Notes : Bonjour, bonjour ! Voici la suite. Alors, bon dimanche, bonne lecture et à bientôt =^.^= !


Airi, Alam, Jeile et Lei se trouvaient devant l'un des miroirs à sept branches du palais, prêts à quitter le Royaume d'Aster pour la Terre.

- Au fait, où va-t-on ?, demanda Airi.
- Chez vous, répondit Lei.
- Heiiiiin ? Comment ça, chez moi ?

La perspective d'accueillir une nouvelle fois les trois autres chez elle, au-dessus de ses grands-parents, replongea Airi dans un passé où les allers-venus de Lei et Jeile – sans parler de la transformation monstrueuse de ses chiens – avaient quelque peu rendu les choses stressantes.
Mais en même temps...

- Il nous faut un endroit où nous retrouver le soir venu afin de nous reposer et réfléchir, expliqua calmement Alam. Autrement dit...
- Quel plus merveilleux endroit que celui où la tendre Reine des Lys a vécu de si nombreuses années ?, « poèta » Jeile.

Airi soupira. Ils avaient raison, elle le savait. Mais... Elle se prit alors à espérer que ses grands-parents soient à nouveau partis en vacances, très longtemps et très loin.


- Bien !, lança Jeile, tout sourire. Tout le monde est prêt ?

Airi se pencha alors discrètement vers Alam.

- Euh... Il est vraiment obligé de venir avec nous, dit-elle en pointant Jeile du doigt. *pas envie*
- Oui. Non-seulement Jeile est la personne qui m'a lancé le sort – il doit donc certainement aussi être celle qui doit lancer le contre sort – mais en plus, en tant que roi d'Aster, nous ne pouvons nous opposer à sa présence.
- Merveilleux... *dégoûtée*

Tout près d'eux, les oreilles tendues :

- Alors, c'est bon ?, s'impatienta Jeile, la mine boudeuse. *il avait tout entendu*
- Un instant !, le coupa en plein élan Lei. Nous ne pouvons pas nous rendre sur Terre ainsi vêtus.

Ils s'observèrent. C'est vrai qu'entre la tenue de sorcière d'Airi, les fanfreluches de Jeile et les uniformes d'Alam et Lei, rien ne se prêtait vraiment à la situation – et encore moins à la discrétion.
Ainsi, en quelques mouvements de main.

- Eh voilà !, s'exclama Airi, ravie d'arborer une nouvelle tenue d'étudiante.

Alam la regarda, surpris. *il portait la même chose en version masculine*

- Pourquoi sommes-nous habillés comme ça ?
- Bah... C'est par rapport à notre âge... Regarde, Lei et Jeile sont habillés autrement.

Effectivement, les deux autres, légèrement plus âgés, portaient des vêtements communs passe-partout – qui ne semblaient pas, vu leur tête grimaçante, être tout à fait à leurs goûts.

- Vraiment ?, insista Alam en appuyant son regard. Parce qu'on est peut-être en âge d'être des étudiants, ce n'est pas pour ça qu'on va aller étudier.

Airi s'empourpra et commença alors à tricoter avec ses doigts.

- Voui, c'est vrai... Mais, euh, tu sais... comme on va sur Terre et que ça fait longtemps que je n'y suis plus allée, j'ai pensé que je pourrais en profiter pour passer dire bonjour à Nakaôji... *rouge de honte parce qu'elle sait qu'Alam est jaloux*
- On n'aura pas le temps !, déclara d'ailleurs fermement celui-ci en lui tournant le dos, bras croisés. *boude*

Lei et Jeile se regardèrent, perplexes.

- Quoi qu'il en soit, intervint le premier ministre, nous avons à faire – et vite, si certains ne veulent pas subir le courroux de la reine, précisa-t-il en regardant Jeile qui fondit sur place. Donc, maintenant que nous sommes tous changés et savons où nous allons, le mieux serait encore de ne plus perdre de temps.

C'est ainsi que dans le silence – et la bouderie – les quatre personnages d'Aster passèrent à travers le miroir fixé au mur et disparurent... pour réapparaître un instant plus tard dans le salon de la maison d'Airi.


Sur Terre, c'était le milieu de l'après-midi – il restait donc encore suffisamment de temps pour commencer à entreprendre les recherches. Question : où ?

- Peut-être pourrions-nous commencer par chercher chez moi, proposa Airi.

Lei la regarda pensif, puis commenta.

- Il est vrai que le Grand Magicien a autrefois aidé votre aïeule à fuir le royaume d'Aster pour venir sur Terre. Les deux ont donc un lien... Mais... *pas convaincu*
- Allez ! On s'y met de suite, l'interrompit avec énergie Alam. De toute façon, on ne sait pas où chercher, alors...
- Parfait !, s'enthousiasma Jeile. Pénétrer à nouveau dans le sacré de ma Reine des Lys... Quel enchantement...
- Ouais, ben justement !, prévint Airi. Hors de question que vous remettiez le même désordre que la dernière fois. Compris ?

Les deux frères promirent avant de partir en trombe dans les différentes pièces de la maison, tandis que Lei ne se sentit même pas concerné par l'avertissement.

- Et ce n'est pas non-plus la peine d'aller regarder dans mes tiroirs de petites culottes, parce qu'assurément, il n'y a rien dedans !, hurla soudain Airi en entendant quelqu'un s'affairer dans sa chambre, au-dessus de sa tête.


Malheureusement, plusieurs heures plus tard, malgré le fait d'avoir tout fouillé sans trop avoir mis de pagaille (enfin, vite dit), aucun livre, grimoire ou autre ouvrage magique ne fut trouvé.

- Hum... Ça aurait été trop simple, marmonna Alam alors assis devant la table de la cuisine.
- Ne t'en fais pas, l'encouragea Airi avec tendresse. On trouvera, j'en suis certaine. Tiens ! En attendant, reprends des forces avec ça.

Sur quoi elle posa devant lui un énorme omerice. Le prince retrouva aussitôt le sourire.
Une fois tout le monde servi – même Lei n'avait pu échapper à cette nourriture de manant – la discussion portant sur le livre recherché reprit.

- L'ennui, dit Jeile, c'est qu'après avoir quitté définitivement le royaume d'Aster, le Grand Magicien semble avoir disparu sans laisser de trace. Rien ne subsiste de lui au château.
- Fallait quand même pas s'attendre à ce qu'il ait laissé sa nouvelle adresse, rétorqua Alam. Partir de la sorte, même si ses devoirs royaux étaient accomplis, n'a pas beaucoup plu aux Sept Grandes Familles.
- Ce qu'il nous faudrait, réfléchit Lei, c'est un point d'encrage. Quelque chose qui nous relierait à la magie ici, sur Terre.

Et là, tout à coup.

- Mais on l'a !, s'exclama Airi en se redressant si fort que la table et tout ce qui s'y trouvait se renversa.

- Mais oui ! Razu !
- Razu ?

Et d'un coup, en réalisant ce qu'elle venait de dire, Airi perdit un peu de son enthousiasme.

- Ben oui, insista-t-elle dubitative, Razu. Razu qui est ici depuis des années parce qu'on l'y a fait venir de force...
- … grâce à un livre magique !, termina Alam, les yeux tout à coup pétillants.
- Et ce livre pourrait bien être celui que nous cherchons.

Les quatre se regardèrent relativement entendus sur ce point.

- Très bien, décida Airi (que la perspective de revoir – toujours trop tôt pour elle – le garçon qui se régalait à lui faire tant de misères n'emballait guère). Notre premier objectif demain sera donc d'aller trouver Razu.
- Savons-nous seulement où il est actuellement ?, demanda Lei.

Airi se gêna.

- Oui, baragouina-t-elle. Il devrait être à la faculté.

Et là, Alam fit le rapprochement.

- Hein ? Va encore falloir qu'on voit l'autre ?
- Ne l'appelle pas l'autre, le défendit Airi. Il s'appelle Nakaôji ! Et puis d'abord...
- … et puis d'abord, les coupa Lei, dans la mesure où c'est la sœur cadette de ce Nakaôji qui a fait venir, apparemment sans trop y croire, le seigneur Razalud, il y a de fortes chances pour que ce soit elle qui soit toujours en possession du livre.

Alam se renfrogna et ne dit plus rien.

- Très bien !, se réjouit alors Jeile (de quoi, personne n'en était vraiment certain). Demain matin, Alam et ma Reine des Lys iront chercher Razu, ainsi, nous mettront rapidement terme à ce...

Mais devant le regard éloquent des trois autres qui lui rappelèrent qu'il était à l'origine du désastre, le roi d'Aster préféra quitter discrètement la table pour aller se reposer dans la chambre de...

- Non ! Toi, tu dors sur le canapé !, lui intima Airi. Ma chambre, c'est MA chambre. J'y dormirai avec Alam et personne d'autre.
- Mais ma Reine..., commença à pleurnicher Jeile en s'approchant d'elle – alors vêtue de sa robe de chambre et armée d'un polochon.
- Du balai, j'ai dit !

PAFFF !

Et pour un peu changer, Jeile atterrit dans un mur.

- Ouf !, soupira Airi. Il est coriace… et aussi, heureusement que mes grands-parents sont absents.

Jeile glissa lentement le long du mur pour rester à terre, terrasser en une seule attaque. Lei s'approcha de lui pour évaluer les dégâts : en dehors du nez qui saignait et d'une dent en moins, tout allait bien.

- Laisse-le, dit alors Alam au premier ministre. Il saura bien ramper jusqu'au canapé pour y dormir quand il reprendra ses esprits.
- Bien, votre altesse, le salua Lei qui, dans un claquement de doigt, fit apparaître un magnifique lit à baldaquin. Bonne nuit.

Alam et Airi le regardèrent ahuris, puis réalisant qu'il s'agissait tout de même de Lei, finirent par monter se coucher à leur tour.


Le lendemain matin.

- C'est bien entendu ?, s'assura Lei. Vous allez chercher le seigneur Razalud, pendant ce temps nous vous attendrons ici.

« Ici », c'était chez Airi, tout simplement.

- Pas de problème !, déclara Airi, ravie.
- Ok..., bougonna Alam.

Et les deux s'en allèrent sur le champ, direction la faculté où Razu devait normalement se trouver.
Quelques minutes plus tard, devant l'entrée principale de l'établissement,

- C'est pas vrai ! Hoshina ?
- Nakaôji !

… Alam dut supporter les joyeuses et complices retrouvailles qu'il redoutait tant.

- Comment vas-tu ?
- Très bien ! Et toi ?
- Très bien aussi. Ça faisait longtemps, dis-moi.
- Oui. En effet.

Et blablabli et blablabla, jusqu'à ce qu'enfin :

- Oh... Pardon... Tu étais là ?, fit Nakaôji, étonné, quand il aperçut Alam qui patientait tant bien que mal juste à côté d'eux.
- Eh oui !, je suis là, moi aussi, ironisa ce dernier en s'avançant, un brin ombrageux, pour se poster (pour ne pas dire, se coller) près d'Airi.
- Euh... oui, dit-elle à présent coincée entre les deux garçons. On est venus ensemble, tu comprends ?, dit-elle pivoine en regardant Nakaôji.
- Normal, vu qu'on vit ensemble, glissa Alam froidement en défiant le même Nakaôji du regard.
- Oh... Dans ce cas, dit celui-ci en affichant un sourire de circonstance. Toutes mes félicitations… Je suis très heureux pour vous.
- C'est gentil, lui répondit Airi, sincèrement heureuse.*il est trop gentil*
- Merci, lui répondit Alam, sans effusion.*enflure*

Un léger blanc suivit, jusqu'à ce que,

- Bon... Et alors... Vous êtes venus passer la journée à la fac ?, demanda Nakaôji – qui chercha à combler le vide du mieux qu'il put.
- Ben en fait..., commença Airi.
- C'est Razu qu'on est venus voir, termina Alam toujours aussi chaleureux.
- Razu ?, reprit Nakaôji. Ben tenez, il arrive !, dit-il en pointant son doigt dans leur dos.

Une rapide volte-face leur permit en effet d'apercevoir ledit Razu...qui ne s'était pas attendu un instant à trouver un tel comité d'accueil.

- Tiens, dit-il amusé en arrivant à leur hauteur. Quelle surprise. Et alors, on fait du tourisme dans le coin ?

Airi le regarda perplexe.*toujours le même humour*

- Non, rentra immédiatement dans le vif du sujet Alam. Nous sommes ici pour toi.
- Ah ?

Au ton employé, Razu comprit de suite que la démarche était officielle.

- Très bien, soupira-t-il en laissant glisser son sac à terre. Et... que puis-je faire pour vous, mes altesses ?
- Altesse ?, répéta Nakaôji avec des yeux ronds.

Airi s'enflamma.

- Ah ah ! C'est rien, s'agita-t-elle avec un gros rire nerveux. Razu a toujours été un marrant, tu le sais bien ! Toujours à sortir des trucs comme ça... pour se faire remarquer, ajouta-t-elle en se tournant vers Razu à qui elle jeta un regard mitraillette.*toi, tu vas morfler*
- Ah bon, répondit Nakaôji, interloqué.

Et la cloche sonna.

- Oups ! C'est l'heure, je dois y aller, s'excusa-t-il en regardant Airi, avant de lui demander, embarrassé : « Dis, Hoshina, est-ce que tu penses avoir le temps pour qu'on puisse se voir un peu après les cours...? ».
- Hein ? Quoi ? Que ?, bafouilla-t-elle, écarlate.

Mais...

- Rien du tout !, s'interposa Alam en saisissant Airi par le bras avant de l'entraîner avec lui alors que Razu n'avait d'autre choix que de les suivre. De toute façon, on n'est pas ici pour toi, alors bonne journée !

Nakaôji resta quelques secondes interdit devant l'entrée de la faculté, se demandant si tout ça n'était pas un rêve (ou un cauchemar), lorsqu'un dernier son de cloche le ramena à la réalité.

Déjà loin de là, dans les rues de la ville :

- Et je peux savoir où on va, comme ça ?, demanda Razu avec nonchalance.
- Chez moi, répondit seulement Airi.
- Ah ? Et pourquoi m'y invites-tu ?
- Tu le sauras bien assez tôt, dit Alam.

Quelques minutes plus tard.

- Nous y sommes.
- Oh, mais vous n'êtes pas venus seuls, dites-moi, commenta Razu en voyant Jeile et Lei qui les attendaient dans le jardin.
- En effet. Nous pourrions également avoir besoin d'eux.

Le doute saisit soudain Razu.

- Et c'est pour moi, tout ça ?
- Mais non, idiot.

Les cinq rentrèrent à l'intérieur de la maison et commencèrent à mettre Razu au courant de la situation. Il éclata d'abord de rire.

- Nooon ! C'est pas vrai !, t'es encore sous le charme d'un sort pourri dans ce genre ?, se moqua-t-il en dévisageant Alam – qui vira rapidement rouge de colère. Excellent !
- Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle, s'énerva Airi.
- Ah bien sûr, quand on est concerné, ça doit quelque peu agacer. Mais quand on est spectateur, je t'assure que c'est très divertissant.

Mais les regards noirs qui s'abattirent sur lui l'incitèrent à se calmer.

- Et donc, reprit-il légèrement plus sérieux. Si j'ai bien compris, vous auriez besoin de moi, c'est ça ?
- Oui.
- Mais je ne connais pas cette formule, vous savez, sourit-il. C'est notre bon roi ici présent qui devrait plutôt...
- On t'a déjà dit qu'il ne la connaissait pas et qu'elle se trouvait dans un livre que le Grand Magicien aurait laissé sur Terre, répéta Alam, agacé.
- Hum... Et comment pouvez-vous être sûr qu'il s'agit bien de celui dont s'est servie la sœur de Nakaôji ? Vous ne savez même pas à quoi il ressemble.
- Eh bien, vous pourriez déjà commencer à nous aider en nous le décrivant, proposa Lei.

Razu fit deux-trois mimiques de réflexion puis souleva sa main et traça dans les airs des traits avec son index. Une fois fini, il claqua des doigts et les traits apparurent, dessinant un symbole semblable à celui qui se trouvait dans le livre consulté au château.

- Voilà ce qu'il y avait sur la couverture de celui qui m'a fait venir ici, soupira-t-il. Après, ne m'en demandez pas plus parce que je ne l'ai pas lu.
- Waaaah ! C'est le même signe !, s'écria Airi, toute excitée. C'est lui ! C'est bien le livre !
- Parfait !, proclamèrent en chœur les deux frères.
- Eh bien, mon cher Razu, dit Alam en se penchant légèrement vers son cousin, le regard enflammé. Il ne te reste maintenant plus qu'à aller le récupérer.

Mais le garçon haussa les sourcils.

- Ah bon ? Mais dis-moi un peu : pourquoi ferais-je cela ?

Airi leva les yeux au ciel.*ça l'aurait étonnée*
Alam se raidit.

- Insinuerais-tu que tu n'as pas l'intention de nous aider ?, s'offusqua-t-il.

Razu afficha alors son petit air satisfait.

- Bah… Je n'ai jamais dit ça, souffla-t-il. J'ai juste demandé pourquoi est-ce que je le ferais ?

Et avant que quelqu'un d'autre ne réponde :

- Tu n'en as pas marre d'être coincé ici ?, lui lança Airi. Grâce à ce livre, tu pourrais rentrer chez toi !
- Faux, la contredit aussitôt Lei sous le regard appréciateur de Razu.
- Comment ça « faux » ?, répéta Airi, incrédule.*point d'interrogation*
- La plupart du temps, c'est la personne qui a lancé le sort qui doit également délivrer la victime. Autrement dit, si c'est la sœur de Nakaôji qui l'a fait venir, ça doit également être elle qui doit lui rendre sa liberté.
- Exact, soupira plus fort encore Razu. Et comme le seul moyen pour qu'elle me souhaite « bon débarras ! », c'est que je casse la figure à ton petit copain terrien que j'aime bien, glissa-t-il en observant le visage soudain furibond d'Alam, j'ai du mal à me dépêtrer de tout ça.
- Très bien ! Dans ce cas, en échange de ton aide, j'irai demander à Nakaôji de parler à sa sœur, proposa Airi.*fonction négociatrice « on »*

Mais évidemment :

- Hors de question que tu demandes quoi que ce soit à ce type !, hurla Alam.
- Mais il faut bien qu'on trouve un terrain d'entente avec Razu pour le motiver à aller…
- Ça ne sera pas la peine, dit soudain une voix autoritaire que peu avaient eu l'occasion d'entendre jusqu'à présent. Car en tant que Roi légitime du Royaume d'Aster, j'ordonne à mon sujet, Razalud Zelothya d'obéir à cet ordre : aller récupérer le livre du Grand Magicien qui se trouve dans la demeure de Nakaôji et le ramener ici.

Les quatre autres le regardèrent éberlués. Jeile en mode « roi », c'était quelque chose. Dommage cependant qu'un : « Alors, tu m'as trouvé comment, ma tendre Reine des Lyyys ? » affreusement roudoudouteux ait quelque peu flanqué la scène parterre…
Quoi qu'il en soit, le but était atteint.

- Très bien, se plia Razu. J'irai vous le chercher, votre livre. Mais dans la mesure où je ne tiens pas à retourner là-bas pour mettre ko Nakaôji, il va falloir que vous me donniez un coup de main - surtout toi, Airi, précisa-t-il (finalement ravi, en voyant la tête que tira son jeune cousin).