Elle n'avait pas prévu d'arriver essoufflée mais pourtant ce fut le cas. Quand elle entra, à bout de souffle, Drago la regarda bizarrement, un peu inquiet.

- T'as couru un marathon ? demanda-t-il en souriant.

- C'est tout comme. C'est pas toi qui se tape deux étages pour aller voir un légume dans son lit, rigola-t-elle.

- Le légume t'emmerde Hermione, rigola-t-il à son tour. Et puis, à ce que je sais, y'a un truc tout bête qui' s'appelle ascenseur.

Elle lui tira la langue et s'assit sur son lit. Alors qu'elle allait parler, on frappa à la porte. Elle leva les yeux et ne fut pas surprise de voir Lavande avec un petit sourire malsain sur le visage. Quand elle partit, Hermione souffla ce qui fit rire Drago.

- Tu ne l'aimes toujours pas à ce que j'vois, commenta-t-il en commençant à manger.

- Pourquoi cela changerait-il ?

Elle regarda manger un moment puis comme le silence commençait à être pesant, elle décida de parler.

- Au fait, j'voulais te dire un truc.

- Je t'écoute, fit-il en triant ses aliments dans son assiette.

- Attends, tu sépares les petits pois des carottes ? demanda-t-elle amusée.

- Possible, sourit-il. Je déteste les carottes.

- Tu devrais en manger, ça rend aimable, rigola-t-elle.

Il la regarda sans comprendre.

- Proverbe moldu.

Il acquiesça mais ne mangea pas ses carottes pour autant.

- Alors, tu voulais me dire ?

- Ah oui… Tu n'vas pas en revenir, dit-elle toute excitée de pouvoir parler de ça à quelqu'un, ou alors était-ce de lui parler à lui.

Elle chassa cette idée en secouant la tête et Drago cru qu'elle était folle.

- T'as des puces ? demanda-t-il en rigolant.

Elle le fusilla du regard puis sourit.

- N'empêche tu me laisses même pas parler, se plaignit-elle.

Il s'essuya la bouche et repoussa son assiette.

- Je suis tout ouïe.

- Alors voilà… J'venais de prendre une pause.

- J'espère que tu ne vas pas prendre 3 heures pour me dire ton truc super intéressant, parce que je dois me soigner moi.

- Ah oui, t'as raison. Tu vas les prendre tout de suite, comme ça…

Elle se leva du lit et lui donna les flacons dans l'ordre puis le verre d'eau avant de retourner s'asseoir.

- Bon tu m'écoutes maintenant ? demanda-t-elle.

- Eh, bien en fait, j'ai un peu envie d'aller aux toilettes.

Elle le fusilla du regard à nouveau.

- Je rigole. Vas-y.

- Y'a des fois j'aimerais tellement que sois muet ! s'exclama-t-elle telle une tragédienne grecque.

- Très drôle. Bon, t'accouche ?

- J'suis pas dans le bon service pour ça, répondit Hermione en souriant de toutes ses dents.

- Sens de l'humour déplorable, je note.

- Tu comptes écrire un bouquin sur moi ou quoi ? demanda-t-elle en rigolant.

- A du mal à se concentrer, je note.

Elle le fusillait encore une fois du regard.

- Fusille souvent les gens du regard, je note.

Elle leva les yeux au ciel.

- Nan, je fusille seulement les légumes du regard, fit-elle alors.

- Souffre d'un complexe d'infériorité qui la fait s'en prendre aux plus faibles, je note, fit Drago en souriant de toutes ses dents en remarquant l'air exaspéré de sa médicomage.

- Bon, je peux parler ?

Il hocha la tête.

- Voilà, ce que j'essaie de te dire c'est que tout à l'heure j'ai reçu un coup de téléphone de Pansy…

- Pansy Parkinson ? demanda-t-il en la coupant.

- T'en connais d'autres des Pansy ?

Il réfléchit un instant, fit non de la tête et la laissa continuer son histoire.

- J'ai bien sur été très surprise qu'elle m'appelle parce que… tu vois… on n'a jamais été les meilleures amies du monde hein !

Il hocha la tête.

- Et elle m'a appelé parce que… Elle veut m'interviewer ! s'exclama Hermione.

Drago se contenta d'acquiescer.

- Ok, tu passes du coq à l'âne toi. C'est moldu, précisa-t-elle devant son air ahuri.

Il ne dit rien.

- Parle bon sang ! fit-elle, limite apeurée de ne plus l'entendre parler.

Puis comme il voyait qu'il avait réussit à l'inquiéter, il se mit à sourire.

- C'est bon, t'es content ? Pendant un moment t'as réussi à me faire flipper ? Imbécile ! finit-elle par dire en lui tapant le mollet.

- Tu oses taper un être affaibli ? demanda-t-il comme si elle venait de commettre la pire une injustice du monde.

- Un légume qui se fout de moi, je le tape où je veux, quand je veux et avec qui je veux, fit-elle avec un sourire de peste.

- Tu fais bien la peste, commenta-t-il.

Elle le tapa alors sur le ventre.

- Et, je viens de manger espèce de sans cœur.

- Moi ? Tu fais exprès de m'inquiéter et c'est moi qui suis sans cœur ? demanda faisant mine d'être choquée bien qu'intérieurement elle souriait.

- Pour ma défense, c'était beau à voir.

Elle le fusilla du regard.

- Bon, allez, je vais te laisser. Y'en a qui bosse bizarrement.

- J'suis un légume, je ne peux pas bouger, rigola-t-il en faisant semblant de ne vraiment plus pouvoir bouger.

- Tu sais ce que t'es comme légume ? demanda-t-elle soudain.

Il hocha la tête pour dire qu'il ne savait pas.

- T'es une carotte.

Sur ce elle se leva, se dirigea vers la porte en souriant, se retourna vers lui alors qui lui faisait à son tour des yeux noirs ce qui la fit rigoler puis elle sortit reprendre son service. En fait, ça faisait du bien de lui reparler, comme si de rien était.

Après son service, elle rentra chez elle et fut surprise de voir deux chouettes à sa fenêtre. Elle les fit entrer, détacha le courrier qu'elles avaient à leurs pattes, les laissa boire un peu puis referma la fenêtre derrière elles.

La première lettre était de Pansy.

« Hermione,

Encore merci de m'accorder cette interview. Promis, je ne révèlerais rien de ce que tu ne veux pas que je dise. Tu me sauves la mise pas possible. Je ne savais pas du tout quoi faire jusqu'à ce que je te vois à l'hôpital. Blaise m'a dit que tu t'occupais de Drago au fait. Ca va, il n'est pas trop difficile ? Je sais qu'il peut être énervant des fois mais le prend pas contre toi personnellement.

Voilà, j'voulais surtout et encore te remercier pour mercredi.

A mercredi, bises. P Parkinson-Zabini. »

Hermione sourit en la lisant et ne regretta pas son geste d'avoir accepté l'interview, bien que le fait qu'elle allait peut être lui poser des questions sur Drago l'inquiétait un peu… Hermione espérait au fond d'elle que Pansy ne soit pas une Rita Skeeter en puissance.

La deuxième était de Ginny.

« Mione chérie,

Désolée de t'embêter avec ça mais est-ce que je pourrais venir mercredi avec ma robe pour que tu m'aides à la retoucher ? Je l'ai reçu ce matin – d'ailleurs très bon boulot, merci – mais y'a quelques trucs que je n'aime pas. J'espère que je te dérange pas, je sais à quel point je peux être une chieuse quand j'suis stressée mais tu comprends, je ne veux pas rater mon mariage. Ca fait si longtemps que j'attends ça !

J'espère que tu pourras m'aider, à Bientôt (à mercredi ?).

Je t'embrasse, Ginny »

Hermione se trouvait donc face à un dilemme. Pansy ou Ginny ? Puisqu'il était déjà 22h30 passées, Hermione décida de s'en occupait le lendemain. Elle se lava, se vêtit et alla se coucher.

Le lendemain, la deuxième chose à laquelle Hermione pensa fut à mercredi et donc à Pansy et à Ginny. La première chose étant Drago, elle préféra ne pas y penser pour le moment. Elle s'étira et vit qu'il était 8h30. Elle encaissa le choc et décida d'appeler Ginny. Au bout de deux sonneries, la jeune fille décrocha :

-Allo ? Mione ? Tu as reçu ma lettre ? Je n'ai pas encore eu ta réponse.

- C'est normal Gin', je n'ai pas répondu. J'ai préféré t'appeler.

- Ah… Ca veut dire que tu n'peux pas ?

- Oui, enfin non, pas vraiment. Comme tu sais, je travaille l'après midi à l'hôpital alors j'ai que ma matinée de libre.

Ginny acquiesça.

- Et en fait, le matin j'ai une interview à passer.

- Tu vas être interviewée ? Par qui ?

- Euh… Par Pansy Parkinson.

- Vraiment ?

Hermione acquiesça.

- Si on me l'avait dit 10 ans plus tôt je l'aurais pas cru, rigola Ginny.

Hermione rigola.

- Peut être que tu peux quand même venir, proposa Hermione. Je ne pense pas que ça dérange Pansy de toute façon.

- Bah… Si tu veux oui. Tu me dis quoi par sms ou hibou ? Je dois y aller, le devoir m'appelle.

- Ok ! acquiesça Hermione. A plus tard.

Elles raccrochèrent. Maintenant, il ne restait plus qu'à convaincre Pansy. Comme elle avait gardé son numéro en mémoire elle décida de l'appeler. Au bout de 4 sonneries, la jeune fille décrocha.

- Allo ? Hermione ? Ne me dis pas que c'est plus bon mercredi, s'il te plait-s'il te plait-s'il te plait.

Hermione rigola.

- Non, ne t'inquiète pas.

- Ouf. Que me vaut l'honneur de me faire réveiller par l'héroïne en personne ?

- Oh, j'te réveille ? Et puis c'est quoi de ce surnom ? rigola Hermione, bien qu'un peu surprise.

On ne l'avait pas appelé de la sorte depuis plus de 5 ans.

- C'est toujours comme ça qu'on appelle dans le métier, rigola Pansy. Et oui, mais ce n'est pas grave, l'assura-t-elle. Alors ?

Hermione sourit en pensant que Drago avait raison hier : elle avait du mal à se concentrer. Elle chassa cette idée de la tête et répondit :

- Oui, j'voulais savoir si Ginny pouvait venir ?

- T'as peur de te retrouver toute seule avec moi ? rigola Pansy.

- Non, non, rigola Hermione aussi. C'est juste que son mariage approche et elle veut venir mercredi pour que je m'occupe de sa robe. Tu la connais peut être pas mais elle m'en voudrait de ne pas m'occuper d'elle, bien qu'elle dirait le contraire, sourit Hermione.

Pansy rigola.

- Ok, pas de problème. C'est quand leur mariage ?

- Je ne sais pas si j'devrais le dire à une journaliste… rigola Hermione.

- Oh… J'demanderai à Ginny mercredi alors ! rigola Pansy.

Hermione rigola aussi puis après s'être saluées elles raccrochèrent.


Petit moment Draymione sur le début héhé :)

Sinon pour le prochain postage, normalement j'devrais pas en poster du WE mais bon...

Dès fois je dis ça et je poste deux heures après :)

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