Chapitre 2:

Je continue de marcher inlassablement, mes cheveux bruns volant derrière moi.

J'ai cessé de pleurer, mais ma douleur est toujours présente, plus destructrice que jamais.

Mais j'ai au moins les idées à peu près claires et un problème s'impose à moi :

Qu'est-ce que je vais faire maintenant ?

Je ne peux évidemment pas rentrer chez moi, vu que je n'ai plus de maison, ni de parents.

Stop Amalia, ne pense pas à ça, il y a des problèmes plus urgents.

Bon, je peux toujours prendre une chambre au Chaudron Baveur et aviser ensuite, vu l'état de fatigue dans lequel je suis.

Forte de cette bonne résolution, je rajuste la lanière de mon sac, noue le bas de mon T-shirt et lève ma baguette.

Gggnnnniiii ! (1)

- Bienvenue à bord du Magicobus, transport d'urgence pour sorcières et sorciers en perdition. Faites un signe avec votre baguette magique et montez, montez, nous vous emmènerons où vous voulez. Je m'appelle Tony Rocade et je serai votre contrôleur cette...

Le boutonneux daigne enfin s'apercevoir de ma présence et à voir sa tête on dirait que le fait que j'ai pleuré ne passe pas vraiment inaperçu.

- Euh… ça va ? me demande-t-il avec inquiétude.

- Contente-toi de m'emmener au Chaudron Baveur, je lui rétorque.

Il parait un peu surpris de mon franc-parler, mais décide de ne pas en faire cas. Après tout c'est mon problème.

- Onze mornilles pour le trajet simple mais quatorze pour un chocolat chaud en plus.

Mmh, du chocolat ! J'ai vraiment faim et de toute façons, trois mornilles de plus ou de moins, ce n'est rien pour moi.

Je lui tends donc son argent et monte dans le bus. Une fois à l'intérieur, je m'autorise à souffler un peu. Le boutonneux ne me lâche pas du regard, comme si j'allais m'évanouir, ou faire une crise de dépressions à tout moment. Non mais je vous jure ! En d'autres circonstances, je lui aurais ri au nez, mais là je me contente de lui rafraîchir la mémoire :

- Tu n'étais pas censé m'apporter du chocolat chaud ?

- Euh... si.

Le pauvre, il a l'air terrifié par moi. Il faut dire que mon T-shirt sale, mon jean déchiré, et mes baskets remplies de boue ne sont pas vraiment un appel à la bienveillance.

Tony revient avec ma tasse et s'en repart immédiatement. J'imagine qu'il ne veut pas passer plus de temps avec moi, quoique ça ne me dérange pas tant que ça.

Quelques secondes seulement après avoir fini mon chocolat, il vient m'annoncer (c'est moi où il paraît soulagé ?) que je suis arrivée.

Je descends donc et entre dans le bâtiment miteux qui va m'héberger pendant un certain temps.

Mes clés en poche, je monte dans ma chambre, m'allonge sur mon lit et plonge immédiatement dans un sommeil réparateur après ma dure journée.

Je sautillais en riant sur l'allée. Derrière moi, mes parents me regardaient en souriant en se tenant la main.

-Fais attention, me dit tout de même ma mère.

-Laisse-la, elle est adorable lorsqu'elle est comme ça.

Je fis un grand sourire à mon père mais m'arrêtais.

Soudain, la scène changea brusquement de décor et je me retrouvais en plein champ de bataille.

Je courrais à perdre haleine en regardant frénétiquement de tous les cotés.

-Faites qu'ils soient vivants, faites qu'ils soient vivants !

Je venais de perdre mes parents, ce qui n'était absolument pas à recommander vu la situation.

Ma mère! Je fis volte face et la vit, elle et mon père, agonisant de douleur, ensanglantés alors que leur visage et leur poitrine semblaient avoir été tailladés.

- Non !

Je n'arrivais pas à y croire, ce n'était pas possible, j'allais me réveiller, j'allais me réveiller !

Je relevais la tête et poussais un cri à m'en briser les cordes vocales.

Haletante, je tente tant bien que mal de reprendre ma respiration.

- Ce n'était qu'un cauchemar, un simple cauchemar, Amalia.

Pour me le prouver je regarde autour de moi, m'attendant à retrouver les couleurs familières de ma chambre, mais tout ce que je vois, c'est le décor d'une chambre du Chaudron Baveur. Ce n'était donc pas un cauchemar, c'était vraiment arrivé ! Je suis orpheline.

Alors que j'assimile la vérité, une tâche s'impose à moi: il faut que je venge mes parents.

Tout d'abord, les auteurs de leur mort : facile, ce sont les mangemorts. Le problème c'est qu'on ne s'attaque pas à eux comme ça. Je reste de longues minutes allongé sur mon lit à réfléchir avant qu'une idée ne s'impose à moi.

Mais bien sûr !

Je fouille dans mon sac, en sort une plume, de l'encre, un parchemin et m'installe au bureau.

Il faut que j'écrive à Dumbledore.

N/A:

Et voila, les voila vos précisions. Vous savez désormais les meurtriers présumés des parents d'Amalia.

Je ne sais pas vous mais pour moi l'histoire commence à prendre forme.

Alors qui a deviné le sortilège qui à été lancé à M et Mme Jungers ?

(1) désolée je n'ai jamais été très douée pour les onomatopées.

Merci de me lire et rendez-vous au chapitre suivant.

kiss kiss