pas avoir posté plus tôt et beaucoup d'entre vous pensent que j'ai abandonné... Mais non !

Je n'avais plus très envie d'écrire, pour être honnête. Cependant, vos reviews m'ont vraiment touchée et j'ai fini par m'y remettre.

Je ne peux donc pas vous donner de dates de publication précises, car tout dépend de l'état d'esprit dans lequel je me trouverai. En ce moment, je me sens d'humeur à écrire, alors profitez-en ;)


Chapitre 8 : Electric Eye (Judas Priest)

Déjà deux semaines se sont écoulées… Entre le rattrapage des cours, les devoirs et les questions incessantes de Ron et Hermione sur mes cicatrices, je n'ai pas eu beaucoup de temps pour moi. Or, un problème capital s'impose : Snape arrive ce soir et je n'ai toujours aucun plan.

Je sais que l'on doit le rejoindre à sa suite dans un grand hôtel pour prendre l'apéritif. Ensuite, nous irons manger dans un « trois étoiles », comme la belle petite famille que nous sommes…

« Harry ! Tu es prêt ?

- Oui maman ! »

Je me regarde dans la glace. Mes hématomes ont presque disparu, il me reste seulement une petite cicatrice au milieu du front. Très discret me direz-vous… C'est d'ailleurs pour cela que je rabats le plus de cheveux possible sur mon front - façon « mèche folle » - en faisant en sorte que cela ne soit pas trop excessif. Cela me donne un petit côté rebelle qui n'est pas pour me déplaire.

« Bon sang Harry ! On va finir par être en retard ! »

Je lève les yeux au ciel.

« Ouai, ouai, j'arrive. »

J'attrape ma veste et sors presque à reculons de ma chambre.

Une fois dans le taxi, je commence à réfléchir à une stratégie. Je n'ai peut-être pas d'idées précises en tête, mais une chose est sûre, si je veux m'en sortir, il va falloir que j'évite à tout prix de me retrouver seul avec Snape.

S'il me fait des avances, je ne l'encouragerai pas, mais je ne l'arrêterai pas non plus. Il faut tout de même laisser notre lord rager un peu. Je suis sûr qu'il me fait suivre 24h/24. Donc tout ce que je ferai lui sera rapporté dans le moindre détail. Et s'il pouvait y avoir des photos, ce serait encore mieux…

Toc, toc, toc.

« Entrez ! »

Nous pénétrons dans la chambre. Ma mère affiche un sourire béat tandis que mon père se contente de la suivre bien docilement. Quant à moi, je reste un peu en arrière, sur mes gardes.

Je l'aperçois enfin, étendu de tout son long sur un divan, à la façon d'un empereur romain. Il ne manque pas d'air, celui-là.

« Mon frère ! Comment vas-tu ? »

Et là, à ma plus grande stupéfaction, ma mère s'agenouille devant lui, très vite suivie par mon père. Ecoeuré, je veux détourner la tête mais mon regard croise celui de Snape. Je lui envoie alors un petit sourire que j'espère sexy et m'avance, balançant légèrement les hanches. Ses yeux ne me quittent pas une seule seconde.

« Très bien, ma chère… Je vois que tu as amené le petit avec toi, comme je te l'avais demandé.

- N'est-ce pas ? N'est-il pas magnifique ?

- En effet Lily, il est absolument superbe.

Eh bien, heureusement que je n'ai presque pas déjeuné, sinon, je ne sais pas si j'aurais pu me retenir de vider mon estomac sur le magnifique parquet Louis XIV.

Il me tend la main.

« Viens t'asseoir à côté de moi, Harry. »

Le sourire un peu crispé, je viens le rejoindre et m'assois à une distance raisonnable de ses affreuses mains baladeuses. Entre-temps, mes parents se sont relevés et nous font maintenant face, assis sur un canapé. Nous sommes séparés par une petite table basse sur laquelle repose un seau à champagne, une bouteille et quatre flûtes. J'essaye de me détendre un peu, mais alors que mon père se met à nous servir, je sens un genou contre le bas de mon dos. Au début je croyais qu'il s'agissait d'une coïncidence, mais au fur et à mesure que la soirée avançait, je le sentais me caresser les fesses. Autant vous dire que mon soulagement fut énorme lorsque Snape se releva en décrétant qu'il était temps d'aller manger.

Un quart d'heure plus tard, nous nous installons autour d'une table, spécialement réservée près d'une grande baie vitrée. De là, nous avons une vue imprenable sur un jardin à la française. Très vite, un serveur nous amène les cartes. Je me mets alors à parcourir la mienne avec avidité. Les plats ont l'air magnifiques et leur prix aussi, d'ailleurs. Mais peu importe, car ce soir, c'est tonton qui paye ! Voyons voir… Salade de Homard pour commencer, voilà qui me paraît plutôt bien, ensuite filet de bœuf façon rossini et enfin… Vacherin glacé aux fruits rouges avec mignardises. 69 €, plus 54 €, plus 22 €. 145 € pour une seule personne, niark, niark. Je suis diabolique.

Alors que les autres finissent de choisir, je remarque dans le reflet de la vitre une légère agitation au niveau de l'entrée du restaurant. Plusieurs serveurs sont rassemblés près des portes, délaissant les clients. Ce qui est un fait inhabituel pour un restaurant comme celui-ci.

Cependant, je semble être le seul surpris puisque les personnes autour de moi continuent à discuter joyeusement comme si de rien n'était. Ce doit être la paranoïa qui me guette… Légèrement tranquillisé, je me réinstalle confortablement dans mon siège et commence à grignoter le petit apéritif amené au début du repas.

Hmm… Ils font vraiment des gougères succulentes… Je commence même à ramasser les miettes tombées sur mon assiette quand un cri strident retenti.

Ce qui s'en suit alors n'est plus qu'un capharnaüm épouvantable. Tout le monde se lève et se bouscule, des chaises sont projetées par terre, les serviettes sont piétinées et plusieurs tables se retrouvent même renversées. Chacun essaye de regagner la sortie, mais avant que quiconque n'ait pu atteindre les portes, les alarmes incendies retentissent et des jets d'eau sortent du plafond. Paniqués, beaucoup tentent d'ouvrir la fenêtre, mais des hommes sont postés à l'extérieur avec des extincteurs de fumée et arrosent copieusement tous les déserteurs, les empêchant de faire plus d'un mètre.

Totalement stupéfait, je tente de réfléchir pour trouver un moyen de sortir, tout en contournant les deux issues. Je suis sûr qu'il y a une sortie de secours du côté des cuisines. Je me fraye alors un passage, manquant de trébucher à plusieurs reprises. Lorsque j'atteins enfin la porte tant désirée, je remarque avec soulagement qu'elle n'est pas verrouillée. J'appuie un grand coup sur la poignée et la porte s'ouvre brutalement. Respirant l'air frais, je passe un pied dehors, quand je sens quelque chose de froid contre ma nuque. Quelque chose de dur que je pense reconnaître. Un revolver…

« Tu fais un pas de plus et je t'explose ta jolie petite tête. »

Je me retourne vivement et me prépare à lancer un coup de poing à mon adversaire, mais, avant que je ne puisse faire quoi que ce soit, je reçois un coup violent au niveau du crâne et je sombre dans l'inconscience, une fois de plus.

Aaah… quelle douceur… et puis, ces draps sentent tellement bon, comme de la lavande mélangée à d'autres plantes provençales...

PROVENÇALES ? WTF ?

Je bondis hors du lit et regarde autour de moi. La chambre dégage une atmosphère très chaleureuse et me rappelle les décors dans « Coté Sud » que ma mère achète régulièrement. Je m'approche alors de la fenêtre et la vue confirme aussitôt mes soupçons. Des champs broussailleux entourés de peupliers s'étendent à perte de vue.

Mais qu'est-ce que je fais en Provence ?

Quelqu'un frappe alors à la porte.

J'ai à peine le temps de me retourner que celle-ci s'ouvre et une jolie jeune femme munie d'un tablier entre dans la pièce. Elle me sourit aussitôt qu'elle me voit.

« Je vois que vous êtes réveillé. Je vous invite dans ce cas à aller rejoindre Monsieur dans la salle à manger du rez-de-chaussée, le déjeuner va être servi.

- Pourriez-vous m'y emmener, s'il-vous-plaît ?

- Bien sûr, si vous vous voulez bien me suivre… »

Intrigué, je fais ce qu'elle me dit. Nous descendons d'abord un grand escalier en pierre, puis nous empruntons un étroit couloir qui débouche finalement sur une pièce très éclairée et donnant directement sur une énorme piscine.

Je fais quelques pas dans la pièce et mes narines sont aussitôt assaillies par des odeurs de cuisine. Mon estomac rappelle alors que je n'ai pas mangé depuis hier midi.

Cependant, un détail majeur me revient. « Je vous invite dans ce cas à rejoindre Monsieur ».

Alors lentement, je tourne la tête en direction de la table.

L'homme assis est de dos, je ne peux donc pas voir son visage. Pourtant, mon pouls s'accélère et je ne peux m'empêcher de trouver la silhouette quelque peu familière. Les jambes tremblantes, je m'avance prudemment, contournant la table. Une fois arrivé en face, je lève le regard et me fige de stupéfaction.

Comment cela est-il possible… ?

« Bonjour Harry, je suis honoré de faire ta connaissance. Je t'en pris assieds-toi. »

J'obéis aussitôt.

« Tu dois avoir faim je suppose, après tout, mes hommes t'ont interrompu pendant ton dîner. Mais tu verras, la cuisine que l'on sert ici est presque aussi délicieuse. »

Mes yeux qui font la taille d'une soucoupe et ma bouche entrouverte doivent me donner, j'en suis certain, un air de pure intelligence.

Devant mon air ahuri, l'homme se met à rire. Le son me paraît un peu trop musical à mon goût. Son sourire aussi est un peu trop charmeur. Et son regard sombre est très sexy. Comment cet homme peut-il autant lui ressembler ?

« Je sens que tu as plein de questions à me poser, mais j'attendrai la fin du repas pour y répondre. Essaye plutôt de te reposer encore un peu. A partir de cet après-midi, toi et moi aurons un programme très chargé. »

Bizarrement, j'ai comme un mauvais pressentiment. Et sa façon de dire « toi et moi » ne me rassure pas vraiment.

Je n'ai aucune idée de ce qui va m'arriver, mais j'espère que cette fois-ci, cet inconnu ne tentera pas de me faire des choses douteuses. Cependant, la lueur mesquine dans ses yeux ne me rassure pas non plus de ce côté-là.

Je soupire. La vie est tellement dure lorsque l'on a un physique comme le mien… Sans me vanter, bien sûr.


Un peu court, j'en suis consciente ^^

Mais c'est la reprise !

Alors, d'après-vous, de qui s'agit-il ?