Pour un couple, un bonheur plus grand que celui d'être ensemble, c'est … eh oui, c'est d'avoir un enfant, une expérience unique qu'Hiroki et Nowaki ont la chance de vivre. 2-shot

En fait, je me suis rendue compte que j'étais la première à aborder ce thème, tout du moins sur le fandom francophone. Franchement, j'espère y être arrivé (grosse pression).

Au fait, j'ai intégré dans l'histoire des éléments que l'on trouve souvent en Europe occidentale. Les japonais sont peut-être super forts, mais bon, ils doivent avoir les mêmes problèmes que nous (quand même)

Crédits: manga de Shungiku Nakamura

P.S : la chanson que Hiroki chante est la berceuse que chante Nezumi dans N°6.

Enfin, bonne lecture !

www. youtube watch?v=In4DflPc_AM (Sans les deux espaces)

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Hiroki fit rentrer sa clé dans la serrure de l'appartement qu'il partageait avec Nowaki. Rapidement, il entra et referma derrière lui. Le jeune homme était … comment dire … mmh … exténué. Oui, exténué est un mot juste pour qualifier son état d'épuisement. Toute la journée, il avait courut dans l'université pour Miyagi. Et puis, il y avait eu tous ces autres problèmes, les élèves qui non seulement n'écoutaient pas en cours mais ne rendaient pas non plus leur devoirs, l'impossibilité de trouver une place assise dans le métro, ce dernier qui avait été à l'arrêt pendant une demi-heure à cause d'un problème de caténaire qui de toute façon concernait un autre train, etc.

Donc, nous pouvions dire que Hiroki se trouvait entre la colère, l'agacement et une grande fatigue. Il se débarrassa de sa mallette, de son manteau et de ses chaussures et rentra dans le salon.

Nowaki, qui regardait la télévision l'accueillit avec joie. Il partit réchauffer son repas et l'invita à s'asseoir. Puis il s'assit devant lui pour regarder Hiroki manger et discuter avec lui. Hiro-san était très bavard, ça montrait bien qu'il était assez fatigué. Une fois que le châtain eut fini son assiette, Nowaki se leva et la mit dans le lave-vaisselle. Entre temps, Hiroki s'était levé et regardait son amant d'un air absent.

Le brun se retourna et le remarqua. Ils avaient vécus ensemble suffisamment longtemps pour apprendre les réactions de l'autre et, en ce moment même, Nowaki savait très bien que son Hiro-san pensait à lui. Doucement, il prit le plus âgé dans ses bras et sentit son étreinte rendue tendrement. Il s'écarta un peu et déposa une bise sur sa joue.
Comme Hiroki ne réagissait pas, Nowaki tenta de frapper plus fort et prit sa tête entre ses mains pour l'embrasser sur le front.
Comme le châtain n'opposait aucune résistance, le jeune pédiatre prit le visage de son amant en coupe, et posa ses lèvres sur les siennes.

Hiroki ne tarda pas à approfondir le baiser de lui-même en se rapprochant de lui et en passant ses mains derrière son cou. En soupirant de contentement dans le baiser, Nowaki fit lentement glisser ses mains le long de la colonne vertébrale de son amant, ce qui le fit frissonner, et posa ses mains dans le creux que formaient les reins du châtain, hésitant à poser ses mains sur les fesses rebondies du plus vieux.

La distance entre eux deux était réduite au minimum, Hiroki se tenait même sur la pointe des pieds pour se mettre à peu près à la hauteur du jeune. C'était rare, très rare qu'Hiro-san se montre aussi entreprenant, l'autre l'avait remarqué depuis un moment. Il essayait de faire durer ce moment le plus longtemps possible.

Lentement, comme pour s'approcher d'une biche dont on a peur qu'elle s'effarouche, Nowaki posa une main sur le ventre de son amant et entrepris de faire sortir la chemise du pantalon d'Hiroki pour passer une main en dessous. De son coté, le châtain hésitait à l'aider.

Brusquement un hurlement se fit entendre dans tout l'appartement. Qui étaient suivis de pleurs, puis encore d'autres hurlement, ceux-ci accompagnés de pleurs. Nowaki éclata de rire. D'un rire nerveux. Un rire très spécial. Un rire qui montrait qu'il avait peur, peur des représailles d'Hiroki. Parce tout montrait en lui qu'il avait fait une gaffe. Hiroki s'était éloigné de lui et, même si ses mains reposait toujours sur la nuque de son amant, il sentait sa bonne humeur s'envoler et l'agacement, qui l'avait suivit toute la journée, revenir en flèche.

« Est-ce que je peux savoir ce que c'est que ÇA ? » tonna le châtain. Sa voix ne pardonnerait pas un silence

« Oh, ça. C'est … rien … euh » balbutia Nowaki. Il éclata d'un second rire nerveux et ses joues rougissaient à vue d'œil. Il embrassa les mains d'Hiroki et les tint entre les siennes, si fort que le châtain ne parvenait pas à les retirer « C'est … une broutille, ne t'inquiète pas. Je reviendrais dans quelque secondes » annonça-t-il en lâchant les mains de son amant et en se précipitant vers leur chambre commune.

Hiroki se laissa tomber sur le canapé. Il était fatigué, il avait pensé que sa moitié pouvait lui remonter le moral et c'était pour ça qu'il l'avait faussement laissé prendre les devants. Mais ça ! Ça, ça gâchait tout. Les cris se faisaient de plus en plus forts. La voix de Nowaki qui répétait « Calme-toi, allez calme-toi » était quasiment cachée par les hurlements du bébé qui pleurait. Attends, comment ça, un bébé ?

Hiroki fut pris d'une angoisse sourde qui lui prit aux tripes. Nowaki n'avait quand même pas fait ça ? Sans bruit il entra dans la chambre, prenant le brun un peu au dépourvu. Le médecin tenait un jeune bébé dans ses bras, qui pleurait toutes les larmes de son corps. Nowaki lui lança un regard paniqué où l'on pouvait détecter de la panique.

Hiroki souffla. « Je peux l'avoir s'il-te-plait » demanda-t-il en tendant les bras. Délicatement le bébé passa d'une paire de bras à un autre. Le châtain essuya rapidement sur son jean son petit doigt, pour le présenter au bébé. Ce dernier s'arrêta de pleurer et se mit à téter le doigt. Nowaki regardait Hiroki faire avec surprise. Depuis quand il savait s'occuper d'un bébé ?

« Tu pense qu'il a faim ? » demanda hiroki qui se demandait si le bébé n'avait pas l'intention de lui arracher le doigt, tellement il tétait fort.

« Non. » Nowaki réfléchit puis utilisa ses doigts pour compter « Il n'a pas faim, il n'a pas soif, il est propre, il n'a pas de fièvre, … franchement, je ne sais pas ce qu'il peut bien avoir »

Hiroki réfléchit puis sourit. Il se mit à chanter pour l'enfant une vieille chanson que sa mère lui chantait quand il était nourrisson pour le calmer « tooku no yama no itadaki de yuki ga toke nagare to nari buna no mori de midori ni somaru sato wa ima hana ni umore hana yori utsukushii otome ga buna no mori de ai wo chikau » le bébé laissa échapper un rire et il ouvrit ses grands yeux bleus pour regarder le professeur « wakamono yo midori no mizu ni ashi wo nurashi chika no yoni dake de o ite hana ga chiru mae ni otome no kami ni kuchizuke wo shite »

Le bébé s'était calmé et riait aux éclats. D'un coup il bailla à s'en décrocher la mâchoire et ferma ses petits yeux. Doucement, Hiroki se pencha dans le berceau et le déposa sur le matelas, lui laissant le loisir de s'endormir tout seul.

Pendant tous ce temps, Nowaki avait regardé son amant agir avec l'enfant avec un mélange de curiosité et d'incompréhension. Jamais Hiroki ne lui avait dit qu'il pouvait être aussi gentil avec les enfants. S'il avait su, il lui aurait déjà demandé d'adopter avec lui.

Mais pour l'instant, il faudrait se contenter de combattre le regard meurtrier d'Hiro-san. Trop faible, Nowaki tourna la tête alors que l'autre l'avait prit par le col de son tee-shirt et tiré hors de la chambre. Une fois dans le salon, Hiroki croisa les bras, attendant une réponse. Comme elle ne venait pas et que Nowaki restait la tête baissée, Hiroki décida de commencer l'interrogatoire.

« Je peux savoir pourquoi nous avons un bébé chez nous ? » demanda-t-il en essayant de retenir le tic nerveux de son sourcil gauche.

« Eh bien » Nowaki déglutit « Disons que … aah, c'est pas facile à expliquer. Il n'y a pas longtemps, une épidémie de rougeole à touché un orphelinat et maintenant, un bonne partie des enfants sont en quarantaine à l'hôpital. Sauf que, comme il n'y a pas assez de place, les médecins et les infirmières ont accepté de garder certains enfants chez eux et … je me suis que tu m'apprécierais pas d'avoir un enfant déjà trop grand ici. » Finit-il en jouant avec ses doigts.

« Oui, tu as raison, il n'aurait fait que toucher à tout. Au moins, celui-là ne risque pas de toucher à mes affaires » ironisa Hiroki. Mince, Nowaki avait été obligé d'en garder un. C'était pour son boulot, alors peut-être qu'il allait l'excuser.

Oui, il lui pardonnerait.

« C'est bon, ne t'inquiète pas, c'est pas comme si tu pouvais y faire quelque chose » ronchonna le châtain.

Cette réaction fit rire Nowaki. Il serra Hiroki dans ses bras et déposa un baiser dans ses cheveux.

« Il s'appelle Daichi. Il a six mois. Ne t'inquiète pas, il ne restera surement pas très longtemps » annonça-t-il. Hiroki ne bougea pas mais le brun savait qu'il souriait. Son amant pouvait être très lunatique … « On va le garder ensemble, d'accord ? »

Le châtain le regarda dans les yeux « Bien sur ! »

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2 mois plus tard

Hiroki soupira et regarda distraitement Akihiko ranger son chapitre manuscrit. Il posa un œil vide sur le cocktail que lui avait commandé son meilleur ami auparavant, le mélangea avec la paille et en but une gorgée. C'était bon finalement. Comment ça s'appelait déjà ? Un … Bloody mary, non ? Depuis quand il servait cette sorte de cocktail au Japon ?

Akihiko leva la tête vers lui et remarqua ça. Il connaissait trop bien Hiroki pour savoir qu'il était préoccupé. Et là, c'était le cas. L'écrivain posa doucement une main sur l'épaule de son ami pour l'inviter à le regarder.

« Hé Hiroki, quelque chose ne va pas ? » Demanda-t-il prudemment. Pour toute réponse, le châtain soupira « Tu sais, tu peux tout me dire. Je serai muet comme une carpe » ajouta-t-il en plaisantant

« Je ne sais pas si c'est une bonne idée que je te le dise. Nowaki m'a demandé de n'en parler à personne tant qu'on n'aurait pas pris de décision, mais … » Hiroki hésita. Il serra son verre dans sa main puis reprit « Mais je n'arrive pas à me décider » déclara-t-il.

Akihiko sentit qu'Hiroki avait besoin de parler. Il s'installa plus confortablement sur sa chaise « Vas-y, je t'écoute » Encouragea-t-il.

Hiroki se racla la gorge avant de commencer « Eh bien voilà. Il y a deux mois, Nowaki est revenu avec un bébé à la maison. Un orphelin malade qu'il avait ramené à la maison parce que l'hôpital ne pouvait pas le garder » Commença-t-il. Il marqua un temps puis repris « Au début, je pensais que nous occuper de lui allait être une corvée et, franchement, c'en a été une. Mais je me suis beaucoup attaché à lui. Et … penser qu'il devra retourner à l'orphelinat, ça me rends … triste » acheva-t-il.

A la grande surprise de l'écrivain, Hiroki s'affala sur la table, comme s'il avait bu un verre de trop alors qu'il n'en était qu'a son premier. C'était plus de la tristesse à cet état là, c'était de la déprime. Akihiko frotta doucement le dos de son ami pour lui montrer qu'il était de tout cœur avec lui tout en réfléchissant à une solution

« Et tu ne penses pas à adopter ? » Questionna le gris

« C'est déjà fait, en fait. Mais ça fait 15 jours que c'est fait. Je sais que ce genre de procédure est long, mais … j'ai peur d'avoir une réponse négative »

Hiroki souffla une énième fois et vida son verre cul sec. Très mauvaise idée. Il sentit aussitôt une douleur lui monter à la tête et se prit la tête dans les mains. Mince, il allait avoir une migraine. Il se leva doucement et se mit debout tout seul mais, Akihiko, qui avais anticipé le mouvement, se trouvait déjà derrière lui. Hiroki laissa échapper un rire jaune

« C'est bon » ironisa le châtain « Je n'ai bu qu'un verre. Je peux marcher tout seul. «

Akihiko fronça les sourcils « Peut-être. Mais il est préférable que je te ramène. Et c'est pas négociable » dit-il en souriant.

Hiroki hocha. Oui, c'était sans doute mieux. Même si Nowaki risquait de ne pas trop apprécier la présence de l'homme aux cheveux gris. Akihiko paya leur consommation après une série de « non, laisse, c'est pour moi », puis emmena son ami jusqu'à sa voiture.

Leur voyage motorisé fut très silencieux et – heureusement – assez court. Hiroki était tout à fait capable de rentrer par lui-même mais Akihiko avait trop envie de voir le futur bébé de son meilleur ami pour s'en aller maintenant. Et le fait que son ami ai bu un peu d'alcool était le meilleur alibi que son imagination fertile avait pu trouver. Il enfila rapidement l'alliance que Misaki lui demandait de porter à chaque conférence pour éviter de se faire agresser par des fans trop collante et sonna à la porte.

Nowaki vint leur ouvrir rapidement. Son regard se fit plus glacial quand il vit que son doux amant se faisait enlacer à la taille par son meilleur ami, alias l'homme dont il avait été amoureux pendant plus de 10 ans. Comme si de rien n'était, Akihiko salua le brun et demanda à rentrer. Nowaki se décala et pendant que le gris trainait Hiroki dans le canapé du salon, le médecin remarqua l'alliance d'Akihiko. Tiens, depuis quand il était marié ? Et avec qui ? Ça se serait su si le grand romancier connu dans tous le Japon avait trouvé une femme suffisamment idiote pour l'épouser tout en sachant la réputation de séducteur qu'il avait.

Nowaki haussa les épaules et préféra prendre le relais sur Hiroki qui, s'il avait l'air une enjoué, n'était pas dans un état trop méchant. Pour montrer qu'il allait bien, il donna une tape sur la main du gris pour qu'il le lâche et alla chercher un verre d'eau.
Hiroki leva soudainement la tête, se rappelant de quelque chose d'important.

« Dis Nowaki, ce n'était pas aujourd'hui que les services sociaux devaient passer pour vérifier qu'on était une bonne famille d'accueil ? » Le brun jeta un regard en coin au troisième homme qui se tenait toujours au centre de la pièce « Ne t'inquiète pas, je l'ai mit au courant »

« Oh … eh bien … » Nowaki baissa la tête, visiblement gêné « Oui, ils sont venus il y a peu de temps, pendant que tu n'étais pas là et … » Hiroki le regarda. Ses yeux brillaient tellement d'impatience qu'on aurait pu croire qu'il pleurait. Presque. « La procédure est acceptée. »

Sur le coup, le professeur était tellement stressé qu'il ne comprit pas immédiatement la réponse. Quand il lui demanda de répéter, Nowaki enlaça l'homme de sa vie

« On a réussi. C'est notre bébé maintenant »

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Alors ?

N'hésitez pas à donner votre avis (si c'est trop rose, ce que j'aurais du faire mieux, etc…)

La suite bientôt ^^