L'Histoire ne s'est pas écrite sur une page blanche et sans ratures...


WARNING : Spoilers tome 1, 2 et 3, si vous ne voulait pas savoir ne lisez pas !


UA. POV Katniss. Perso(s) possiblement OOC bien que je m'efforce de respecter au mieux leurs caractères de base. Cato x Katniss. Rating M. Lemon(s) en perspective et aussi violences diverses. Tout appartient à la fantastique Suzanne Collins. Je n'emprunte que ses personnages pour donner un renouveau à mon pauvre Cato, qui a certes, eu une belle mort, mais que je voulais voir finir avec Katniss ! (Caprice de fan., mais je ne pense pas être la seule, si ?) Alors bah je nous ramène au moment où Peeta, Cato et Katniss sont sur la Corne d'Abondance et que Cato tiens la vie de Peeta entre ses mains... Mais si les choses n'étaient pas uniquement définies par le Capitole et par les Jeux ?


Chapitre Premier : Quand l'avenir se dessine...


Nous étions réunis sur la Corne d'Abondance, Peeta, Cato et moi. Cet espèce de monstre le tenait entre ses bras. Je ne pouvais tirer sans blesser mon allié et les précipiter à la mort tous les deux... Ma position était trop délicate pour ça : comment pourrais-je prendre le risque de tuer mon « amoureux » pour gagner les Hunger Games ? Je ne pourrais jamais rentrer au district avec ça sur ma frêle conscience ! Le soleil déclinait lentement à l'horizon et la couleur de Peeta oscillait entre le bleu et le violet. Depuis l'orage de cet après-midi, l'air semblait électrique, comme-ci, comme-ci une barrière invisible se dressait entre nous et le ciel. C'était très lourd à supporter, presque pesant. Je me tenais depuis presque cinq minutes là, impassible, l'arc pointé sur la tête de Cato. Je me demandais ce que pouvais penser Prim et Gale, sans doute cloitrés dans leurs maisons. Ma petite sœur adorée, ce que j'avais de plus cher au monde, me dirait de ne pas tirer, de tenter de négocier avec le tribut du district deux. Gale ? Lui me dirait de tirer, d'en finir avec cette ordure ! J'hésitais clairement et cela se voyait sans doute à l'écran : mourir ou rentrer chez moi avec la mort de Peeta sur la conscience ? Mais que choisir ?

J'étais complètement perdue : sur mon visage l'on pouvait lire de la colère, de la haine envers le Capitole, envers les Jeux, mais aussi une profonde hésitation et une impulsion soudaine qui me disait de partir, de m'éloigner de cette saleté de Corne d'Abondance qui avait été abreuvée par le sang de pauvres innocents. Haymitch m'avait fait parvenir un petit message avec un pain du district de la petite Rue, tuée par un tribu de carrière : Marvel, du district un, celui des métaux précieux et des bijoux... « Ne te trompe pas d'adversaire... ». Mais que voulais-t-il me dire ? Alors que je plongeais dans mes pensées, une des horribles mutations génétiques que le Capitole avait envoyé à nos trousses s'éleva à moins d'un mètre du sommet métallique, je lui administrai alors une flèche entre les deux yeux. Rapide, elle s'avéra mortelle. Ce chien devait sans doute être la réincarnation de Tresh, l'autre tribut du district Onze. Qui d'autre aurait pu sauter aussi haut ? Je venais de quitter des yeux, l'espace d'un instant à peine, Cato et Peeta quand retentit une violente explosion qui me jeta au bas de la Corne. Les mutations génétiques n'eurent pas le temps de bouger qu'un hovercraft me récupéra pour me monter dans ses entrailles. Puis je ne vis plus rien, le trou noir...


J'ouvris lentement les yeux. Je distinguais un plafond d'un vieux blanc cassé complètement défriché. J'essayai de m'asseoir lorsque je me rendis compte que mes poignets, ma taille et mes chevilles étaient solidement sanglées sur mon lit, qui était en réalité une table en acier. Je parvins à regarder autour de moi : d'étranges machines et perfusions m'entouraient de tous les côtés. Il n'y avait rien d'autre dans cette horrible pièce qui ressemblait aux salles de tortures qu'on me montrait dans les livres de l'histoire de Panem à l'école. J'essayais de nouveau de me libérer sans succès. J'étais seule et prisonnière dans un endroit totalement inconnu. Seul point positif : j'étais encore en vie ! Pour combien de temps restait la seule question...

Mon inconscient se réveilla et comme pour finir de me faire peur, me fit alors revivre instantanément la mort de mon père dans le coup de grisou qui avait aussi emporté de père de Gale. Je revis tous les détails : de son départ tôt ce matin-là, jusqu'à l'attente dans le froid glacé et sous la pluie, près des puits de sorties, et aussi l'annonce qu'il n'avait pas été retrouvé, donc qu'il était mort. Une immense vague de panique s'empara de moi et toute la peur que j'accumulais s'extériorisa lorsque je me mis à hurler comme une possédée. Un très long hurlement de chien hurlant à la mort, mais complètement affolé. L'écho se répercuta longtemps. Personne ne vint. Ma peur augmenta encore d'un cran :

_Oh ! Je suis là ! Allez montrer vous ! Libérez moi ! Ce n'est pas drôle ! Gale ! Prim ! Peeta ! Haymitch ! Oh eh quelqu'un ! Montrez vous ! Au secours ! Aidez-moi ! S'il vous plait ! S'il vous plait... Appelais-je en fondant en larmes.

Je me remis à tirer sur mes liens. De plus en plus fort. Au point de me mettre la peau à vif. Mais toujours personne ne se montra. Je me remis à crier. De plus en plus fort. Rien. Alors que je hurlai de toute ma force en me débattant comme une belle diablesse, j'entendis des pas. Des infirmières entrèrent dans la pièce en courant. Je crû reconnaître la frêle Prim parmi ces femmes en blouses blanches. Elles tentèrent de me maitriser avant de m'injecter une seringue entière dans le bras. Je retombai littéralement dans une torpeur proche du sommeil : mes yeux étaient grands ouverts et j'entendais parfaitement ce que l'on me disait, mais il m'était impossible de bouger le moindre membre ou de parler.

J'entendis des pas lourds et une voix qui semblait aussi proche de la sobriété que le soleil était proche de la pluie. Haymitch. Qui d'autre aurait pu être aussi ivre et pourtant réussir à se promener ?

_Qu'est-ce qui se passe ici ? Vous ne la croyez pas assez abimée pour l'attacher et la torturer de la sorte ? Demande-t-il d'une voix bourrue.

_Mais..., commença une voix que j'identifiai comme appartenant à ma jeune sœur. Ce sont les ordres de la présidente Coin...

La présidente Coin ? Qui était donc cette femme ? Où étais-je donc ? Autre point positif dans ma situation ? Haymitch et Prim étaient avec moi !

_Oui c'est donc pour ça que tu laisses ta grande sœur attachée comme une criminelle ? Regarde l'état de ses poignets ? N'as-tu pas honte ?

_Elle ne fait qu'obéir aux ordres et c'est normal ! Siffla une autre voix. Elle n'est qu'une petite infirmière dans les troupes et n'est certainement pas apte à contredire mes ordres ! Vous n'allez certainement pas m'affirmer le contraire monsieur Abernathy, si ?

La présidente Coin... Du moins je supposais. Elle se rapprocha de moi et m'inspecta sous toutes les coutures. Comme un objet qui traîne sur le marché noir. Elle demanda à une infirmière osseuse que je n'avais pas remarqué jusque là, si la « criminelle » que j'étais avait bien reçue sa dose de médicaments tranquillisants. La criminelle ! Qu'avais-je donc fait ? Certes j'avais dû tuer pour survivre dans les Hunger Games mais c'était ma vie ou la leur ! La petite femme lui annonça d'une voix chevrotante que j'avais reçue l'intégralité d'une seringue. Coin sembla très satisfaite et annonça que « j'en avais pour quelques jours avant de digérer tout ça ». Haymitch sortit en disant que l'éducation de ma sœur était désastreuse et qu'il en toucherait deux mots à ma mère. Ma mère était donc ici, elle aussi ? Tous sortirent pour me laisser seule. Mes poignets et mon bras droit me lançaient atrocement. Si j'écoutais mes sensations, la douleur montait pour descendre brutalement, me donnant l'impression d'être dans l'un des ascenseurs qui nous avaient si fréquemment descendus dans la mine lors de nos visites avec l'école.

Brusquement les lumières s'éteignirent. Une voix off retentit. « Le couvre-feu est déclaré. Tous ceux qui ne sont pas affectés aux équipes de nuit sont priés de regagner leurs compartiments. À l'attention de l'équipe de surveillance, deux gardes toujours en permanence devant la cellule trois cent quatre et devant la chambre d'hôpital numéro quatre-vingt-dix-neuf. Terminé ». Mais où donc avais-je mis les pieds ? Chez les fous ? Sans doute, sinon je ne voyais pas où je pouvais me trouver. Ne pouvant fermer les yeux je restais là, à attendre que Morphée me prenne dans ses bras. Le temps défilait inlassablement tendis que je demeurais hors du sommeil. Seul le tic tac régulier de la pendule apposée au dessus de la porte d'entrée me distrayait, autant que le tic tac d'une pendule puisse distraire.


La même voix off que celle qui annonçait le fameux couvre-feu se fit entendre de nouveau. « Le couvre-feu est levé. Équipes de nuit, rentrez vous coucher. Équipes de jour prenez vos emplois du temps puis livrez-vous à vos activités. Surveillance permanente de la cellule trois cent quatre et de la chambre numéro quatre-vingt-dix-neuf. Pas de repas avant quinze heures pour leurs occupants. Terminé ». Je ne savais pas qui étaient les pensionnaires de ces fameuses chambres mais je les plaignais sincèrement. Personnellement j'avais une faim d'ogre mais j'étais toujours dans l'impossibilité de bouger. Ni le moindre orteil, ni le moindre doigt. Mes poignets me lançaient encore terriblement mais la douleur dans mon bras droit s'était volatilisée.

Le temps passait encore et toujours. Des gens entrèrent dans ma « chambre » mais personne n'eut le moindre intérêt pour moi ! J'avais vraiment très faim. La voix off annonça le repas de midi, puis la collation pour les jeunes enfants. Rien. Le repas du soir. Encore rien. Le couvre-feu. Toujours rien. Une voix s'éleva dans le couloir :

_Mais enfin Johanna ! Si la présidente Coin apprend que nous n'avons pas respecté ses consignes, nous sommes bons pour finir en cellules nous aussi !

_Enfin Finnick ! Comment veux-tu que nous lui ayons apporté à manger, elle est sous médicaments et en a encore pour au moins quarante-huit heures ! S'exclama la dite Johanna. Elle ne peut pas bouger ! Allez viens filons, nous devrions déjà être à l'étage moins trois.

Finnick et Johanna partirent rapidement. L'étage moins trois ? Un étage c'est forcément au dessus du rez-de-chaussé non ? Ils avaient dû se tromper, confondre avec autre chose. Il était pourtant vrai que je n'avais vu ni fenêtre, ni rayon de soleil. Étions-nous sous terre ? Je n'étais pas claustrophobe, mais après l'accident qui couta la vie à mon père, j'avais du mal à rester sous terre trop longtemps et il m'était totalement impossible de descendre à la mine. Mais si je tenais une persuasion c'était bien que je n'étais pas dans le district Douze !


Trois couvre-feux passèrent lorsqu'un médecin vint m'administrer une autre dose de médicaments. Haymitch protestait que je n'étais pas prête, pas guérie, qu'il me fallait du temps, que je ne pouvais pas sortir. Hors la réponse du soigneur fut directe :

_J'ai besoin de place ! Il y a de vrais blessés qui eux ont besoins de soins ! Pas comme cette folle légèrement esquintée ! Une cellule l'attend. Elle recevra ses soins là-bas !

_Une folle légèrement esquintée ? Vous osez la traiter ainsi ! Ne vous rendez-vous pas compte des traumatismes qu'elle a pu subir dans cette arène ? Rugit Haymitch qui semblait, pour une fois et ça demeurait un exploit, parfaitement sobre.

_Et vous ne vous rendez-vous pas compte du nombres de soldats que je dois soigner, amputer, réparer pour les besoins de cette révolution ?

_Enfin, elle est Katniss Everdeen, la fille du feu, le geai moqueur de Panem ! Arrêter de la traiter comme une criminelle finie !

_Sortez maintenant ! Gardes ! Transférez là dans ses nouveaux quartiers.

_Bien monsieur, répondirent deux voix atones et sans éclats. Tu n'es pas autorisée à parler ! M'appris le plus grand, un roux aux yeux bruns ternes lorsque j'ouvris la bouche pour me manifester.


Ils détachèrent mes chevilles, ma taille et mes poignets avant de m'entraver les chevilles et de me menotter sèchement. Il me poussèrent au dehors et me firent prendre un horrible ascenseur vert kaki donc la peinture cachait à grand peine les nombreuses tâches de rouille qu'il comportait. Je descendis un, quatre, dix étages peut-être. Une autre voix off, plus féminine, annonça l'étage moins huit « cellules de hautes sécurités ». Les gardes me traînèrent de force dans l'une des allées et me jetèrent sans ménagement dans l'une des cellules. Ils me verrouillèrent solidement et partirent sans m'enlever mes entraves. J'essayai de parler mais aucun son ne sortit de ma bouche.

_C'est normal, m'informa une voix atone et monotone. J'ai mis trois jours pour pouvoir parler de nouveau.

Cette voix ! Cato, du district Deux ? Je tournai la tête pour voir le colosse du district de la maçonnerie, qui avait littéralement diminué de volume et dont les yeux bleus s'étaient vidés de toutes couleurs... Je remarquai cependant qu'il n'avait plus ses entraves lui ! Je l'interrogeai alors du regard :

_Oh ça ? Ils sont venus me les enlever une semaine après mon arrivée dans ce palace. C'était il y a quinze jours environ, dit-il en regardant le calendrier qui décorait sa cellule. Nous ne sommes que tous les deux ici. Je t'apprends les règles de bases : deux sorties de cellule : une le matin pour notre petite toilette quotidienne et une le soir pour la douche et le brossage des dents. Un repas par jour, en général vers quinze heures. Une troisième sortie si tu as des soins à supporter. Le droit à cinq objets personnels. Comme tu peux remarquer j'ai vite fait mon choix : deux livres, une balle de tennis, un oreiller et une couverture supplémentaire. Tu te rendras vite compte que les nuits ici sont glaciales. Nous sommes tous de même à vingt-quatre mètres sous terre.

Mon regard trahissait mon appréhension. Cato esquissa un sourire moqueur. Même en prison, ce blond gardait toujours son insupportable caractère de gamin pourri gâté par la vie.

_Claustrophobe ? Me demanda-t-il sans se départir de son affreux sourire en coin et de son expression victorieuse.

Je secouai négativement la tête en lui adressant un regard noir.

_Je sais que tu penses que je suis un sale gosse pourri gâté par la vie... c'est vrai mais je ne vais pas m'en plaindre, si ?

Nouveau regard noir. La voix off interrompit notre petite discussion. « Couvre-feu déclaré ». Cato montra d'un geste de tête mon lit qui se trouvait derrière moi. Pas d'oreiller et une frêle couverture qui avait l'air d'avoir mille ans. Alors que je m'installais comme je pouvais, mon colocataire me lança d'une voix ensommeillée :

_Bonne nuit !


Et voilà le commencement mes nouveaux petits lecteurs ! (mais y a-t-il des lecteurs qui suivaient déjà mes histoires sur l'univers d'Harry Potter ?) Une petite review pour me donner votre avis ? À bientôt ;)