Note de l'auteure: Je suis toujours vivante! J'avais cassé mon ordinateur portable avec le chapitre fini dedans, j'ai donc du attendre que mon père veuille bien aller récupérer les fichiers! En attendant, bonne lecture!


De grands éclairs bleus déchiraient l'obscurité. Mais ce n'était pas des éclairs comme les autres, ceux-ci semblaient posséder des doigts. Ces éclairs descendaient sur la ville et couraient sur le festival. Edith soupira, ils n'avaient plus de secondes à perdre. Elle fit volte-face pour regarder un à un ses cousins, tous attendaient un signal. Elle leur donna avec un air de meneur de troupe.

-Allons-y, vous prévenez les autres, moi je vais commencer à faire l'inventaire de la nourriture.

Edith était déjà partie vers la réserve sans regarder en arrière. Une flamme brulait dans ses yeux, elle était forte maintenant, elle serait aussi une meneuse, et ne serait ni un poids, ni faible. Elle ouvrit la porte de la réserve avec son pied, attrapa le cahier de l'inventaire et commença à répertorier les denrées disponibles.

De leur côté, les garçons n'avaient pas trainé non plus. Germain avait été surpris de voir sa petite sœur avec une telle détermination, ça le rassurait grandement. Elle qui était si faible, il ne voulait pas la perdre. Pourquoi s'acharnait-elle à vouloir disparaitre aux yeux de tous ? Il soupira tout en retournant dans la grande salle. Le chaos qui y régnait le fit revenir à la réalité. En effet, les éclairs squelettiques illuminaient la pièce et tous les enfants présents pouvaient voir ceux-ci parcourir le trottoir. Mais si cela n'avait été que cela. Les éclairs avaient déjà commencé à briser les fenêtres pour foudroyer toute la population. Cette vision d'horreur avait fait débuter un désordre indescriptible dans la salle où, il y avait une dizaine de minutes, tout le monde dormait paisiblement. Germain soupira une nouvelle fois et monta avec William sur le bar, tandis que les deux cadets bloquaient les portes, de toute manière, qui aurait voulu sortir dans un moment pareil ? Germain s'éclaircit la voix et hurla à travers la cacophonie émanant des jeunes.

-Calmez-vous bon sang ! Vous n'allez par mourir ! Vous allez tranquillement arrêter de crier et m'écouter !

Mais rien n'y faisait, personne ne semblait l'écouter. Il porta son regard à Alexandro qui leva les yeux au plafond. Il sortit son pistolet et tira au dessus de lui. La balle disparut dans le béton et le silence se fit de nouveau. Le cadet regarda ensuite son arme et, après avoir de nouveau soupiré, la jeta sur le côté. William prit le relai, son visage fendu par un sourire moqueur.

-Alors, il n'y a que les coups de feu qui semblent vous faire obéir, mais je voudrais juste vous dire que nous ne vous voulons aucun mal. Ecoutez juste mon cousin, c'est tout, dit-il d'un air le plus amical possible.

Germain hocha la tête pour le remercier. Il savait pertinemment que son cousin avait précisé leur lien de parenté pour une raison précise, mais il n'était pas certain ce qu'avait William en tête. Germain reporta rapidement son attention à la foule. Certain enfants avaient toujours les yeux rougis par les pleurs. Il vérifia si ce Lucas était bien présent, oui, il se trouvait dans un coin, seul face à la porte menant à la cuisine. Il démarra donc enfin son explication après quelque dizaine de seconde de silence.

-Donc, je disais, vous ne devez en aucun cas avoir peur. Ceci ne vous tuera pas. Mais par contre, je suppose que vous avez tous remarqué que ce qu'il se passe maintenant n'est pas très normal. Et vous avez raison. Aujourd'hui est un grand jour, ce jour marqué par la Tempête. Il marqua une pause. Dans quelques minutes, vous ne serez plus des enfants. Dans quelques minutes, vous serez des Pans, fils et fille de Peter Pan. Cette tempête va changer à jamais la Terre.

Il laissa de nouveau un temps pour laisser passer les murmures. Il essayait en même temps de trouver les mots justes, ça allait être dur pour eux, bien sûr, ils n'y croiraient pas, mais il fallait leur dire quand même. Il prit une grande inspiration et dit tout d'une seule traite, la tête haute et les traits fermés, même si une lueur dans ses yeux trahissait sa tristesse.

-Dans quelques minutes, nous seront tous foudroyés, pas d'exception, vous n'y échapperez pas. Et vos parents non plus. D'ailleurs, oubliez-les dès maintenant, car après votre réveil, ils ne seront plus vos parents. Ils ne voudront plus de vous, se seront des monstre, au sens propre ou au sens figuré. Acceptez-le maintenant ou vous n'arriverez pas à faire face.

Des exclamations et des rires s'étaient manifestés dès les premiers instants. On les insultait, se moquait d'eux et les traitait de fous.

Germain sourit douloureusement, non, ils n'acceptaient pas. Ses poings se fermèrent. Ils ne voulaient rien entendre, hein. Ses yeux étaient clos. Si la manière douce ne marchait pas, il allait leur faire comprendre autrement. Il ouvrit les yeux, son visage déformé par la colère. Il continua d'un ton pour l'instant calme.

-Vous ne comprenez pas, ou vous ne voulez pas comprendre ? Nous avons fait tout ça pour vous, nous voulions vous aider, et vous ne nous croyez pas ? Il hurla en désignant d'un geste rageur la foule. Vous ne voulez pas nous croire ?! Regardez dehors bande de gamin ! Vous trouvez ça normal que des éclairs en forme de main détruisent des fenêtres ?! Non, bien sûr que non ! Vous êtes stupides de vous accrochez à vos certitudes ! Il se calma un peu, la foule s'était tue complètement. Vous serez toujours en danger maintenant. Moi et mes cousins, on voulait vous aider, mais vous nous rejetez. Ca va, j'ai compris, nous allons vous laissez crever dehors mangés par des monstres. Ou connaitrez-vous bien pire que la mort ? Il laissa sa phrase en suspension, imaginant en même temps toutes les fins horribles qu'ils pourraient bien connaître. Vous prenez tout ça à la légère. Ca vous perdra. Il parcouru la foule d'un regard glacé. Bientôt, votre survie sera votre priorité. Vous ne voulez pas voir la vérité en face, très bien, mais ne venez pas pleurer quand vous découvrirez que vos parents essayeront de vous tuer.

Il se tut, les poings fermés. Il avait dit tous ça, mais comment le prendront-ils ? Il avait peut-être tout gâché en disant le fond de sa pensée. Un silence pesant s'installa, il sentait le regard de William sur lui. Il avait tout fait raté, ils allaient tous partir par sa faute. Mais au lieu de cela quelqu'un se leva, c'était la fille qui leur avait posé une question plus tôt, Aurélie. Elle ne semblait ne toujours pas avoir peur. Elle s'avança près d'eux et fit volte-face vers tous les autres. Un éclair illumina encore la scène. Elle prit la parole d'un air sérieux :

-Ils ont raison ! Et je sais pourquoi ils savent tous ça, ça vient d'un livre. Tout se passe exactement comme dans un livre ! Je l'ai lu, et je sais que c'est vrai. Nos parents… Sa voix se cassa un peu, pour les plus proches d'entres les adolescents, ils pouvaient voir que des larmes montaient à ses yeux, mais ne coulaient pas. Nos parents, il faut les oublier, ils ne seront plus comme avant, ils voudront nous tuer. Ils disent vrai, je suis sûre qu'ils veulent nous rassembler comme dans le livre, ils veulent juste nous aider…

Elle reprit sa respiration et, soudainement gênée, se rassit à sa place vite fait. Germain la regarda avec reconnaissance, il était vrai que le fait qu'une autre personne ait lu le livre avait du traverser l'esprit de l'ainé. Trois autre personnes se levèrent pour approuver se qu'elle venait de dire. Il sourit tristement, ils semblaient commencer à le croire. Un silence encore plus pesant s'était installé. Germain tourna la tête vers son cousin, il s'était assis sur le bar, la tête baissée et les mains sur les oreilles. L'ainé se tourna vers les cadets et put voir qu'ils baissaient également la tête et se bouchant les oreilles. Oui, eux avaient vite compris que maintenant le message était passé.

Un concert triste de sanglot arriva aux oreilles de Germain, il recula d'un pas. Tous, tous pleuraient. Des larmes lui vinrent aux yeux, trop de tristesse. Il regarda autour de lui, même Lucas avait des larmes qui perlaient au coin de ses yeux clos. Il avait les bras croisés et était très tendu. Il aperçu qu'Aurélie essayait de réconforter ses amis, elle les prenait dans les bras. Mais des larmes coulaient aussi sur ses joues, un plutôt un seul sillage était visible. Elle était forte mais c'était dur de résister, surtout avec ce bruit de lamentation qui lui brisait le cœur. Mais lui ne pouvait pas se résoudre à échapper à se bruit. Des larmes roulèrent sur ses joues. Lui aussi devait évacuer sa tristesse et commencer à oublier. Il murmura :

-Adieu, Angel, moi et Edith, même si par moment elle pouvait sembler te détester, nous t'aimions comme la mère que nous n'avons jamais vue.

Il regarda ses cousins, ses cadets pleuraient beaucoup plus que les autres, mais restaient droits. Quand à William, quelque larmes étaient tombées, mais il semblait murmurer une chanson pour se calmer. Il regarda par la porte de la cuisine. Sa sœur était là, juste derrière la porte, il pouvait voir à la lueur de sa bougie qu'elle pleurait aussi, mais que ses oreilles n'étaient pas bouchées. Il sourit tristement. Dans le livre, ils n'étaient pas si tristes de perdre leurs parents. Pourquoi cela faisait-il si mal ? Il savait depuis qu'il avait commencé à neiger que cela devait se passer ainsi. Mais c'était douloureux. Cela faisait mal de perdre sa sœur qu'il avait considéré comme une mère. C'était douloureux de voir tous ces enfants pleurer leurs parents.

Des bruits de verres brisés se firent de plus en plus fort, ils arrivaient, c'était le moment. Il respira fort et dit à la foule :

-Acceptez la « mort » de vos parents. Vous êtes dorénavant des Pans, et nous resterons ensemble quoiqu'il arrive. Nous, ma famille, ne vous abandonnerons jamais. Je vous le promets.

Il regarda fièrement la foule, ou, il avait bien fait de leur dire. Et il remerciait Aurélie pour avoir eut le courage de venir leur dire tout cela. Elle et sa crinière bouclée brune comme un lion

. Elle était forte mentalement, elle pouvait combattre, il avait vu juste.

Les bruits se rapprochèrent, les éclairs se faisaient de plus en plus fréquents. Il ferma les yeux, une larme coula encore. Il se demandait de quelle altération il allait être doté. Il espérait qu'elle pouvait l'aider à protéger sa sœur. Il inspira profondément. Toutes ses larmes étaient nécessaires pour les aider. Il entendit du verre se briser non loi du bâtiment, l'éclair était là. L'ainé vit les cadets se jeter dans les bras de William. Germain décida de courir vers sa petite sœur dont les larmes avaient cessés de couler. Il la prit dans ses bras.

-J'ai peur, j'ai peur de ce qui va arriver, murmura-t-elle.

-Non, tout ira bien, tu verras, on s'en sortira.

Il savait que ces paroles n'étaient pas entièrement vraies. Il ne pouvait pas prévenir de la suite des événements. Peut-être allaient-ils tomber dans une embuscade ou d'autres enfants allaient-ils essayer de se rebeller sans raison, plongeant le groupe dans le chaos ? Il ferma les yeux. Les fenêtres se brisèrent et deux éclairs traversèrent tous les enfants présents dans un unique cri de peur de ceux-ci.

Edith se réveilla dans les bras de son frère. Celui-ci était évanouit, comme tout les autres après un rapide balayage de la salle. L'esprit d'Edith était embrumé, mais elle commença à secouer violement son frère pour qu'il se réveillât. Malheureusement cela ne marchait pas. La cadette décida donc d'opter pour une manière plus radicale et le gifla. La claque le fit sursauter et par réflexe, il bascula Edith et sortit son couteau. Rapidement, il reprit ses esprits et décolla l'arme de la joue de sa sœur. Les vieux réflexes de quand il faisait du self défense. Il sourit à sa sœur en se relevant et en relevant celle-ci.

-Désolé, les reflexes ont la vie dure, dit-il en frottant l'arrière de sa tête.

Mais Edith ne dit rien, en vérité elle luttait pour ne pas retomber en pleurs. Elle ne devait pas, elle était forte, mais elle avait toujours si peur. Rien quand voyant la pièce, cela déclenchait quelque chose en elle. Les fenêtres étaient brisées, une épaisse couche de neige était rentrée dans la pièce principale, ensevelissant plusieurs enfants au passage. Un autre déclic se fit dans la tête d'Edith. Elle courut vers les pauvres adolescents que la neige recouvrait presque entièrement et commença à les déneiger. Son frère la rejoignit peu après pour l'aider. Il l'envoya réveiller le reste de la famille et lui dit qu'elle se cacher de nouveau mais de cette fois-ci commencer à rassembler la nourriture dans le couloir le plus discrètement possible. Ils s'étaient convenu de manger en premier les denrées périssables, et de garder les boites de conserves pour les jours de voyages, bien sûr, ils allaient devoir quitter leur grand village isolé dans une forêt pour repartir en ville, et pas n'importe quelle ville Cannes. Edith courut à travers le hall en voyant quelques adolescents tousser et renifler. Il ne fallait pas qu'elle soit vue, sinon elle était perdue, surtout avec ce Lucas qui ne lui inspirait rien, peut-être serait-il un traitre ? Elle secoua la tête, pourquoi penser cela ? Ce n'était pas le moment. La cadette poussa la porte de la réserve, le calepin qu'elle avait posé sur un tonneau de petit pois était toujours à sa place. Elle le reprit, ici, il n'y avait malheureusement pas beaucoup de conserve, c'était un restaurant après tout, et qui plus est, gérer par sa famille. Elle laissa tomber le calepin par terre et s'avança devant les étagères remplies de nourritures fraiches. Elle passa devant les énormes frigos, il ne devait plus rester grand-chose dedans, surtout depuis la coupure de courant.

Alors qu'elle avait rassemblé la vingtaine de boite de conserve du restaurant dans un grand sac, elle entendit des bruits de pas. Et ils rapprochaient, Edith regarda autour d'elle à la recherche d'une cachette, en vain, il n'y avait que des étagères, des boites, des tonneaux et des sacs. La porte s'ouvrit, elle se retourna par reflexe étrange. Pourtant, elle reconnut la voix immédiatement et se retourna en soupirant François. Il lui sourit et Edith ne sut lui rendre qu'un mince sourire. Il avait enlevé ses lunettes, était-ce un des effets de la Tempête ? Le livre n'avait peut-être pas tout révélé. Comme s'il lisait en elle, il dit d'un air plutôt soulagé :

-Je vois mieux, ça doit être la Tempête, enfin, de toute façon, je ne voyais pas si mal que ça !

Un silence s'installa coupé par les reniflements des cousins, François se décida à le couper rapidement et s'approchant pour prendre le sac de conserve. Il ouvrit la porte, ce qui fuit bouger instantanément Edith de deux pas pour se retrouver hors de vue du couloir. Cela les fit rire, elle commençait déjà à prendre des précautions inconscientes, comme un animal. François posa le sac au pas de la porte et la referma. Il se dirigea enfin vers le reste de la nourriture et commença à tout fourrer dans les sacs.

-William m'a envoyé prendre les provisions, ils ont presque réveillés tout le monde, ils sont frigorifiés, il faut quelque chose pour les réchauffer, mais en attendant, notre rôle est de rassembler cette fichue nourriture. Germain m'a dit qu'après ça, tu dois rester dans la réserve jusqu'à qu'on vienne te chercher.

Edith hocha la tête et rejoignit son cousin pour rassembler les précieuses denrées. C'était en fait le cousin avec qui elle était le plus proche. Elle lui disait beaucoup de chose, et il savait bien gardé les secrets. Ils se comprenaient, même si lui n'avait pas la même situation familiale qu'elle. A vrai dire, il passait le plus clair de son temps avec William et Alexandro. Ils habitaient dans la même ville, et leurs parents, en plus d'être sœurs, s'entendaient bien mieux entre elles qu'avec les parents d'Edith. Elle les comprenait sur ce coup-là.

Germain était décidé, il devait s'imposer. Il l'avait remarqué assez rapidement, ou n'était-ce que son imagination ? Il ne savait pas, et cela se révélait très handicapant. Le problème était le suivant : il avait l'impression que William prenait bien trop de place dans l'organisation, il semblait vouloir tout faire lui-même, tout décider. En gros, être le chef, seul. Et cela ne plaisait pas du tout à Germain qui avait imaginé un partage équitable des taches et du pouvoir. Il pensait pourtant que William était du même avis, et il doutait. C'était à s'arracher les cheveux. Il se secoua, ce n'était pas le moment de penser à ça.

Il avait envoyé François aider sa sœur dans la réserve. C'était mieux comme ça. Il fallait pourtant qu'il se dépêchât, car ils devaient faire le premier tour pour leur affaires ensemble. Mais quand comptaient-ils partir ? C'était presque le chaos ici ! Ils avaient leur plan, mais comment le mettre à exécution ? L'ainé ne savait pas, ça aussi c'était dérangeant. Il jeta un coup d'œil à William qui parlait, le visage fermé avec deux autres garçons qui étaient à coup sûr plus âgés que lui. S'ils savaient, Germain se demandait bien comment ils réagiraient. Quelqu'un l'interpella, il se retourna et vit qu'il s'agissait d'Aurélie. Il lui sourit en inclinant la tête.

-Je te remercie d'être intervenue, seul, je n'y serais pas arrivé, dit-il avec reconnaissance.

-Ce n'est pas grave, je n'imaginais pas ce qui aurait pu arriver s'ils n'avaient pas compris ça plus tôt ! Quelle bande de crétin !

Germain haussa les sourcils alors qu'elle s'en allait, depuis quand était-elle comment ça ? Son sourire était joueur, confiant, un peu moqueur sur les bords… Avait-elle, sans ses parents, un poids en moins ? Il y avait en tout cas quelque chose qui l'avait changée. Il la rajouta à la liste des aptes à combattre.

Tous les adolescents étaient réveillés, remis de leur émotions et rassembler entre les décombres. Dans le silence, on pouvait entendre les bruits des gloutons qui rôdaient déjà. Cela ne rassuraient ni les pauvres Pans perdu, ni la famille. Germain expliqua la suite des évènements. Un silence de mort régnait dans la foule, ils gobaient ses paroles pour ne pas en perdre une miette. L'ainé expliqua qu'une partie des Pans allaient partir chercher leurs affaires, et ceux qui habitaient trop loin devaient accompagner les autres pour plus de sécurité. Quand ilo eu finit, il sépara le groupe en deux. William prit alors la parole :

-N'oubliez pas, courez dans votre maison, fuyez tout ce qu'il ressemble à vos parents ou à des chiens-serviettes de bain et armé vous en premier lieu. Allez chercher le plus grand sac et prenez habits, et boites de conserve, c'est le minimum. Germain et François vont accompagner le premier groupe, vous devez rentrer ici le plus vite possible. Et surtout ! Ne prenez pas que de chauds vêtements, vous n'en aurez besoin que peu de temps !

Tous hochèrent la tête, ils n'étaient pas rassuré, pas du tout. Mais il fallait bien faire avec. Germain parcourut son groupe. Tient tient, Lucas et toute sa clique. Pourtant, celui-ci ne semblait pas rester avec eux, c'était à moitié une bonne nouvelle. Mais il était avait lui et c'était, ça, une bonne nouvelle. Tous ensemble, ils partirent dehors à grandes enjambées et en grelottant.