Note de l'auteur :

Bien le bonjour à toutes (et à tous ?), j'ai le plaisir de vous présenter ma deuxième fiction, dans un registre différent de celui de « Permis de conduite ».

Disclaimer :

Les personnages appartiennent bien sûr à Stephenie Meyer, seule cette pauvre fiction est à moi.

~A~

Titre :

Money talk

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Résumé :

L'argent. Le Sexe. L'argent. Le sexe. Et rien d'autre. Aurais je du comprendre ? Aurais je du l'accepter ? Peut être n'aurais je pas du ouvrir mon cœur pour qu'ils me poignardent et me saignent tour à tour… ? +18, langage cru et/ou plus.

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Ceci n'est pas pour celles qui aiment les Bella nunuches, les Bella bien éduquées, les Bella féministes, les Bella spirituelles et surtout, ceci n'est pas pour celles qui veulent des lemons sans histoires… Il n'est pas trop tard pour reculer mais ne me dites pas après que je vous aurais pas prévenu.

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Prologue

Je n'ai jamais vraiment décidé de ce qui était vraiment merdique dans ma vie. Il y a une telle liste… Mon allergie aux chiens peut être ? J'adorais les chiens. Jusqu'à ce que je comprenne que ces bestioles me tuaient littéralement rien qu'avec leur touffe. Mais objectivement, j'adorais les chiens. Je rêvais toujours d'avoir un rottweiler bien baraqué de cinquante kilos, je l'appellerai Rex. La médecine progresse, après tout. Sait-on jamais ? Pourquoi trouverait-on un remède contre le cancer et rien pour ma putain d'allergie ?

Enfin… Parlons en, des autres trucs que j'aimais bien mais que je ne pouvais pas avoir. Un Bloody Mary, par exemple ! Bien sanguine, bien acide, bien fort… Ou encore… Un nouveau livre, un nouvel ordinateur, une nouvelle garde-robe, une nouvelle partie de jambe en l'air avec Mike… Ou alors un nouveau copain, pourquoi pas ?

Assurément.

Mais avant tout, je crois qu'il serait bon de préciser que je ne voulais certainement pas d'un nouvel appartement, d'une nouvelle fac, d'une nouvelle ville, d'un nouvel Etat et surtout pas d'un nouveau gars qui viendrait sauter ma mère chaque soir qu'elle pensait que j'étais en cours magistral. Renée n'a jamais compris que je n'avais jamais eu de cours magistral. Peut être devrais je m'y mettre ? Elle s'était inventée cette excuse toute seule, la pauvre chérie…

Preuve en est : le crescendo exaspérant des gémissements qui provenaient de la chambre d'à côté.

Et là, allongée sur mon lit double, à prétendre que mes écouteurs couvraient les bruits indécents que ma mère était en train de pousser, je décidai juste… Que j'en avais marre.

Marre d'avoir une mère salope, un père con, un petit ami encore plus con mais qui ressemble plus à un Saint-Bernard –tiens, un chien !-, des écouteurs inefficaces, des livres vides de sens, un ordinateur qui met cent ans à télécharger… Marre d'en avoir marre et de devoir encore attendre la prochaine fois où j'en aurais encore plus marre pour me rendre compte qu'en fait, je ne pouvais rien y faire. C'était un putain de cercle vicieux.

Et en parlant de cercle, j'en connaissais une qui est au bord de la suffocation orgasmique.

Eurk.

Renée, tu ne peux jamais baiser en silence ?

Renée Hadley était supposée être ma mère. Oui, supposée. Parce que vu la situation, je suppose qu'elle ne l'était plus vraiment. Je gardais un souvenir précis et précieux de ma vraie mère et ce qu'il se passe de l'autre côté du mur en ce moment même était vraiment, foutrement, loin du compte.

Renée Hadley était juste… Une catin croqueuse de diamant qui n'a d'yeux que pour… Suspense, suspense… Les diamants. Oui, vous savez, ces pierres qui brillent de mille feux…

Et elle les préférait grosses, la coquine, vraiment grosses.

Quoi ?

Vous n'appréciez pas ma façon de parler? Vous trouvez que je suis une sale gamine ?

Soit.

Mais passez donc vingt ans à regarder vos géniteurs s'agresser via avocats et se faire les coups bas les plus inimaginables chaque fois que l'occasion se présenterait. Passez votre âge pré pubère à regarder votre mère se faire remplir de silicones et de cochonneries en tout genre –notez bien le double sens de 'cochonneries'. Passez aussi vos étés chez votre père qui se fiche de vous et qui ne vous manifeste son attention qu'avec la phrase: « Ce que tu es maigre ! ». Oui, passez l'intégralité de votre vie à devoir choisir entre vos deux parents rendus célibataires et aigris par le temps et lorsque vous survivrez à trois années de tout ça ou disons, à votre cinquième déménagement sous couvert que votre idiote de mère s'est encore fait plaquée… Là, nous en reparlerons.

Mes parents… Ils étaient comme les chiens, pour moi. Je les aimais bien mais je ne pouvais pas les supporter.

Pire, je ne pouvais pas les avoir.