Hello tout le monde !

Lassée du Jella mais adorant les couples improbables, je me suis lancée dans une fic Paul/Bella. Ce couple me fait rêver. Quoique ce n'est peut être que lui... Ses muscles, son regard pénétrant, sa voix de velours... Hum, ok je m'arrête là ! ^^

Disclamer : Je précise tout de même qu'aucun des personnages de m'appartient. Mais sont l'unique propriété de la talentueuse Stephenie Meyer. Une de mes déesses ! (Oui, je la vénère pour m'avoir fait tant de fois rêvé).

J'espère de tout cœur que cette histoire, sortie tout droit de mon imagination, va vous plaire.

Bonne lecture. :)


"On peut se laisser dépérir dans le manque. On peut aussi y trouver un surcroît de vie." Christian Bobin


Prologue

Des semaines que je dépérissais par sa faute.

En brisant mon cœur, il m'avait également arraché mon âme et volé ma vie. Depuis cette nuit là, le temps s'était arrêté et je vivais un cauchemar sans fin. Il m'avait détruite, ne me laissant que tristesse, souffrance et désespoir. Plus rien n'avait d'importance et je me laissais consumer par cette incommensurable douleur. Comble de tout, elle était devenue ma meilleure alliée. Elle seule me signifiait que je vivais encore.

Je n'avais pas eu la force de mettre fin à mes jours, non pas parce que la peur me tiraillait mais pour Charlie, il ne se le serait jamais pardonné et quelle image aurait' il eu de moi si je l'avais fait souffrir une énième fois. Alors j'attendais et espérais patiemment que la mort vienne me faucher. Pourtant, je semblais condamnée à vivre dans ce sempiternel cauchemar.

Tout me rappelait son existence et ses promesses n'avaient fait qu'empirer la situation. Si Edward ne me quittait pas la journée, il hantait également mes nuits, les peuplant de cauchemars terrifiants. Charlie ne dormait plus, sans cesse, réveillé par mes hurlements.

Ma vie était devenu un véritable enfer et mon réveil n'avait été que tourments. Pendant des jours, j'avais nié leur départ, son départ, puis par dépit, accepté. Je l'avais détesté, lui souhaitant une mort douloureuse, puis avais prié, supplié qu'il revienne.

Aujourd'hui, c'est moi que je haïssais. J'avais tellement honte de me laisser mourir par sa faute, de le laisser encore contrôler ma vie. Par sa faute, je brisais celle de Charlie en plus de gâcher la mienne. Il souffrait tellement de ne pouvoir rien faire, qu'il désertait de plus en plus la maison. Ma léthargie le déprimait et je ne lui en voulais pas d'avoir renoncer mais dieu, que je me maudissais de lui causer tant de peine.

Le pire était de ne plus reconnaître l'homme que j'avais tant aimé. Les photos me dévoilaient un homme pur et droit mais la réalité l'avait transformé en un véritable monstre. Cet homme qui me faisait atrocement souffrir ne pouvait pas être celui qui m'avait tant de fois protégé et cajolé.

Il m'avait trahit de la pire des manière qu'il soit, me promettant monde et merveilles et ne m'offrant qu'un vaste néant sans fond.

Si les premiers jours, je les avais passé assise près de la fenêtre à attendre son retour, aujourd'hui, force était de reconnaître à Charlie qu'il avait réussi à me faire admettre qu'il ne reviendrait jamais.

Chaque jour était plus difficile que le précédent, mes notes étaient catastrophiques, mes amies m'avaient déserté, mon corps s'affaiblissait et mon père désespérait. Seul Jacob ne semblait pas vouloir abandonner.

Depuis cette nuit là, quotidiennement, il s'installait sur le perron de ma maison et attendait jusqu'au petit matin, que je reparte au lycée. Si cette attitude protectrice m'avait tout d'abord froissée, aujourd'hui je m'y étais habituée et l'apercevoir sur le pas de ma porte m'apaisait.

Quand Jacob ne semblait pas pouvoir venir, il se bornait à envoyer un de ses nouveaux amis monter la garde. Me garder de quoi, je l'ignorais, mais qu'il pleuve ou qu'il vente, j'avais toujours un protecteur. Je le soupçonnais même de connaître mon emploi du temps par cœur et d'en avoir fait une copie à chacun. Peu importait l'heure à laquelle je sortais du lycée, un des garçons était toujours assis là. Je ne comprenais pas pourquoi ils s'y adonnaient. Je ne courrais plus aucun danger. Depuis qu'ils étaient partis, aucun évènement surnaturel ne s'était produit et dieu, que cela me manquait. J'aurais tout donné pour vivre une toute petite chose surnaturelle, rien qu'une seule. Je m'étais même surprise à prier pour que Victoria me retrouve. J'avais fait parti de leur monde, de leur famille, m'y étais s'y bien sentie, protégée, adulée et aujourd'hui j'étais seule, dans un monde qui prenait son temps pour m'avaler.

Alors peut être veillaient' ils à ce qu'ils ne reviennent jamais ou à ce que je ne me fasse pas du mal. Me protégeaient' ils d'une énième souffrance ?

Mais dieu, si ils savaient qui ils étaient, que rien ne pouvaient les empêcher de m'atteindre si ils l'avaient décidé, que ces êtres qui m'abimais tant n'étaient autre que des vampires et que l'espace d'une seconde leur suffisait pour décimer cette petite armée.

Tenaillée par la peur de les perdre, j'avais tenté mainte fois de leur expliquer qu'ils ne reviendraient jamais, qu'il me l'avait promis et que je ne me blesserais pas mais rien n'y faisait, ils persistaient dans leur mutisme.

A peine m'apercevaient' ils, que tous me souriaient puis, comme à l'accoutumée, me jaugeait afin de rendre un rapport exemplaire sur mon état, à Jacob.

Certains d'entres eux semblaient effrayés, d'autres dépités mais inlassablement ils m'ordonnaient de manger. Tandis, que chaque jour, je me contentais d'hocher la tête en guise de réponse. Mais même avec tous les efforts du monde, je ne parvenais pas à m'alimenter. Mon père passait son temps à me menacer de m'hospitaliser mais rien n'y faisait, la vue de chaque aliment me donnais irrémédiablement envie de vomir. J'avais perdu énormément de poids et persistait à ne pas m'alimenter. Je savais que mon corps n'allait plus tenir, que ce n'était qu'une question de jour et dieu, que j'attendais impatiemment d'être enfin délivrée.

Au départ, me faire souffrir physiquement, m'avait quelque peu soulagée, puis, plus aucune douleur ne s'emparait de moi, celle de mon cœur anesthésiant instantanément les autres. Alors en évitant de me nourrir, j'avais trouvé la solution. Certes, elle semblait beaucoup plus longue et ne me lénifiais en rien mais elle m'affaiblissait considérablement, ce qui finalement endolorissait la douleur... Si au début la faim me tiraillait, aujourd'hui avaler quelque chose relevait de l'impossible.

Si au départ, je me contentais d'ignorer mes gardes du corps, dans le vain espoir qu'ils s'en aillent, aujourd'hui j'hochais la tête en guise de bonjour et à certains d'entre eux, leur esquissais même un léger sourire en signe de reconnaissance. Parce qu'au plus profond de moi, je les remerciais de se soucier de moi. Je tenais à eux plus que je ne voulais l'admettre et à leur manière, ils me réconfortaient. La solitude et la tristesse ne me quittaient jamais mais en leur présence, elles s'atténuaient.
J'en avais appris plus sur eux en un mois, que sur Edward en un an. Tous étaient si différents mais si semblables. Derrière leur carrure imposante, qui me faisait souvent penser à celle d'Emmet, ils avaient tous une faille derrière laquelle se cachait une tendresse infinie.

Celle de Sam, était Emilie, celle de Seth, Leah, celle d'Embry, Quil et Jared leurs mamans, celle de Jacob semblait, à mon grand désespoir, être moi et celle de Paul n'existait pas.

Seth, le plus jeune de la bande, occupait son temps à lire des magazines de voiture. Son sourire fragile et doux m'attendrissait. Il ressemblait au petit frère que je n'avais jamais eu. Ses yeux ne me jugeaient pas, il n'y avait aucune once de déception, ni méchanceté ni incompréhension, simplement de la tristesse. Il semblait tant peiné de me voir ainsi. Lorsqu'il était là, je tentais à grande peine de dissimuler ma souffrance mais il n'était pas dupe. Chaque fois qu'il m'apercevait, il m'offrait son plus beau sourire enfantin, m'invitait à m'asseoir à ses cotés et parlait. Il dérogeait sans culpabilité aux règles qu'avait imposé Jake. Il ne me parlait jamais ni de mon état physique, ni de mon poids et ne me forçait jamais à converser. Ainsi, la plupart du temps, je l'écoutais aboyer contre les règles de ses parents et pester sur le comportement de sa sœur. Lui seul, arrivait à me faire sourire.

Sam, quant à lui, passait son temps à fixer l'immensité de la forêt. Tout en cet homme, bien plus âgé que les autres et probablement le chef, suintait la sagesse. Il était si serein et calme, qu'il me fascinait. Son visage à la fois dur et doux était marqué par la maturité et la patience. Lui, me contait les plus belles légendes Quilleutes. Un jour, je lui avais demandé la raison pour laquelle il perdait son temps à me raconter ses histoires et il m'avait répondu calmement, les yeux toujours fixés sur cette forêt qui n'était pour moi qu'un cauchemar, qu'à défaut de ne pas réussir à me faire sourire, il se devait au moins de me faire rêver.

Jared, Embry et Quil occupaient leur temps à jouer aux cartes. Il était rare qu'un des trois monte la garde sans un autre. Inséparables, ils semblaient toujours extrêmement concentrés et absorbés par leur jeu. Mais, à peine entendaient' ils le moteur de ma camionnette, qu'ils lâchaient leurs cartes et dévoilaient leur jeux à chacun. Le plus souvent, l'un accusait l'autre d'avoir triché et le suivant d'être un mauvais joueur ce qui avait comme principal effet, de déclencher une bagarre des plus amicale. Mais lorsqu'ils m'apercevaient, ils s'arrêtaient net et m'invitaient à discuter, même si concrètement, je ne parlais jamais. Ainsi, je m'asseyais à leur coté et les écoutais patiemment me raconter leurs vies. Ils étaient tous trois attentionnés, me demandant sans cesse si j'avais besoin de quelque chose, si ils ne m'ennuyaient pas, si j'avais passé une bonne journée. De surcroit, ils se bornaient à me ramener chaque jour, des muffins pour m'inciter à manger. En vain. Je me contentais de les déposer sur le plan de travail de la cuisine dans l'attente que Charlie, qui autrefois en raffolait, les déguste.

Jacob, quant à lui, s'obstinait à admirer le cadavre que j'étais devenu. Il avait tout tenté. Il m'avait juré qu'il le tuerait pour le mal qu'il m'avait fait, puis qu'il me tuerait si je ne me reprenais pas en main mais rien ne réussissait à me faire sortir de ma torpeur. Alors, loin d'être résigné, il s'accommodait à me raconter les nouvelles de la Push et je l'écoutais sans jamais prononcer mot. Jacob avait beaucoup changé. Il était à l'opposé du garçon que j'avais connu il y a quelques années. Il était devenu mature, prévenant et attentionné et de surcroit, arborait une carrure semblable aux autres. Je ne savais pas par quelle magie, mais l'écouter me parler de sa rencontre avec les autres, de sa vie, de celle de Billy et Sue, arrivait à atténuer ma peine et parfois même à me faire rire. Il était tout ce dont on pouvait rêver.

L'antithèse par excellence était Paul. Il était le seul à me mettre mal à l'aise et plus je l'évitais, mieux je me sentais. Il avait le don de me démolir encore plus que je ne l'étais déjà. Ses yeux d'un noir ébène me fixaient toujours sombrement et je pouvais jurer que lorsqu' il m'apercevait, de minuscules éclairs traversaient ses pupilles. Cet homme était empli de rage et de haine et toute cette colère me semblait destinée. Il se bornait à m'envoyer des répliques cinglantes sans même daigner me regarder et si au début j'étais trop anéantie pour y prêter attention, aujourd'hui, il me blessait plus que je ne voulais l'admettre.

Mainte fois, une envie fulgurante de lui hurler dessus s'emparait de moi mais si aucun son ne sortait de ma bouche en compagnie des autres, en sa présence ils s'entrechoquaient dans ma gorge et s'évanouissaient. Mes larmes quant à elles, se déversaient instantanément la porte une fois fermée. Malgré tout, j'étais persuadée, en dépit de son comportement et de la haine sans nom qu'il me portait, qu'il était quelqu'un de bien.

Un soir, après m'avoir conté sa rencontre avec Emilie, Sam m'avait parlé de lui et m'en avait convaincu.

Flash Back

« Tu sais Bella, quand je me suis trans... retrouvé tout seul, à des moments les plus sombres de ma vie, je n'avais ni frère à qui me confier, ni amis à qui demander conseils... et je sombrais peu à peu. L'avenir qui m'était offert de vivre m'enfermait dans un corps et un monde qui n'était plus mien. La souffrance était si intense que je me refermais sur moi même, abandonnant tous ceux à qui je tenais, dont Emilie. »

Je ne le comprenais que trop bien. Cette solitude qui s'était emparée de moi, de nous, de mon corps tout entier, me rongeant chaque muscle, chaque centimètre de ma peau et qui ne m'abandonnait jamais, me faisait atrocement souffrir.

« Et Paul est arrivé. Il m'a sorti de tout ça. Il m'a redonné confiance en l'humanité, m'a aidé quand je chutais, m'a secouru. Il a sauvé mon âme Bella. Nous nous sommes toujours soutenus mutuellement, avons vécu de nombreuses choses et partagé de très bons comme de très mauvais moments. Il est le petit frère que je n'ai jamais eu. Sans lui, mon cœur ne serait pas complet. »

L'homme que me dessinait Sam, ne ressemblait en rien à celui que je connaissais, pire encore, il en était son opposé.

Intriguée d'en apprendre d'avantage sur cet homme dont j'ignorais tout, j'avais osé, pour la première fois depuis des mois, parler.

« Qui est' il vraiment Sam ? »

Surpris d'entendre ma voix, Sam en avait presque sursauté puis avait instantanément repris son calme légendaire.

Moi même, j'étais choquée d'entendre le son de ma voix. Elle n'était plus la même, semblant si lointaine et si triste.

« Que veux tu dire par là Bella ? »

« Je... »

Les mots s'évaporaient ma gorge aussi vite que je les pensais. Dieu, que c'était dur.

« Tu te demandes pourquoi il agit comme ça avec toi ? »

Ebahie. Comment savait' il ? Je n'en avais jamais parlé, pas même à Jake. Je subissais comme à l'accoutumée et me taisais. J'hochais la tête tant en guise de remerciement pour m'avoir devancé, tant pour acquiescer cette question incongrue.

« Paul est de nature colérique. Il a vécu beaucoup de choses difficiles et est, encore aujourd'hui, emplit de rage mais il ne te hait pas, si c'est cela ta préoccupation. Il est juste difficile pour lui de se contenir face à la souffrance. Il s'emporte facilement et ne s'en cache pas. Toute cette colère ne t'est pas destinée Bella. Mais il est plus facile pour lui de montrer au monde, sa force que de s'avouer vaincu par sa faiblesse... Malgré son manque évident de tact et de calme, c'est un homme digne de confiance. Bella, je lui ai confié ma vie des centaines de fois et crois moi, si l'occasion devait se représenter, je le referais sans hésiter. »

Fin du Flash Back

Je m'étais rejouée cette conversation des centaines et des centaines de fois et même si je n'avais pas tout compris, j'avais essayé de le voir différemment.

Un soir, assise devant la fenêtre, j'avais posé les yeux sur lui. Il me fixait si intensément, qu'il m'envoutait. Cette nuit là, il m'avait offert une étendue de ciel noir étoilé dans lequel je m'étais envolé avec plaisir. Pour la première fois depuis longtemps, je m'étais réellement sentit apaisée et avais réussi à m'endormir paisiblement mais dès le lendemain, le quotidien avait reprit ses droits et ses répliques cinglantes fusaient comme à l'accoutumée. Finalement, ce fut la seule et unique fois où je l'avais apprécié.


J'espère que ce prologue vous a plu. Si oui, n'hésitez pas à me le signaler ! :)
A très vite.