Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à JKR.

Voici la suite et fin de cette mini-fic ou de ce long OS !

Béta : Tania

Un grand merci à Kisis (contente de te retrouver !) et à Kurogane43536 (tu vas voir que le venin n'est pas étranger à l'attitude d'Harry et puis, ils ont grandi !)

Bonne lecture…

xxxxxxxxxx

Le dernier des Mantaïs

Chapitre 2

Ce matin là, Harry se réveilla parfaitement reposé. Ce qui ne lui était pas arrivé depuis… depuis… il ne savait même plus quand.

Il s'autorisa à savourer cet inhabituel sentiment de paix avant de penser à ses amis qu'il avait totalement oubliés avec les évènements de la veille.

Il se leva d'un bond et s'habilla à toute allure en pensant qu'il prendrait une douche dans le dortoir des Gryffondors. Il traversa le salon, soulagé que Draco ne soit pas encore levé puis sortit dans le couloir. Il avisa Sirius qui sortait au même moment et lui fit un petit signe en lui lançant qu'il le verrait plus tard car il devait aller rassurer Ron et Hermione, puis il courut d'une traite jusqu'à la tour des Gryffondors, qui était, bien entendu, à l'autre bout du château.

A sept heures un samedi matin, il pensait que seule Hermione serait debout, en train de réviser dans la salle commune, mais à peine le portrait de la Grosse Dame dépassé, deux personnes lui sautèrent dessus et commencèrent à le palper de partout en parlant en même temps.

Une fois remis de sa surprise, il se mordit la lèvre et prit son plus bel air de chien battu en signe de contrition. Il s'en voulait vraiment de ne pas avoir eu la plus petite pensée pour eux.

« Harry, tu vas bien ? » demanda Hermione.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? On a ressenti une vague de magie dans tout le château. On a à peine pris le temps de se rhabiller avant de courir chez Dumbledore mais il n'a rien voulu nous dire… » dit Ron.

« A part que tu avais fait une grosse crise mais que tout était sous contrôle et qu'on te verrait le lendemain » renchérit Hermione.

« Impossible de lui faire cracher le morceau » ajouta Ron visiblement toujours en colère. « On n'arrivait même pas à te localiser sur la carte des maraudeurs, c'était comme si tu avais quitté le château ! Même tes affaires avaient disparu du dortoir… »

« Quoi ? Mais c'est impossible ! J'étais dans les appartements que je partage avec Malfoy ! » s'exclama Harry.

« Que tu partages… avec Malfoy… Tu délires, c'est ça ? Ta crise de magie t'a laissé des séquelles et tu perds la tête ? » dit Ron.

Harry se contenta d'hausser les épaules et tendit impatiemment la main vers Hermione qui lui remit la carte sans attendre.

« Je jure que mes intentions sont mauvaises » dit Harry en scrutant avidement la carte, mais à l'endroit où aurait du se trouver son point, à coté de Ron et Hermione, il n'y avait strictement rien, c'était comme si il avait disparu.

« C'est incroyable ! Je suis sur que c'est en rapport avec la morsure de Draco ! »

« Quoi ? En plus tu appelles cette sale fouine par son prénom ? » hurla Ron.

Harry prit un air coupable et Ron se prit une claque derrière la tête de la part d'Hermione.

« C'est tout ce que tu as retenu dans la phrase d'Harry ? Je trouve personnellement que le mot 'morsure' est beaucoup plus inquiétant ! Alors tu te calmes et Harry tu arrêtes immédiatement ton air de chien battu qui ne marche pas du tout avec moi pour nous expliquer calmement tout ce qui s'est passé »

Hermione leur fit un signe de la main pour qu'ils la suivent vers leur QG, c'est-à-dire les trois fauteuils situés près de la cheminée de la salle commune. Les deux jeunes hommes la suivirent et Harry raconta tout ce qui s'était passé la veille.

Il fixait avec attention Hermione dont le cerveau travaillait à grande vitesse. Il pouvait presque voir les engrenages tourner.

« Comment peux-tu croire ce que raconte ce crétin ? Il a monté un plan tordu pour te nuire et toi, tu cours! » dit Ron excédé.

« Ne soit pas stupide, Ron. Harry a ressenti le bien que lui faisait la morsure et si Dumbledore l'a laissé faire, c'est qu'il est bien ce qu'il dit. Ce qui m'étonne, c'est que je n'ai jamais entendu parler de ces créatures magiques, les Mantaïs » répondit Hermione.

« Qu'il soit un serpent ne m'étonne pas du tout. C'est plutôt le reste que j'ai du mal à croire ! Qu'il ait joué un rôle tout ce temps ! C'est un super bon acteur alors. Moi je dis qu'il est simplement imbuvable de nature. Le croire est aussi stupide que penser que Snape a une vie sexuelle ! Malfoy est un insupportable aristo imbu de lui-même et il n'a joué aucun rôle. Son père un espion ! Et lui aussi ! Elle est bien bonne celle-là ! Ils veulent te piéger Harry ! » hurla Ron au comble de la colère.

« Il est évident que Malfoy attend quelque chose d'Harry mais il n'a pas menti. Il suffirait qu'Harry aille vérifier auprès de Dumbledore pour le confondre, donc son histoire est vraie. Il faut juste qu'on essaye de découvrir ce qu'il essaye de cacher »

« Je suis d'accord avec toi Hermione. Je ne peux pas vous expliquer pourquoi mais j'ai senti qu'il ne mentait pas. Par contre, il pesait soigneusement ses mots et, du coup, je suis certain qu'il cache quelque chose »

« Comment ça 'tu as senti' ? » demanda Hermione avec curiosité.

« Je ne peux pas te l'expliquer, Hermione. Comme je ne peux pas expliquer que je l'ai trouvé magnifique lorsqu'il s'est transformé ou la possessivité que j'ai ressenti lorsqu'il a souri à Snape. Ou encore, le fait que la sensualité de ses lèvres ou la beauté de ses yeux m'ait sauté aux yeux. C'est comme si je le regardais pour la première fois… Je découvrais quelqu'un qui s'appelait Draco Malfoy mais que je ne connaissais pas du tout… »

Il fut interrompu par un gémissement en provenance d'un rouquin qui faisait semblant de vomir.

« Pas Malfoy ! Non Harry ! Tu as largué ma sœur parce que tu t'es soudainement rendu compte que tu étais gay, ça je peux l'accepter. Mais Malfoy, jamais. Il restera pour toujours mon ennemi et celui de toute ma famille » s'écria Ron en levant un poing en l'air en signe de défi.

« Ho Ron ! Arrête tes gamineries ! Il faut reconnaitre que Draco est absolument magnifique. D'ailleurs, il me semble que Charlie est de cet avis, non ? Ça fait au moins un Weasley qui ne te suivra pas dans cette bataille ! » répondit Hermione avec espièglerie.

« C'est quoi cette histoire ? » demanda Harry en fronçant les sourcils.

« Ho ça ! » dit Ron d'un ton léger, totalement inconscient du danger. « Mon imbécile de frangin, ce traitre, s'était entiché de Malfoy. Il l'a poursuivi, sans succès d'ailleurs, pendant tout le mois qu'il a passé à Square Grimmaurd. J'espère qu'il est plus doué avec les dragons qu'avec le Draco » dit Ron en ricanant jusqu'à ce qu'il s'aperçoive que toutes les étagères et les tableaux de la pièce s'étaient mis à trembler. Il releva la tête pour tomber sur les yeux d'Harry assombris par la colère.

« Harry, calme-toi » dit Hermione en passant la main dans son dos.

« Je ne peux pas » répondit le Gryffondor entre ses dents serrées.

« Tu vas aller voir Draco, d'accord ? Ne t'inquiète pas, il va prendre soin de toi et tout ira bien… Allez, calme toi » dit-elle en poussant un soupir de soulagement lorsqu'elle sentit la magie se calmer.

« Tu veux qu'on t'accompagne ? » demanda Ron inquiet.

Il reçut pour toute réponse un regard noir de son ami qui se dirigea à grands pas vers la porte pour rejoindre le Serpentard blond au plus vite.

Hermione le suivit du regard puis se tourna vers Ron.

« Il va falloir que tu t'habitues très vite à l'idée que Malfoy va faire partie de la famille, et pas grâce à Charlie ! Bon, si tu me cherches, je suis à la bibliothèque, il faut que je me renseigne sur ces fameux Mantaïs. A tout à l'heure » dit Hermione en embrassant avec légèreté un Ron à l'air désespéré.

«Putain, un Serpentard chez les Weasleys ! Et un Malfoy en plus ! Mais où va le monde sir les Malfoys et les Weasleys font copain-copain ? » dit Ron en se prenant la tête entre les mains.

Au même moment, Draco était confortablement installé dans la salle commune des Serpentards.

En effet, contrairement à ce qu'avait cru Harry, il ne dormait pas lorsque le Gryffondor avait quitté leurs appartements. Il voulait se laisser un peu de temps avant la deuxième salve de questions auxquelles il allait être beaucoup plus difficile de répondre. De plus, il devait avertir ses amis, qui savaient pour son statut de Mantaï, que le brun était au courant de presque tout et qu'ils devaient changer d'attitude. Il était devenu inutile de poursuivre plus longtemps cette stupide comédie.

L'accueil avait été presqu'identique à celui qu'avait reçu Harry dans la salle commune des Gryffondors. A la différence près qu'il s'agissait de Serpentards et, qu'au lieu de se jeter sur lui, Blaise et Pansy étaient resté de marbre, tranquillement installés sur le canapé et n'avaient laissé transparaitre leur inquiétude que dans leurs paroles.

« Draco ! Quelle bonne surprise de te voir arriver à potron-minet » dit Blaise avec nonchalance.

« Avec la décharge de magie que nous avons ressentie hier en provenance de Potter, nous pensions que tu n'avais pas survécu à sa colère » ajouta Pansy sur le même ton, mais Draco pouvait voir les larmes qui se formaient dans ses yeux.

Draco, très touché par l'inquiétude de ses amis, leur fit un bref sourire puis entreprit de tout leur raconter.

« Tu l'as mordu ? » s'exclama Pansy avec surprise. « Mais tu te rends bien compte de ce que tu as fait ? »

« Tout à fait. Mais, de toute façon, ce n'était pas la première fois » répondit Draco avec un pétillement malicieux dans les yeux.

Avant que la jeune sorcière n'ait le temps de répliquer, la porte qui permettait d'accéder à la salle commune explosa et un Harry Potter fulminant entra dans la pièce.

Il jeta un bref regard à la scène. Draco n'avait pas bougé d'un poil, totalement stupéfié par son entrée fracassante. Blaise était debout, baguette à la main et Pansy, sous le coup de la surprise, s'était accrochée au bras de Draco qu'elle cramponnait avec force.

Les yeux d'Harry se posèrent sur la main de Pansy et s'assombrirent encore plus, sa magie tourbillonnait autour de lui, l'enveloppant d'un halo argenté. Puis, tout à coup, Harry disparut et un magnifique serpent à la peau argentée sortit du tas de vêtements qui était tout ce qui restait du jeune homme. Il marqua à peine un temps d'arrêt avant de glisser à toute allure vers Draco et Pansy.

Blaise fut le premier à réagir en lançant un sort d'immobilisation sur le serpent. Le sort le toucha de plein fouet sans même le ralentir.

Comprenant le danger, Draco hurla à ses amis de quitter la pièce et d'empêcher quiconque de rentrer avant de se transformer lui aussi en serpent. Il se jeta devant Harry pour l'empêcher d'avancer.

« Harry, calme-toi » siffla-t-il.

« Après Charlie, c'est Pansy ! Qui va encore te sauter dessus ? Laisse-moi la tuer » répondit Harry avec colère.

Draco se demanda brièvement ce que Charlie venait faire là-dedans puis il décida que ce n'était pas le plus urgent pour l'instant. Il devait impérativement calmer Harry avant qu'il ne tue quelqu'un.

« Tu es à moi » siffla Harry avant de se redresser de toute sa hauteur. Draco était totalement subjugué par la beauté du serpent argenté. Mais il s'affola lorsqu'il comprit qu'il avait l'intention de le mordre. Harry n'avait aucune idée de ce qu'il était en train de faire ! Il ne pouvait pas le laisser… Malgré l'envie de se soumettre qui le taraudait, il se redressa lui aussi de toute sa hauteur et leva la tête.

« Ne fais pas ça, Potter » siffla-t-il d'un ton venimeux.

« Pourquoi ? Mon instinct me crie de te mordre. Et j'écoute toujours mon instinct. Ça ne m'a pas trop mal réussi jusqu'à présent ! » répondit le serpent argenté en sifflant furieusement.

« Potter, tu es vraiment un emmerdeur ! Tu fonces toujours dans le tas et tu réfléchis après ! Tu arrives à te fourrer dans des situations insensées et à t'en sortir avec une chance insolente. Tu ne comprends pas les enjeux d'une morsure... Je ne sais même pas comment tu as réussi à te transformer ! »

Draco s'arrêta net en percevant l'étonnement d'Harry qui observait son corps et semblait totalement perdu. Il ne s'était même pas rendu compte de sa transformation !

« Je… je suis un Mantaï, moi aussi ? » demanda-t-il à Draco, toute trace de colère disparue sous le choc de ce qu'il venait de découvrir.

Draco soupira, non mais quel idiot ! « Tu croyais vraiment que ta capacité à parler le fourchelangue venait de Voldemort ? Ecoutes, je te propose que nous reprenions notre forme humaine et je t'expliquerai tout. D'accord ? »

« D'accord. Mais j'ai toujours envie de te mordre ! » dit Harry d'un ton boudeur.

Draco leva les yeux au ciel puis retrouva sa forme humaine. Il regarda Harry, attendant sa transformation. Il leva un sourcil interrogateur, « tu attends une invitation ? »

« Heu… Et bien, en fait… je ne sais pas vraiment comment faire… » dit Harry d'une voix qui, même en fourchelangue, semblait gênée.

Draco ne put se retenir d'éclater de rire, « du Potter tout craché ! »

Il mit quelques secondes à se calmer, puis il regarda le serpent qui semblait bouder.

« Tu visualises ta forme humaine et tu te concentres dessus en souhaitant la retrouver »

« C'est tout ? »

« Oui »

Deux secondes plus tard, un Harry Potter nu se tenait face à un Draco Malfoy tout aussi dénudé.

« Maintenant, tu vas tout m'expliquer » dit Harry d'un ton menaçant en enfonçant son doigt dans la poitrine du blond.

« On devrait peut-être s'habiller d'abord, non ? » demanda Draco d'un ton moqueur.

Il sourit en voyant le visage d'Harry prendre un magnifique ton rouge pivoine, puis le Gryffondor se retourna brusquement pour ramasser ses habits et se vêtir aussi vite qu'il le pouvait.

Draco se demanda un instant s'il devait le prévenir qu'il essayait de passer sa tête dans la manche de son tee-shirt, puis il décida que c'était vraiment trop drôle pour l'arrêter. Il attrapa donc ses propres vêtements pour se vêtir avec calme puis attendit patiemment, en s'asseyant sur le canapé, qu'Harry est fini.

Lorsque le brun le rejoignit enfin, il avait toujours les joues rouges, mais il s'était recomposé une attitude.

« Ça va ? » demanda Draco avec inquiétude.

« Ho tu sais, il m'est arrivé tellement de choses incroyables depuis que j'ai appris que j'étais un sorcier, qu'apprendre que je suis une créature magique qui peut prendre la forme d'un serpent, me parait tout à fait banal ! » dit Harry dans une tentative de faire de l'humour. Mais Draco pouvait voir qu'il était bouleversé par tout ce qui lui arrivait et il décida de lui dire la vérité, toute la vérité, quelques soient les conséquences.

« Les Mantaïs sont les créatures magiques les plus anciennes, ils existaient avant Merlin lui-même… » commença Draco en fixant les grands yeux verts qui lui montraient toute l'attention d'Harry en reflétant toutes ses émotions.

Il se détendit et reprit son récit.

« Ils existaient déjà au temps des dinosaures et avaient alors la forme d'un gros lézard. Mais les Mantaïs ont une particularité que n'a aucune des autres espèces comme les loups-garous ou les vampires. Ils se sont adaptés au fil des modifications terrestres et des prédateurs rencontrés. C'est ainsi qu'à la disparition des dinosaures, ils se sont transformés en serpent. Puis, un jour, ils ont rencontré leur plus grand prédateur, l'homme. Leur évolution a continué et ils prirent forme humaine tout en gardant la possibilité de se transformer en serpent car il n'y a que sous cette forme qu'ils peuvent trouver leur compagnon et, une fois qu'ils sont réunis, ils deviennent pratiquement invincibles… »

« C'est pour ça que le sort que m'a lancé Blaise, n'a eu aucun effet ? » demanda Harry.

« Tu ne fais jamais rien comme les autres, alors peut-être… Mais laisse-moi finir mon histoire. Les humains, sorciers et moldus, sont devenus de plus en plus nombreux et la puissance des Mantaïs leur faisait peur. La rumeur en fit un être sournois et cruel, dont l'archétype est le serpent qui donne la pomme à Eve au Paradis. De fil en aiguille, les Mantaïs ont été pourchassés et leur population a commencé à diminuer puisque les humains les tuaient avant qu'ils ne trouvent leur compagnon. Pour se protéger, ils ont fait en sorte que leurs enfants ne puissent pas se transformer avant d'avoir trouvé le compagnon qu'ils acceptaient. Un Mantaï peut rencontrer plusieurs compagnons potentiels mais il n'en accepte qu'un. Au fil du temps, il y avait de moins en moins de Mantaïs et la recherche devenait de plus en plus difficile. Je croyais d'ailleurs être le dernier de mon espèce, jusqu'à ce que je te rencontre »

Draco se tut et observa Harry qui réfléchissait intensément aux implications de ce qu'il venait d'entendre, tout en ne quittant pas le blond des yeux.

« Donc tu t'es transformé à onze ans parce que tu avais rencontré un compagnon que tu acceptais ? »

« Oui »

« Et nous nous sommes rencontrés à onze ans. Suis-je ton compagnon, Draco ? ». L'intensité des yeux d'Harry fit frissonner le blond.

« Oui » avoua-t-il. « Je savais après notre première rencontre que tu ne m'accepterais pas. J'étais obligé de jouer mon rôle de petit con imbuvable. Mon père et Severus savaient que Voldemort pouvait revenir et leurs vies étaient en jeu. Je dois avouer que j'en ai beaucoup souffert mais je ne pouvais rien y changer. J'ai donc décidé de ne rien dire et de te protéger du mieux que je pouvais. Et, crois-moi, c'est un boulot à plein temps ! Tant que le lien n'était pas finalisé, je pouvais toujours avoir la chance de trouver un autre compagnon, même si je savais que les chances étaient faibles »

« C'est pour ça que tu n'as rien dit quand on était coincé dans ton manoir… et… Nagini ! c'était toi ! » s'écria Harry qui commençait à voir à quel point sa perception des choses était fausse. Puis il fronça les sourcils, « je ne comprends toujours pas pourquoi je me suis transformé maintenant… »

« Comme je te l'ai déjà dit, je n'en ai aucune idée… »

« C'est la morsure ! Tout a changé à partir de là ! C'est comme ça que le Mantaï forme le lien. N'est-ce pas Draco ? C'est pour ça que j'ai ressenti du désir pour toi, que je t'ai trouvé beau et que j'ai eu l'irrésistible envie que tu m'appartiennes »

Draco écarquilla les yeux, « tu… tu ressens quelque chose pour moi ? »

« Oui. Mais là n'est pas la question, est-ce que tu m'as mordu pour faire de moi ton compagnon ? »

« Oui et non » répondit Draco qui reprenait du poil de la bête depuis qu'Harry avait avoué qu'il ressentait quelque chose pour lui.

« Comment ça oui et non ? Ce n'est pas une réponse, ça ! » dit Harry qui commençait à s'énerver.

Draco sourit devant cette attitude typiquement Gryffondorienne mais décida néanmoins d'élaborer sa réponse.

« Le Mantaï mord son compagnon pour lui signifier qu'il se donne corps et âme à lui. C'est une morsure très particulière qui permet à celui qui est sollicité de ressentir un plaisir incroyable, c'est une promesse de félicité future et de protection. Mais pour que le lien indéfectible se crée, il faut qu'il soit mordu en retour et que l'autre promette ainsi de se donner entièrement lui-aussi. Je t'ai bien fait cette morsure, mais pas hier, et comme tu ne m'as pas mordu en retour, grâce à mon intervention plus que judicieuse, nous ne sommes pas liés » dit Draco en attendant la réaction d'Harry qui ne se fit pas attendre.

« Quoi ? Mais tu ne m'as jamais mordu avant ! Je m'en rappellerai quand même ! » explosa le gryffondor qui ouvrit tout à coup les yeux en grand. « Quand j'étais dans le coma ! Je me rappelle ces sensations de plaisir qui m'ont tirées vers la lumière, c'était incroyable… Et c'était toi ? »

« Oui. Quand j'ai compris ce que Voldemort avait fait, j'étais mort d'inquiétude. Je venais te voir toutes les nuits et je constatais que sa magie noire te détruisait peu à peu. Tu t'enfonçais dans un coma profond. Alors un soir, j'ai oublié ma prudence de Serpentard pour écouter mon instinct qui me hurlait de te mordre pour te sauver »

« Et ça a marché… »

« Oui. Je suis parti juste avant que tu ne reprennes conscience car je savais que tu ne l'accepterais pas » constata simplement Draco avec tristesse, ce qui remua profondément Harry.

« Il est vrai qu'à l'époque, je n'aurais pas compris. Mais ce n'est plus le cas maintenant. Dans le bureau de Dumbledore, que s'est –il passé ? Pourquoi m'as-tu mordu à nouveau ? »

« Je ne connaissais pas exactement les propriétés du venin et je ne savais pas si la morsure suffirait à annihiler les effets du sort de Voldemort. Lors de la destruction des cachots, qui a beaucoup impressionnée Severus d'ailleurs, j'ai compris que ce n'était pas le cas et que je devais te mordre à nouveau. Mais je ne me voyais pas venir te voir et te dire 'Harry, je dois te mordre, tends ton cou !' »

« C'est sur que tu aurais pris immédiatement mon poing dans la figure ! » répondit Harry en pouffant.

Draco ne put retenir un sourire en coin. « C'est bien ce que j'ai pensé. En fait, c'est Severus qui a eu l'idée de la fausse prophétie. Il m'a dit que toute ta vie avait été gouvernée par une prophétie et que tu trouverais ça parfaitement normal. Comme j'étais désespéré, nous sommes allés voir Dumbledore à qui j'en ai raconté le minimum. Tu verras que maintenant que tu as réveillé le Mantaï en toi, nous répugnons naturellement à parler de notre espèce aux autres. Lorsque j'ai appris que Dumbledore ne t'avait même pas averti du danger que tu courrais, j'étais fou de rage. Mais il m'a dit, avec son air agaçant, qu'il attendait d'avoir trouvé une solution et que puisqu'elle se présentait à lui, il n'y avait plus aucune raison de se taire. Je te jure que quand il m'a proposé un bonbon au citron, j'ai bien failli lui envoyer sa coupelle dans la figure ! »

L'air indigné de Draco fit éclater de rire Harry qui mit un moment à s'en remettre.

« Ça explique que je t'ai fait immédiatement confiance, je me rappelais inconsciemment de ta première morsure et du plaisir qu'elle m'avait procurée. Je savais que tu ne me voulais aucun mal… Mais ce n'est pas dangereux que ton compagnon ne t'accepte pas, une fois que tu l'as mordu ? Tu sais, comme les Veelas qui se laissent dépérir s'ils sont rejetés ou quelque chose du même genre » demanda Harry soudainement inquiet. Il sentit l'hésitation à peine perceptible du blond et grogna, « Draco ! » d'un ton qui promettait les pires souffrances si le blond ne lui disait pas la vérité.

Draco leva les yeux au ciel. « Non, rien d'aussi dramatique ! La seule conséquence est que je ne pourrais plus jamais me lier avec quelqu'un d'autre. Mais comme de toute façon il y a peu de chance que je rencontre un jour un autre Mantaï… » dit Draco d'un ton négligent en haussant les épaules.

Harry écarquilla ses yeux qui se remplirent de larmes. A part ses parents qu'il n'avait jamais connus, personne n'avait fait pour lui un tel sacrifice sans rien attendre en retour. Tous les autres le voyaient comme le survivant qui devait les débarrasser de Voldemort. Mais pas Draco. Il était entré dans cette bataille pour le protéger, il avait tué Nagini, son dernier obstacle et lui avait sauvé la vie plusieurs fois sans rien attendre de lui.

Harry éclata alors en sanglots, se déchargeant enfin du poids qui avait pesé sur ses épaules toutes ses années.

Draco l'attira dans ses bras. « Voilà pourquoi je ne voulais rien te dire. Vous, les Gryffondors, faites un drame de tout ! »

Puis, avec une tendresse inattendue de sa part, il attira la tête du brun dans son cou et lui caressa les cheveux en silence. Au bout d'un long moment, les sanglots s'arrêtèrent et Harry releva la tête pour regarder Draco dans les yeux.

« Merci » dit-il simplement. Il savait que Draco comprendrait qu'il lui disait merci pour tout ce qu'il avait fait pour lui.

« Tu viens de ruiner une chemise Armani, Potter ! »

Harry sourit à cette réaction typique du Serpentard lorsqu'il était gêné.

« Un peu plus, un peu moins… » murmura-t-il en reprenant sa place au dans le cou du blond.

« C'est ma nature de Mantaï qui fait que j'ai disparu de la carte des maraudeurs, pour me protéger » murmura Harry en se parlant à lui-même.

« Pardon ? » fit Draco et le brun lui expliqua ce qu'était la carte des maraudeurs et ce qu'il avait constaté avec Ron et Hermione.

Harry se sentait parfaitement bien, à sa place, et il fut saisi de l'irrésistible envie de goûter la peau tendre de Draco. Il sortit la langue et poussa un soupir de contentement au goût sucré du blond. Il sentit sous sa langue les aspérités de la chair de poule que son action avait provoquée. Il se recula et souffla légèrement sur la peau mouillée.

Draco ne put retenir un gémissement qui électrisa le Gryffondor. Il recommença à lécher et mordiller la peau tendre désormais rougie mais il manquait quelque chose.

Il fronça les sourcils avant de comprendre tout à coup ce que c'était. Il se redressa et regarda Draco droit dans les yeux. Le blond frissonna devant l'intensité de son regard.

« Je peux te mordre ? » demanda Harry.

Draco ouvrit la bouche plusieurs fois mais aucun son n'en sortit. Harry lui caressa doucement la joue pour le presser de répondre.

« Tu as vraiment compris ce que ça voulait dire ? » demanda-t-il enfin.

« Que je me donne corps et âme à toi »

« Tu es bien sur que c'est ce que tu veux ? Une fois que tu m'auras mordu, il sera impossible de revenir en arrière… »

« J'en suis plus que certain, Draco » dit Harry en soutenant le regard scrutateur du blond qui le fixa quelques instants avant de s'autoriser un immense sourire sincère.

C'était la première fois qu'Harry voyait un tel sourire sur le visage de Draco et il le trouvait magnifique. Il ne se sentait pas digne d'une aussi belle créature. Perdu dans sa contemplation, il revint à la réalité lorsque Draco lui saisit les mains avec force en l'obligeant à le regarder à nouveau dans les yeux.

« Oui, Harry. Tu peux me mordre »

Harry oublia tous ses doutes et en une seconde, il était debout transformé en serpent. Il ondula jusqu'à entourer complètement Draco. Il plaça sa tête dans le cou du garçon qui était totalement à sa merci.

« Tu sens si bon, Draco et tu es à moi » dit-il avant de planter ses crocs dans la chair tendre.

Les deux garçons se perdirent dans les sensations qui les traversaient. Draco n'aurait pu dire si c'était lui ou Harry qui gémissait mais il se sentait incroyablement aimé. Tout ce que sa raison avait pu lui dire sur le fait qu'Harry ne partagerait jamais ses sentiments fut balayé totalement à ce moment. Une incroyable allégresse l'emplit.

« … et je suis à toi » siffla Harry en retirant ses crocs et en effleurant de sa langue la peau sensible de Draco qui avait perdu toute capacité à parler. Pour la première fois de sa vie, il était à court de mots, submergé par l'émotion.

Cela ne s'arrangea d'ailleurs pas lorsqu'Harry se transforma et qu'il se retrouva face au corps dénudé de son magnifique compagnon. Il tendit la main pour caresser du bout des doigts les abdominaux musclés et dorés du brun. Il les retraça jusqu'au liseré de poils noirs qui conduisaient au sexe fièrement dressé du Gryffondor. Il l'effleura légèrement du bout des doigts et un râle profond lui fit relever les yeux. Harry, cambré en arrière, frissonnait sous le plaisir que lui procurait la caresse.

Il sentit une pulsion primaire monter du plus profond de ses entrailles, il avait besoin de posséder Harry. Il attrapa alors sa tête pour l'entrainer dans un baiser à couper le souffle. Le brun ne savait plus où il était, tout ce qu'il savait c'était qu'il voulait que cela ne s'arrête jamais. Il entra dans la danse et mêla sa langue à celle de Draco.

Mais rapidement, cela ne leur suffit plus. Harry d'un geste de la main, dénuda Draco qui explorait déjà chaque millimètre de son corps. Il lui rendit caresse pour caresse. Ils se touchaient sous le coup d'un besoin incontrôlable, laissant leur instinct les guider. Ils ne réfléchissaient plus, ils laissaient simplement leur nature de Mantaï prendre les commandes. La pièce était remplie de gémissements et d'halètements terriblement érotiques. Lorsque leurs érections entrèrent en contact, ils arrêtèrent tout mouvement pour apprécier le plaisir qui les traversait et lorsque les yeux de Draco rencontrèrent ceux d'Harry, il lui fit juste un signe d'accord. Le brun avait lui aussi le besoin de lui appartenir, d'être lié par le corps, après l'avoir été par l'âme, à son serpent.

Lorsque le blond pénétra enfin son amant, après une préparation qui lui avait parue beaucoup trop longue, le monde aurait bien pu arrêter de tourner qu'Harry s'en serait moqué éperdument. Il n'avait jamais été si heureux que sous les coups de reins puissants de Draco qui le pilonnait sans relâche en lui faisant voir des étoiles.

L'orgasme, qu'ils atteignirent en même temps, les laissa pantelants et repus et sans s'en rendre compte, ils se blottirent l'un contre l'autre, changés en serpent. Draco posa sa tête sur celle d'Harry et ils s'endormirent sur deux soupirs satisfaits.

xxxxxxxxxx

Draco et Harry furent réveillés en sursaut par des cris derrière la porte de la salle commune des Serpentards.

Ils baillèrent et se redressèrent paresseusement en essayant de se dégager l'un de l'autre, avant de reprendre forme humaine.

A peine transformé, Harry embrassa passionnément Draco.

« Pourquoi avons-nous pris notre forme de serpent ? » demanda-t-il.

« Je pense que c'est parce que nous nous sommes sentis vulnérables, alors inconsciemment nous avons pris la forme sous laquelle nous étions en sécurité » répondit Draco amusé par la réaction d'Harry qui s'était blotti dans ses bras. « Peut-être devrions-nous nous habiller et ouvrir à tes amis avant qu'ils ne se fassent tuer par les miens »

« Ho, ils savent se défendre, je pense que c'est les tiens qui ont du souci à se faire ! Mais tu as raison, on ne peut pas les laisser s'entretuer» dit Harry en faisant un clin d'œil.

Ils s'habillèrent rapidement tout en écoutant ce qui se passait derrière la porte.

« Je vous dis que je veux voir si ce serpent n'a pas tué Harry ! » disait Ron.

« Il ne l'a pas tué, c'est plutôt lui qui risque sa vie avec votre sauveur complètement cinglé ! » répondait Blaise

« Je dois le voir, j'ai besoin de lui parler, tout de suite ! » disait Hermione

« Tu attendras comme tout le monde que Draco nous autorise à entrer » répondait Pansy.

Les deux garçons se dépêchèrent en entendant le cri de rage d'Hermione et ils ouvrirent la porte pour tomber sur quatre personnes rouges et échevelées qui se faisaient face en se menaçant de leurs baguettes.

« Merci Blaise et Pansy. Nous avons fini. Je vous verrai tout à l'heure » dit Draco, avant de s écarter pour laisser passer les deux Gryffondors, alors que les deux Serpentards lui firent un signe de tête en rangeant leurs baguettes.

Ron se jeta sur Harry. « Il ne t'a rien fait ? Tu vas bien ? » demanda-t-il en le touchant de partout. Juste avant de se faire éjecter par un Draco furieux.

« Ne le touche pas, c'est mon compagnon »

« Qu'est-ce que vous avez fait ? » demanda le rouquin, assis sur ses fesses sur le plancher, ne comprenant pas comment Draco avait pu bouger aussi vite.

« Rien de plus que ce que tu as fait avec Hermione lorsque vous avez eu besoin de vous rhabiller pour aller voir ce qui m'arrivait chez Dumbledore » répondit Harry avec humour tout en se blottissant dans les bras d'un Draco satisfait par son attitude.

« Ho Ron ! Tu savais que ça finirait comme ça ! Alors ne fait pas ta tête de mule, il y a plus urgent » dit Hermione en levant les yeux au ciel.

« Entre savoir et voir, il y a une marge » répondit le rouquin en se frottant les fesses. « Tu n'y as pas été de main morte, Draco ! »

« Désolé Ron, mais notre lien est récent et je ne peux pas encore supporter que tu tripotes mon compagnon » dit Draco en acceptant le rameau de paix que venait de lui tendre le rouquin.

« En tout cas, faites-moi plaisir et laissez-moi l'annoncer à Charlie » dit Ron avec un grand sourire, auquel répondit le sourire machiavélique d'Harry. « Je n'interviendrai que s'il ne comprend pas ».

Les deux garçons éclatèrent de rire sous le regard exaspéré d'Hermione et interrogateur de Draco.

« Je n'ai trouvé aucun livre sur les Mantaïs » lâcha alors Hermione d'un ton dégouté. « J'ai cherché partout, à la bibliothèque, dans la réserve interdite et même à Square Grimmaurd, je m'étais dit que les Blacks auraient forcément quelque chose sur le sujet. Mais rien ! »

Harry ne put se retenir de sourire. Pour Hermione qu'aucun livre n'existe sur un sujet qu'elle souhaitait approfondir était la pire des choses.

« C'est normal Gran… Hermione. Les Mantaïs sont des créatures très secrètes et aucun d'entre-eux n'auraient pu avoir l'idée d'écrire un livre ou de parler de sa nature à un non-mantaï » expliqua Draco à la jeune sorcière qui prit un air calculateur qui ne dit rien qui vaille à Harry.

« Harry » dit-elle en se tournant vers lui, « ça ne te dirait pas d'aider ton amie à écrire une thèse sur une espèce en voie de disparition, sur laquelle personne n'a jamais rien écrit ? » demanda-t-elle les yeux remplis d'étoiles à l'idée de la gloire qui en résulterait.

Harry la considéra un moment, puis répondit simplement « non ».

« Merde ! » s'exclama alors Hermione. « Bon j'aurais essayé. Ha ! au fait Ron, tu avais tort en pensant que Snape n'avait pas de vie sexuelle. Je l'ai trouvé en pleine action avec Sirius dans la cuisine du Square… Bon je vous laisse. J'ai un sujet de thèse à trouver » dit-elle en se dirigeant vers la porte, satisfaite de l'air stupéfaits des trois garçons qui la regardaient. La vengeance est parfois bien agréable.

« C'est pour ça que j'ai trouvé Sirius ce matin près des cachots de Snape. Mon dieu, le matin et l'après-midi ! Ils ont la forme les vieux. Dépêches-toi, Draco, on ne peut pas se laisser distancer, quand-même » dit Harry en attrapant son compagnon par la main et en le trainant à toute allure vers leurs quartiers privés.

Seul Ron restait assis dans la salle commune de Serpentard en répétant, « c'est un cauchemar… Snape et Sirius… Harry et Draco… Non… juste un cauchemar… »

FIN

Le bonus de Tania

A sept heures un samedi matin, il pensait que seule Hermione serait debout, en train de réviser dans la salle commune, mais à peine le portrait de la Grosse Dame dépassé, deux personnes lui sautèrent dessus et commencèrent à le palper de partout en parlant en même temps. (… mouahhahha ! des mères poules en puissance ! mais c'est touchant et rassurant ! Harry est vraiment aimé !...mais de la a le palper ! hihi ! faudra pas le faire devant Drago ^^)

« C'est tout ce que tu as retenu dans la phrase d'Harry ? (bien dit Hermione !) Je trouve personnellement que le mot 'morsure' est beaucoup plus inquiétant ! (et c'est normal) Alors tu te calmes et Harry tu arrêtes immédiatement ton air de chien battu qui ne marche pas du tout avec moi pour nous expliquer calmement tout ce qui s'est passé » (Hermione, t'es la meilleure !)

Le croire est aussi stupide que penser que Snape a une vie sexuelle ! (hey ! il a une énorme vie sexuelle mon severus ! y a qu'a lire tout les snary qui existe !)

Les yeux d'Harry se posèrent sur la main de Pansy et s'assombrirent encore plus, sa magie tourbillonnait autour de lui, l'enveloppant d'un halo argenté. (han ! c'est beau ! *.* mais que ce passe t il ? ) Puis, tout à coup, Harry disparut (ho bah merde !) et un magnifique serpent à la peau argentée sortit du tas de vêtements qui était tout ce qui restait du jeune homme. (comme Drago la veille ! il est devenu Mantaï ?) Il marqua à peine un temps d'arrêt avant de glisser à toute allure vers Draco et Pansy. (à l'attaque !)

Draco ne put retenir un sourire en coin. « C'est bien ce que j'ai pensé. En fait, c'est Severus qui a eu l'idée de la fausse prophétie. (ha ha ! donc y a qu'en même un mini mensonge ! et trop fort mon severus qui réutilise la vielle chouette inutile ! ca l'a marqué le coup des prophétie ! mon pauvre severus d'amour ! )

« Tu viens de ruiner une chemise Armani, Potter ! » (… -_- voilà voilà ! ^^ du drago malfoy tout craché ! un glorieux serpentard en puissance ! comment contourner l'obstacle du « pas de quoi », « je suis gêné » et encore « ch'e pas quoi te dire » ^^ on passe directe a la chemise de marque trempée^^)

Lorsque le blond pénétra enfin son amant, après une préparation qui lui avait parue beaucoup trop longue, le monde aurait bien pu arrêter de tourner qu'Harry s'en serait moqué éperdument. (oui c'est pas dans ce genre de moment que tu pense au monde et à l'écologie^^) Il n'avait jamais été si heureux que sous les coups de reins puissants de Draco qui le pilonnait sans relâche en lui faisant voir des étoiles. (Diantre ! j'en ai vu pleins aussi ! énorme ! fichtre ce DVD je le met sous coffre fort !)

A peine transformé, Harry embrassa passionnément Draco. (*bave* han ! c'était tellement un moment merveilleux et époustouflant que je me suis même pas plainte de la courte longueur de ton …. Lemon ? ^^)

« C'est pour ça que j'ai trouvé Sirius ce matin près des cachots de Snape. Mon dieu, le matin et l'après-midi ! Ils ont la forme les vieux. (… « vieux » ? il est pas vieux mon severus d'amour ! il sera éternellement jeune, beau, sexy, classe, ténébreux, un pure génie, un mhpffff… lâchez moa ! écoute moi bien jeune Potter, ou bien tu retire ca immédiatement ou je vais te donner une telle claque que ta photo de rayon X va ressembler a un tas de branches dans un sèche linge !)

xxxxxxxxxx

Important : une personne m'a prévenue que des fics pouvaient être supprimées lorsque trop explicites. Personnellement, je crois que toutes mes histoires (sauf peut-être certaines traductions) sont adaptées à un public qui a + de 18 ans (ce qui est je crois le rating M).

Toutefois, si le site n'était pas de mon avis, je vous préviens que je n'ai pas de sauvegarde de la plupart de mes écrits et que je ne pourrais même pas les reposter en les transformant. De toute façon, je n'en aurais surement pas envie.

A l'avenir, je ferais attention à ce qu'il n'y ait rien d'explicite, même si pour moi, la frontière entre ce qui est autorisé ou pas, est assez floue…

Merci à toutes celles qui m'ont lues et particulièrement à celles qui m'ont laissé un petit message ! J'espère que cette histoire vous aura diverti !

A bientôt.