L'Histoire de s'est pas écrite sur une page blanche et sans ratures...

Et voici l'épilogue mes chers lecteurs... J'espère que mon histoire vous aura plu et que j'aurai le plaisir de vous retrouvez sur mon autre histoire actuellement en cours : Mange, Cours, Aime. En attendant, je vous propose de revenir dans Extrêmes Amériques. Donc nous voici cinq ans après la « fuite » de Cato et de Katniss au moment de la bataille contre les Rebelles. Bonne lecture !


Chapitre Dernier : Épilogue


Le lendemain de notre « fuite », enfin fuite n'est pas le mot approprié... je dirais plus que nous avons sauvé nos vies pour survivre. Comme dans les Jeux... Après avoir mis en sécurité Seneca Crane et Esther Snow, Cato et moi sommes partis à l'ouest vers le Deux. Nous avons vécu deux ans dans les bois, traqués comme des bêtes par le nouveau gouvernement, dirigé d'une main de fer par Alma Coin. Peeta a été envoyé en mission diplomatique dans le district Onze, car ce dernier refusait de fournir les vivres aux habitants du Capitole. Ils y ont finalement été forcés. Enfin, vous connaissez la diplomatie légendaire de Peeta...

Après cet épisode laborieux fait de fuites, de combats, de peur et de stress, Cato et Moi sommes revenus au Capitole. Nous avons recrutés des adeptes et entraîner de jeunes volontaires pour nous aider à préparer notre futur coup d'État. Finnick n'est réapparu qu'à ce moment là. Tigris, son ancienne styliste, nous tenait informés des mouvements du gouvernement. Le manège de préparation des plans et des équipes à duré plus d'un an. Esther et Seneca sont venus nous rejoindre vers le mois d'avril, peu avant la moisson des enfants du Capitole.

C'est Peeta qui a réalisé la moisson. Il a sorti un à un, vingts noms d'enfants qui ont dû s'affronter dans une arène réelle. Ils se sont battus en pleine rue et les habitants devaient rester cloîtrés dans leurs demeures sous peine de sanctions. Cette année là, c'est un gamin de quinze ans qui a gagné. Mais pas de tournée des Vainqueurs pour lui, une exclusion du Capitole, un abandon dans les bois du Onze avec une dizaine de mutations génétiques à ses trousses. Ça valait vraiment le coup de tuer dix-neuf autres gamins, bravo !

Après cette fâcheuse édition, le gouvernement a dû apaiser quatre vagues de révoltes parmi les habitants du Capitole. Les habitants du Trois ont commencé à ne plus respecter les lois, ils n'envoyaient plus leurs impôts. Alors Peeta a été dépêché pour arranger les choses. Il y a des fois où je me suis dit que Peeta avait plus d'influence que Coin... Les habitants du Trois ont étés matés.


Je n'ai jamais revu ma mère ou ma sœur. La première restait au Treize pour soigner les Pacificateurs convalescents ou encore pour participer au progrès de la médecine. Prim avait dû succomber d'une de ses grossesses « pour le bien de l'humanité » si l'on en croyait les affiches que Coin avait fait afficher dans toutes les villes.

Après la révolte du Trois, Finnick et Esther se sont rapprochés. Mon ami n'avait toujours pas digéré la mort de son Annie, alors il trouvait du réconfort dans Esther, qui avait perdu son copain dans les Hungers Games de cette année. Seneca est tombé malade, ce qui a perturbé l'entrainement des troupes et épuisé nos maigres ressources en matières de médicaments et d'argent. Esther a eu une idée formidable : elle a proposé de déporter « l'armée » comme elle disait, vers le district Onze. Ainsi nous aurions la sympathie des habitants du coin et des vivres en abondances. Alors, nous avons migré vers l'Ouest et mi-octobre, nous étions dans le district qui avait vu la mort de la petite Rue et du valeureux Thresh.

Nous sommes restés dans le Onze pendant presque un an. Esther est tombée enceinte vers Noël. Finnick a avoué lamentablement au Haut Juge, qu'il était responsable de l'état de la jeune fille. Mais Esther a voulu garder l'enfant, alors neuf mois plus tard, une petite fille est née. Cato et moi, avons eu un gros blocage en voyant notre ami avec cette petite chose dans les bras. Nous n'aimions pas les enfants et dans le climat actuel, en avoir était une pure folie ! La petite Tara est donc restée dans le Onze avec Esther tandis que Finnick s'est joint à l'expédition pour prendre le contrôle du Capitole.

Nos troupes étaient vraiment prêtes à se battre et donc lorsque nous sommes rentrés dans le palais du gouvernement, nous n'avons pas eu de problèmes particulier pour renverser le pouvoir, bien qu'Alma Coin est due être abattue. Cato s'en est chargé sans sourciller.


Après avoir renversé le gouvernement, Esther est montée sur le trône assisté de Seneca pour l'aider à régner sur Panem. Finnick et moi avons été décorés de diverses médailles. Cato aussi, mais il les a toutes refusées, car selon lui, recevoir des félicitations pour avoir survécu à tous ces drames n'est pas approprié. Cato est un personnage vraiment troublant, mais après tous ce qu'il a pu enduré, il est devenu écrivain. Il raconte la vie d'un gamin sélectionné pour devenir tribut de carrière. En fait, il raconte sa propre histoire. Finnick est devenu maître d'école, il enseigne l'histoire et la géographie à des centaines d'enfants chaque jour. Le fait d'être la mari de la présidente de Panem ne l'affecte nullement.

Moi ? Je ne suis rien devenue. J'étais sensée me plier aux désirs de Esther : trouver un emploi stable et rester habiter au Capitole. Je n'ai remplie que la seconde condition. Que voulez-vous que je fasse ? Chasseuse ? L'on n'avait pas besoin de ça au Capitole. Alors je travaillais comme bibliothécaire dans le lycée Gale Hawthorne. Peu brillant mais au moins j'étais utile au commun des mortels. Bien sûr tous savaient qui j'étais réellement, mais la célébrité ne m'intéressait pas. Pas besoin d'être connue pour vivre. Le plus choquant dans cette histoire c'est d'entendre des gamins dire qu'ils vous admirent. Comment peut-on admirer un monstre comme moi ? Je ne sais pas...


En janvier dernier, peut après le vingtième jour, Cato m'a demandé en mariage. Venant de lui ça m'a étonnée mais pourquoi pas. J'ai accepté, à la plus grande joie d'Esther qui s'est proposée de tout organisé. Alors j'ai juste subie mon mariage, Finnick a reçu le rôle de me mener à l'autel. Ça a été une belle cérémonie. J'ai vraiment pris plaisir en regardant Cato dans les yeux et en lui disant, qu'après tout ce que nous avions vécu tout les deux, je me ferais un plaisir un le prenant comme époux. Nous avons été mariés. Depuis notre vie va pour le mieux.

Finnick et Esther ont eu un autre gamin. Armand, s'appelle-t-il. Cato est son parrain et moi sa marraine. C'est drôle parait-il de nous voir aussi maladroits avec une chose aussi signifiante qu'un enfant dans les bras.

Hormis ce que je vous ai conté, il n'y a rien de spectaculaire dans notre nouvelle vie. Bien sûr, il y a les cauchemars, terrifiants qui vous envahissent jusqu'à vous poussez dans vos derniers retranchements. J'ai tenté de me suicider deux fois, pour y échapper. Mais je n'ai pas réussie... Cato a essayé lui aussi, trois fois, mais ça n'a jamais marché. Comme il disait « la mort en elle même n'est pas douloureuse, le chemin qui y mène l'est ». Il le dit toujours, mais il sait désormais pourquoi la Mort n'a jamais voulue de lui... ni même de moi. C'est d'ailleurs la dernière phrase de son dernier livre « Réalités de Guerre ».

Cette phrase m'a marquée lorsque j'ai lu son œuvre : « Si lorsque vous en venez au suicide et que ça ne marche pas, c'est que vous n'y avait pas vraiment crû ». Venant de lui, j'ai trouvé ça terrifiant. Cato reconnaît qu'il est peut-être malade, mais il ne veux pas se soigner. Il pense que s'il se soigne, sa plume perdra de son génie. Je pense qu'il a raison... Et honnêtement, ça me terrifie.

Dans son bureau, reste gravé le long d'un des murs une phrase écrite avec son sang lors d'un de ses accès de folie : « La plus belle mort n'est-elle pas celle qui survient dans l'adversité ? » Vraiment, je pense que nous survivons plus que nous vivons vraiment. Nous avons trop endurés pour pouvoir vivre normalement.

Nous avons gagné les Hungers Games, vaincu les Rebelles, survécu à tous ce qui a pu se dresser sur notre chemin pourtant nous sommes morts. Notre humanité n'est plus...


Je ne pouvais faire un happy end de cette histoire même si la fin n'est pas vraiment la chose la plus triste qui soit... Notez que je risque de réutiliser certaines phrases de cet épilogue dans d'autres de mes histoires et que ces phrases (notamment les citations entre guillemets) sont toutes de moi. J'espère que cette histoire vous à plu, que vous ne regrettez pas d'avoir lu. Verdict final ?