Neige, neige, encore de la neige, toujours de la neige… Mais qu'elle belle neige…

Moi : ...Et puis de toute façon on arrivera bien à s'habituer à un nouvel emploi, avant on changeait de service tous les deux jours donc changer de poste ne devrais pas trop nous faire peur, (tournant légèrement la tête vers Maggie) puisque le changement est une de nos précieuses qualités mentionnées dans notre CV comme la...

Une boule froide vint s'écraser contre la partie gauche de mon visage, coupant mon récit, et le rire enfantin de Maggie résonna dans la rue déserte recouverte de flocons. Je laissa tomber mon carton au sol, ce qui était suicidaire avec cette neige, pour essuyer mon visage à moitié paralysé par le froid avec mon gant. Les flocons me glaçaient la peau, et quelques particules de neige sur ma lèvre lui procurèrent des tremblements de froid. Je me tourna désespérée vers elle qui se tenait le ventre de rire. Décidément...

Moi : Je vois que mon monologue t'a passionné...

Maggie : Je dois avouer... (Se baisse en ramassant de la neige) Méli, tu crois vraiment que je ne vois pas que tu caches ton angoisse derrière tes belles paroles ?

Moi : (secouant mes cheveux) Absolument pas ! Je ne suis pas inquiète…

Maggie : (se redressant avec une belle boule de neige dans les mains) Si tu le dis, mais ne…

Moi : Stoppe! Pose cette boule de n... (esquivant son lancer) Ha! Raté!

Sans suivie une inévitable bataille de boules de neige. Et dire que nous étions pourtant de jeune fille de 19 ans ! Je me présente, Mélisandre Storned, Londonienne de 19 d'origine slave, médecin, et ma meilleure amie, Maggie Oxford, 19 ans et médecins aussi. Nous nous étions rencontrée au lycée et depuis ne nous étions plus quittée.

Moi : (essoufflée) Maggie ! Maggie... C'est bon t'as gagné! J'en peu plus moi !

Maggie : Pff... Méli, tu es une proie beaucoup trop facile !

Moi : (sourire espiègle) Prouve le en m'attrapant un jour...

Les rires résonnaient dans la nuit contrastant sur la neige pendants que nous regagnons notre hôtel. Nous ramassâmes nos cartons et continuâmes notre routes. Nous travaillions à l'hôpital de Londres jusqu'à hier, quand notre représentant nous annonça que nous venions d'être «vendues» comme de la vulgaire marchandises à un particuliers qui désirais avoir deux médecins à sa disposition... Qu'elle horreur, Maggie et moi voulions refuser, mais c'était accepter ou être bannies du milieu médicale Anglais, et nous n'avions pas les moyens de partir à l'étranger. Voilà pourquoi nous nous retrouvions dans cette petite ville, demain, nous rencontrerions notre futur représentant, et mon estomac, tordues par le stress, ne voulait accepter aucune nourriture. Maggie poussa la porte de notre chambre d'hôtel et je déposa nos cartons sur le lit. La nuit n'allait pas être facile...

…...

Maggie : Non mais je rêve là...

Moi : Non, non... Sinon, on rêverais de la même chose...

Maggie fronça les sourcils puis regarda de nouveau le petit papier avec l'adresse du lieu, tout en continuant de contempler l'immense chocolaterie devant ses yeux noisette.

Moi : (lui prenant le petit papier des mains) Donne-moi ça, tu as peut être mal lu !

Maggie : -–' Non mais vas-y dis que je suis bigleuse aussi !

Moi : –-' Tu dis ça à une myope qui porte des lentilles Maggie !

Maggie : –-' N'empêche ! Et puis tu vois une autres chocolaterie dans le coin ?

Moi : … non

Maggie : tu vois un autres poste médical pour nous?

Moi : … non

Maggie : (poussant la lourde grille) alors c'est là et maintenant!

Moi : (soufflant) on se croirait dans un clip de Michael Jackson... This is It !

Quand on entra dans l'usine, on se retrouva dans un long couloir gris avec un tapis rouge au sol. Ce couloir était immense, alors l'on s'y arrêta trente secondes pour poser nos valises et admirer ce lieu. Quand deux petits hommes nous accueillirent, en silence. Maggie les dévisagea pendants que je cherchais d'autres présences, plus humaines...

Maggie : (chuchotant) Méli, je crois que c'est nous qu'il attendent.

Moi : non sans blague...

Maggie : (chuchotant encore plus) Ils me font vraiment peur les deux là…

Le premier tira mon manteau pour attirer mon attention, ce qui fit peur à Maggie… Je baissa les yeux vers lui. Il me regardait, immobile, puis me tendit une carte. Je la saisit, inquiète et la lu. Mais...elle était... en chocolat ?