Michael Cutter et John Mercer sont mes préférés. Du coup, j'ai eu envie de les retrouver dans une nouvelle aventure qui fait suite à « La prophétie de l'ombre ».

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Attention : Ame sensible s'abstenir ! Mention de torture et de viol !

Disclaimer : Ces personnages ne m'appartiennent pas et sont la propriété exclusive de Dick Wolf !

Je ne retire aucun bénéfice financier de cette fiction !

Pour ceux et celles qui suivent « Law and Order » sur TMC, mon histoire se base sur l'épisode « The parjure ».

Bonne lecture !

« Vieille amitié » :

La soirée était bien avancée. Connie avait quitté le bureau depuis une heure déjà, ayant travaillé toute l'après-midi sur leur nouveau cas.

Michael Cutter, malgré les incitations de Mac Coy, s'était obstiné à finir la liste des témoins et à peaufiner la stratégie face à la défense adverse.

Epuisé, tiraillé par un mal de dos lancinant, il finit par se lever de son fauteuil et s'étirer avec une volupté et baillement. Il consulta sa montre, jeta un œil distrait sur la nuit qui tombait sur la ville de New York et baissant les stores, il s'allongea, avec un sourire, sur son sofa.

S'endormant profondément.

La porte de son bureau s'entrouvrit silencieusement et une ombre, hésitante, entra dans la pièce. Imitée par une silhouette souple et harmonieuse.

« -Daddy ! Appela une voix fluette et menue. Daddy, tu dors ? »

Le petit garçon blond promena ses yeux bleus sur le visage serein et fatigué du substitut et échangea un regard interrogateur avec l'autre adulte. Celui-ci, s'agenouillant, prit la main de Mike entre la sienne et de son autre main, repoussa les mèches blondes de son front.

Tendrement. Admirant la beauté de son époux durant son sommeil.

« -Saute-lui dessus, Cas' ! » Permit John, avec un clin d'œil complice pour son garçonnet de deux ans.

Cas', ayant l'approbation de son Dad, ne se fit pas prier : D'un bond, il se jeta sur le ventre de son père et se mit à sautiller, allégrement, en gloussant de rire, sur l'abdomen de Mike.

Le substitut, réveillé en sursaut, ouvrit de grands yeux avant d'attraper le diablotin qui ne cessait de rire.

« -Garnement ! Fit Mike, d'un ton faussement grondeur. C'est ainsi qu'on traite son papa ? »

Cas', chatouillé impitoyablement par le père, riait comme un petit fou tandis que John, attendri, assistait à la scène.

« -Il est tard. Prévint-il, en donnant un baiser sur les lèvres de Mike. Nous sommes venus te chercher. »

Mike se releva du sofa, souleva Castiel dans ses bras et prenant sa mallette et son pardessus, sortit de son bureau.

« -Je suis désolé, John. S'excusa-t-il, contrit et penaud. Ce nouveau dossier m'absorbe littéralement. Pour me faire pardonner, je vais préparer le repas. »

John lui sourit, pour le rassurer mais son visage, impassible, masquait son inquiétude : Mike s'investissait trop dans cette affaire d'avocat véreux. Et cela le préoccupait.

S'étant renseigné sur l'avocat mis en cause, John avait noté des détails troublants dans les autres plaintes concernant l'intéressé : Des disparitions de témoins gênants…

Cet individu était dangereux. Mike ne semblait pas en mesurer le péril.

….

Blotti dans les bras réconfortants de John, Mike se régalait à regarder un film d'humour potache. Cela le détendait et lui permettait de faire le vide dans son esprit.

« -Mike, mon chéri. Fit John, se décidant. Sois prudent pour ce procès. Ne l'accule pas. »

Mike, tiré de son film, fronça des sourcils : Il était perplexe. Jamais son mari ne s'était immiscé dans son travail. Etait-il aussi dangereux cet avocat ?

« -Ne te fais pas de soucis. Rassura-t-il, en cherchant le regard de John. Green et lupo sont là. Je n'ai rien à craindre. »

Puis un sourire illumina ses traits :

« -Demain, c'est l'anniversaire de notre mariage. Je te promets d'être là pour notre soirée, mon amour. »

John, bien qu'à demi rassuré, lui rendit son sourire et l'embrassa, en murmurant :

« -Si nous commencions les festivités maintenant ? »

Mike n'y vit aucun inconvénient.

L'air, vif et frais, revigora Connie et Mike qui se rendaient à leur restaurant pour leur pause déjeuners.

Ils prirent place au fond de la salle et discutant de leur affaire en cours, commandèrent. Un homme, svelte et élégant, vêtu d'un costume sur mesure, entra dans l'établissement et apercevant Mike, il accosta leur table.

« -Mike Cutter ! S'écria-t-il, en lui posant une main sur l'épaule. Je ne pensais pas te revoir ici ! »

Mike, étonné au premier abord, dévisagea l'inconnu et soudain, des souvenirs affluèrent dans sa mémoire. Un sourire heureux se dessina sur ses lèvres et le substitut prit la main que lui tendait l'homme.

« -Paul Tesser ! Dit-il, gaiement. Ma parole ! Cela fait si longtemps ! Connie, je vous présente Paul, un ancien camarade de fac ! »

Paul salua, avec galanterie et politesse, Connie qui fut charmée de son savoir-vivre. Il se joignit à leur table et tout naturellement, les deux hommes évoquèrent leurs souvenirs communs.

« -Je travaille à l'ambassade d'Afrique du Sud. Précisa Paul, avec modestie. Et toi, Mike ? Toujours aussi idéaliste ? »

Connie rit doucement à la question de Paul qui taquinait le jeune substitut. Ce dernier sourit avant de répondre :

« -Amoureux de la vérité, oui. Toujours. »

Paul marqua un silence et consultant sa montre, annonça :

« -Tu voudrai que je te fasse visiter l'ambassade, Mike ? J'aimerai beaucoup que tu vois le lieu prestigieux où je travaille. »

Mike allait refuser quand Connie répondit à sa place :

« -Allez-y, Mike. Le dossier est bientôt bouclé et le procès est pour demain. Cela vous détendra un peu. »

Vaincu par ces arguments, le substitut accepta. Mais il tint à prévenir John.

« -Je n'aime pas cette idée, Mike. Fit John, au téléphone et mis au courant du projet de son époux. Une ambassade est un lieu particulier. Je ne pourrai pas intervenir s'il t'arrivait quelque chose. Tu le sais, Mike : Je t'ai briefé dessus. »

Mike l'écouta et lui dit :

« -Il ne m'arrivera rien, John. Je te promets d'être là pour notre anniversaire. Je t'aime. »

….

« -Voilà, c'est mon bureau. Présenta Paul, en faisant le guide. La décoration est classe, n'est-ce pas ? »

Mike, ébloui et impressionné par le faste de l'ambassade, approuva de la tête. Son regard admirant les œuvres d'art du bureau de son ami.

« -Tu veux boire quelque chose ? Proposa Paul, d'un ton aimable. Avant de discuter affaire. »

Le ton, distant et étrange, de la voix de son ami alerta Mike qui, se raidissant, se mit sur ses gardes.

« -Affaires ? Répéta-t-il, intrigué. De quoi s'agit-il ? »

Paul délaça sa cravate, ôta sa veste et déboutonnant sa chemise, avança vers Mike qui, mal à l'aise, se recula imperceptiblement.

« -J'aimerai que tu abandonnes le procès que tu mènes en ce moment. Expliqua Paul, en acculant le substitut contre le mur. L'avocat est un de mes amis très chers et sa carrière risquerait d'être mise à mal par tes accusations mensongères. »

Mike, le regard se durcissant, repoussa Paul de ses mains et déclara :

« -Non, je n'abandonnerai pas les charges. Il est ignoble et il mérite d'être rayé du barreau. Tes intimidations ne fonctionnent pas. »

Un sourire ironique et cynique apparut sur les lèvres de Paul qui, attrapant Mike par le col de sa chemise, le projeta sur le sol.

Choqué et à moitié étourdi, celui-ci essaya de se redresser et de se sauver. Mais Paul, plus grand et plus musclé, l'entraina vers une porte qu'il ouvrit d'un coup de pied.

« -Personne ne viendra à ton secours, Mike ! Affirma Paul, en le jetant sur un canapé. Nous sommes dans une ambassade et j'ai l'immunité diplomatique ! »

Mike, paniqué et éperdu, voulut appeler de l'aide par son mobile mais Paul envoya le téléphone s'écraser contre un mur. Il déchira la chemise du substitut, le plaqua contre le tissus du sofa et arrachant le pantalon, baissant le sien, s'allongea sur sa victime.

« -Ma famille va avoir votre tête ! Menaça Mike, en se débattant. Arrête ! »

Excité, assuré de l'impunité de son crime, Paul pénétra, brutalement, le substitut qui hurla sous la douleur.

….

Il était presque minuit passé quand une voiture noire stoppa dans un quartier résidentiel. Un corps fut balancé sur le gazon de l'allée d'une magnifique propriété et la voiture s'enfuit dans un vacarme infernal.

Mike, les vêtements en lambeaux, hébété et le visage tuméfié, tituba jusqu'à la porte de sa maison. Il sonna.

La porte s'ouvrit sur John qui, voyant l'état de son époux, rattrapa Mike qui chancelait.

« -Pardon, John. Chuchota Mike, dans un souffle. Je suis en retard. Je t'avais promis d'être à l'heure. Pardon. »

John, inquiet et horrifié, berça Mike dans ses bras et le ramena dans sa chambre. Une fureur dévastatrice l'envahit.

« -Ce n'est rien, mon amour. Réconforta John, apaisant. Ce n'est pas grave pour la soirée, mon ange. Ce n'est rien. Dis-moi : Qui t'a fait ça, Mike ? Qui ? »

Mike marmonna de vagues mots avant de sombrer dans une inconscience miséricordieuse.

John, énervé, sortit de la chambre et d'une voix contenant sa rage, appela :

« -Castiel ! Ramenez-vous tout de suite ! Maintenant ! Comment avez-vous pu laisser faire ça ? »

Un léger courant d'air souleva les rideaux du salon et un homme, en trench marron, apparut.

Ses traits, imperturbables, se tournèrent dans la direction de John qui, les poings crispés, contenait sa fureur.

« -Il y a d'autres affaires importantes, John. Commença Castiel, calme. Je suis désolé pour Mike. Je n'ai pu intervenir à temps. D'autres priorités. »

John, halluciné et hors de lui, se rua sur Castiel et voulut le frapper mais l'ange s'esquiva.

« -D'autres priorités ? Cria John, énervé. Mike a été violé et torturé, Castiel ! »

L'ange claqua des doigts et deux hommes surgirent dans le salon.

« -Cas' ! Protesta le plus petit des deux. Combien de fois je t'ai dit de ne jamais me faire ça ? »

Castiel ne répondit pas et se dirigeant vers John, il apposa deux doigts sur son front. L'effet fut immédiat et radical : John s'écroula, endormi.

« -Préviens quand tu fais ça ! Fit Dean, en installant, confortablement, l'endormi sur le canapé. Alors, c'est lui ? »

Castiel contempla John et acquiesça de la tête :

« -Oui, Dean. Il est Sa réincarnation. Je n'ai pas eu le choix : L'autre risquait à tout moment de se réveiller.»

A suivre.

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