Personnages : Oui, enfin, c'est bien du GerIta !

Disclaimers : Hetalia – Axis Powers appartient à Hidekaz Himaruya.

Note : Au départ, cet OS est basé sur une question que je me suis posée en jouant à HetaOni : qu'est-ce que ferait Feli' ou Ludwig si l'un des deux mourait ? (Ouais, j'aime bien me poser des questions glauques quand je joue à un jeu glauque).

Le titre vient de l'oeuvre d'Anouilh, "Antigone" ; ceux qui l'ont lu comprendront sans doute pourquoi. J'enjoins les autres à aller le lire (même si je suis la seule de mon entourage à avoir adoré ce livre. Les autres disent que c'est la barbe.)

Sinon, j'ai trouvé pas mal de cosplays d'Hetalia à la J.E. ! J'étais au Paradis ! (Même si, dans la foule, je n'ai pas réussi à arrêter un sublime cosplay de Russie.)

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.: ANTIGONE :.

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- Dis Lu', imagine qu'on se retrouve quelque part, par exemple une île déserte... Et qu'on ait aucun moyen de s'en sortir...

Le ton de Feliciano était rarement aussi sérieux, mais il égrenait ces mots sombres en un murmure.

- Si je te le demandais, est-ce que tu serais d'accord pour me tuer ?

De saisissement, Ludwig ouvrit les mains et le livre qu'il lisait s'écrasa à ses pieds.

- Quoi ?

- Parce que, tu sais, ça me ferait tellement mal de te savoir mort. Je sais que ce serait dur pour toi aussi mais je n'ai jamais eu le moindre courage ! Je ne supporterai pas de ne plus te voir et je deviendrai complètement fou. Je ne veux pas... Dis, si tu m'aime vraiment tu le ferais, tu le ferais !

Et le brun avait attrapé ses mains de cette façon si déconcertante qu'il avait de le faire. Ludwig sentit son coeur rater un battement sourd dans sa poitrine, peut-être deux.

- Non, murmura-t-il quand même.

Le visage de Feliciano se froissa de chagrin.

- Mais pourquoi ? demanda-t-il, la voix larmoyante comme à chaque fois que quelque chose le contrariait. Tu... Tu...

- Parce que ta question est stupide. Si on est tous les deux coincés quelque part sans aucune chance de survie, tu peux être sûr que je trouverais tout de même un moyen de te sauver. Toujours.

Un sourire d'une grande tendresse apparut sur la face de l'Italien.

- Non, je veux dire... Si vraiment il n'y avait pas d'alternative.

- J'imagine qu'on déjouerait le destin. Comme on l'a toujours toujours fait.

Un sourire encore.
- Je t'aime, Féli.

Il ne reçoit en réponse qu'un baiser sur le nez et le rire de Feliciano qui coule dans ses oreilles parce qu'il a niché sa tête dans son cou.

C'est vrai après tout. Quelle question idiote.