TITRE: Somewhere.

FANDOM: Harry Potter

PAIRING: Hermione Granger & Théodore Nott

RATING: M, en raison de certains passages difficiles. Néanmoins, je vais essayer de ne pas faire trop explicite que ce soit dans la violence ou les lemons. C'est la guerre, que diable, nous ne sommes pas non plus dans le monde des bisounours, même s'il y aura quand même un peu de guimauve pour atténuer la réalité de la guerre.

GENRE: Romance (évidemment), Angst (ceux qui me connaissent savent ô combien j'aime faire morfler mes pauvres chéris, à la fois physiquement et psychologiquement.)

ANNÉE EN COURS: Septième. Hermione n'est pas partie à la chasse aux Horcruxes avec Harry et Ron, elle est restée à Poudlard avec Ginny afin de reconstruire l'AD et les entraîner. Elle n'est pas préfète en chef, elle a même été déchue de son titre de préfète. Soyons réalistes, dans un univers où les Carrow sont les maîtres du jeu, il ne faut pas non plus s'attendre à ce que les sang-de-bourbe aient plus de droits qu'il n'en faut. Bien au contraire.

DISCLAIMER: Comme d'habitude, rien ne m'appartient, je ne fais qu'emprunter (et martyriser) les personnages créés par JKR-la-fabuleuse pour les besoins de cette fic.

NOTE: Et voilà le nouveau chapitre, désolée d'avoir trop tardé à la poster, mais j'avais besoin de faire un break au niveau des fanfictions. Maintenant que j'ai retrouvé un tant soit peu le goût et la motivation pour les continuer, ça devrait aller mieux. J'ai presque terminé le chapitre 11 de Good Morning Bristol, donc sa publication est imminente, de même que je devrais incessamment sous peu vous balancer la première partie du dénouement du tome 1 de la saga du fils prodigue. J'ai tellement merdouillé au niveau du découpage que je me retrouve avec 5 chapitres sur les bras au lieu des 3 initialement prévus, mais bon, comme je veux tout mettre en place, j'ai rajouté pas mal d'extras et de précisions. Bref. J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira. Pour les RAR, direction mon live journal. Le lien se trouve dans mon profil, tout en bas de la page. Si vous avez des problèmes pour les retrouver là, je vous suggère d'utiliser la liste de liens et la liste de tags à gauche de la page, les tags ont les mêmes noms que mes histoires et un lien vous mènera directement au sommaire des RAR. N'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions! Au cas où Feufeu referait des siennes, je laisse quand même l'adresse: styxxounettepointlivejournalpointcom


Le chemin entre les cachots et l'infirmerie n'avait jamais paru aussi long à Hermione, qui ne supportait déjà plus le silence pesant qui s'était installé entre eux. De nombreuses questions se bousculaient dans la tête de la jeune femme et lui brûlaient le bout de la langue sans qu'elle n'osât jamais les poser. De toute manière, elle savait très bien que ce ne sera pas auprès de Théodore qu'elle obtiendra des réponses. Le Serpentard restait obstinément muet, mystérieux, et il était parfaitement du genre à emporter ses secrets jusque dans la tombe. Hermione détestait ne pas savoir. Elle préférait volontiers se mettre dans les ennuis plutôt que de se laisser ronger par un secret qui n'en était pas vraiment un. Le pire, c'était sans doute que Théodore, à côté d'elle, était toujours aussi impassible, il faisait comme si de rien n'était.

Un tel détachement agaçait la Gryffondor qui avait besoin d'explications. Théodore lui avait fait quelque chose, même si elle ignorait quoi, qui l'avait profondément affectée et il était plutôt normal qu'elle veuille savoir ce dont il s'agissait, car pour qu'il fasse autant de cachotteries, ce devait être très grave, n'est-ce pas? Hermione ne s'était même pas fendue d'un merci lorsque Théodore lui avait tenu la porte de l'infirmerie pour lui permettre d'entrer. La lionne se renfrogna. Ce n'était pas parce qu'il était galant, ou tout du moins, qu'il semblait l'être qu'elle allait lui pardonner de sitôt, il ne fallait pas qu'il se leurre non plus. La tête haute, malgré le fait qu'elle se soit presque fait étrangler par son pire ennemi, elle lui était passée devant sans lui accorder un seul regard, pour s'installer sur un lit, le plus loin possible du sien. D'accord, l'attitude de la jeune femme était certes puérile, mais c'était le seul moyen de défense qui lui paraissait acceptable, tout du moins, pour le moment.

Mrs Pomfresh avait paniqué en voyant le sang maculer la chemise de Théodore, avant de se ressaisir. Du coin de l'œil, Hermione avait regardé l'infirmière ausculter son patient. Elle avait rougi jusqu'à la racine de ses cheveux lorsque Poppy avait demandé à Théodore d'enlever sa chemise pour voir s'il n'avait pas d'autres blessures. Non sans rechigner, le jeune homme avait enlevé son vêtement qui de toute manière était fichu, il n'était pas certain de pouvoir ravoir les taches même avec le Nettoie Tout de la mère Grattesec. Hermione ne détourna pas le regard pour autant. Elle put voir ainsi que Théodore avait une vilaine balafre dans le cou, qui avait abondamment saigné. Mais ce qui la frappa par-dessus tout, c'était la maigreur du jeune homme. Il avait beau être grand, il n'était pas bien bâti pour autant. Certes, il avait des épaules larges, mais sa peau était d'une pâleur alarmante et ses côtes étaient apparentes.

-Vous n'avez pas mangé depuis combien de temps, Mr Nott? Le réprimanda Mrs Pomfresh alors qu'elle lui pinçait les côtes, ce qui le fit grimacer. Vous n'avez plus que la peau sur les os!

Ce fut le silence qui lui répondit. Nott gardait obstinément les bras croisés sur son torse. Mrs Pomfresh le fusilla du regard, puis elle fit apparaître d'un coup de baguette magique tout un arsenal de produits, dont de nombreux onguents et cataplasmes, avant d'appeler un elfe afin qu'il prépare au jeune homme un plateau repas digne de ce nom.

-Alors? Le houspilla une nouvelle fois l'infirmière, alors que l'adolescent restait obstinément muré dans son silence. Vous ne me la ferez pas, Théodore. Pas à moi.

-Trois jours. Marmonna-t-il à contrecoeur, alors qu'il baissait la tête d'un air contrit.

-Trois jours? S'alarma l'infirmière tout en tournant autour de lui comme une folle furieuse. Vous savez que c'est très mauvais pour la santé de jeûner de la sorte? C'est un miracle que vous ne vous soyez pas encore évanoui. Vous ne sortirez pas d'ici avant que vous ayez mangé l'intégralité de ce plateau repas. Et si vous continuez de vous nourrir aussi mal, vous n'aurez pas d'autre choix que de revenir ici! Je vous garderai ici jusqu'à la fin de l'année pour vous gaver s'il le faut, mais je ne veux plus voir ça!

-Granger n'a pas besoin de connaître mes problèmes alimentaires. Grinça le Serpentard en désignant la jeune femme d'un coup de tête.

-Allez, prenez ça. Dit-elle sans se soucier pour le moins du monde de ce que Théodore venait d'arguer. Je vous garde en observation pendant plusieurs jours. Pendant ces quelques jours, vous avez plus qu'intérêt à manger ce que je vous donnerai, et à prendre correctement vos potions de sommeil. Oh, et tant que j'y suis, vous avez arrêté de fumer, n'est-ce pas?

-Oui. Mentit le Serpentard avec un aplomb tel que Mrs Pomfresh elle-même tomba dans le panneau.

-à la bonne heure! S'écria l'infirmière avec enthousiasme, tout en continuant à appliquer onguents et cataplasmes sur ses multiples blessures. Vos poumons ne s'en porteront que bien mieux.

Lorsque Mrs Pomfresh avait demandé à Théodore s'il fumait, Hermione s'était redressée, soudainement intéressée par ce qu'elle venait d'entendre. Ça alors! Un sang-pur, se pourrir la santé avec un truc moldu? Il devait y avoir erreur sur la personne. Enfin, Théodore ne faisait rien d'interdit, tout du moins en théorie, même s'il devait fumer beaucoup pour s'être fait repérer de la sorte par l'infirmière. On ne pouvait décidément rien cacher à Mrs Pomfresh. Hermione emmagasina l'information dans un coin de son esprit, au cas où, ça pourrait toujours lui servir plus tard. Poppy obligea Théodore à revêtir un des pyjamas de l'infirmerie, et, pendant que Théodore se changeait et mangeait, Mrs Pomfresh vint s'occuper d'Hermione, qui avait patienté bien sagement.

-Et vous, qu'est-ce qui vous amène, Miss Granger?

-Je…Un élève m'a à moitié étranglée dans un couloir et…je pense avoir un peu de sang séché à l'arrière du crâne, ma tête a vraiment tapé fort contre le mur.

Comme elle l'avait fait pour Théodore, Mrs Pomfresh lui appliqua divers onguents -pour faire disparaître la vilaine marque de strangulation qu'elle portait au cou, puis lui fit boire quelques potions dont certaines à base de branchiflore afin qu'elle puisse respirer un peu mieux. Puis, elle appliqua un onguent sur sa blessure à la tête. Ses cheveux allaient coller, mais tant pis, c'était un mal nécessaire, il fallait qu'elle guérisse. Hermione grimaça en sentant l'odeur âcre du produit, comme s'il y avait de l'ammoniac dedans, mais elle savait que l'ammoniac n'entrait pas dans la composition de produits typiquement sorciers, ils n'en utilisaient jamais en classe de potions, en tout cas.

-Mrs Pomfresh, je peux vous poser une question? Hasarda Hermione finalement, non sans jeter un regard de défi à Théodore qui était en train de manger un peu plus loin.

-Bien sûr. Dit-elle en massant le cuir chevelu de la jeune femme. Je suis là pour ça, c'est mon métier.

-Ma demande va vous paraître incongrue mais…Elle sembla hésiter quelques instants. Est-ce que je suis venue vous voir hier? Est-ce que c'est vous qui avez guéri ma blessure à la joue?

-Quelle blessure à la joue? S'enquit Mrs Pomfresh, sourcils froncés. Et pourquoi seriez vous venue me voir hier?

-Eh bien…Je ne sais pas, justement. C'est pour cette raison que je pose cette question. J'aimerais savoir ce qui m'est arrivé.

Tandis qu'Hermione posait sa question, on entendit bien distinctement le bruit de couverts qui tombent sur le sol. La lionne tourna vivement la tête. Théodore venait de faire tomber sa fourchette au sol, et de toute évidence, il l'avait fait exprès pour détourner l'attention de l'infirmière et l'empêcher de répondre à sa question. Hermione le foudroya du regard lorsque sa voix grave et suave résonna dans la vaste infirmerie.

-Madame, je crois que j'ai terminé.

En allongeant le cou, Hermione put voir qu'il disait vrai. Le plateau repas était vide, et Théodore attendait patiemment qu'on le lui enlève. Hermione serra imperceptiblement les poings. Elle n'avait jamais eu rien contre lui, mais en ce moment précis, elle le détestait. Ce n'était ni plus ni moins qu'un fourbe, un sale Serpentard, et en moins de temps qu'il fallait pour le dire, Mrs Pomfresh s'occupait à nouveau de lui, délaissant sa patiente qui enrageait sur place. Pourtant, comme elle était toujours polie, toujours irréprochable, elle ne disait rien, elle se contentait de se taire, d'acquiescer. Elle ne râlait jamais.

-C'est bien Théodore, le félicita Mrs Pomfresh alors qu'elle faisait disparaître le plateau repas.

-Je peux retourner dans ma salle commune à présent? S'enquit le jeune homme, d'une voix pleine d'espoir. Ou mieux, en cours?

-J'ai dit que je vous gardais ici en observation pendant plusieurs jours, jusqu'à ce que vous repreniez une alimentation normale! Maintenant, vous allez prendre vos potions de sommeil et dormir un peu.

-Mais je me suis levé i peine deux heures! S'indigna Théodore, les bras croisés sur son torse. La journée vient à peine de commencer, c'est absurde.

-Vous dormirez encore pendant quelques jours, vous avez besoin de récupérer. Coupa Mrs Pomfresh d'un ton sans appel. Vous ne sortirez d'ici que quand vous aurez meilleure mine, même les inféri sont mieux portants que vous. Et vous ne discutez pas.

Bon gré, mal gré, Théodore prit la fiole que lui tendait l'infirmière. Il se cala confortablement contre les oreillers, les yeux grands ouverts. Il fallait dire que les potions qu'il venait de prendre n'allaient pas faire effet tout de suite. Pourtant, il sentit ses paupières se faire lourdes, et elles papillonnèrent, avant de se fermer doucement. Bientôt, le jeune homme plongea dans un sommeil sans rêves, sous le regard à la fois aigri et intrigué d'une certaine Gryffondor qui n'avait pas perdu une miette de la scène. Lorsqu'elle détourna enfin la tête, Hermione fut profondément troublé. Quel mal rongeait le jeune Nott pour qu'il apparaisse aussi fatigué, aussi rachitique? Pourquoi ne se nourrissait-il pas, en plus de fumer comme un pompier? Hermione avait vu sur son corps toutes ces traces de coups, toute cette violence qu'il semblait s'infliger. Se faisait-il tout ça, ou bien se faisait-il tabasser? Il était de notoriété publique que Théodore était un traître à son sang, parce qu'il avait refusé de se rallier à Voldemort, parce qu'il rejetait tous ces idéaux qu'on tâchait de lui inculquer depuis qu'il était tout petit. Il n'y avait pas besoin d'être proche de lui pour le savoir, il suffisait simplement d'écouter les bruits de couloirs.

Était-ce pour ses idées que Malefoy le méprisait aussi ouvertement? Lui, l'exemplaire petit sang-pur, chien-chien à sa maman, qui suit aveuglément son père sans se préoccuper une seule seconde du merdier dans lequel il était en train de se fourrer, se pouvait-il qu'il haïssait Théodore parce qu'il avait su dire merde à tout ça, parce qu'il était bien plus libre qu'il l'était? Hermione ne savait pas que penser. Théodore Nott l'intriguait, et pas qu'un peu. Il était loin d'avoir révélé tous ses secrets, et il semblait souffrir le martyr. Théodore était un écorché vif. Subissait-il les violences dans l'ombre et se taisait-il bravement, trop fier pour seulement en parler à quiconque? Hermione n'était en rien insensible à sa douleur, pour un peu, elle éprouverait pour lui une forte empathie, parce que cette douleur, c'était la même qui la rongeait de l'intérieur depuis la fin de l'été, déjà. Pourtant, elle n'eut pas l'occasion d'approfondir ses réflexions, Mrs Pomfresh revenait s'occuper d'elle.

-Je suis à vous, Miss Granger. Dit-elle d'un ton qui se voulait enjoué, mais moins fort que tout à l'heure, pour ne pas réveiller son patient qui dormait profondément.

-Pourquoi Théodore souffre autant? S'inquiéta la jeune fille, qui se risqua à poser la question malgré l'inévitable refus que lui opposerait l'infirmière, en raison du secret médical, devinait-elle.

-Je suis désolée mais je ne peux rien vous dire, secret médical oblige. Confirma-t-elle, comme si elle avait lu dans ses pensées. Je peux faire autre chose pour vous?

-Non, rien, ça ira, merci.

Hermione n'avait aucune idée de la raison qui la poussait à prendre la fuite. Tout à coup, son mystère à elle semblait bien dérisoire à côté du malheur qui semblait frapper son camarade. Elle n'abandonnait pas encore. Ce n'était que partie remise. Alors, Hermione adressa un sourire gauche à l'infirmière, qui la congédia. Elle savait exactement où elle allait se réfugier, et ce qu'elle allait faire. Envoyer une lettre à Harry et Ron qui étaient si loin d'elle, c'était déjà un bon début.


Hermione s'était finalement posée à la volière, et elle réfléchissait quant au contenu de sa lettre. En dehors de ce que lui infligeaient les Carrow, sa vie était tellement routinière qu'elle n'avait vraiment rien à leur dire. Elle n'était pas encore suicidaire au point de leur révéler la triste vérité, car ils auraient sitôt fait de débarquer. Alors, elle leur mentait, elle disait qu'elle allait bien, mais même ces mots sonnaient trop faux, elle n'allait jamais bien, elle ne s'était jamais sentie aussi mal, à dire vrai. Il lui tardait vraiment que toute cette guerre s'achève, elle espérait plus que tout qu'Harry parvienne à détruire les derniers Horcruxes, et qu'il mette une raclée à Voldemort une bonne fois pour toutes. Hermione savait que selon le proverbe, tout venait à point à qui savait attendre, mais pour être sincère, elle n'avait même plus la patience. Elle ne rêvait plus que d'une fin heureuse comme on pouvait en voir dans les contes de fées, et encore, son côté rationnel l'empêchait de seulement y songer.

La plume en l'air, Hermione réfléchissait pourtant à plein régime. Pour autant, rien ne venait, elle semblait souffrir du syndrome de la page blanche. Harry et Ron ne demandaient rien de compliqué, juste quelques nouvelles, mais même ça, dans le fond, elle était bien incapable de leur en fournir. Elle se mordilla la lèvre inférieure, légèrement contrariée. Elle aurait voulu leur parler de Théodore, mais les connaissant, ils n'en auraient que faire, ils avaient très certainement d'autres chats à fouetter que de se préoccuper d'un Serpentard à l'allure maladive. Alors, lasse de réfléchir, Hermione avait apposé quelques mots à peine, au bas de ce parchemin sans valeur, et elle leur avait expédié cette missive tout en se traitant mentalement de menteuse. En effet, qui était-elle pour mentir de la sorte à ses meilleurs amis? Elle, qui était bien trop scrupuleuse se sentait à présent honteuse, honteuse comme jamais. Pourtant, jamais mensonge n'avait paru aussi sincère.

Chers vous,

Je suis désolée d'avoir tardé à donner de mes nouvelles, mais il me fallait trouver un moment pour vous répondre, à l'abri des regards. Si je prends toutes ces précautions, c'est que personne ne doit savoir que je suis encore en contact avec vous, de façon à ce que personne ne puisse intercepter mon courrier. Ce serait une catastrophe.

Sinon, tout va bien de mon côté. Je me noie dans le travail, et mes efforts continuent de payer à ma plus grande satisfaction. Les Carrow ne me portent pas spécialement dans leur cœur, mais je n'en ai cure, ce ne sont pas eux qui vont m'empêcher d'étudier et de décrocher mes ASPIC d'ici la fin de l'année. Et vous, comment allez vous? Vous me manquez tous les deux. La salle commune est tellement vide sans vous. J'espère tous les jours recevoir un mot de votre part, avec une bonne nouvelle. Je m'inquiète tellement pour vous. J'aurais voulu être là pour au moins vous garder à l'œil. Ron, je t'envoie par la même occasion un peu de gâteau au chocolat, je sais que tu aime ça. Et toi, Harry, il me semble que tu préfères celle à la mélasse, non? En tout cas, voici de quoi caler une petite fringale.

J'attends avec impatience de vos nouvelles.

Bien à vous.

Hermione.

Lorsqu'elle eut terminé, Hermione esquissa une petite moue boudeuse. Elle n'arrivait pas à croire qu'elle venait d'écrire un tel tissu d'inepties. Sa lettre était vide de sens, totalement creuse, s'il n'y avait pas mention d'Harry et Ron, jamais on n'aurait pu croire que c'était Hermione Granger qui venait de rédiger cette lettre. En même temps, n'y disait-elle pas ce qu'Harry et Ron voulaient entendre? Tout ce qui leur importait, c'était qu'elle aille bien et c'était présentement ce qu'elle essayait de faire croire en apposant sur le papier toutes ces banalités. Si seulement ils pouvaient voir qu'elle mentait. Si seulement ils pouvaient voir qu'elle avait maigri de façon drastique, que des cernes prenaient place sous ses yeux, et que ce n'était pas seulement à cause d'un trop plein de temps passé à la bibliothèque. Si seulement ils pouvaient voir tous ces bleus, ces plaies qu'elle avait sur le corps, alors, ils arrêteraient leurs recherches séance tenante pour venir la chercher, peu important qu'ils étaient désormais les ennemis publics numéro un.

Alors, Hermione se taisait. Elle encaissait bravement, se confinant davantage dans son mal être. Faute d'avoir un ami à se confier, malgré la présence bienfaisante de Ginny, Hermione consignait des pensées dans un journal intime, alors qu'elle avait toujours trouvé cette pratique ridicule au possible. Voilà à quoi elle en était réduite désormais, à coucher ses pensées sur des pages qu'elle seule lirait. Pourtant, elle avait beau dire, cela lui faisait un bien fou de se confier, de mettre des mots sur tout ce qui la tailladait de l'intérieur. De toute manière, Hermione aurait été bien incapable de les dire à voix haute, simplement parce qu'elle était bien trop fière pour seulement l'admettre…La jeune femme soupira longuement, écrasée par ses propres sentiments, puis, elle cacheta son courrier. Elle confia sa missive à un hibou grand-duc qui la fixait de son regard peu amène. Elle donna à l'animal un peu de gâteau au chocolat, puis elle caressa son plumage fauve. Le hibou ulula, puis il s'envola à travers la fenêtre, emmenant son courrier elle ne savait où.

Puis, la mort dans l'âme, Hermione se rassit sur le banc. Elle venait de remarquer que Coquecigrue, le tout petit et agité hibou de Ron n'était plus là pour égayer la volière. Elle se sentit soudain très seule, et soupira longuement. Cependant, comme elle n'était pas du genre à pleurer sur son sort, elle ne versait aucune larme, elle ne se plaignait jamais, elle se contentait simplement d'encaisser, et en procédant ainsi, elle avait découvert qu'elle avait une forte résistance à l'adversité. Cela dit, il n'y avait rien d'étonnant à cela, elle était à Gryffondor, en accompagnant Harry et Ron dans toutes leurs aventures, elle s'était forgée le caractère, qui était déjà bien trempé. Seulement, l'un et l'autre n'était plus là, et elle sentait ce vide la ronger de jour en jour, comme si en partant ils l'avaient privée d'une part de son âme.

Hermione se mordilla la lèvre inférieure, légèrement abattue. Puis, l'adolescente fouilla dans sa cape pour en sortir ce dont elle avait besoin. Les mains tremblantes, elle extirpa une cigarette et la coinça entre ses lèvres. Elle tergiversa longuement avant de l'allumer d'un coup de baguette magique. Elle se détestait de faire cela, elle qui avait toujours vu la chose d'un mauvais œil, mais là, elle en avait besoin, ironie du sort, c'était même devenu vital. Elle eut une grimace de dégoût lorsque l'odeur âcre du tabac lui monta aux narines. Voilà à quoi elle en était réduite. Encore une mauvaise habitude qu'elle aura hérité de la guerre. Enfin…Habitude était un bien grand mot. Elle n'était pas dépendante de ce truc et elle ne le serait jamais. C'était occasionnel. Voilà. Elle se consolait comme elle pouvait. Et la cigarette arrivait à la détendre, pour un temps.

La Gryffondor eut un rictus méprisant. Méprisant envers elle-même, mais aussi envers ceux qui considéraient la cigarette comme un refuge. Elle ne comprenait vraiment pas pourquoi certains se rattachaient à leur cigarette comme à un rafiot de fortune, parce qu'elle avait honte à chaque fois qu'elle devait en arriver à de telles extrémités. Si on la surprenait, pour sûr que cela allait faire voler en éclats son image de première de la classe irréprochable, mais qu'on ne se méprenne pas non plus. Ce faisant, Hermione ne cherchait pas à balayer les préjugés que l'on pouvait avoir à son égard, elle ne recherchait pas le changement. On pourrait même dire qu'elle se complaisait dans son image. Au moins, contrairement à tous ses détracteurs, elle avait le mérite d'être quelque chose, à défaut de quelqu'un, quitte à garder l'image de la petite intello frigide jusqu'à la fin de sa scolarité. Ce n'était qu'une image, pas une présomption irréfragable de vérité.

Elle tira péniblement une première bouffée. Elle toussota légèrement, tant et si bien qu'elle faillit lâcher sa cigarette. Elle avait les larmes aux yeux, autant dire que cette bouffée, censée être salvatrice, était très mal passée. Hermione s'estoqua de longues minutes encore, avant de décréter qu'elle ferait mieux d'arrêter le massacre dès à présent - sa santé la remerciera plus tard pour ces quelques précieuses minutes de vie qu'elle venait de sauver. Prise d'un haut-le-cœur, Hermione écrasa la cigarette sur le banc de pierre et en garda le cadavre au creux de sa main. Plus jamais, se disait-elle tout en continuant de crachoter. Plus jamais elle ne se laisserait aller à une telle faiblesse, plus jamais elle ne sentirait le goût âcre et amer du tabac sur le bout de sa langue, plus jamais.

Soudainement, la jeune femme se tendit en entendant des voix monter depuis l'escalier. La jeune femme se hérissa, avant de regarder autour d'elle à toute vitesse, légèrement paniquée à l'idée que quelqu'un puisse la trouver ici. Elle inspira une grande goulée d'air, puis, elle bondit pour se cacher derrière la porte ouverte, tout en priant pour qu'il ne vienne pas à l'idée des nouveaux arrivants de pousser brusquement la porte contre le mur, c'était un coup à l'écraser, ça. Le cœur battant à tout rompre, à présent dissimulée, Hermione tentait de reprendre ses esprits. Elle n'osait même pas respirer trop fort, par crainte d'être ainsi découverte.

- Un peu de plus et je lui aurais fait la fête, à ce petit con. Siffla la voix traînante de Malefoy. Si le vieux Slughorn n'était pas intervenue, j'aurais eu le temps d'étrangler la sang-de-bourbe. Ils ne paient rien pour attendre.

Hermione frissonna, transie d'effroi. Aussi, Malefoy avait-il vraiment eu l'intention de l'étrangler? Mais il était cinglé! Hermione savait qu'il la détestait, mais pas au point de vouloir sa mort. Elle ne lui avait rien fait, à part exister et se montrer meilleure que lui dans toutes les matières, en même temps, ce n'était pas très difficile vu le peu d'entrain qu'il mettait dans ses études. Le grand Drago Malefoy avait toujours mieux à faire que de se plonger dans son cours, il laissait cela aux rats de bibliothèque. Hermione serra les poings. Combien de fois avait-elle entendu cette insulte de sa bouche? Cette insulte parmi tant d'autres…

-Tu m'inquiètes, Drago. Intervint la voix anxieuse de Pansy Parkinson, qui le suivait de près. Tu devrais peut-être lâcher l'affaire, ils n'en valent pas la peine. Tu as suffisamment à faire en ce moment, ce n'est pas pour t'empoisonner la santé avec ces deux parasites.

-Je sais bien, Pansy, mais j'étais si proche du but. Tu sais bien qu'[i]il[/i] ne me porte pas bien haut dans son estime depuis que j'ai échoué à ma mission…et tout ça, c'est de leur faute.

-Tu n'étais pas encore prêt pour ça, et tu le sais très bien. Arrête de te voiler la face. Et ne viens pas me dire que je parle sans savoir, c'est faux, je te connais mieux que quiconque et même ça, tu ne peux le nier. Je m'inquiète pour toi, tu sais.

-Puisque je te dis que tout va bien. Rétorqua le blond, agacé d'avoir été percé ainsi à jour. Mon père s'occupe de tout.

-Ton père ne sera pas toujours derrière toi. Un jour tu devras faire tes preuves par toi-même. Et tu sais comme moi que c'est bien parce que les Carrow sont là que tu as pu réintégrer l'école. Dumbledore n'aurait pas été assez fou pour t'accueillir pour ta dernière année, même si c'était un adepte des secondes chances et…

-Pas ici. Coupa Drago en regardant autour de lui, les lèvres pincées. Ce n'est ni le lieu ni le moment pour parler de ça. J'apprécie que tu sois à l'écoute et de bon conseil, Pansy, mais…

Drago n'eut pas le temps de finir sa phrase. Pansy venait de s'emparer de ses lèvres avec force, pour lui donner un baiser empli de passion et de désir. Hermione n'eut pas le temps de songer davantage à ce qu'elle venait d'entendre, tout ce qui lui importait c'était de se sortir d'ici le plus vite possible…soit avant que les choses ne dégénèrent, soit avant qu'elle ne soit découverte. Et Hermione n'avait vraiment pas envie d'assister à ce carnage, même s'il s'agissait simplement d'un couple en train d'échanger de longs baisers…mais ça devait vite dégoûtant quand le couple en question impliquait son pire ennemi. Malefoy la dégoûtait au plus haut point, et le voir embrasser une quelconque fille était particulièrement écoeurant. En l'espace d'un instant, Hermione s'était demandée comment Pansy faisait pour se laisser embrasser par ça. Elle n'arrivait même pas à déterminer ce qui pouvait être séduisant en lui.

-Drago, quelque chose ne va pas? Interrogea Pansy, alors qu'elle venait d'être plaquée contre le mur de pierres roides.

-Nous ne sommes pas seuls…quelqu'un est venu ici. Chuchota le Serpentard, qui venait d'interrompre leurs activités pour jeter un regard méfiant aux alentours. Tu sens cette odeur?

-En même temps, nous sommes à la volière, Drago. Argua Pansy tout en fronçant le nez, le regard perplexe.

-Je ne parlais pas de ça. Lâcha-t-il tout en se redressant. Ça sent autre chose. On dirait du tabac. Tu sais, ce fichu truc que les moldus fument pour se bousiller la santé?

-Mais qui amènerait du tabac à Poudlard? Questionna Pansy, qui venait de repousser le blond pour pouvoir arpenter la pièce comme bon lui semblait.

-En tout cas, ce n'est sûrement pas un élève de sang-pur. Ce truc n'existe que chez les moldus. À moins qu'il ne s'agisse d'un foutu traître à son sang.

Hermione recula encore contre le mur, complètement pétrifiée. Elle était venue ici pour être justement tranquille, et voilà qu'elle menaçait de se faire repérer à cause de l'odeur du tabac qui flottait encore dans l'air. Et Malefoy ne croyait décidément pas à l'hypothèse selon laquelle le mystérieux fumeur pourrait être un élève de sang-pur…Hermione frissonna en pensant à Nott, qui était enfermé à l'infirmerie, et cela ne fit qu'accroître son intérêt envers lui. Le personnage était de plus en plus difficile à cerner, elle n'arrivait pas à déterminer si le Serpentard était réellement mal vu par les autres élèves de sa maison, ou si c'était seulement Malefoy qui l'avait pris en grippe.

-Et tu sais quoi, Pansy? Nous n'avons croisé personne en venant ici…ça ne veut dire qu'une chose…

-Que l'intrus est ici, et précisément caché derrière la porte.

-J'imagine bien le schéma. Ricana Drago tout en se dirigeant vers la porte, tandis qu'Hermione commençait réellement à paniquer. Notre ami entend nos voix depuis l'entrée de la volière, il panique, il se planque derrière la porte tout en espérant qu'il ne soit pas découvert…il ne faut pas bien être intelligent pour agir ainsi. D'autant plus qu'il n'y a pas beaucoup d'autres cachettes par ici.

Hermione se mordilla la lèvre inférieure jusqu'au sang pour s'empêcher de crier. Malefoy et Pansy avançaient droit vers la porte, elle le savait, elle allait être découverte d'une minute à l'autre et elle allait prendre cher, parce que les deux autres allaient croire qu'elle était en train de les espionner alors que ce n'était pas du tout le cas. Elle se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment, mais avec une certaine ironie, elle releva que c'était quelque chose d'assez récurrent, encore plus lorsqu'Harry et Ron étaient dans les parages. La Gryffondor, tétanisée, ferma les yeux, et pria bien fort pour que les deux Serpentard s'éloignent, c'était sûre, aussi excellente fût-elle en magie, elle était seule et elle ne ferait jamais le poids contre eux…d'autant plus qu'elle n'était pas certaine que Crabbe et Goyle étaient bel et bien absents.

- Tiens tiens, Granger, comme on se retrouve! S'enthousiasma le Serpentard tandis qu'Hermione venait d'ouvrir brutalement les yeux. Tu ne peux vraiment pas t'empêcher de fouiner.

-Comment je pouvais savoir que vous alliez être là, il faut arrêter d'être parano mon pauvre Malefoy. Je te rappelle que la divination est la seule matière où j'étais vraiment [i]mauvaise[/i] et à moins d'être extra-lucide, ce qui n'est pas du tout le cas, je ne pouvais pas savoir que ta chère Parkinson et toi alliez venir ici. Si tu avais un tant soit peu la conscience tranquille, tu ne craindrais pas d'être espionné.

Ca lui en avait coûté beaucoup, mais avouer ses lacunes en divination allait probablement lui sauver la mise. Tant pis pour son orgueil, tout ce qui lui importait, c'était de se tirer d'ici vite fait, et en un seul morceau tant qu'à faire. C'était précisément pour cette raison qu'il était important de gagner du temps. Beaucoup de temps.

-Et pour ta gouverne, Malefoy, rajouta-t-elle pour enfoncer le clou, je n'étais pas en train de t'espionner. J'ai autre chose à faire que de mettre le nez dans tes entourloupes. Tu ne m'intéresses pas.

-Pourtant, cingla Drago qui s'était rapproché d'elle d'un pas menaçant, je sais qu'au fond de ton misérable petit être tu brûles d'envie ce que l'on traficote dans l'ombre…

-Drago, tu en dis trop. Intervint Pansy qui était restée jusqu'alors silencieuse.

-Je sais ce que je fais, Pansy. Coupa Drago en levant la main en signe d'apaisement. Car dis-toi que Granger est au courant de bien plus de choses qu'elle veut bien nous dire, et que nous ne sommes assurément pas les seuls à jouer à un double jeu, entre ces murs.

-Tu n'es même pas certain de ce que tu avances. Répondit Hermione dans un souffle, tout en se tassant davantage contre le mur

-Aurais-je touché un point sensible? Se moqua le Serpentard, tandis qu'il rivait ses prunelles d'acier dans celles, ambrées, de la lionne. Je sais que tes petits copains et toi préparez un sale coup…quand vous êtes là, les soucis ne sont jamais loin.

Pétrifiée, Hermione n'osa pas répliquer quoi que ce fut, maudissant sa verve de s'être mise en berne alors qu'elle était en bien mauvaise posture. Elle se glaça d'autant plus que Drago venait de sortir sa baguette, prêt à s'en servir. La panique augmenta crescendo. Elle était fichue, elle n'était même pas en mesure de se défendre, à moins de lui envoyer un coup de genou dans les parties intimes. C'était certes très moldu comme méthode, mais au moins, elle allait pouvoir faire diversion: le temps que Malefoy se torde de douleur, et elle allait pouvoir sortir sa propre baguette, pour les tenir ensuite en joue. Sauf que…

-Expelliarmus! tonna une quatrième voix, tandis que la baguette du Serpentard lui échappait des mains.

Furieux d'avoir été ainsi détroussé, le Serpentard se tourna lentement, dans l'espoir de coincer l'idiot qui avait osé le défier de la sorte. Un rictus malsain tordit ses lèvres tandis qu'il reconnaissait le visage de l'inopportun.

-Londubat. Cracha-t-il avec hargne. Comme c'est étonnant. C'est bien la première fois que je te vois réussir un seul de tes sortilèges.

Hermione remercia intérieurement Neville d'être intervenu, et surtout, que les séances de l'AD aient porté leurs fruits. Il était vrai que Neville s'était considérablement amélioré en sortilèges et ce grâce à l'AD. Plus d'une fois, il avait eu l'occasion de montrer qu'il était digne d'être à Gryffondor en faisant preuve d'un courage remarquable. Neville avait un potentiel que tous ignoraient, préférant se retrancher derrière sa maladresse qui était désormais légendaire…ils avaient tort. Néanmoins, Hermione eut la diversion rêvée, et ce, grâce à l'intervention inespérée de son ami.

Tout alla ensuite très vite. Hermione sortit sa baguette magique de sa manche, et la pointa sur la nuque de Malefoy. Celui-ci se raidit en sentant le bout de bois s'enfoncer légèrement dans sa peau, tant et si bien qu'il n'osa même plus esquisser un seul mouvement. Neville, lui, avait profité de la confusion générale pour tenir en joue Parkinson, qui n'avait même pas eu le temps de dégainer sa baguette.

-Maintenant, vous ne faites plus les malins, hein? Les harangua Neville, en les toisant l'un et l'autre avec une hargne qui surprit Hermione. Deux contre deux, voilà qui paraît plus équitable comme duel.

-Neville…commença Hermione, effrayée par l'attitude belliqueuse du Gryffondor, laquelle ne lui ressemblait décidément pas.

-Ca fait des années. Coassa le jeune homme au visage lunaire. Ca fait des années que je rêve de prendre ma revanche…le moment est enfin arrivé.

-Arrête de délirer, Londubat, persifla Malefoy tout en jetant à Neville un regard moqueur, tu crois sérieusement que tu peux nous battre alors que tu n'as jamais été foutu de réussir un seul sort depuis la première année? On arriverait à te rétamer en deux temps trois mouvement.

- Si vous n'étiez pas aussi fermés d'esprit, rétorqua Neville, sûr de lui, et si vous vous intéressiez un tant soit peu à la culture moldue, vous auriez eu vite fait de prendre connaissance de l'histoire de David et Goliath, le petit homme qui parvint à terrasser un géant avec pour seule arme un lance-pierres.

-Les moldus ont vraiment besoin de se raccrocher à tout et n'importe quoi pour se persuader qu'ils ont une chance contre ce qu'ils ne maîtrisent pas.

-Pour ta gouverne, Malefoy, claqua Hermione, sèchement, sache que les Moldus ont beaucoup plus rapidement compris que ce n'était pas la taille et surtout pas le rang dans la société qui déterminait la puissance, autrement dit, qu'il fallait se méfier de tout ce qui était petit et apparemment inoffensif. Voilà la vraie morale de cette histoire.

-Drago, intervint une nouvelle fois Pansy, viens, on ferait mieux d'y aller. Nous avons tout de même mieux à faire que d'enquiquiner ces moins que rien, tu ne trouves pas?

-Pour une fois Malefoy, écoute Parkinson. Renchérit Neville, baguette au poing. Vas voir ailleurs si on y est.

-En tout cas, jubila Malefoy, qui regardait alternativement Hermione et Neville, sachez que tout ce qui s'est passé dans cette tour sera répété, déformé, amplifié. Le castor avec le raté, il y a de quoi écrire une belle histoire. Sur ce, bonne soirée, les amoureux, ne faites pas trop de bêtises.

Et en un ultime rictus moqueur, Malefoy s'éloigna, Pansy à sa suite. Hermione soupira longuement lorsqu'ils quittèrent la pièce, tant elle était soulagée. Elle s'attendait vraiment à subir plus de dégâts que ça. Elle était heureuse d'être encore entière, saine et sauve en somme. Neville, lui, était cramoisi suite aux insinuations du Serpentard.

-Attend, il ne va tout de même pas s'imaginer que toi et moi…commença-t-il sans jamais achever sa phrase.

-Si tu veux vraiment mon avis, coupa Hermione précipitamment, qu'il diffuse des rumeurs pareilles sur notre compte est la dernière de mes préoccupations. Tout ce qui m'importe, c'est qu'on s'en soit sortis sans aucune séquelle, on a eu beaucoup de chance sur ce coup là. Merci, Neville. Merci d'être intervenu.

-Mais de rien Hermione. Répondit Neville avec un sourire crispé. Les amis, c'est fait pour ça, non?

-Au fait, reprit elle, comme pour changer de sujet, qu'est-ce que tu venais faire ici?

-J'envoyais une lettre à ma grand-mère Augusta. Murmura le garçon tandis qu'il baissait les yeux, soudainement sombre.

-Et quelles sont les nouvelles? S'informa-t-elle, craignant à l'avance de connaître la réponse.

-Eh bien Hermione, pour tout te dire, les nouvelles ne sont pas bonnes du tout.


MOUHAHAHAHAHA! Je suis sadique de couper à un moment pareil non? Quoiqu'il en soit, on le voit, ça commence à bouger -un peu- Hermione s'interroge de plus en plus, Nott semble être noyé dans les problèmes, et Malefoy n'est pas là pour aider. Quant à Pansy, j'ai envie de détacher de l'image de la cruche hystérique que l'on voit tout le temps dans les fics, en fait, dans la mienne, elle a plutôt le rôle de conscience vis-à-vis de Drago. on dit toujours que derrière les hommes les plus puissants, il y a une femme, et Drago ne fait pas exception à la règle :D Quant à Neville, eh bien, il sera très présent dans ma fic, et sa relation avec Hermione sera très spéciale. Je ne vous en dis pas plus, pour le savoir, n'hésitez pas à me faire savoir ce que vous en pensez en me laissant une petite review! Je vous jure qu'en ayant un mot de votre part, vous autres, lecteurs, je serai vraiment heureuse. Et qui sait, peut-être que ça me motiverait à écrire la suite.

En parlant de suite, je n'ai pas encore arrêté de rythme de publication. Ce sera peut-être quinze jours, tout comme ça peut être aléatoire. Je compte bien essayer de publier le plus règulièrement possible, mais ça risque d'être de plus en plus galère parce que je déménage dans une dizaine de jours, et que je n'aurai Internet qu'à partir du 1er Octobre. En plus, le 1er, ce sont les cours qui vont reprendre, et je vais probablement devoir chercher un boulot (Paris, c'est cher, même en banlieue) donc ça va être de plus en plus difficile pour faire des mises à jour régulières, mais je vais tout faire pour y arriver!

Encore merci de me lire, même si je ne sais pas si j'ai encore des lecteurs, vu la date de mon dernier update x_x En tout cas, j'espère que mon chapitre vous aura plu. Gros bisous, et à bientôt pour la suite, enfin, je l'espère.

PS: Le prochain chapitre de Good Morning Bristol est presque achevé, ainsi que la première partie du dénouement du Fils Prodigue. Un nouveau OS pour les Chroniques devrait aussi paraître incessamment sous peu...Patience donc, et ouvrez l'oeil!