Je dédie ce premier chapitre à ma lectrice, correctrice et amie : Mathilde. Elle m'a donnée l'envie et le courage de poster sur FF. Je remercie également Noémie, qui m'a apporté tout autant de soutien ! Je profite pour demander si quelqu'un aurait le courage de m'aider à vérifier les fautes d'orthographe et grammaire des prochains chapitres. Prévenez moi !

Bonne lecture, j'espère que cette histoire vous plaira. ENJOY !


Assise à l'unique table de mon minuscule studio, je tentais désespérément de ne pas succomber à la crise de nerfs qui projetait de m'envahir. La tasse de café à mes cotés ne fumait plus depuis bien longtemps, et j'étais toujours le nez plongé dans le journal, à la recherche de n'importe quel job qui ferait l'affaire. Mais apparemment depuis près de deux mois, la ville de Seattle n'offrait aucune perspective de travail à ma petite personne, à mon grand désespoir et bientôt à celui de Laurent, mon propriétaire, lorsque je lui annoncerai que je ne pourrai plus payer ce foutu loyer !

J'avais quitté Phoenix, et par la même occasion la maison de Renée, ma mère, il y a déjà trois ans, sitôt mon diplôme de fin d'études en poche, ma résolution étant de m'installer dans une grande ville, et d'y commencer une vie solitaire et libre, afin de sauver le peu de santé mentale qu'il me restait. Ma mère, malgré tout l'amour que je lui portais, était restée une enfant, et arrivait à m'agacer au plus haut point sans même s'en rendre compte. C'est avec soulagement pour moi, et déception (voir dépression) pour elle, que j'avais décidé de partir à Seattle, la ville pluvieuse. Mon père quant à lui, m'appelait souvent, afin de prendre de mes nouvelles, et de participer à ma vie. Depuis leur séparation, à mes cinq ans, j'avais gardé un lien privilégié avec lui, bien que nous nous voyions très rarement puisqu'il habitait une petite bourgade insignifiante nommée Forks. Face à mes problèmes d'argent, il m'avait assuré que je pouvais à tout moment aller vivre avec lui. Il m'envoyait régulièrement une enveloppe afin de m'aider, et avait même payé mon dernier loyer. Je n'avais pu refuser, vu l'état de mes finances, mais gênée par cette situation, je lui avais promis de le rembourser dès que possible et ce jusqu'au dernier sou. Il m'avait rassurée, en déclarant que ce n'était pas un problème vu qu'il avait rarement l'occasion de faire plaisir à son unique fille.

Je n'avais évidemment pas parlé de cela, ni de mes problèmes à ma mère, qui m'aurait obligée à retourner chez elle, ou pire encore, m'aurait harcelée jour et nuit avec tout un tas de conseils inutiles. Elle vivait dans sa bulle, et je ne voulais ni déranger ses habitudes, ni la voir un soir, débarquer chez moi pour m'aider ou pour je ne sais quelle autre excuse.

Mon téléphone sonna, et je décidai de laisser le répondeur prendre le message. La voix surexcitée d'Alice résonna dans tout le studio :

« Isabella Marie Swan, je ne sais pas pourquoi tu ne réponds pas, ni qu'elle genre de choses tu es en train de faire, avec je ne sais quel homme, rencontré dans je ne sais quel bar, mais crois moi, j'espère pour toi et pour tes fesses que d'ici deux heures, tu seras douchée, habillée et maquillée. On passe te prendre comme convenu pour le petit déjeuner. Bisouuuuus ! »

Alice Brandon est une jolie brune aux cheveux noirs corbeaux, aux yeux bleus, et à la peau pâle. Mince, et petite, elle a fait tourner la tête à Jasper, son petit-ami depuis près d'un an. Rosalie Hale est l'extrême opposé d'Alice, blonde, de longs cheveux bouclés, les yeux gris et un teint bronzé tout au long de l'année (oui oui même en hiver !). Elle fait pâlir de jalousie toute femme digne de ce nom, Alice, et je dois bien l'avouer, moi y compris. Nous formons un trio inséparable, complémentaire et très uni. Elles sont mes meilleures amies. Nous partageons tout, et nous ne nous sommes jamais quittées depuis notre rencontre qui date du lycée de Phoenix. Mon départ vers Seattle, était avant tout motivé par le fait qu'elles y vivaient en collocation dans un charmant appartement en plein centre ville. Je me suis installée à quelques kilomètres de là, seule, dans mon propre studio.

L'intimité est primordiale à ma santé et mon « bordel » constant fait de moi une personne incapable de vivre en communauté. Cette solution était donc la seule possible, et nous arrangeait toutes les trois.

Et c'est lors d'une de nos petites virées entre filles dans le bar en face de chez moi, que j'ai rencontré Jacob Black, le propriétaire, source de mes futurs problèmes ! Chez lui, j'ai trouvé mon premier travail à Seattle, en tant que serveuse. Je n'étais pas particulièrement ravie mais je savais que Jacob me faisait une faveur, et surtout je pouvais payer mon loyer, mes factures, nos virées shopping et remplir mon frigo. Notre relation amicale est rapidement devenue amoureuse, avant de prendre fin il y a environ deux mois lorsqu'il m'a quitté pour une autre serveuse que je côtoyai tous les jours : une certaine, Jessica. Après beaucoup de pleurs, de rage, et de haine je me suis résolue à l'oublier, non sans trop de difficultés. Depuis cette malheureuse aventure, je suis non seulement célibataire au milieu de deux amies qui ont trouvé l'amour, mais aussi au chômage et par la même occasion dans le pétrin !

Je continuai donc mes recherches d'emploi, quand une annonce attira mon attention :

« La famille Denali-Cullen cherche une jeune fille au pair disponible 5j/7 pour garder deux enfants en bas âge et réaliser quelques tâches ménagères. Elle sera logée et nourrie. Pour plus d'informations, contactez nous…»

Je vis dans cette annonce un signe du destin. Les enfants (en général) m'adoraient et je le leur rendais plutôt bien. De plus, le journal datait de ce matin, donc il y avait peut-être encore une chance que le poste soit libre. Je composai le numéro afin d'en savoir plus. Alors que les premières tonalités se faisaient entendre, je réalisai soudainement qu'il était seulement 8 : 30, une heure bien matinale pour une famille avec enfants. J'hésitai et allait finalement raccrocher quand une voix masculine répondit dans un bâillement mal dissimulé :

- « Allo ? »

- « Oui, bonjour. Je suis désolée de vous déranger si tôt, j'appelle pour l'annonce dans le journal… » répondis-je

- « …Huuum oui ? » visiblement, il avait du mal à émerger.

- « J'espérais pouvoir en savoir plus lors d'un entretien Je suis très intéressée par ce travail, j'ai de bonnes relations en général avec les enfants et… »

- « Oui, écoutez ma femme n'est pas là. Et c'est elle qui s'en occupe donc euh je ne peux rien pour vous. Rappelez plus tard. »

- « Non attendez, s'il vous plait, c'est vraiment très important pour moi. Puis-je vous laisser mes coordonnées et vous demander de les transmettre à votre femme ? »

- « ….Oui pourquoi pas ? Attendez, je prends de quoi écrire. »

- « Merci infiniment. Mon numéro s'est affiché normalement et je suis Isabella Swan. »

- « D'accord mademoiselle, je ferai la commission à ma femme dès que possible. Bonne Journée à vous. »

- « Oui, Bonne journée et merci encore. »

Il raccrocha. Apparemment, je l'avais plus que déranger dans son sommeil. L'espace d'une seconde je me demandais si je voulais vraiment ce poste. Cet homme, n'était pas très agréable, et c'est le moins que l'on puisse dire. Mais, je ne restais jamais sur les premières impressions, et je ne pouvais me permettre de cracher sur ce travail, ni aucun autre d'ailleurs il était primordial que je trouve quelque chose quoi qu'il fût.

L'écran de mon téléphone affichait 8 :40 : j'étais plus qu'en retard, me connaissant il me fallait plus d'une heure pour me préparer, or les filles arrivaient dans peu de temps, et je savais qu'en cas de retard ce serait ma fête. Je filais illico sous la douche, puis me brosser les dents énergiquement. Je m'appliquais à me maquiller, un trait d'eye-liner, du mascara, du fond de teint, une couche de gloss avant de lisser mes cheveux. J'adorais ce propre petitrituel que j'effectuais chaque matin. Je me ruais vers mon armoire, et pris les premiers fringues qui tombèrent sous ma main. Je n'avais pas le temps de faire attention, ce qui m'énerva un peu plus. Je détestais ne pas avoir tout mon temps pour choisir mes habits, ce qui peut paraitre un brin superficielle mais c'est ainsi que je fonctionnais depuis toujours. Je reniflais une chemise qui tomba sous ma main, mais une odeur de vieux tabac froid m'obligea à la reposer directement. J'optais alors pour une paire de collant chair et une petite robe légère avant de me raviser en voyant l'énorme trou qui ornait le collant.

- « MERDE MERDE MERDE ! » hurlais-je comme une damnée.

Je le retirai immédiatement, je passais rapidement un jean beige, une chemise blanche, ma veste blazer beige-marron et me mit à la recherche de mes compensées. J'en trouvai une, et me mis à la recherche de l'autre avant de finir par la retrouver cinq bonnes minutes plus tard parmi les innombrables affaires qui jonchaient le sol du studio. Il fallait vraiment que je songe à faire le ménage…

- « Alléluia » m'écriai-je.

Je remplis ma bourse de mon téléphone, mon argent et de mon paquet de cigarettes. Une mauvaise habitude qui ne m'avait jamais quitté. Mes lunettes de soleil sur le nez, je descendis attendre mes amies, tout en sortant mon téléphone de mon sac. C'était une de ces journées à Seattle où le soleil était bel et bien avec nous. J'envoyai un rapide SMS à Alice :

Je suis plus que prête je vous attends. Kiss ! B.

Je ne tardais pas à recevoir une réponse :

On arrive, à de suite ! A.

Elles arrivèrent quelques minutes plus tard dans la décapotable rouge de Rosalie. Très, voir trop, tape à l'œil, pour moi. Mon seul moyen de locomotion était une camionnette à plateau, achetée d'occasion, que je trimbalais depuis longtemps. La chaleur du soleil sur ma peau me berça le long du court trajet qui nous menait dans un café de style parisien où nous avions nos habitudes : le French Touch. Assises en terrasse, devant un cappuccino pour moi, deux crèmes pour elles et un croissant chacune, nous discutions de tout et de rien. J'allumais une cigarette, recevant au passage un regard désapprobateur d'Alice. Rosalie fit de même, et alluma une vogue en tirant au passage la langue à Alice.

- « BEUUUURK » grimaça Alice.

- « Comment vous pouvez autant aimez quelque chose qui rend les dents jaunes, le teint terne, et dont l'odeur s'accroche a vos cheveux et vos fringues. » renchérit-elle

Rosalie leva les yeux au ciel.

- « Ecoute Alice, depuis le temps qu'on se connait c'est toujours les mêmes réflexions, alors si t'es pas contente garde ton avis pour toi parce que je t'emmerde ! » Riposta Rosalie un sourire satisfait sur les lèvres.

Alice lui lança un regard mauvais. LE regard par Alice Brandon. Celui qui pourrait faire peur à Dracula en personne. Elle se tourna vers moi :

- « Sinon Bella ça avance les recherches ? » demande-t-elle

- « Mouai, j'ai encore passé une heure dessus ce matin. C'est devenu une routine… »

- « Et toujours rien ? Même pas un petit quelque chose en attendant de trouver mieux ? »

- « Non. Rien. J'ai appelé ce matin mais ça n'a pas été vraiment concluant ! Le gars m'a pas vraiment renseigné, apparemment c'est avec sa femme que je dois voir ça. J'ai laissé mes coordonnées et il m'a dit qu'il allait voir avec elle. » Répondit je maussade en tirant sur ma cigarette.

- « Pff, le bon vieux mythe du mec qui s'occupe de rien et ne s'intéresse à rien. Surtout pas au fait que sa femme cherche quelqu'un pour s'occuper de ses propres gosses. Macho ! »

Nous nous regardâmes avec Alice l'espace de trois secondes avant d'exploser de rire. Rosalie nous ferait toujours mourir de rire avec ses discours sur les hommes.

- « Rosalie t'as conscience que tu te fais passer pour une fille qui a rencontré des tas de mecs plus macho les uns que les autres, qui est limite dégoutée par la gente masculine alors que tu es avec Emmett, depuis toujours et que c'est limite toi qui porte la culotte dans votre couple ? »

Rosalie n'eut aucune parole. Un seul geste fut l'affaire : son majeur en l'air.

- « Sinon ce gars, Il avait l'air sexy ? » me demanda Rosalie (il n'y avait qu'elle pour demander ça)

- « Comment veux-tu que je le sache ? Jl'ai pas encore vu. » Rétorquai-je

- « Rooh fait pas la coincée, tu peux bien savoir si il est sexy à sa voix. » insista-elle

Alice pouffa. Je regardai Rosalie qui était tout à fait sérieuse.

- « Je sais pas… Surement, on n'a pas beaucoup parlé. »

- « Bella t'es vraiment pas drôle ! Grave ou Aigu ? » Se plaignit Rosalie

- « De quoi ? » fit- je faignant de ne pas avoir compris

- « Bah sa voix ! » s'énerva t'elle

- « Plutôt grave. De toute façon il est marié, et peut –être mon futur patron donc oubli » rétorquai-je

- « Déjà le fait qu'il soit marié on s'en fiche, peut être qu'il n'est pas heureux donc me sort pas cette excuse pourrie. Et si c'est ton patron c'est encore plus excitant ! C'est même un fantasme pour nombreuses d'entre nous ! » S'exclama-elle fière d'elle.

- « Bref de toute façon je cherche un boulot pas un mec ! » tranchai-je

- « Moi, j'trouve que tu as plus besoin d'un mec qui t'aiderai à te détendre avec son engin, et puis tu trouverais un travail plus facilement ! Hop problème résolu ! » conclua-Rose

Rosalie a le don systématique de tout ramener au sexe. Que ce soit une recette de cuisine ou une discussion banale entre copines, elle y voit constamment un rapport sexuel ou une ambiguïté évidente et ne se prive pas de le faire savoir. Alors même que le commun des mortels ne verrait pas cela sous cet angle. Une particularité qui a le don de nous faire rire, Alice et moi. Je l'aimai ainsi, car moi-même j'aurai voulu d'une certaine façon être aussi franche et libérée. Par beaucoup d'aspects j'enviai Rosalie, moi qui était si timide, réservée et maladroite.

- « Sinon Rose, comment était ton weekend avec Emmett ? » demandai-je, pour changer de sujet.

- « Géniaaaaaaaalement fantastiquement incroyablement bien ! Et par là, j'entend bien que nous avons passer notre temps au lit à faire des choses inimaginables même pour un acteur porno expérimenté ! Il m'a littéralement décroché les étoiles ! Emmett est une bête de sexe capable d'exciter n'importe qu'elle femme qui aurait fait vœux de chasteté. » répondit-elle enthousiaste.

Au grand désespoir de Rose, Emmett vivait et travaillait à Olympia. Ce qui voulait dire qu'ils se voyaient très rarement, et que leurs moments ensembles étaient vraiment très limités. Ils faisaient le chemin à tour de rôles pour rejoindre l'autre. Inutile de préciser que pour Rosalie cette situation était insupportable. Malgré tout elle tenait bon, car dès le premier jour, son amour pour Emmett avait été impressionnant, la rendant presque j'ai bien dit presque humaine. Emmett quant à lui, n'était pas en reste. Il adorait, voir vénérait, littéralement ma meilleure amie. Nous avions vu avec Alice, au fil du temps, notre Rosalie changeait du tout au tout. Et la présence d'Emmett y était pour beaucoup !

« Et moi personne ne me demande, comment était mon weekend ? » se plaignit Alice, faussement boudeuse.

« Si, bien sur que si ! Alors comment était ton weekend Alice ? » Demandai-je, tout en remplaçant une de mes mèches folles derrières mon oreille.

Sa moue changea radicalement, un sourire étira ses lèvres.

- « Hé bien, Jasper est passé me chercher, il m'a fait la surprise de m'emmener dans la maison où il a grandit. Son père et sa sœur étaient là, j'ai fais leurs connaissances. C'était génial ! » Dit-elle, excitée comme une puce.

Jasper avait depuis peu perdu sa mère. Son père et sa sœur cadette vivaient seuls, et Jasper essayait d'être très présent pour eux, malgré son chagrin…

C'est cet instant que mon téléphone choisit pour se mettre à sonner. Il indiquait un numéro hors zone. Je pris donc l'appel sans savoir qui était à l'autre bout du fil.

- « Allo ? » répondis-je

- « Bonjour, ici Madame Denali…Cullen, mon mari m'a informé de votre intérêt pour l'emploi que nous proposons… » m'expliqua-elle.

- « Oui, tout à fait. »

- « Je cherche une personne le plus rapidement possible, je ne peux pas rester dans cette situation inconfortable. Pouvez-vous passer cet après midi vers 15 heures pour un entretien privé ? Nous verrons ainsi si vous correspondez à mes attentes, et si les conditions vous conviennent ! »

- « Absolument, pas de problème ! »

- « D'accord, je vous envoi l'adresse par message. A cet après-midi Isabella. »

Elle raccrocha directement, mettant fin à la conversation.

Alice et Rosalie me regardaient en attendant une réaction. Réaction qui, pour ma part, eu du temps à venir, mais finit par franchir mes lèvres :

- « WHAAAAAAAAAAAAAAAA ! J'ai un entretien avec elle cet après-midi ! » leur annonçais-je

- « 1er entretien en plus de deux mois on progresse, dis donc ! » s'exclama-Rosalie.

- « Bella, je le sens au fond de moi ! Ce travail est fait pour toi ! Tu vas l'avoir ! Parole de Brandon. Et tu sais que les Brandon sont voyantes de génération… »

- « En génération ! On sait Alice ! » la coupa Rosalie en rigolant.

Mes deux amies m'entourèrent dans un câlin collectif, qui je l'espérais aller me porter chance.

Vers 10 :30, nous décidâmes de rentrer. Alice devait retrouver Jasper. à Elles me déposèrent au supermarché à deux rues de chez moi, je fis quelques courses avec l'argent qu'il me restait. Les paquets en main, je rejoignis à pied mon studio, croquant tant bien que mal dans ma pomme. Le léger vent rendait la tâche plus que difficile, et je me retrouvais plusieurs fois à lutter contre mes cheveux qui se dressaient entre le fruit et ma bouche. Je pensais que Rosalie et Alice, si elles avaient été là, m'auraient trouvé tordante à souhait, comme toujours.

Pendant que je répartissais mes provisions entre les différents placards et le frigo, j'allumai mon ordinateur portable, cadeau de départ de ma mère. J'avais décidé de faire quelques recherches, sur la famille Denali-Cullen. J'en appris bien plus que ce que j'espérais :

Tanya Strauss épousa James Denali, un riche et puissant homme d'affaires qui fut tué quelques années après la naissance de leur fils Collin, dans un accident de la route. Tanya, a naturellement hérité de tous les biens de son époux décédé. C'est lors d'une soirée de charité qu'organisait le Seattle Grace Hospital, quatre ans plus tard, qu'elle fit la connaissance d'Edward Cullen, de cinq ans son cadet, un futur médecin, qui suivait les traces de son père. Ils se marièrent après seulement six mois de relation, avant de s'installer dans la propriété héritage de Tanya, et eurent dans la foulée une fille, Emily.

Lassée, j'éteignis l'ordinateur. Il ne me restait que très peu de temps avant le rendez-vous fixé à 15h. Je vérifiais mon téléphone, et m'aperçus que Tanya m'avait envoyée l'adresse du manoir. Je rallumai rapidement l'ordinateur, vérifiai l'itinéraire et sa durée : une demi-heure, avant de le rééteindre. Je fis un rapide passage par la salle de bain, je me remis une couche de mascara, arrangeais mes cheveux en une queue de cheval et me brosser les dents de nouveau. J'attrapais ma sacoche et tirais une cigarette de mon paquet que j'allumais. Je conduisis prudemment, voulant être sur de ne pas me perdre. J'arrivais donc avec une dizaine de minutes d'avance, et me garais devant les grilles de la propriété, persuadée de ne pas être vu : la distance qui séparait les grilles de la maison était très importante.

Je décidai de fumer une dernière cigarette, afin d'évacuer la tension qui m'oppressait. Je me rendis compte, que l'odeur pouvait être un problème pour Tanya ou même les enfants. Mais je n'avais aucun chewing-gum ni spray buccale, ce qui ne fit qu'accentuer ma profonde angoisse. Il n'y avait que moi pour ne pas penser à ce genre de choses.

J'entendis le gravier crissait, un énorme 4x4 noir, flambant neuf, toutes vitres ouvertes, musique hurlante arriva avec à son bord un homme d'environ une trentaine d'année. Il s'arrêta à ma hauteur, durant quelques secondes, me dévisageant, je pus voir mon reflet dans le verre de ses lunettes de soleil. Un léger sourire en coin étira ses lèvres parfaites durant un bref quart de secondes avant qu'il ne démarra en trombe jusqu'au porche d'entrée. Il sortit de la voiture, monta rapidement les quelques marches et disparut dans la demeure.

Merde, qui est cette bombe sexuelle ?

Je pensai immédiatement à Edward Cullen, le mari de Tanya mais sans en avoir la certitude absolue. J'espérai d'ailleurs me tromper…

J'écrasai le mégot de ma clope sous ma compensée, avant de me regardai une dernière fois dans le rétroviseur, détachant mes cheveux qui retombèrent en douce cascade brune. Je pris une grande inspiration avant de me décider à sonner. Les portes automatiques s'ouvrirent et j'entrai dans la propriété au volant de ma Chevrolet. Le cadre était impressionnant, je me sentis plus qu'intruse dans ce paysage digne d'un catalogue de décoration. Un ravissant chemin en terre reliait la grille et l'entrée de la maison. De part et d'autre de ce chemin, une pelouse verte et fraiche s'étendait. Des arroseurs automatiques fonctionnaient ça et là, en arrosant les quelques fleurs et arbustes plantés.

Je me garais face au porche, près du 4x4 noir. Je pris mon sac, et m'avançais lentement vers l'entrée, en observant la moindre décoration. Tout était immaculé, parfaitement placé et propre, ce qui restait un mystère pour moi. Comment une maison pouvait être ainsi alors qu'elle abritait deux jeunes enfants ? Je sonnai de nouveau, et j'entendis des pas avant que la porte ne s'ouvre sur une femme blonde, que je supposais être Tanya. Elle était au téléphone, et me demanda de patienter. Je m'assis sur le canapé en cuir ivoire du salon, et attendit patiemment. L'homme que j'avais aperçu précédemment, fit son entrée une bière à la main. Je me levais instinctivement avant de lui serrer la main poliment. A son contact, mes joues se réchauffèrent légèrement.

- « Bonjour » me dit – il.

- « Bonjour » répondis – je simplement.

Il m'examina durant quelques secondes, avant de s'asseoir dans le fauteuil en face de moi. Je repris donc place sur le canapé moelleux.

- « Voulez- vous boire quelque chose ? Un thé, un café, un soda peut-être ? » Demanda – t'il

- « Non, merci. » répondis – je.

J'étais d'une banalité infernale. J'avais un véritable dieu grec en face de moi, et je ne trouvais rien à dire.

En même temps sa femme est à coté, donc tu ne vas pas lui sauté dessus ma vieille !

Je l'examinai en catimini. Il passa une main discrète dans ses cheveux décoiffés, dont la couleur exacte m'échappait. Ils étaient bruns, aux reflets cuivrés ou bronzes peut – être. Le regard perdu dans la contemplation du sol ou du vide. Ses yeux étaient d'un vert intense, chaleureux, et apaisant. Une légère barbe, recouvrait sa mâchoire carrée. Grand, il devait mesurer dans les 1m80. Ses muscles étaient visibles sous son fin tee-shirt blanc. Il se rendit compte que je le contemplais plus que nécessaire, et m'adressa un sourire enjôleur qui dévoila une rangée de dents blanches et parfaitement alignées.

Tanya finit par raccrocher, et fit irruption dans la pièce. Elle paraissait passablement énervée, ce qui n'était pas très bon pour moi. Elle s'installa dans le second fauteuil, juste à côté de celui de son époux. Edward, n'eut aucun regard pour elle et je sentis même l'atmosphère se tendre. Tanya était une belle femme, le genre de femme qu'on trouvait au bras d'un homme charmant, du genre Edward Cullen. Leur différence d'âge, bien qu'importante, ne se voyait absolument pas. Elle réajusta ses cheveux blonds et lisses légèrement. Une frange recouvrait son front et à demi ses sourcils impeccablement épilés. Ses yeux étaient bleu azur, maquillés dans un style sophistiquée et élégant. Par sa taille et sa minceur idéal, elle aurait pu être un de ces mannequins des défilés Dior ou bien Channel. Ses ongles, comme tout le reste étaient parfaitement manucurés. Elle me détailla rapidement, me rendant vaguement gênée avant de me fixer dans les yeux.

- « Excusez-moi j'avais à faire. J'espère ne pas avoir était trop longue ?

Je ne pris pas la peine de répondre sachant qu'elle ne posait là qu'une question rhétorique.

- « Voila, je suis Tanya Denali-Cullen, et voici mon époux, Edward Cullen. Notre Nanny, nous a quitté après deux ans de service. Nous cherchons donc une remplaçante, de moins de 30 ans, avec des qualifications, qui serait logée ici même dans une chambre, et nourrie bien évidemment. Elle devrait s'occuper des enfants : les emmener à l'école, les aider dans leurs devoirs, faire quelques taches ménagères, faire les courses. En fin ce genre de choses, vous voyez... »

- « Oui, tout à fait. J'ai habituellement de bon contacts avec les enfants, je n'ai pas les qualifications de Nanny, mais je pense vraiment pouvoir y arriver. J'ai ici même une copie de mon CV, je n'ai certes jamais fait ce genre de travail auparavant mais je vous demande simplement de me laisser une chance de pouvoir vous montrez ce que je vaux. »

- « Hé bien, nous allons y réfléchir ensemble, et je vous appel dès que possible. »

Je me levai, comprenant que l'entretien était fini. Elle me raccompagna à la porte d'entrée, tandis que son mari s'éclipsa discrètement. Je remontai dans la voiture, et démarrai en vitesse, satisfaite de notre échange.

Je n'avais rien prévu pour la fin de soirée, mais lorsqu'Alice et Rosalie m'invitèrent à manger chez elle, je déclinai poliment tout de même. Je passai rapidement au traiteur chinois du coin, et me laisser tenter par leur poulet au caramel. Vautrée sur mon confortable canapé, j'engloutissais littéralement mon plat, devant How I met you mother, ma série préférée. Je compris par la même occasion, que la bouche pleine et les rires hilarants ne faisaient pas bon ménage. Mon plaid était couvert de nourriture poisseuse à demi - mâchée. Je m'enfonçai paisiblement aux alentour de minuit, dans un profond sommeil réparateur.

Je fus réveillée en sursaut au petit matin par mon téléphone portable qui sonnait. Je me tortillais dans ma couette, mais malgré toute ma bonne volonté la sonnerie cessa avant que je n'eus le temps de répondre. Un nouveau message vocal s'afficha après deux minutes, je l'écoutai immédiatement priant le seigneur Jésus que ce soit une réponse positive de Tanya Denali-Cullen :

- « Bonjour Isabella, ici Tanya Denali Cullen, je vous appel pour donner suite à l'entretien d'hier. Après réflexion, nous avons décidé, de ne pas vous prendre. Je vous pris de m'excuser pour le dérangement. Je n'ai pas besoin de me justifier mais, je vais tout de même le faire. Malgré toute votre motivation, je recherche quelqu'un avec de bonnes qualifications, et ce qu'il y a de meilleur pour mes, enfin nos, enfants. Je vous souhaite sincèrement de trouver rapidement quelque chose. Bonne journée à vous. »

Persuadée d'avoir le poste, je ne m'attendis pas à ce genre de message, je fus plus que déçue et maudis cette satanée Tanya. Voilà, en plus de passer à coté du job du siècle, de n'avoir toujours aucun travail et de ne jamais revoir Edward Cullen. J'allais devoir repartir chez mes parents. Génial…


Des avis me serait utiles ! Alors Reviews please ! Et je poste la suite dès que possible ! :)