Après plusieurs mois d'attente, voilà enfin la fanfic que j'ai promise pour célébrer l'anniversaire de Luffy aujourd'hui !


One Piece ne m'appartient pas.


One Piece – We are!


La nuit était déjà tombée depuis plusieurs heures sur la ville qui s'apaisait petit à petit. En raison de l'heure avancée, la plupart se trouvaient bien au chaud dans leur lit, alors que d'autres dansaient et ne comptaient pas s'arrêter avant les premières lueurs du jours, dans des bâtiments insonorisés d'où ils ne pouvaient pas apercevoir les étoiles qui peuplaient le ciel sombre en partie éclairé par une pleine lune lorsqu'un nuage daignait ne pas la cacher au monde, comme par jalousie.

Les quartiers les plus aisés étaient réputés pour être les plus calmes, étant donné que les commerces ainsi que les activités nocturnes se situaient plus loin. Enfin, ce n'était qu'une idée préconçue. Il fallait prendre en compte tous les voleurs qui agissaient lorsque les lumières étaient éteintes, profitant de ce moment idéal pour subtiliser toutes sortes d'objets de valeur sans vergogne. Les policiers se devaient donc de patrouiller fréquemment, en arrêtant toute personne douteuse qui n'habitait pas dans les parages ni ne connaissait quelqu'un dans les environs.

Ce fut ainsi qu'une course-poursuite se déclara dans les ruelles sombres du quartiers. Les forces de l'ordre ne cherchaient pas à enquêter avant de mettre les menottes ; s'ils voyaient quelqu'un flâner un peu trop au même endroit, ils concluaient immédiatement qu'il s'agissait d'un voleur potentiel. Cette théorie était toujours vraie. Sauf pour la pauvre personne qu'ils poursuivaient actuellement.

Leur proie s'étant faufilée dans des petites rues trop étroites, les deux policiers descendirent de la voiture en prenant bien entendu soin de ne pas la laisser déverrouillée. Il pouvait s'agir d'un coup monté. C'était classique : l'un des membres de la bande attirait l'attention tandis que les autres en profitaient pour accomplir le reste du plan. C'était pour cette raison que le troisième policier retourna à l'endroit où ils l'avaient pris en chasse, afin de s'assurer qu'il ne se produise rien.

Au même moment, la poursuivie détalait comme un lapin. Le vent avait fait tomber son chapeau de paille, qui, fort heureusement, était accroché à son cou avec une ficelle. Ses cheveux courts et noirs étaient tout-à-fait visibles, ou presque, puisqu'ils se fondaient dans l'obscurité de la nuit, notamment parce que ces ruelles n'avaient pas de lampadaires, à son avantage.

Qu'avait-elle donc mérité pour en arriver là ? Elle se baladait avec son ami aux trois épées lorsqu'ils s'étaient séparés. Ce n'était pas de sa faute, en plus. Elle s'était juste mise à courir partout parce qu'elle ne connaissait pas cet endroit. Il n'avait qu'à la suivre, après tout. Ce n'était pourtant pas si difficile. Franchement, quel empoté, celui-là !

Sans même comprendre pourquoi, des policiers s'étaient lancés à ses trousses. Elle n'avait rien fait de mal. Mais ces bâtiments étaient juste immenses ! Et beaux ! Et surtout impressionnants ! C'était complètement différent de la résidence où elle logeait. Dans son pays, il fallait rêver pour trouver de tels immeubles, tout simplement parce qu'il n'y en avait pas du tout, ou du moins était-ce le cas dans son village natal. C'était tout nouveau pour elle, alors que son ami avait paru totalement blasé. Tss. Il ne comprenait définitivement rien.

« Eh, toi, là-bas, arrête-toi ! »

La criminelle potentielle se mit à rire bien fort. Elle était en train de les semer ! En même temps, elle ne pouvait pas se permettre de se laisser prendre alors qu'elle avait encore tant de choses à accomplir. Sa vie commençait à peine et elle était encore loin d'avoir atteint son rêve, la raison pour laquelle elle était partie de chez elle.

Puis, soudain, en tournant dans une autre rue, elle ne put que s'arrêter net lorsqu'elle s'aperçut qu'il s'agissait d'une impasse. Pas moyen de faire demi-tour, les deux policiers s'étaient déjà engagés là et avaient ralenti leur allure en s'apercevant qu'elle était coincée. Ceux-ci souriaient à présent, ravis de voir que la situation avait tourné à leur avantage, leurs pistolets pointés sur le fugitif qui les regardait sans faillir. Il leur avait donné du fil à retordre. Il fallait dire qu'il courait vite, ce gamin, alors qu'il paraissait si frêle.

Déjà qu'ils préféreraient largement dormir à cette heure de la nuit, il fallait toujours que des petits rigolos les embêtent – et les empêchent de s'ennuyer en même temps. Il s'agissait toujours de jeunes qui s'imaginaient pouvoir cambrioler facilement toutes ces maisons et appartements de luxe alors qu'ils ne valaient rien. Il s'agissait généralement de personnes de classe moyenne, pourtant ils jureraient que la personne en face d'eux n'était qu'un pauvre.

En effet, il portait une espèce de chemise rouge sans manche un peu trop longue, un simple bermuda, des sandales ainsi qu'un chapeau de paille. Se croyait-il à la plage ? N'avait-il pas froid ? L'hiver arrivait et les nuits se faisaient particulièrement fraîches. Même les policiers grelottaient dès qu'ils sortaient de la voiture chauffée avec leurs chemises à manches longues. Ce gamin devait être assez inconscient pour sortir dans une tenue pareille.

Ils n'apercevaient d'ailleurs pas son visage, il avait baissé la tête et posé une main sur son chapeau qu'il avait remis. Avec l'obscurité, ils n'avaient pas pu l'apercevoir distinctement. Avec ses bras fins comme des brindilles, espérait-il les battre ? Ah ah. La bonne blague. Il ne leur paraissait pas avoir d'attitude offensive, et semblait attendre que le temps passât. Leur théorie de l'action en groupe était-elle véridique ? Était-il en train de les divertir ? Si leur collègue avait eu besoin de renfort, il les aurait appelés.

« Toi ! Tu vas nous suivre gentiment jusqu'au commissariat ! »

L'interpellé esquissa un grand sourire puis releva la tête, leur permettant d'apercevoir son visage souriant qui les troubla. Que mijotait-il ? Y avait-il des complices cachés, prêts à les abattre de sang froid ? Les deux policiers se regardèrent, inquiets : ils n'avaient pas envie de mourir, ils souhaitaient juste attraper les voyous, rien de plus. Ils reposèrent leur regard sur le jeune lorsqu'il se mit à rire.

« Désolé, j'ai encore un rêve à accomplir ! »

Sur ce, elle étendit son bras afin d'atteindre le toit du petit immeuble sous les yeux effarés des policiers qui ne pensaient pas que la situation prendrait une telle tournure. La soi-disant délinquante n'avait qu'à atteindre le haut du bâtiment où elle serait en sécurité. Il lui suffirait de sauter ensuite de toit en toit de manière à les semer pour de bon. De là-haut, elle pourrait plus facilement retrouver son ami perdu.

« Tu as mangé un fruit du démon ! Tu es un pirate ! »

Les policiers échangèrent un regard puis hochèrent la tête avant de se mettre à tirer sur la jeune personne. Ils n'avaient encore jamais vu un utilisateur de fruit du démon de leur vie, c'était la première fois. Il était dit que ces fruits rarissimes donnaient des pouvoirs surnaturels à celui qui l'avait mangé et que ce dernier se faisait par conséquent posséder. Le Gouvernement mondial en avait strictement interdit la consommation, les seuls à pouvoir les utiliser étaient les hauts-gradés. Les autres recevaient le statut de pirate qu'ils avaient pour ordre de tuer à vue.

Les balles atteignirent le pirate qui se courba légèrement, toujours une main sur son chapeau et l'autre sur le toit. Ils l'avaient touché ! Ils obtiendraient à coup sûr une promotion pour avoir abattu quelqu'un qui avait mangé l'un de ces fruits interdits ! C'était tout de même assez impressionnant de voir une personne étirer ses membres. S'ils avaient attendu encore quelques secondes pour tirer, il aurait été hors de portée sur le toit et leur aurait échappé.

Cependant, celui-ci mettait bien trop de temps pour s'écrouler par-terre. Ils s'aperçurent avec horreur et bien trop tard que les balles ne le transperçaient pas et ne faisaient que l'allonger. Avant même de pouvoir réagir, elles retournèrent vers eux avec la même puissance. Aucune ne les toucha, en revanche l'un d'entre eux tomba à genoux, ne les sentant plus. Voilà donc l'étendue du pouvoir d'un utilisateur de fruit du démon ? Leurs balles étaient-elles inefficaces ?

L'autre policier, tremblant, porta la main à sa radio et demanda de l'aide en urgence à toutes les unités du secteur, en précisant bien l'importance de la mission, de même qu'il leur fallait apporter d'autres armes à part leurs pistolets, ou bien ils ne parviendraient jamais à le blesser. Sa voix trahissait sa nervosité ainsi que son choc, il n'aurait jamais cru être confronté à une telle situation. Allait-il les tuer avant l'arrivée des renforts ?

« Shishishi, désolé, mais ça ne marche pas sur moi ! Je dois encore devenir la reine des pirates ! »

Puis, dans un rire, le délinquant se laissa monter jusqu'au toit, sans laisser aux policiers l'opportunité de voir clairement son visage en raison de l'obscurité de la ruelle. Ils n'aperçurent que ses cheveux noirs ainsi que sa cicatrice sous l'œil gauche. Le policier qui tenait encore sur ses jambes pointa son pistolet sur ce pirate, sans succès. Il ne ferait qu'alerter plus de personnes résidant là et qui venaient d'être réveillées par les coups de feu.

Les pouvoirs d'un fruit du démon étaient tout simplement terrifiants. Ils avaient été donnés par le démon lui-même, cela ne faisait aucun doute. Tant que les pirates vivraient, la paix n'existerait pas. Et qu'est-ce que ce gamin voulait dire par « reine des pirates » ? Une minute… Reine ? Il s'agissait d'une fille depuis le début ? Et qu'était une reine des pirates exactement ? Comptait-elle faire disparaître le Gouvernement mondial ? Était-elle possédée par le démon dont elle avait mangé le fruit ? Qu'étaient donc ces fruits en réalité ?


Ne vous inquiétez pas, les chapitres feront en moyenne 5 000 mots. Cette histoire sera très longue. Je fais quelque chose que je n'ai pas fait depuis ma toute première fic il y a deux ans et demi : me lancer dans le tas. J'ai bien entendu préparé mon histoire, mais pas dans les moindres détails. Sinon, je finirai par me lasser et n'aurai plus envie d'écrire.

Je n'ai absolument pas l'intention de suivre le manga à la lettre et de simplement changer l'époque ainsi que le sexe de Luffy. Ce serait horriblement ennuyeux. Bien entendu, il y aura des points communs, je reprendrai plus ou moins les arcs, néanmoins j'entends bien personnaliser tout ça.

En attendant, laissez-moi vos impressions !