C'est une de mes dernières fics en réalité, une des dernières que j'avais publiée sur ITM qui hélas a fermé. Je me suis que les fans out there devaient surement être déçus de ne pas pouvoir en relire certaines, c'est mon cas aussi =D et donc voilà une des miennes ^^

Auteur : £ly

Résumé : Je vous donne quelques mots, à vous de vous faire une idée avec. Secrets, manipulation, mystères, danger, démon, histoire et clarté. Normalement vous avez lu le résumé sur la page où les fics sont répertoriées donc...PLUSIEURS MOIS APRES IOTH !

Disclaimer : Les personnages sont à leurs auteurs et ne sont en aucun cas les miens. Sauf ceux issus de ma propre imagination évidemment.


Encore un indice de la part du génie et les voilà partit à bord du jet du Centre.

18h, sur place Parker qui pestait contre Jarod, Sydney et Broots se séparèrent pour fouiller l'entrepôt à la recherche de Jarod.

La miss, smith & wesson en main avançait doucement dans une pièce sombre lorsque une main se plaqua sur sa bouche. Elle commençait à paniquer lorsqu'une voix masculine qui lui était très familière lui parvint aux oreilles.

- C'est moi relax murmura t-il.

Cette voix…elle espérait tellement l'entendre à nouveau depuis son dernier appel datant de deux semaines. L'homme enleva sa main de sur la bouche de la jeune femme, elle se retourna.

- Jarod !

Elle se jeta presque dans ses bras, trop heureuse de le voir, de lui parler…. Lui savourait le contact, elle lui avait tant manquer…

Elle se détacha de lui et plongea son regard dans le sien.

- Mais qu'est ce tu fais là ? demanda t-elle.

- Je viens te kidnapper…pars avec moi, ils croiront que tu as disparue et pendant ce temps toi et moi…lança t-il adressant un regard malicieux à la miss.

- Jarod je ne sais pas si…commença Parker, un peu réticente.

- Parker s'il te plait…

Le regard qu'il lui adressa était suppliant ce qui fit sourire la jeune femme, elle ne pouvait refuser.

- D'accord.

- Viens dit il en lui prenant la main.

Ils sortirent par une autre porte où Jarod avait laissé sa voiture. Le caméléon trop content d'avoir retrouvé sa miss démarra en trombes, espérant ne pas se faire remarquer.

Dans l'entrepôt, Broots et Sydney cherchaient Parker, en vain…

Le couple était arrivé à l'hôtel où Jarod avait réservé une chambre. Hôtel 3 étoiles. Remarque avec l'argent volée au Centre s'était facile de payer un tel pareil !

La jeune femme ne passa pas inaperçue. Un peu inquiet de tous ces regards envieux, il glissa sa main dans la sienne et la serra doucement.

Elle lui dédia un regard amusé. Ils prirent l'ascenseur, 3ème étage. Le caméléon ouvrit la porte avec la carte magnétique.

- Après vous…dit-il en exécutant le geste.

Elle ne put que sourire et entra suivit du génie. Pendant quelques secondes, elle contempla le luxe de la chambre.

- Elle est somptueuse…souffla t-elle.

Derrière elle, Jarod la regardait admirer la suite. Il lui ôta sa veste, se débarrassant de la sienne en même temps et les déposa sur un fauteuil.

Elle lui fit face, plongeant ses yeux océans dans ceux noisette de Jarod. Ils s'observèrent quelques secondes, essayant de deviner à quoi penser l'autre. Il se rapprocha, elle sentait son souffle lui effleurer le visage. Il la prit dans ses bras. Il voulait la sentir tout près de lui, sentir que tout était réel. Leur étreinte dura plusieures minutes. Lentement ils se détachèrent mais ce ne fut qu'un bref instant, le temps que mis Jarod pour combler l'espace et prendre possession de ses lèvres.

Et le désir monta balayant tout sur son passage. Les questions et les doutes, l'inquiétude et l'angoisse.

Abandonnant ses lèvres pour son cou, il défit lentement très lentement la mettant au supplice, un à un les boutons de son chemisier.

A chaque bouton défait, il embrassait sa peau dévoilée lui arrachant des gémissements étouffés par le plaisir.

Elle lui retira son tee shirt tout en caressant son torse avec délectation. Le tee shirt fut rejoins par le chemisier nacré de la miss. Doucement sans détacher ses lèvres des siennes, il la poussa vers le lit où il la fit basculer. Ses talons et les chaussures du génie atterrirent plus loin dans la chambre. Revenant sur elle, elle gémit quand il posa ses lèvres sur son corps, son corps si pressé d'assouvir un désir qui les consumait tout les deux. Il descendit de plus en plus bas, sa poitrine, son ventre tout en semant des baisers brûlants sur sa peau. Il fit glisser la fermeture de sa jupe qu'il lui enleva dévoilant ses jambes. Elle inversa leur position. A son tour, elle s'attaqua à son pantalon. Le reste de leurs vêtements finirent sur le sol avec les autres.

Sous les caresses du Caméléon, le corps de la jeune femme se fit ardent, et terriblement vivant. Ils se donnèrent l'un à l'autre sans retenue oubliant qui ils étaient, ce qu'était leur vie.

Et pendant que les amants cédaient à la passion, les 2 collègues de Parker rentraient au Centre annoncer la disparition de celle ci.

- QUOI ? s'étrangla Raines, furieux.

- Elle…elle est jamais ressortie bafouilla Broots.

- Ce n'est pas faute d'avoir chercher appuya Sydney. Parker s'est faite enlevée, je ne vois que ça. Reste à savoir par qui.

Au même moment, Lyle débarqua dans le bureau avec son air habituel et d'une étonnante bonne humeur.

- Ma très chère sœur s'offre des vacances ? fit-il le nouvel arrivant sarcastique.

- Elle est faite kidnapper Lyle.

- Parker a le don de s'attirer les problèmes. Elle n'a qu'à s'en sortir toute seule.

L'informaticien et son ami furent mis à la porte. Raines et son « fils » avaient à parler affaires. Sydney ne préféra même pas y penser. Se concentrer sur Parker. Intérieurement, il savait très bien où elle se trouvait et ce qu'il pouvait se passer à cet instant. C'était avec un sourire qu'il avait accepté de garder le secret quand la jeune femme lui avait confié les changements dans sa vie. Maintenant, il s'agissait de paraître crédible et de jouer le jeu. Le fait que la jeune femme veuille passer du temps avec lui ne l'étonnait pas. Ses derniers changements d'humeur venaient de ça : il lui manquait. Alors lorsque le caméléon passa un coup de fil à son mentor, celui ci lui raconta tout. Jarod se hâta donc de préparer tout afin qu'ils puissent se retrouver.

- J'espère qu'elle va bien murmura Broots, effrayé à l'idée qu'on fasse du mal à sa collègue.

- Parker est forte. Elle s'en sortira. On va tout faire pour la sauver. Venez, on peut peut-être trouver des indices sur ses ravisseurs dit Sydney en allant vers le bureau de Parker.

Plus tard, à Santa Monica, Californie…

Allongée sur le coté gauche, la brune s'éveilla lentement puis prit conscience de la situation. L'hôtel…Jarod. Elle se retourna et le vit endormi à coté d'elle sur le dos. Leurs retrouvailles avaient été quelque peu…explosives. En y songeant, elle ne put supprimer le sourire malin qui apparut sur ses lèvres. Un froissement des draps et la voilà qui vint se pelotonner contre lui, tout en posant sa tête sur son torse. A demi réveillé, il baissa les yeux , son bras droit se referma sur elle. Jamais, elle n'aurait pu imaginer vivre un truc pareil avec Jarod, jamais. Et pourtant, désormais, elle était devenue accroc. Une véritable junkie addict à son génie. Etre séparer n'enchantait guère l'un et l'autre, mais ils ne possédaient pas le droit de choisir. Seul comptait donc ces petits moments volés à l'insu de tous.

- Tu m'as manqué souffla Parker en se collant un peu plus contre lui, comme si c'était possible.

La main de Jarod du bout des doigts se mit à caresser l'épaule nue de la jeune femme.

- Tu m'as manqué aussi…

Les mots de Sydney ressurgirent dans son esprit, il rigola.

- Qu'est ce qu'il y a ?

- Je repensais à Sydney qui me disait que tes changements d'humeur faisaient peur à tout le monde.

Il rit à nouveau rejoint par la jeune femme. C'est vrai que son agressivité envers les personnes du Centre atteignait des proportions énormes. Un seul mot de travers et elle déversait sa frustration sur cette personne.

- Je te rappelle qu'on s'est pas vus depuis un mois… T'as même pas appeler… J'étais frustrée de pas savoir si t'allait bien, si nous ça comptait vraiment, si…enfin soupira t-elle. T'es là maintenant…c'est tout ce dont j'avais besoin.

- Je pouvais pas t'appeler, je voulais, mais je pouvais pas. J'aurais dû découvrir un moyen de te contacter malgré tout. Tu m'en veux ?

Jarod s'en voulait pour ça. Un mois sans nouvelles d'elle a été pire que tout. Emotionnellement, c'était très dur à supporter. Il entendait bien se faire pardonner.

- Hum…oui et non. On peut toujours négocier sur le prix à payer pour te faire pardonner lança t-elle en levant la tête vers lui avec le même sourire qu'à son réveil.

- Tu sais que je suis un spécialiste dans les négociations ? l'informa le caméléon avant de l'embrasser.

Basculée sur le dos par son amant, elle le laissa se faire pardonner. Elle grava chaque baiser, chaque caresse, chaque gémissement dans son esprit. Quand il serait loin d'elle, elle n'aurait qu'à penser à ce jour avec lui, dans cette chambre.

21h30. Lorsque la porte de la salle de bain s'ouvrit, l'estomac de la jeune femme allongée sur le dos, émit un grognement. Elle regarda l'heure. En effet, il était temps d'avoir faim. Au vu de leurs dernières activités, il n'y avait rien de surprenant. Elle s'étonna en pensant à ce qu'il se passait au Centre. Lyle aboyant des ordres, Raines qui gouvernait. Broots et Sydney qui devaient s'inquiéter. Enfin, surtout Broots qui n'était pas au courant du plan mis en place par le mentor et son élève. Parker ne sortit de ses songes que quand son homme prit place près d'elle.

- Où tu étais partie encore ? plaisanta t-il.

- Ailleurs. Je pensais c'est tout. C'est rien.

Son estomac émit à nouveau le même bruit.

- Je crois que quelqu'un a faim.

- La faute à qui d'après toi ? répliqua Parker en souriant.

- Hmm...La mienne ?

Pour toute réponse, elle éclata de rire. Un rire joyeux, sans retenue. La tête de Jarod à ce moment l'avait fait éclater de rire. Cet air si innocent sur son visage et ses yeux qui criaient « C'est pas ma faute ». Retrouvant son sérieux, elle se mit assise, gardant le drap serré contre elle.

- Le problème maintenant, est que je n'ai pas pris de vêtements avec moi.

- Ce n'en est plus un. Je me suis permis de faire du shopping pour toi informa le Caméléon avec une lueur amusée dans le regard.

- Voyez vous ça…

- Tout est dans la penderie fit-il en désignant le dit-endroit.

- T'as pensé à tout n'est ce pas constata la brune se levant, emportant le drap autour d'elle pour aller jeter un coup d'œil.

Jarod l'observait passer en revue le contenu de la penderie. Fini le cuir et le noir. Robes, jean, hauts, tout y était. Même les sous vêtements. Il avait dû prendre un malin plaisir à faire du shopping pensa t-elle. Il la connaissait bien effectivement. Elle opta pour une robe. Fluide, entre le gris et le bleu, bretelles perlées, décolleté en V. Décidément le génie avait de très bons goûts en matière de vêtements. Elle prit ce dont elle avait besoin et s'enferma dans la salle de bain. Sa faim prenant le dessus, elle se dépêcha. N'oubliant tout de même pas, une note de maquillage. Maquillage qu'il avait expressément mis dans la salle de bain à son attention. Quand elle sortit à son tour, il eut un sourire satisfait. La robe lui convenait parfaitement. Et surtout il avait une magnifique vue sur ses jambes. Sur le lit trônait une boite en carton. Des talons, exactement sa pointure et son style.

- Madame est prête ?

- Oui, on peut y aller répondit-elle en saisissant le bras qu'il lui offrait.

Leur descente ne passa pas inaperçue. A vrai dire, la jeune femme s'attirait beaucoup de regards, surtout masculins mais elle n'en avait que faire. Jarod fut fier d'être aux cotés d'une créature telle qu'elle. Certain que beaucoup de ceux qu'ils croisèrent le jalousaient. Elle se serra davantage contre lui en sentant tout ces yeux dévorants sur elle. Intérieurement, elle poussa un ouf de soulagement une fois sortis de l'hôtel. Ils dînèrent tranquillement dans un restaurant pas loin de leur hôtel, tout redevenait comme avant. Les sourires sincères, les compliments, l'attention. Tout ce qu'il leur avait manqué pendant un mois. Parker proposa une balade sur la plage, il ne put refuser. Le bruit des vagues, le sable sous ses pieds, la main de son ancienne chasseresse dans la sienne, le Caméléon se sentait aux anges. Avec de l'acharnement, il avait finalement réussi à lui ouvrir les yeux petit à petit. Ce ne fut pas facile, néanmoins il ne regrettait rien. Tout était à sa place. Elle dans ses bras et lui près d'elle. Le monde tournait rond à nouveau.

Ils ne tardèrent pas à rentrer, leurs retrouvailles les avaient épuisés. Lorsqu'il se glissa sous les draps à son tour, dos à lui, elle dormait déjà. Un bras autour de sa taille, il gagna le sommeil rapidement lui aussi.

« Maman, est ce qu'un jour je tomberai amoureuse comme toi tu es tombée amoureuse de papa ? »

« J'en suis sûre ma chérie »

Dans ses rêves, elle revit tout leurs moments. Leur rencontre, leur premier baiser, tous ces moments passés ensemble, le presque baiser sur l'île, leur nouvelle relation, leur première nuit…. Tellement de temps à se courir après et finalement si peu de temps ensemble.

Puis vint les mensonges et secrets…son « père », Lyle, Raines, Brigitte, les rouleaux… mais tout revenait toujours à une seule personne, Jarod. Celui qui la connaissait mieux que personne. Celui dont l'histoire est écrite. Celui qu'elle pensait haïr et finalement non.

Le son qu'émit son ordinateur le tira du sommeil. Il s'extirpa du lit avec difficulté, enfila son tee-shirt et s'assit en face de son ordinateur. Son père par conversation webcam.

- Salut fils fit Charles tout à fait réveillé.

- Papa répondit Jarod sur un ton enjoué mais encore endormi. Qu'est ce qu'il s'passe ? Tu vas bien ? Maman et Emily ?

- Oui, tout va bien de notre coté t'inquiètes pas.

La jeune femme soupira de contentement dans son sommeil ce qui n'échappa au major Charles qui ne put se retenir de sourire.

- Je constate que vous vous êtes retrouvés. La séparation a été dure n'est ce pas ?

- Plus que tu ne peux l'imaginer confirma t-il en posant les yeux sur le lit.

- Je voulais te prévenir, le Centre a retrouvé notre trace, on doit bouger à nouveau. Ne t'en fais donc pas si on est pas en contact pendant plusieurs jours.

- Okay. Faites attention.

- Promis. Ta sœur et ta mère m'ont chargé de te dire que tu leur manques.

- Elles me manquent aussi.

- Il est tard, je vais te laisser. A bientôt fils. Et prends soin d'elle surtout. Elle t'aime, ça se voit.

- Je sais. Compte sur moi pour m'occuper d'elle comme elle le mérite. Dis à maman et Emily que je les aime.

Après un dernier regard entre eux, il coupa la conversation et reprit sa place près de Parker qui s'était retournée. Le couple n'ouvrit pas les yeux avant 10h. L'un en face de l'autre, la tête appuyée sur un coude, ils se regardaient sans dire mot. Ils n'en avaient pas besoin. Le silence faisait régner une atmosphère calme et apaisante semblable à une pièce fermée au monde. Elle rompit le lien en se remettant sur le dos, le regard fixé au plafond.

- Quelque chose ne va pas ?

- Cette nuit, j'ai fait un rêve étrange. J'ai revu tout les moments importants de notre vie. Au début, c'était bien, après on revenait aux secrets, aux mensonges…et c'était horrible termina t-elle troublée.

- C'était juste un rêve. Tout ça est derrière nous maintenant et c'est très bien comme ça.

Il se rapprocha d'elle, se pencha et effleura ses lèvres des siennes. La tranquilliser quant au passé et au futur qui restait, lui, à écrire. Il l'embrassa une deuxième fois, les bras de la brune vinrent s'enrouler autour de son cou, le gardant proche d'elle. Il devina ce qu'elle essayait de dire lorsqu'elle ouvrit la bouche. Il la fit taire en posant ses lèvres sur les siennes en un dernier baiser avant de se reculer.

- Si on commandait le ptit déj ? suggéra le génie.

Leur séjour ensemble se révéla être une vraie bouffée d'oxygène pour l'un comme pour l'autre. Ils se sentaient comme un couple « normal ». Sortir, parler, s'amuser, s'aimer…Tant de choses qui leur étaient interdites...enfin normalement. Aujourd'hui, dernier jour avant qu'elle ne reparte pour Blue Cove, déjà attristé à l'idée d'être de nouveau séparer, il la contemplait, appuyé contre l'encadrement de la porte de la salle de bain pendant qu'elle accrochait ses boucles d'oreilles.

- Tu pourrais arrêter de me fixer ? le pria Parker, un sourire aux lèvres.

Il rigola avant de venir se poster derrière elle et d'enrouler ses bras autour sa taille. Tout deux s'observaient dans le miroir, ils pensaient à la même chose. Quand te reverrai-je ? Quand pourrais-je te serrer dans mes bras ? Ce portrait si parfait d'eux, il l'immortalisa dans sa tête. Son sourire, la lueur de tendresse dans ses yeux bleus, c'était un moment dont il voudrait à tout jamais se souvenir. Afin de se convaincre lui même que ce n'était qu'un au revoir comme ceux précédents, il murmura dans l'oreille de la jeune femme « Je serais jamais bien loin. Je peux même te dire que tu devras apprendre le grec pour la prochaine fois ». Ces mots sonnaient comme une promesse. Une promesse cachée, mais une promesse quand même. Une promesse de l'emmener en Grèce la prochaine qu'ils seront réunis. Faire une escapade en Europe. Cela ressemblait tellement au paradis.

- Tu es prête ?

- Oui, on peut y aller.

- Je déclare la séance shopping ouverte lança le Caméléon en fermant la porte de la suite.

Parker avait besoin d'une robe de soirée. Jarod étant invité à une grande soirée donnée pour un orphelinat dont il figurait comme le plus grand donateur, toutes les personnalités les plus influentes seront présentes, elle se devait d'être à la hauteur. Peu importe le prix, le Centre payait généreusement la facture. Au bout de quelques heures d'essayages, ils trouvèrent la perle rare. Fluide, bustier, bretelles tombants, en bleu ciel. Exactement ce qu'il fallait. Réticente quand elle vit le prix, elle se laissa convaincre que cela n'avait pas d'importance. Presque 1000$ la robe. Heureusement que c'était le Centre qui payait.

Vint le tour des talons, pour cela, il la laissa faire. Elle s'y connaissait mieux que lui. Il prétexta devoir aller acheter un truc important. La brune ne douta pas et lui assura qu'elle en avait pour un moment. Jarod prit la direction d'une des plus grandes bijouteries de la ville. Il savait ce qu'il voulait et le trouva directement. Un collier en or gris serti de diamants. Fin, brillant, discret, chaque diamant représentait une petite feuille, du moins c'est ce qu'il paraissait à vue d'œil. Ainsi que les boucles d'oreilles assorties au collier. Il n'écouta même pas le vendeur quand celui-ci lui indiqua le montant de son achat. Tout cela devrait lui être apporter ce soir, à son hôtel sur sa demande à une heure précise. Ceci fait, il rejoignit la jeune femme qui s'était enfin décidé à choisir ce qu'elle mettrait à ses pieds ce soir.

Shopping terminé, il rentrèrent à leur hôtel. Cet après-midi les avait éreintés. Cette soirée risquait de durer assez longtemps, un petit somme avant ne se refusait pas.

A 20h45, on toqua à la porte de la suite. L'homme ouvrit, son colis a bien été livré comme demandé. Parker se préparait depuis déjà trois quarts d'heure. Lui y était déjà. Simple, mais élégant. Il frappa à la porte de la salle de bain.

- Je peux entrer ?

- Oui répondit-elle de l'autre coté.

Il clencha la porte, la poussa doucement pour la découvrir devant la glace, habillée, coiffée, maquillée. Il en resta un instant sans voix. Reprenant une contenance, il s'avança vers elle, l'écrin dissimulé dans son dos. Elle vérifia encore une fois si tout était parfait comme elle souhaitait.

- Je crois que je n'ai rien oublié…

- Hum…pas si sûr…

Jarod en profita pour poser l'écrin, l'ouvrir et prendre délicatement le collier qu'il ferma autour de son cou. Les yeux de la brune s'écarquillèrent à la vue d'un tel bijou.

- Tu es parfaite…

Leur arrivée à la soirée bouscula beaucoup de monde. La beauté de la jeune femme en avait déjà subjugué plus d'un. Heureux de l'avoir à ses cotés pour un tel évènement, il l'entraîna à travers la foule pour lui présenter ses connaissances. Puis le directeur fit un bref discours dans lequel il remercia vivement le Caméléon qui avait participer aux frais des travaux et bien plus encore. La soirée suivit son cours. Apéritif puis dîner. Les enfants de l'orphelinat, une quinzaine environ, allaient et venaient dans la salle. Ils s'amusaient comme des petits fous. Parker esquissa un sourire en admirant leur joie non dissimulée. Dîner terminé, ils enchaînèrent avec la danse. Tradition oblige, ils ne se dérobèrent pas à la règle. Valse, tango, … tout y passa. C'est essoufflés qu'ils quittèrent la « piste de danse ». Un homme intercepta Jarod alors qu'il allait avec la brune chercher des coupes de champagne. Parker partit se rafraîchir quelques instants, en revenant une tête blonde la bouscula. En baissant la tête, elle s'aperçut que des larmes coulaient sur le visage de la petite fille. Elle ne devait pas avoir plus de trois ans. Parker, touchée se pencha vers elle.

- Ne t'inquiètes pas, ce n'est rien. Pourquoi tu pleures ? Qu'est ce qui ne va pas ? s'enquit t-elle avec calme.

- Ils veulent pas que je joue avec eux parce je suis trop petite expliqua la fillette en sanglotant

- C'est pas gentil de leur part. Tu peux rester un peu avec moi si tu veux proposa Parker en souriant.

- Je veux bien.

La jeune femme tendit la main, l'enfant la prit puis elles gagnèrent les chaises. Parker en prit une, asseyant la fillette qui enroula ses bras autour de son cou sur ses genoux tout en prenant soin de ne pas abîmer la robe. Le mouvement de sa main dans le dos de l'enfant la calma peu à peu.

- Comment tu t'appelles ?

- Clara. Et toi ?

- Melle Parker.

- T'as pas de prénom ? demanda la fillette étonnée.

- Je veux bien te le dire dans l'oreille, mais tu ne le diras à personne d'accord, c'est notre secret.

La tête blonde bougea positivement.

- J'aime bien avoua t-elle. Tu sais, Melle Parker, tu es très jolie. J'espère être un jour aussi jolie que toi.

- Merci, je suis sûre que tu le sera aussi affirma la brune.

Elles furent interrompues par….

- Jarod ! s'exclama Clara joyeuse à nouveau.

Aussitôt, Clara se retrouva dans les bras de celui ci qui l'embrassa sur la joue. Le sourire de la petite fille s'agrandit davantage.

- Je vois que tu as rencontré Melle Parker nota t-il avec un regard pour la jeune femme.

- Elle m'a même dit son prénom ! Mais c'est un secret ! ajouta Clara, fière de partager un secret avec quelqu'un.

Malicieuse, elle glissa quelques mots à l'oreille du Caméléon qui ne put que rire.

- Oui, mais je ne lui ai pas encore demandé. Quand ça arrivera, tu seras la première à savoir c'est promis.

Clara acquiesça puis Jarod la reposa à terre. Elle fila rejoindre les autres enfants, réjouie.

- Elle est adorable remarqua Parker.

- Oui. Elle me rappelle un peu toi. Ton caractère surtout.

- Je retiens ça plaisanta t-elle.

- Mais j'y compte bien.

Deux heures plus tard, la soirée toucha à sa fin. Epuisés, ils ne s'attardèrent pas à rentrer à leur hôtel, contents de retrouver leur lit.

Aucun des deux ne bougea durant la nuit, Parker sur le coté gauche dos à lui, lui derrière elle, un bras autour de sa taille. L'horloge indiquait 10h lorsque Jarod ouvrit les yeux. Encore à moitié endormi, il esquissa un sourire en constatant qu'ils n'avaient pas bougés et qu'elle dormait paisiblement contre lui. Il déposa doucement un baiser dans la nuque de la brune puis se dégagea en faisant attention à ne la réveiller. Finalement après un passage par la salle de bain, il revint s'allonger. Sur le dos cette fois. Certain qu'il n'arriverait pas à se rendormir, il se mit à réfléchir à la façon dont il pourrait organiser leurs prochaines « vacances ». Son imagination dépassa ses pensées, fermant les yeux, il visualisait dans son esprit tout ce qu'ils pourraient vivre là bas. Peu à peu, il replongeait vers le repos.

Un peu plus tard, la lumière la dérangea. Elle plissa les yeux afin de s'habituer au jour. L'horloge affichait un peu moins d'onze heure. Quelque chose n'allait pas… La chaleur qui d'habitude l'entourait n'existait plus ! Elle se retourna. Si, il était là. Il ne dormait pas, elle pouvait le sentir, il avait juste les yeux fermés. Espiègle, elle se pelotonna tout contre lui et entreprit de déposer des baisers par ci par là. De son cœur à sa mâchoire, lentement. Le génie n'était pas dupe, il avait bien compris son ptit jeu, pourtant ce jeu ne le dérangeait aucunement et donc la laissa continuer. Elle atteignit le coin de ses lèvres puis redescendit bas, très bas…

- Parker…

Un grand sourire aux lèvres, la jeune femme releva la tête vers lui. Il distinguait nettement cette petite flamme de désir dansant dans les yeux bleus. Maintenant, il semblait être plus qu'éveiller. Elle avait donc toute son attention enfin. Elle vint murmurer près de son oreille, rien que d'entendre les mots accélérait sa respiration.

- J'ai juste très envie de toi…là, maintenant, tout de suite…

Un frisson parcourut l'échine du Caméléon. C'était leur dernier moment ensemble. Il comptait bien la satisfaire…. La brune hoqueta de surprise quand son dos heurta le matelas et que le corps de Jarod vint couvrir le sien. La nuisette remontait sur ses cuisses, que les mains de l'homme s'empressèrent de remonter à leur tour. Le souffle court, les sens brûlants, les gémissements se rapprochaient de plus en plus. Et ce n'était que le début…

Lorsque leurs corps dénué de toute barrières se touchèrent, ce fut une électrocution de désir, un torrent ardent. Il voulait jouer avec elle, la mettre au supplice, la voir implorer pour la délivrance. Sa main glissa à l'intérieur de sa cuisse, la caressant en montant toujours plus haut. Humide de plaisir, elle était prête, prête à l'accueillir en elle, prête à ne faire qu'un avec lui. lorsqu'il joignit leurs deux corps, elle bascula la tête en arrière. Le plaisir qu'ils se prodiguèrent l'un à l'autre dépassait toutes les autres les fois. Elle se collait à lui comme si sa vie en dépendait et sa vie en dépendait. Ils sombrèrent tout deux dans le gouffre de la volupté dans un dernier cri…

Essoufflé, il retomba à coté d'elle qui se logeait dans ses bras. Il déposa un baiser dans ses cheveux et ferma les yeux. Récupérer de tant d'efforts.

Quelques heures plus tard…aéroport Santa Monica.

- Je t'appelle aussi souvent je peux lui promit son Caméléon, le cœur serré de la voir s'éloigner.

- J'ai pas envie de rentrer…Retourner dans le palais des horreurs…mais, j'ai pas le choix...déplora Parker en regardant dans le vide.

- Je sais. On va se revoir vite fais moi confiance.

- Tu vas me manquer… dit-elle en l'enlaçant aussi fort qu'elle en était capable.

- Tu me manques déjà…répondit Jarod en humant une dernière fois le parfum qui se dégageait d'elle. Je t'aime…

Elle dut se faire violence pour ravaler les larmes qui menaçaient de tomber.

- Je t'aime aussi…

Il l'embrassa tendrement, essuya au passage la larme qui roulait sur sa joue.

- Allez file…tu vas louper ton avion…

Un ultime baiser et elle s'avança au moment pile où l'appel pour l'avion destination Blue Cove résonnait…

Le retour de la jeune femme ne bouscula personne. Si ce n'est Sydney et Broots. Les vieilles habitudes reprirent bien vite le dessus. Houspiller Broots, agacer son jumeau, répliquer à Raines. La routine. Lorsque Raines et son frère l'interrogèrent sur son enlèvements, elle répondit qu'un groupe étranger voulait des informations sur les activités du Centre. Infos qu'elle n'avait pas dévoilées. Ce n'était pas un mensonge, pas tout à fait. Ce groupe cherchait bien des infos, mais ils ne l'avaient pas enlevée. Ils ne cherchèrent pas à en savoir davantage, pourtant ils doutaient de sa loyauté envers le Centre et sa mission. Parker tâcha de faire profil bas pendant quelques temps.

A chaque passage dans une des planques de Jarod, elle trouvait toujours une note qui lui était adressée ou un objet lui évoquant leur relation secrète, signe qu'il pensait à elle. Hélas, dans le dernier mot déposé, il lui annonçait qu'il allait se faire oublier pendant un moment, une mission importante en couverture. Ils ne se verraient pas pendant minimum deux mois. A cette nouvelle, son humeur devint plus agressive de jours en jours. Le pauvre Broots en faisait souvent les frais ainsi que son frère. Sydney s'amusa de la situation.

- Quoi ? lança Parker furieuse.

- Ne vous en faites pas, il reviendra. Vous a t-il appelé ces derniers temps ?

- Non. Pas depuis 1 mois.

- Tempérer votre impatience Parker. Vous énerver ne servira à rien. Il vous appellera bientôt j'en suis sûr.

- Vous voyez l'avenir maintenant ? répliqua t-elle.

- Je sais très bien comment l'amour fonctionne assura Sydney avec un sourire. Inévitablement, lorsque le manque pèse, on y remédie. A vous voir, j'en déduis qu'il doit être dans la même situation.

Aucun des deux ne put ajouter quelque chose, Broots entra annonçant l'arrivée de Lyle dans le bureau de sa sœur.

Epuisée de courir à droite, à gauche, elle se laissa tomber dans son canapé en soupirant. Au même moment, le téléphone sonna. Elle décrocha, nerveuse à l'idée que ça soit lui.

- Parker ?

- C'est toi s'exclama t-elle soulagée. Ça va ? Comment se passe ta mission ?

- La mission continue. C'est dur d'échapper à leur surveillance permanente mais ça va. Ça n'a pas l'air d'aller ?

- Si si.

- Parker…objecta le Caméléon. Sachant qu'elle mentait pour ne pas l'inquiéter. J'ai parlé avec Sydney. Tu ne peux pas me mentir.

- Tu veux que je te dise quoi ! Raines prévoit de nouveaux projets, Lyle me rappelle sans cesse que le premier des deux qui t'attrape reste en vie…et toi qui disparaît. Comment tu veux que ça aille ? lâcha la jeune femme exaspérée.

- Je suis désolé…

- C'est moi qui suis désolée…je passe mes nerfs sur toi alors que ça fait un mois qu'on ne s'est pas parlé.

- Tu me manques…

- Toi aussi tu me manques…. Encore un mois n'est ce pas ?

- Il se pourrait que ça dure plus longtemps que prévu l'informa t-il navré de lui apprendre un truc pareil.

- Ho...d'accord….Fait attention surtout fit Parker visiblement déçue.

- T'en fais pas, je tiendrai ma promesse. On visitera la Grèce tout les deux. Ecoutes, je peux pas parler longtemps. Il va falloir que je raccroche.

- Fais attention à toi.

- Toi aussi…J't'aime dit-il avant de raccrocher.

Ce coup de fil lui redonna le moral. C'est une Parker de bonne humeur qui arriva au Centre le lendemain à la grande surprise de l'informaticien qui croyait en prendre pour son grade encore aujourd'hui.

Un mois plus tard…

Une silhouette se découpait dans la nuit. Cette même silhouette qui crocheta la porte de la maison de Melle Parker. Elle n'entendit rien, trop endormie profondément. Quand un chiffon se posa sur sa bouche, elle se débattit un instant puis sombra. Chloroforme.

Lorsqu'elle rouvrit les yeux, tout était trouble. Elle distinguait des voix mais ne parvenait pas à reconnaître les personnes. Ses mouvements étaient freinés par des sangles qui serraient ses poignets et ses chevilles. Allongée dans un lit, attachée. Qu'est ce que… ?

- Quoi ? s'étrangla une voix masculine. La garce ! Que personne ne soit au courant ! ordonna la voix.