La cacophonie qui venait de la salle principale se fit plus calme, malgré l'agitation de tous les enfants présents face au retournement de situation. Après le petit discours de l'ainé, tous s'étaient précipités vers les membres de la famille pour les noyer sous les questions. Quand Germain était enfin réapparu devant eux, il n'avait pas eu le temps de souffler que la moitié des adolescents présents s'étaient rués sur lui. Il avait rapidement organisé la foule en quatre file, une pour chaque garçon, même si la file de Germain et celui de William était beaucoup plus importante. Et pour cause, l'apparence enfantine de l'autre frère et du blond n'inspirait pas vraiment la confiance ou le respect. Les personnes qui voulaient leur poser des questions ne s'étaient engagées là-bas car les autres étaient bien trop longues.

Les questions étaient toutes les mêmes, et bientôt les garçons se lassèrent de dire toujours la même chose et se cherchaient du regard. Après une discussion silencieuse, chacun repartit vers le bar, décider à faire autrement. Ils se comprenaient comme s'ils ne faisaient qu'un, ils ne durent donc pas échanger le moindre mot. Germain monta sur le large bar en bois verni. Immédiatement, le silence s'installa, tout commençaient à comprendre ce qu'il fallait faire dans ces cas-là. Germain fit apparaitre un large sourire satisfait, ils n'étaient pas si débiles qu'aux premiers abords.

-Bon, je vois que vous comprenez vite. C'est bien pour la suite, je vois également que vous vous posez tous les mêmes questions, nous allons donc répondre aux questions d'une nouvelle manière. Vous levez la main, et je vous interpelle, vous donnez votre prénom et nous vous écouterons, lâcha-t-il tranquillement.

Dès lors, quasiment tous les bras se levèrent. C'était prévisible évidement. Il ferma quelque secondes les yeux puis les rouvrit, près à affronter la foule de questions. Il parcourut les enfants d'un regard. Les petits enfants étaient en sous nombre mais ils étaient une petite dizaine qui devaient avoir moins de neuf ans. A cet âge là, survivre allait être difficile, ils pourraient bien devenir des fardeaux pour eux s'ils ne prenaient pas un minimum sur eux et qu'ils arrêtent de pleurer. Il pointa du doigt, vers le deuxième rang, une jeune fille dont la chevelure bouclée se dressait sur sa tête comme une couronne, ou un lion. Elle baissa le bras, ses yeux bruns foncés engloutissaient sa pupille. Une lueur déterminée et en rien effrayée brillait dans ses yeux.

-Je suis Aurélie, je voulais savoir, comment pouvez vous savoir ce qui va se passer à l'avance ? C'est bizarre quand même, vous êtes des voyants ou un truc pareil ?

La question était tombée dès le début, il espérait qu'ils ne s'arrêteraient pas là-dessus, mais apparemment, cette fille l'avait déjà remarqué. Il soupira, mais ne laissa rien paraitre, son attitude figée sur un calme qui contrastait avec l'ambiance de la salle.

-Vous n'avez pas à le savoir pour l'instant, car, comme je vous l'ai dit plus tôt, nous pouvons bien sur nous trompez, et dans ce cas, à la fin de la tempête de neige, vous serez libres de partir, mais je vous demanderais de ne rien dire de ce qui s'était passé ici, suis-je bien clair ?

L'assemblée hocha la tête, la réponse avait l'air d'avoir satisfait tout le monde. Germain passa à quelqu'un d'autre, il ne voyait pas très loin. La Tempête déversait ses flocons dans un vacarme qui arrivait à couvrir le bruit des conversations. Il devait élever la voix quand le silence n'était pas complet. Les bras s'étaient déjà abaissés pour un bon quart de l'ensemble. Il interpela un garçon maigre, devant tout le monde, habillé d'un jean bleu foncé, d'un simple t-shirt noir et d'une veste sans manche rouge. Ses cheveux étaient coupés très courts, noir. Germain ne sut voir exactement ses traits, il avait baissé la tête, intimidé.

-Je suis Martin, je voulais savoir ce qu'on allait faire, si vous ne vous êtes pas trompés, après la neige, demanda-t-il

-Chaque chose en son temps, vous devez déjà attendre un moment, et puis trouver au moins une personne avec qui rester, ne soyez pas seul, c'est préférable, rassura l'ainé.

La séance continua lentement, les bras s'abaissaient mais d'autre se relevaient après. Au bout d'une demi-heure, William dût prendre le relais avant que Germain ne craque sous l'énervement. Celui-ci en profita pour s'assoir et passer de nouveau la foule des yeux. Quatre garçons qui semblaient un peu trop âgés ricanaient à l'écart. Il devrait garder un œil sur eux pour la suite, au cas où ils passeraient de l'autre côté.

De son côté, Edith regardait d'un œil distrait le déroulement du questionnaire. Ses yeux étaient toujours rouges mais elle s'était ressaisie. La tristesse avait fait place au sérieux, elle avait vu Germain se retirer, il allait surement bientôt appeler ses cousins pour faire la mise au point. Elle avait déjà planifié une petite partie. A vrai dire, elle s'était déjà répété une centaine de fois ce qu'elle ferait si cela se passait. Après tout, elle l'avait voulu, elle avait espéré que la Tempête pointât le bout de son nez. Et cette fois-là, c'était arriver, et Edith voulait à présent à tout prix retourner en arrière et supprimer toutes ces pensées. Et même si cette phrase ne voulait plus dire grand-chose : nous étions dans la vie réelle, et cela n'existait pas.

Elle soupira lentement, elle s'était rarement sentie aussi seule qu'à cet instant. Elle était seule dans la pénombre, une fine ligne de lumière qui émanait de la salle de restaurant éclairait une partie de son visage et se reflétait sur les ustensiles de cuisines amassés en désordre. Le départ obligé des nombreux cuisiniers ainsi que la clientèle suite à la demande exprès de sa famille avaient causé un amassement de débris de nourriture, de couverts et de casseroles. Le tout était enveloppé dans une odeur mélangeant beaucoup de fumet qui ensemble, formaient un parfum assez dégoutant. Mais Edith n'y prêtait pas la moindre attention. Elle était plongée dans ses pensées, et elle s'appuyait sans s'en rendre compte sur la porte qui s'ouvrait peu à peu. Soudain, elle sentit un regard sur elle, revenant parmi les vivants, elle capta tout en se relevant brusquement le regard d'une personne dont les yeux étaient très foncés, non, ils étaient noirs, cela ne faisait aucun doute. Elle ne s'attarda pas et referma la porte entièrement, elle se retrouva emportée par les ténèbres, et cela l'effrayait, elle se sentait oppressée. Pourtant, elle fit un effort pour rester immobile, la personne aux yeux noirs n'avait dû voir qu'un petite partie de son visage, un œil, peut-être plus, mais elle en était certaine, il ne l'avait pas vu entièrement. Elle respirait lentement et silencieusement, comme si elle craignait que cette personne n'entendit l'air qu'elle soufflait.

Après un temps qu'elle ne put calculer, elle s'était calmée, et les ténèbres vinrent de nouveau l'envelopper pour l'emmener loin de ses proches. Elle se mit debout, elle avait peur, pas du noir, mais de ses craintes qui se découpaient dans l'obscurité. Et de cet accident qui la hantait encore. Elle ouvrit la porte menant au couloir principal, et enfin ressortie hors de cette pièce qui hébergeait ses peurs, elle inspira profondément et s'appuya contre le mur. A cet instant, la porte menant à la grande salle s'ouvrit, confiante, elle pensait qu'il s'agissait de sa famille, elle se détacha du mur et se força à sourire, elle ne vouait pas plus inquiéter ses proches qui avaient beaucoup plus de préoccupation qu'elle. Mais ce ne fut pas un visage familier qu'elle aperçut, c'était encore ces yeux noirs, dès qu'elle s'en rendit compte, elle recula et ouvrit précipitamment la porte de la cuisine plongée dans l'obscurité. Elle entra dans la pièce et la referma presque entièrement. Elle voulait tout de même savoir de qui il s'agissait, apparemment cette personne désirait connaitre l'identité de la personne qu'elle avait entraperçue et qui avait l'air de fuir la foule. Bien sûr, cela avait de quoi intriguer n'importez qui.

Enfin, elle put voir entièrement cette personne qui c'était mit à ses trousses. C'était un garçon, et ce qui la frappa après son regard aussi noir que la nuit, ce fut ses cheveux, d'un magnifique rouge foncé. Elle écarquilla les yeux, comment se faisait-il qu'elle ne l'avait pas vu plus tôt ? Pourtant, cela aurait dû attirer son regard plus que ses yeux. Il portait à ce moment là un pantalon large de la même couleur que ses cheveux, un t-shirt blanc et une veste noire sans manche. Ses vêtements mettaient son visage en valeurs, il semblait choisir ses vêtements comme Germain et William, en fonction d'eux, pour qu'une partie de leur corps ressortit. Et d'ailleurs, il mettait également ses bras légèrement musclés en valeur. Il devait avoir quinze ans si pas plus, elle n'arrivait pas à savoir, elle avait déjà eut du mal à le voir clairement sans lumière.

Edith diminua son champ de vision pour se dissimuler ne serait qu'un peu plus. Mais cela ne servit pas à grand-chose, le regard noir se portait déjà vers elle, elle s'apprêta à fermer la porte, car il se dirigea déjà dans sa direction. Elle réduisit l'ouverture à un très mince fil de lumière, elle ne voulait pas se retrouver une fois de plus dans le noir absolu, elle commençait déjà à paniquer quelque peu. Il se trouvait désormais à trois mètres, elle pouvait lire dans son visage qu'il était curieux par la paire d'yeux orange qu'il avait croisé. Elle ne voulait néanmoins pas parler à quelqu'un, elle se demandait déjà pourquoi il ne l'avait pas reconnue, après tout, elle était connue dans son école pour être la fille tête de turc à la couleur de pupille extravagante.

La panique l'envahit peu à peu, devait-elle fermer la porte ? Mais de toutes façon, la cuisine de possédait que deux portes, l'une menant à la grande salle et l'autre, elle y était. Elle fit mine de fermer les yeux, mais garda assez d'espace pour voir entre ses cils. Elle espérait qu'avec le peu de lumière qu'il y avait, elle disparaitrait, même si cette option était peu envisageable. Soudain, quelqu'un se précipita derrière le garçon Germain. Il prit fermement le bras de l'inconnu et l'obligea à le regarder. Celui-ci lui adressa un regard ennuyé et un peu en colère. Germain lui rendit un regard hautain, bien qu'il savait que cela ne pouvait qu'envenimer les choses, mais il ne voulait pas faire le gentil, il devait montrer son autorité, de plus, beaucoup d'adolescents s'étaient tournée pour savoir pourquoi il s'était précipité dehors avec une mine inquiète.

-Que fais-tu là, souffla Germain, en colère.

-Et pourquoi cela t'intéresserait-il ? Ce n'est pas tes affaires, répliqua le garçon en affichant désormais un sourire moqueur.

-Tu ne peux pas sortir, je vous avais prévenu plus tôt, tu es assez suicidaire pour te jeter dans une tempête de neige qui pourrait te tuer en quelque minutes ?

Germain savait bien qu'il ne voulait pas sortir, puisqu'il s'était dirigé vers les cuisines, mais il ne voulait en aucun cas trahir sa sœur. Il jeta un rapide coup d'œil vers elle, il ne la voyait pas très bien dans l'obscurité mais ses lentilles étaient un peu fluorescentes, et il pouvait distinguer deux rond oranges se détacher de l'obscurité. Celle-ci hocha la tête pour signifier qu'elle allait bien. Elle referma la porte à contrecœur, mais elle ne voulait pas se faire voir pas cet inconnu aux cheveux bizarres. Germain reporta immédiatement son regard sur le garçon, qui entre temps s'était libéré de son emprise. Il semblait avoir compris le manège de Germain et le fit remarqur.

-Vous ne nous cacheriez pas quelque chose derrière cette porte ? (il montra du pouce celle qui menait aux cuisines) Je l'ai entraperçu, un regard étrange.

-C'est le chat mascotte du restaurant, il est assez peureux, répondit Germain avec une bonne assurance.

-Ho, ricana le garçon, ça va, j'ai compris.

-Quel est ton nom, et ton âge ?

-Lucas, quinze ans. Je dois m'en aller je suppose.

Germain acquiesça et Lucas partit d'un pas nonchalant. L'ainé comprenait bien que celui-ci n'était pas convaincu, mais l'histoire du chat suffisait pour l'instant. Quand il fut bien sûr que le garçon aux cheveux rouges était parti, il marcha d'un pas rapide vers la cuisine, étant au courant pour la peur de sa sœur dans le noir. Il ouvrit la porte et la trouva, la tête entre ses genoux repliés sur elle. Il posa sa main sur son épaule et celle-ci sursauta, en voyant son frère, elle lui adressa un sourire forcé et se leva d'un bond. Ensemble, ils sortirent de la pièce. Le couloir était légèrement plus éclairer par les fenêtres qui donnaient sur la tempête et les éclairs. Sans un mot, il repartit vers la salle principale, et revint une minute après, accompagné de ses cousins. Edith avait reprit contenance et vint à leur rencontre. Ils s'assirent par terre, dans le couloir en face de la porte. Edith se plaça de manière à ce que personne ne pût la voir si elle sortait de la salle pour une quelconque raison. Elle brisa le silence en première d'une voix déterminée :

- Je pense que vous avez tous compris que je souhaite retarder le plus possible mon arrivée parmi les autres.

Tous hochèrent la tête, la mine grave. Les évènements récents l'avaient prouvé. Et ils ne comptaient pas contester sa décision, après tout, c'était elle qui le voulait.

-Par contre, je n'arriverai pas sans votre aide, ce n'est un secret pour personne. Je ne sais pas comment on va faire, mais pour l'instant, il faut décider de ce qu'il faudra faire après la Tempête. En supposant que se soit bien ça. La survie des autres est primordiale désormais, nous sommes les seuls à pouvoir les aider au mieux.

-Tu as raison, mais il va être difficile de sortir d'ici, parce que ça pourrait bien grouiller de Glouton également. Mais grâce au stand, nous pourrons facilement trouver des armes. Je me demande d'ailleurs comment ils ont fait dans le livre pour en trouver.

Il se tut, il est vrai qu'il y avait des choses que l'auteur n'avait pas décrit, le personnage principal, après un affrontement, était tombé dans un coma de cinq mois. Et, malheureusement, c'était ceux-ci qui étaient les plus importants pour Germain et les autres. Ils allaient devoir tout deviner. Le mystère était aussi grand sur la construction de ville entière avec seulement des enfants.

-Il faudra faire preuve de force pour nous faire respecter, reprit-il, François et Alex, vous faites parties des plus jeunes, tachez d'être durs, ou ils auront vite fait de nous renverser. Et il faut que nous restions unis et surtout, de garder tranquille tout ces jeunes qui seront surement perturbé à cause de la disparition de leur parents.

Et étrangement, même s'ils connaissaient tous leur sort, aucun n'avaient encore pleuré à part Edith qui avait craqué rapidement. Elle était plus fragile malgré le masque d'indifférence qu'elle portait à l'école et qui lui permettait de rester de marbre face aux railleries de ses camarades, et même des plus jeunes qu'elle, ce qui la troublait au plus haut point. Edith était un peu mal dans sa tête, même si elle n'en faisait que rarement paraitre. Mais son accident avec ses parents avait remué le couteau dans la plaie et approfondit la douleur et les doutes qui étaient né en elle.

Edith resta silencieuse, les jambes repliées sur elle, position qu'elle faisait souvent quand elle avait peur ou se sentait triste. Sa tête reposait sur ses genoux et elle serrait ses jambes fortement. Germain lui jeta un reg rd inquiet, mais elle fuyait les regards de sa famille, car ses yeux menaçaient de piquer et de la faire pleurer, un nœud avait déjà grossi dans sa gorge en repensant à Angel, sa sœur. Edith se rendit compte qu'elle ne l'avait pas toujours traitée comme il fallait, et maintenant, celle-ci risquait de devenir soit un Glouton, ou une Cynik, elle ne savait pas lequel serait le pire. Même si au fond d'elle elle savait qu'elle préférait voir sa sœur en Glouton, car, même si elle ne voulait pas se l'avouer, il serait plus facile pour elle ou pour Germain de la tuer, puisqu'ils ne la reconnaitraient probablement pas.

William prit la parole d'un ton plus que sérieux, dans la salle, il avait affiché un sourire rassurant et un calme parfait pour répondre aux questions avant qu'ils ne changent de façon de faire.

-Premièrement, Alex, peux-tu commencer à dessiner un Glouton et si possible, toute les créatures dont tu te souviens le nom et la description, et vite s'il te plait.

Alex hocha la tête et sortit un crayon ainsi qu'un carnet de feuille blanche A4 de son sac. Il emportait toujours ce cahier avec lui au cas où, et parce qu'il ne voulait simplement pas le quitter des yeux, il était le recueil de tous ses dessins depuis plus d'un an, d'ailleurs, il était presque terminé. Il se mit au travail après une rapide remémoration de l'aspect des Gloutons. Des monstres humanoïdes, sauf qu'ils ressemblaient plus aux sharpeis, les chiens avaient d'énormes plis sur toute la peau. Mais les Gloutons avaient aussi hérités de nombreuses pustules répugnantes sur toute la surface de leur corps. Le tout donnait un monstre répugnant, bête et qui tuaient tout ce qu'ils voyaient.

-Deuxièmement, dès que les éclairs squelettiques seront là, reprit William, nous devrons leur expliquer au plus vite ce qu'il arrive ainsi que les premières consignes. Aussi, deux d'entre nous ira chercher des affaires dans votre manoir. Vos katanas premièrement, des sacs, et quelques vêtements, ensuite, ils reviendront ici le plus vite possible, et nous inverserons les rôles. Ceux qui resteront ici expliqueront la même chose aux adolescents dont la maison est proche d'ici. Ho, et il faudra penser à prendre le plus de gros couteau pour les armer un minimum avant de sortir dehors.

Il reprit son souffle, Edith, qui avait tous écouté attentivement son cousin, se dit qu'il était un super stratège et qu'il guidera bien les troupes, c'était un bon point. Alexandro avait écouté d'une oreille mais avait globalement comprit.

-Moi et François iront en premier, je pense qu'il vaut mieux, dit Germain d'un air qui n'inspirait pas à le contredire.

- Mais, au moins, prend les trois katanas, même si c'est lourd, t'arrivera à les mette sur tes épaules, et prends l'attache qui permet de les sangler au flanc, lança Edith qui avait relevé la tête.

Son frère acquiesça, c'est vrai que, comme ça, elle pourrait déjà être plus en sécurité pour aller chercher ses affaires. Il convenait que chacun prendrait ses propres affaires, et comme ça ils éviteraient de prendre des choses en pensant qu'elle serait utile à une autre, alors que pas du tout.

Après d'autres détails moins importants concernant le groupe d'adolescent dans l'ensemble, ils mirent tous les mains les unes au dessus des autres et dirent ensemble :

-Protection, entraide, calme, pour la survie des Pans, ensemble quoiqu'il arrive.

Tel était leur nouvelle devise, comme dan le livre, qui sonnait comme une loi, comme leur nouvelle Loi, qu'ils tacheraient de transmettre et de suivre le mieux possible.