Bonjour à toutes !

Disclaimer: Twilight est à S. Meyer et cette histoire à Bower_Of_Bliss, seule cette version française est à moi.

On arrive aux chapitres bien longs qu'avant... celui ci fait à peu près le triple du premier ^^

Bella va décider maintenant si elle veut continuer avec Edward... ou pas... C'est sûr que ça fait beaucoup à encaisser d'un seul coup XD

Je tiens à grandement remercier les personnes qui ont pris le temps de laisser un commentaire ou de mettre cette histoire en alertes/favoris !

J'espère que vous aimerez !


Je ne pouvais pas m'arrêter de rire.

Edward me regardait avec inquiétude.

Emmett avait l'air amusé.

« On dirait qu'elle va exploser. » lâcha nonchalamment Rosalie alors que j'essuyais mes larmes.

« Bella ? Tu vas bien ? » me demanda Edward avec sincérité.

Je le regardai et laissai échapper un soupir de soulagement. « Ouais, je vais bien. C'est juste que c'est trois derniers jours ont été de la folie. C'était stressant. Après avoir entendu votre histoire bizarre, j'ai réalisé que ce genre de trucs étranges ne m'arrivent pas qu'à moi régulièrement. J'avais besoin de rire. Je me sens bien mieux maintenant. »

Je souris.

Edward me rendit mon sourire avant de se lever. Il prit mon sac et me tendit la main. Je la pris. Il m'aida à me lever.

« On peut aller déjeuner maintenant ? » me demanda-t-il.

« À quoi tu pensais ? »

« Il y a un Starbucks dans l'entrée. Ce n'est pas le grand luxe mais c'est moi qui paye. Ça t'irait ? »

Comme s'il avait compris les intentions d'Edward, mon ventre se mit à gronder.

« Parfait. »

Edward sera la main à Emmett pour lui dire au revoir. « Dépêche toi de sortir d'ici, Sergent. Rosie et ses hormones nous rendent tous fous. »

« Je te promets que j'y travaille. Maintenant que ma prothèse me va bien, je vais mieux. J'espère sortir d'ici la fin de la semaine prochaine. »

« Hey, arrêtez tous les deux ! » s'énerva Rosalie. « Vous serez débarrassés de moi suffisamment vite. Il faut juste je fasse arranger la maison d'Emmett. Pour l'instant, j'ai des ouvriers partout, ils installent le nouveau sol, les rampes, la douche équipée et les rampes de sécurité. Une fois qu'ils auront tout fini, Milly et moi pourrons emménager. Je ne pouvais pas laisser mon bébé se promener dans une zone de démolition. Et tu as beau jeu de parler, Eddie. Tu me rends folle, Capitaine Je-broie-du-noir. Dépêche toi de t'envoyer en l'air. »

Emmett soupira et me tendit la main. Je la pris pour lui dire au revoir.

« Bella, j'étais ravi de te rencontrer. J'espère qu'on se reverra. S'il te plaît, ne te méprends pas à propos de Rosie. Elle n'est pas comme ça d'habitude, seulement pendant les premiers mois de sa grossesse, elle n'a aucun filtre. Elle dit ce qu'elle pense sans se censurer. En temps normal, c'est une des personnes les plus circonspecte que je connais. Si Rosie n'avait pas été discrète, elle n'aurait pas la clientèle qu'elle a sur Andover. Alors, s'il te plaît... supporte la pour l'instant et ne prends rien de ce qu'elle dit personnellement. D'après Carlisle, elle devrait redevenir à la normal d'ici quelques semaines, si on peut se fier à sa dernière grossesse. »

Emmett tendit la main vers le meuble à côté de son lit et prit son verre d'eau. Il en but une gorgée.

Rosalie roula des yeux. « Allooooooooo ? Arrêtez de parler de moi comme si je n'étais pas là. Partez d'ici tous les deux. Vous vous immiscez dans notre temps en tête à tête et mon père et Esmée vont bientôt revenir avec Milly. J'étais à deux doigts de tailler une pipe à Em quand vous nous avez interrompus. »

Emmett s'étouffa en buvant et se mit à tousser.

Je me remis à rire. « Eh bien, bonne chance, Emmett. Et je pense qu'on se reverra. »

Edward sourit et nous sortîmes de la chambre main dans la main.

Rosalie descendit du lit et ferma abruptement la porte derrière nous. Sa voix était un peu étouffée mais on la comprenait quand même.

« Alors... où en étions nous, Sergent... » grogna-t-elle d'un ton séduisant.

Edward secoua la tête, exaspéré et je rigolai.

Nous remontâmes le couloir et il me lâcha la main pour poser la sienne dans le bas de mon dos, me ramenant un peu plus près de lui.

Nous vîmes Gianna en approchant du poste des infirmières et je le sentis se tendre.

({'}) Il est à MOI ! Dégage, sale garce !

Elle le regarda comme un prédateur, sans sembler remarquer notre proximité intime. Je devinai aussitôt qu'elle allait le draguer devant moi alors je nous fis ralentir. Il me regardai avec curiosité et je me penchai pour lui parler tout bas.

« Joue le jeu. »

Avant qu'il puisse répondre quoi que ce soit, je posai ma main sur sa nuque et amenai sa tête à mon niveau. Je me penchai et l'embrassai avec tout le désir que j'avais en moi.

Il fut surpris au début mais se reprit rapidement. Il me rendit mon baiser avec autant de passion. Sa main tint ma tête alors que sa langue me demandait à entrer.

Mes lèvres s'ouvrirent bien volontiers et pour la première fois, nos langues se rencontrèrent.

Soudainement, j'entendis un orchestre jouer.

Libby chantait.

({'}) The hills are alive with the sound of music... with songs they have sung for a thousand years.

Mon cœur battait à toute vitesse. J'avais la tête qui tournait et j'étais excitée.

Lorsque le baiser s'interrompit un instant, je laissai échapper un gémissements. Je réalisai soudainement que je ne touchais plus terre et que mon corps était plaqué contre le mur le plus proche. Une de mes jambes se trouvait autour de sa taille et il faisait courir sa main sur ma cuisse.

« Est-ce qu'elle est partie ? » demanda-t-il entre deux halètements.

« Qu'est-ce qu'on en a à faire ! » murmurai-je en plaçant ma deuxième jambe autour de sa taille. Je l'embrassai une fois de plus.

Cette fois-ci, ce fut au tour d'Edward de gémir. Ce son résonna entre mes jambes.

Libby en profitait sans se retenir.

({'}) Gah !

Nous étions dans notre petite bulle de bonheur lorsque j'entendis vaguement quelqu'un se racler la gorge derrière Edward.

Edward réalisa que nous nous donnions en spectacle et me relâcha de manière à ce que je retrouve le sol. Il enroula un de ses bras autour de ma taille avant de se tourner vers l'envahisseur.

Gianna n'était nulle part.

Au lieu de ça, devant nous se trouvait une autre infirmière, les bras croisés sur la poitrine. Heureusement, elle souriait d'un air amusé.

Elle nous parla d'un ton faussement exaspéré tout en secouant la tête. « Oh, Edward... qu'est-ce que je vais faire de toi ? »

« Tu pourrais me passer les clefs de la salle de physiothérapie. » rétorqua-t-il d'un ton suggestif tout en arquant un sourcil.

Je me mis à rigoler et l'infirmière éclata de rire. « Ouais, je ne crois pas. »

Je me tournai pour faire face à la femme lorsqu'Edward nous présenta. « Bella, j'aimerais te présenter Zafrina et j'aimerais préciser que c'est la meilleure-superbitude des infirmières de cet hôpital. »

« N'essaye pas de m'embobiner, Edward. Tu nous as déjà promis à mon mari et moi, un vol jusqu'au Mont Rainier pour notre anniversaire de mariage. Hey, Bella, je suis contente de te revoir. Tu as l'air d'aller bien. »

« Vous vous connaissez ? » demanda-t-il.

« Je te ferais dire que Bella était la meilleure-superbitude pathologiste que cet hôpital ait jamais connu. » lança Zafrina en imitant Edward d'un air moqueur. « Bella, ne me dis pas que ce dépravé arrogant est ton copain ? »

J'éclatai de rire. « Qui ? Tu veux dire ce mec ? » plaisantai-je en le désignant. « Je ne l'avais jamais rencontré avant. Il m'a accosté dans le couloir et tu es arrivée. Tu ferais mieux d'appeler la sécurité. »

« Et toi... » grogna Edward.

Soudainement, il me souleva et me jeta par dessus son épaule. « Bye Zafrina. » dit-il alors que nous quittions la salle.

Je baissai la tête et admirai le spectacle.

({'}) Joli p'tit cul ! Donne lui une tape ! Attrape le !

Je fis ce que Libby venait de me dire et il poussa un petit cri avant de tortiller des fesses.

Je me redressai et fis signe à Zafrina qui nous regardait en riant. Avant de passer la porte, je lui criai au revoir. « À plus Zaffy. Hey, au fait, il me semble qu'Emmett et Rosalie voulaient te voir. On venait chercher une infirmière quand on a été troublé. »

Zafrina hocha la tête et partit en direction de la chambre d'Emmett.

Edward éclata de rire. « Tu es très vilaine, Bella Swan. »

« Quand je suis gentille, je suis très gentille. Tu apprendras très vite que quand je suis méchante, je suis très méchante. »

« Eh bien, il me tarde de voir ça. Mais je te préviens, les vilaines filles reçoivent la fessée. »

({'}) Oui, s'il te plaît !

Et ensuite, il me donna une tape sur les fesses d'un air joueur.

({'}) Oh oui ! Je peux en avoir une autre ?

Je gémis et Edward se remit à rire.

-oo00oo-

Nous riions toujours alors que nous marchions main dans la main en direction du Starbucks. Notre moment fut brisé par une voix masculine qui nous appela depuis l'autre côté de la salle.

« Edward ! »

Nous nous tournâmes et vîmes Carlisle, assis près de la fenêtre. Il avait Milly dans les bras et lui donnait le biberon.

Edward leva les yeux au ciel avant de parler tout bas. « Mon dieu, pourquoi est-ce que vous me faites ça à moi ? »

« Alors, dieu a lui aussi décidé de s'en prendre à toi ? » lançai-je.

« On dirait bien. Ces derniers temps, j'ai pas un moment de répit. »

Pour ne pas avoir l'air impoli, nous allâmes rejoindre Carlisle.

« Colonel. » le salua Edward avec un petit sourire.

« Capitaine. » rétorqua Carlisle à demi-sérieux. Il fit passe le biberon dans son autre main et serra celle d'Edward. « Je vous que vous vous êtes calmé depuis la dernière fois que je vous ai vu. »

Je ris intérieurement de les voir interagir ainsi. Même s'ils n'étaient plus dans l'Armée, les hommes de cette famille semblaient apprécier de s'appeler par leur grade.

« Et Bella ! » dit joyeusement Carlisle. « On dirait bien qu'on se retrouve. Vous êtes ici ensemble ? »

Milly lâcha son biberon et me sourit, laissant couler du lait sur son menton.

Je lui rendis son sourire parce qu'il en était impossible autrement.

Edward répondit pour nous deux. « On a rendu visite à Emmett et maintenant on a faim, alors on s'est dit qu'on pourrait venir déjeuner. » Il me regarda. « Je me disais qu'on pourrait passer le reste de l'après-midi sur le bateau et peut-être même qu'on pourrait prendre le large ? »

({'}) Tu peux m'emmener ou tu veux, Capitaine ! Sur l'eau, dans l'eau, sur le pont, le trampoline, ta couchette, la couchette d'ami avec tous tes vêtements. Et ne pense pas que je n'ai pas remarqué qu'on peut ajuster la hauteur de la table ou qu'on peut reculer le siège jusqu'à être allongé.

« Pourquoi pas. » répondis-je distraitement. Je faisais semblant de me concentrer sur Milly, alors qu'en fait, j'imaginais dans un brouillard de désir, Edward nu, assis sur son siège de capitaine.

Tel un gentleman, Edward m'invita à m'asseoir à côté de Carlisle. Il se tint à côté de moi, la main sur le dossier de ma chaise. Il se mit ensuite à me caresser la nuque du bout des doigts mais malheureusement, je portais un col roulé noir à manches longues.

« Où est Maman ? » demanda-t-il sans même avoir conscience de l'effet que me faisaient ses doigts.

« Elle est allée à la voiture chercher la susu de Milly. Elle ne devrait plus tarder. »

Carlisle essaya de nourrir Milly, mais elle était bien trop occupée à regarder autour d'elle tout en agitant les mains. Du lait coulait sur son menton et son cou, trempant sa jolie petite robe rose.

« Pourquoi tu ne lui as pas mis un bavoir ? » demanda Edward. « Tu sais que Rosie va te tuer pour l'avoir laissée salir sa robe. »

« Oups. Oh eh bien, à quoi tu t'attendais ? Je ne suis pas un expert. Je n'ai pas eu l'occasion de faire ça avec Rosie quand elle était bébé. »

Je dus avoir l'air intrigué parce qu'il s'expliqua.

« Lily, la mère de Rosie, a commencé à lui donner le biberon, pendant la Guerre des Malouines. Je n'étais pas à la maison, je faisais voler des hélicoptères Sea King. Je transportais les troupes. Même si ça a été une guerre brève, j'ai raté ça. » conclut-il en agitant le biberon. « J'ai aussi manqué ses premiers pas et la fois où elle a dit ''Papa'' pour la première fois. Heureusement, j'ai la chance de pouvoir rattraper tout ça avec ma petite fille et avec le nouveau bébé qui arrive, ça sera vraiment un grand bonheur. » Il sourit à Milly. « Tu joues avec le biberon, pas vrai ma puce. »

« Edward ? » C'était la voix d'Esmée.

« Salut Maman. » Il se tourna et l'embrassa sur la joue pour la saluer.

« Bonjour Bella ! Comme c'est marrant de te croiser ici. » dit-elle surprise.

«Ce n'est pas vraiment une coïncidence. Nous rendions visite à Emmett. Edward voulait que je le rencontre. En plus, il avait des choses à m'expliquer à propos de vos familles. »

Esmée hocha la tête comme si elle comprenait que j'avais beaucoup d'informations à absorber.

Mon ventre se mit à gronder et je fus gênée.

« On devrait se dépêcher de te nourrir, ensuite, on pourra y aller ? » dit Edward. « Qu'est-ce que tu voudrais ? »

Je lui passai ma commande,un sandwich à la dinde et au gruyère, ajoutant un Macchiato venti au Caramel avec du sirop de vanille. J'aimais le fait qu'il ne jugeait pas pour mes goûts en café comme le faisait Éric. En fait, il déclara qu'il allait prendre la même chose que moi mais sans le sirop de vanille parce qu'il était déjà assez doux comme ça. Esmée et moi roulâmes des yeux en entendant ça.

Il alla chercher notre déjeuner au comptoir.

Carlisle se leva et passa Milly à Esmée. « Est-ce que tu veux un café à emporter, mon amour ? » lui proposa-t-il.

« J'aimerais beaucoup. Le même que d'habitude, merci. » Esmée prit la chaise que Carlisle venait de libérer.

Elle observa son mari partir. Je réalisai qu'elle matait ses fesses lorsqu'elle poussa un petit soupir. J'eus un petit rire et elle me regarda honteusement avant de redevenir sérieuse.

« Je ne te connais pas encore très bien, Bella mais j'espère que tu as l'esprit suffisamment ouvert pour comprendre ce qui s'est passé entre Edward, Paul et Rosie. Je ne veux pas que mon fils soit puni parce qu'il a fait quelque chose pour Paul. Il l'aimait comme son frère et vice versa. Je suis sûre que si l'un d'eux avait eu besoin d'un rein ou d'un poumon, l'autre aurait été le premier à se faire tester. Ils étaient très proches en grandissant. » sourit-elle.

Son regard me fit penser qu'elle avait beaucoup d'affection pour ces deux petits garçons du passé.

« Mais faire un don n'a pas été une décision facile. Il m'en a d'abord parlée. Je lui ai dit que s'il arrivait à voir ce don d'enfant comme un don de cellules, alors je n'avais aucun problème avec sa décision. Et fais moi confiance, Edward ne considère pas du tout Milly comme sa fille. Il a juste aidé Rosie comme le reste d'entre nous. Quand on vit dans une maison avec un bébé, on n'a pas d'autre choix qu'aider. Le temps qu'Emmett est à l'hôpital, Edward reste le tuteur légal de Milly mais une fois qu'Emmett l'aura adoptée, il redeviendra Oncle Eddie. »

Je rassurai rapidement Esmée. « Au départ, j'ai trouvé que ça faisait beaucoup à accepter parce que j'ai tout appris d'un coup, mais j'ai eu quarante minutes pour y réfléchir. J'ai réalisé que si la situation avait été inverse, j'aurais voulu que mon partenaire accepte la décision que j'ai prise par le passé. Si j'avais donné des ovules à ma meilleure amie parce qu'elle ne pouvait pas avoir d'enfants, j'aurais voulu qu'il respecte mon choix parce qu'à l'époque, il n'était pas encore présent. Alice est comme une sœur pour moi, et si par malheur elle ne pouvait pas avoir de bébé, je lui dirais oui sans réfléchir et je voudrais que mon partenaire le comprenne. »

« Même si faire un don d'ovules est une procédure invasive et douloureuse avec des injections ? » demanda Esmée.

« Oui, parce que la douleur finirait par disparaître mais la douleur de ne pas avoir d'enfant resterait et je ne supporterais pas de la voir traverser ça en sachant que je pourrais la rendre heureuse. »

Esmée me sourit, les larmes au yeux. Je lui rendis son sourire.

Nous nous tournâmes en direction du comptoir où Edward et Carlisle attendaient. Ils durent sentir nos regards sur eux, parce qu'ils se tournèrent.

Et nous firent un sourire.

({'}) Wow ! C'est le sourire qui fait mouiller les petites culottes en stéréo !

C'était ce sourire lent et sexy qui faisaient fondre vos vêtements.

Esmée poussa un soupir.

Et moi aussi.

Je remarquai que plusieurs femmes du café les regardaient aussi.

Esmée me parla d'un air conspirateur. « Carlisle lui a appris ce sourire quand il était ado. Ça s'appelle ''Le Tueur de Petites Culottes à la Cullen'' et c'est mortel. »

Je me mis à rire. « Ah-ha, alors c'est comme ça qu'il s'appelle. Moi je l'appelais ''Le Sourire Qui Fait Fondre les Petites Culottes. »

Esmée rigola. « Pas mal. Ça me plaît. »

« Vous savez que Jazz a fait ce sourire à Alice quand elle est tombée dans la piscine. Est-ce que Carlisle lui a appris à lui aussi ? »

Esmée hocha la tête en riant. « Ouais, j'ai vu ça. Elle a complètement craqué elle aussi. »

Nous éclatâmes de rire pile au moment où Edward et Carlisle revenaient.

Edward souriait, visiblement amusé et soulagé à la fois.

« Pourquoi vous riez toutes les deux ? » demanda Carlisle avec curiosité.

« Pour rien. » Esmée et moi avions répondu en cœur avant de repartir dans une crise de rire.

Puis Milly se joignit à nous, simplement parce qu'elle aimait participer.

-oo00oo-

« On va devoir y aller. » dit Esmée. « Il faut qu'on aille voir Emmett puis on rentrera à la maison pour la sieste de Milly. »

Elle se leva et installa Milly dans sa poussette, laissant sa place à Edward. Carlisle nous dit au revoir et sortit du café en poussant le bébé.

Edward me passa mon sandwich et mon café et je mélangeais aussitôt la sauce au caramel et la mousse.

Esmée mit l'énorme sac à langer sur son épaule avant de prendre la parole. « En quittant la chambre d'Emmett pour leur laisser un peu d'intimité, on est tombé sur le médecin d'Emmett. Il nous a dit qu'il devrait pouvoir sortir vendredi. Je me disais qu'on pourrait faire une petite fête samedi, un déjeuner avec toute la famille. Si tu es libre Bella, nous aimerions beaucoup que tu viennes. »

Je regardai Edward et son expression m'assura qu'il aurait été heureux que j'accepte l'invitation.

« Ça serait super. Je viendrai. Est-ce que vous voulez que j'apporte quelque chose ? »

« Est-ce que tu as une spécialité ? »

« Eh bien, on m'a déjà dit que mon gâteau à la mousse au chocolat avec de la ganache au chocolat est une tuerie. » avouai-je fièrement.

Le visage d'Edward s'illumina. « Oui ! Apporte ça ! Apporte du gâteau au chocolat. Mais tu devrais sans doute en faire deux parce que je suis prêt à me battre avec les autres pour avoir ma part. »

« Bravo ma chérie. Tu viens de trouver sa faiblesse. Il est fou de chocolat. Si ton gâteau est aussi délicieux qu'il en a l'air, tu n'arriveras jamais à te débarrasser de lui. » sourit Esmée.

Je regardai Edward et lui fis un sourire. « Ça ne me dérange pas. Je n'ai pas prévu de me débarrasser de lui pour l'instant. »

« Alors Maman... tu partais... »

« Ne sois pas si impoli. » Elle lui tapa l'arrière de la tête d'un air joueur.

Je me mis à rire alors qu'il disait ''Aie'' silencieusement. Il exagérait, Esmée l'avait à peine touché.

« Il me tarde de te voir samedi, Bella. » Elle se tourna vers Edward. « Tu restes sur le bateau ce soir ou tu rentreras à la maison ? »

« Je serai à la maison. J'ai déjà passé trois nuits sur le bateau cette semaine. » répondit-il avec une pointe de regret dans la voix.

« Eh bien, je suppose que tu vas rentrer tard alors. Tu as ta clef. Fais juste en sorte de ne pas faire autant de bruit que ce matin. »

Elle me fit un clin d'œil entendu.

« Oui, Maman. » dit-il exaspéré.

On tapa à la vitre.

« Esmée. » dit Carlisle. « Pour l'amour du ciel, femme ! Viens ici et laisse ce pauvre garçon tranquille. »

« Je savais que j'aimais Carlisle pour une bonne raison. » déclara Edward.

Elle souffla et embrassa son fils sur la joue. Puis comme toutes les mamans, elle essuya le rouge à lèvre sur sa peau avant de quitter le café.

Elle rejoignit Carlisle et ils nous firent un petit signe de la main.

Edward et moi en fîmes autant.

« Enfin seuls. » dit-il soulagé.

« Aw. Ne sois pas comme ça. J'aime bien ta famille. Tu as beaucoup de chance de les avoir. »

« Eh bien, parle moi de ta famille. Tu sais tout à propos de moi et je ne sais quasiment rien à propos de toi. Tout ce que je sais, c'est que tu est Pathologiste du langage et que tu donnes des cours de natation. Hier soir, j'ai aussi appris que tu as un connard d'ex et je jure que si je le revois lui ou un de ses amis, il regrettera le jour où il est né. » Il se tut et réfléchit un instant avant d'ajouter. « Je sais aussi que tu portes des sous-vêtements super sexy et que parfois, tu n'en mets pas. » Il me fit un sourire malicieux. « Allez, mystérieuse fille... instruit moi. »

Je ris et rougis.

« En fait, il n'y a pas grand chose à dire. En ce qui concerne ma famille, je suis fille unique. Je suis née à Forks où mon père était flic avant qu'on ne déménage à Olympia quand j'avais un an. Il est maintenant le Chef de la Police. Ma mère, Renée, nous a laissés mon père et moi quand j'avais cinq ans. Elle est tombée enceinte jeune et n'a épousé mon père que parce qu'elle n'avait pas choix. Évidemment, ça n'a pas marché. Renée ne me donne pas souvent de ses nouvelles et d'après ce que je sais, elle vit à Sydney, en Australie, avec un mec. »

« Alors, pas d'autre famille ? Pas de demi-frères ou de demi-sœurs ? »

Je secouai la tête. « Non. Renée s'est remariée et a divorcé deux/trois fois mais elle n'a jamais eu d'autres enfants. Et pour la première fois depuis des années, il semblerait que mon père ait une copine mais je ne l'ai pas encore rencontrée. Je suis contente qu'il sorte avec quelqu'un. Je commençais à croire qu'il ne changerait jamais parce que la dernière femme avec qui il est sorti était mariée et avait quatre enfants. »

Nous continuâmes à déjeuner tout en discutant de mon choix de carrière, du fait que je détestais le métier de mon père quand j'ai essayé d'être une ado rebelle. Edward fut surpris d'apprendre que je n'avais jamais quitté le pays et que je n'avais même pas de passeport.

Évidemment, lui avait été sur tous les continents quand il était dans l'Armée.

« Avant qu'Emmett me propose de rejoindre son entreprise, je prévoyais de naviguer en direction de la Turquie. J'avais décidé de partir seul de Portsmouth, sur la Côte Est de l'Angleterre, avant de longer les côtes de France et du Portugal. Je voulais ensuite passer par Gilbratar. J'avais prévu de continuer le long de l'Espagne et de l'Italie, puis de la Grèce et de la Turquie à travers la mer Méditerranée. »

« Ça a l'air à la fois génial mais effrayant de faire ça seul. »

Il haussa les épaules d'un air nonchalant. « Une fois que j'ai eu accepté l'offre d'Emmett et Carlisle, j'ai décidé qu'après la fin de mon contrat avec l'Armée, je rejoindrais Boston en traversant l'Atlantique au départ de Portsmouth. J'avais ensuite prévu de traverser le pays jusqu'à Washington en caravane avec mon bateau. »

« Mais évidemment, ça n'est pas arrivé. Tu m'as déjà dit que tu étais venue à Seattle avec Rosie et Milly, une semaine avant la fin de ton service. »

Il hocha la tête tout en buvant une gorgée de son café.

« Comment tu as fait venir ton bateau à Washington ? »

« J'ai engagé un équipage de deux personnes, un couple marié et ils sont venus avec. Une fois que Carlisle a quitté l'hôpital, j'ai pris l'avion pour aller à Boston, je suis revenu en Volvo. J'ai pris mon temps pour rentrer, je m'arrêtais quand j'étais fatigué ou que je voyais quelque chose d'intéressant. »

« Tu prévois toujours de partir au soleil couchant sur la mer un jour ? »

Il haussa les épaules. « Peut-être. Je ne sais pas où j'irais mais j'espère que j'aurais l'occasion de faire un voyage en mer un jour ou l'autre. » Une fois que j'eus fini mon déjeuner, Edward me regarda. « Tu es prête à retourner à la marina ? Le temps est parfait et il me tarde de prendre la mer avec toi. »

« Ouaip'. Ça me tarde à moi aussi. Je ne suis jamais montée sur un bateau plus gros qu'un canot. »

Edward se leva, prit mon sac et me tendit la main. Je la pris et il m'aida à me lever.

Il tint mes deux mains dans les siennes et me regarda dans les yeux. Son regard brillait d'excitation.

« J'ai tellement de choses à te montrer, Bella. Ça va être génial. Bienvenu dans mon monde, matelot Swan. »

Il se pencha et m'embrassa délicatement.

Même si ce baiser était bien plus chaste que le précédent, Libby réagit de la même façon et elle se mit à chanter.

({'}) Love, exciting and new… come aboard, we're expecting you. Love, life's sweetest reward… Let it flow, it floats back to you.

Je levai les yeux au ciel, parce que sérieusement... elle était obligée de choisir la musique du générique de la Croisière s'amuse ?

Je l'insultai dans ma tête parce que maintenant, j'allais avoir cette foutue chanson dans la tête toute la journée.

-oo00oo-

Edward et moi étions en mer depuis seulement une heure, mais je comprenais déjà comment on pouvait être accro à la navigation.

Nous étions tous les deux installés sur un fauteuil double, très confortable. J'étais assise de côté de manière à ce que mes jambes reposent sur ses cuisses.

Son bras gauche se trouvait autour de mes épaules et ma tête reposait sur son torse.

Une fois de plus, ses doigts magiques traçaient des cercles sur ma peau. C'était la peau de mon bras gauche qui recevait cette attention.

De sa main droite, il manœuvrait le bateau à travers les divers bassins de Puget Sound.

J'avais l'impression que nous volions sur l'eau.

D'après Edward, nous allions à une vitesse d'environ quinze nœuds, soit vingt-sept km/h.

Ça semblait aller beaucoup plus vite.

Le bruit du trimaran qui glissait sur l'eau et la force du vent sur nos visages ajoutaient à l'impression de vitesse.

C'était exhalant.

Cette sensation de liberté était phénoménale.

J'avais l'impression de planer.

Grâce à ma position, je pouvais inspirer l'odeur d'Edward tout en sentant le sel dans l'air.

J'avais envie d'inspirer à plein poumons parce que je voulais me souvenir de ce moment pour toujours.

Il avait l'air si à l'aise et serein.

Heureux.

Et pour la première fois depuis une éternité, c'était aussi le cas pour moi.

Mes cheveux volaient dans tous les sens et étaient sans aucun doute emmêlés mais je m'en fichais.

Je ne me souvenais pas d'avoir jamais été aussi à l'aise avec un homme sans avoir besoin de parler pour combler le silence.

Avec Edward, il n'y avait pas de moments gênants.

Nous semblions apprécier autant l'un que l'autre, le moment et le fait d'être ensemble sur le bateau.

C'était une magnifique journée.

Le ciel était plus bleu que jamais; l'eau aussi.

Il y avait des petits nuages blancs par ici par là, qui brisaient l'immense ciel bleu.

Peut-être que c'était parce que j'étais très heureuse, mais tout me semblant plus vivant et brillant.

C'était comme si jusque là, ma vie avait été dans les tons sépia et soudainement, je découvrais la couleur.

Le Mont Rainier et ses monts recouverts de neige éternelle, dominait l'horizon.

Il y avait quelques phoques qui traînaient sur les côtes et je les pointais du doigt.

Il souriait. Tout était parfait dans ce monde.

Et je voulais que cette journée ne se termine jamais.

Là, dans les bras d'Edward, et de temps en temps, sentant ses lèvres douces sur moi, j'avais l'impression d'avoir trouvé le Paradis.


Voilà un moment parfait... un bâteau, un ciel bleu, une mer calme, un Edward... c'est ce que je devrais faire aujourd'hui ^^

Comme toujours, n'hésitez pas à laisser un commentaire ! Prenez soin de vous !

XOXO

Eresy