Cavalier : Centre-ville de Collinsport ! Centre-ville !

Avec un enthousiasme dépassant toutes mes espérances, je pris mon léger sac de servante et sauta or de la calèche pour humer l'air frais de l'océan qui m'avait tant manqué, et enfin découvrir ma nouvelle ville avec des étoiles plein les yeux. J'étais enfin arrivée dans le Maine, j'avais enfin quitté mon île. J'avais enfin tiré un trait sur mon passé. La calèche partit aussi vite qu'elle était arrivée, dans un vacarmes de sabot. Je me trouvais sur la place du marché, sur le bord de ce magnifique océan s'étendant à perte de vue devant moi avec tous les bateaux de pêche arrivant des quatre coins du monde déposer leurs marchandises. Sur cette grande place étaient rependue des étalages de fruits, légumes, viandes, tissues et surtout de poissons, outils de pêches et de débarquement de marins. Je posa mon sac au sol en m'accroupissant et repoussant tous mes cheveux en arrière et fouilla le fin fond de mon simple bagage dans l'espoir de retrouver le petit papier qui avait changé ma vie.

« Lord Edward Shelton, puissant directeur de ventes d'épices de Collinsport recherche servantes futée et agile pour travaux ménagers diverses dans le manoir familiale, pas de limite d'âge »

Un immense est magnifique sourire étira mon visage. Ma vie allait changer, je le sentais. Il fallait maintenant que j'arrive à trouve le grand manoir de ce Lord pour proposer mes services et espérer être gardée. Je fourra le papier dans ma poche avec précipitation et m'apprêtais à partir quand un immense coup de vent renversa mon sac et éjecta le seul livre que j'avais emporté sur le sol. Les passants ne le ménagèrent guère, et je pensa en cet instant ne plus jamais pouvoir le relire, quand, accroupie sur le sol, j'aperçu un homme se baisser et le récupérer délicatement. Je récupéra vite mon sac et essaya de me faufiler jusqu'à lui, quand il disparut. Je tenta de le chercher du regard, mais nul traces de lui à l'horizon, je commença à sentir le joie me quitter peu à peu, quand une légère pression sur mon épaule me fit sursauter.

? : Je ne voulais vous faire peur, veuillez me pardonner Mademoiselle…

Je resta statique devant cet homme. Il avait des cheveux noir comme la suie, ainsi que des prunelles profondes, une peau pâle, un sourire charmeur et devait avoir 19 ans. Je devina à sa prestance et à ses habits qu'il était de famille noble, aisée, soigné, tout le contraire de moi, la pied nu, une simple robe blanche salit par le voyage, à peine 15 ans, la peau métissée et crasseuse et des cheveux, d'or habituellement, mais tellement sal qu'ils en étaient noir de charbon, atrocement long qui, par une frange, cachaient mes yeux. Il me dévisagea autant que moi, surpris de mon accoutrement, mais en l'observant bien, je découvris des traits tirés, comme qu'il était préoccupé .

Moi : Vous êtes tout excusé (baissant la tête respectueusement et gênée)

? : J'ai, par le biais du hasard, trouvé ceci au sol (me montre le petit livre) Serais-ce le vôtre ?

Je souris à la vue de mon carnet et le récupéra en hochant la tête. Je ne pu m'empêcher de sourire après son geste. Il parut décontenancé devant mon sourire, et ses trait trahissait de plus en plus ses préoccupations. Que pouvait-il bien avoir ?

Moi : Je vous remercie mille fois, et vous suis très reconnaissante.

? : Vous avez l'air d'y tenir beaucoup mon enfant.

Moi : En effet, c'est précieux pour moi.

? : N'y voyez aucune atteinte à la vôtre intimité mais… Pourquoi est-il vide ?

Parce qu'il avait regardé en plus… Beau et sournois. Je me mis à rire d'un rire malicieux.

Moi : (souriant) C'est symbolique. Je compte commencer ma vie ici et y écrire chaque jour qui passe.

? : Pourquoi ne pas y écrire la passé, et tant qu'à faire l'avenir ? (léger sourire d'incompréhension)

Moi : (rire d'enfant) Car Monsieur, chaque jour devrait se vivre comme si c'était le dernier ! Il faut profiter de chaque jour, chaque heure, chaque seconde…

? : (étonné) Vraiment ? Vous ne prévoyez jamais le lendemain ?

Moi : Jamais, je me laisse surprendre par la vie… Comment faite vous, vous ?

? : … L'on me prévoit mon avenir depuis ma naissance, e ne fais que suivre ce plan tracé dans mon destin…

Moi : Vous ne vous laissez jamais surprendre ?

? : Ca m'est arrivé dans ma jeunesse, je dois l'avouer.

Moi : (souriant) Les préoccupations de la vie ne sont que passagères monsieur, laissez-vous surprendre par le lendemain, et tous s'arrangera.

Il parut décontenancé devant mes dernière parole, et me regardait étrangement. Il se demandait comment je savais tout ça de lui, je le voyais sur son visage. Puis il se radouci. Il semblait étonné de ma vision du monde, mais sa surprise et sa méfiance qui s'ancraient dans ses traits se transformèrent en un grand sourire et contre toute attente, il prit ma main. Je fus surprise, gêné, puis flatté qu'un homme de son rang puise s'intéresser à une vulgaire servante.

? : Je vous souhaite bonne chance jeune fille.

Pour mieux le voir, et pour mieux y croire surtout, j'écarta ma frange avec ma main et le fixa avec un grand sourire. Il resta bouche bée devant moi. Je commença à m'inquiéter, qu'avais-je bien pu faire pour qu'il paraisse choqué à ce point-là ?

? : Vos yeux sont… Incroyablement beaux…

Je rougis, c'était la première fois que l'on me disait cela, et surtout qu'un homme comme lui me faisait un compliments. Je baissa la tête, gênée, mais il la redressa pour plonger ses yeux dans les miens.

? : Comment se fait-il que vous ayez des yeux violet aussi rare mademoiselle ?

Moi : (petit sourie) c'est magique…

Et sur ce, je me libéra de lui pour partir. J'étais atrocement gênée qu'il m'est vue dans cet état épouvantable, mais je sentais comme des tourbillon dans mon ventre. Je remit le petit livre dans mon sac d'une main tremblante, je saurais quoi écrire en ce premier jour de ma nouvelle vie.