Il était là, en face de moi, habillé de noir avec de légère nuance de gris, un sourire charmeur en coins, discutant avec une jeune femme brune avec de magnifique anglaise qui était dos à moi. Mes mains tremblaient tellement que je pensa ne pas réussir à poser le plateaux. Lucia ne m'avait pas remarquée, alors je retourna en tremblant dans la cuisine presque en courant. Il ne pouvait pas me voir comme ça, c'était impossible, mes cheveux étaient à nouveaux noir de charbon car j'avais nettoyé la cheminée, ma peau était foncée par la suie et ma robe de guenille. Je sentis toute ma joie de vivre s'envoler.

Lucia : (entrant dans la salle) mais enfin que fais-tu !

Lucia, mon dernier espoir !

Moi : Lucia ! il faut que tu m'aide !

Lucia : qu'est-ce qui t'arrive !

Moi : … Je te le dit à une condition !

Lucia : (acquiesçant)

Moi : Fais-moi belle comme lors du jour de marché !

Lucia : Quoi ?! mais nous avons le service à faire et…

Moi : Ils sont tous en train de parler et de boire, ils ne remarqueront rien !

Lucia : Raphaël il…

Moi : S'il te plait…

Je la regarda avec un regard suppliant. Elle finis par céder et à remplir la bassine dans laquelle elle m'avait lavée. Au bout de 15 minutes, elle m'avait déjà entièrement métamorphosée. Mes cheveux blond ondulaient gracieusement tous le long de mon dos, ma peau étaient satinée et douce, et elle me donna une robe qu'elle avait fait il y a quelques mois, rose pâle avec de la dentelles sur le bas et des petites sandales blanches. Je la pris dans mes bras pour la remercier.

Lucia : Maintenant, tu vas me dire ce qu'il t'arrive !

Moi : … Il est là.

Lucia : Qui est l… (comprenant et se décomposant) Comment ça IL ! IL n'était pas partit ?!

Moi : C'est ce que je pensais ! Mais apparemment non…

Lucia : Montres le moi !

Moi : Il faut que j'aille le voir…

Lucia : D'abord montres le moi !

Moi : tu n'auras qu'à me suivre du regard !

Lucia : Non Raph…

Trop tard, jetais déjà partit dans la salle, guettant du coin de l'œil le Lord, qui ne m'avait pas remarqué et parlé avec je ne sais qui. Je pris une profonde respiration et partit vers le fond de la salle, là où je l'avais vu, mais il ne restait que la fille. Je le cherchais toujours des yeux avant de l'apercevoir, me fixant avec étonnement. Je fus paralysée par son regard, mais réussit à dessiner un petit sourire sur mes lèvres avant de détourner les yeux, me trouvant plus que ridicule. Lucia avait raison, je ne devrais pas être là. Je m'apprêtais à partir quand il vint vers moi, un petit sourire aux lèvres en me baisant la main. Mon cœur explosa.

? : Pardonnez-moi cette imprudence, Saphir, mais vous êtes très en beauté ce soir…

Moi : (faisant une révérence tout en le fixant) Ne devriez-vous pas garder ces imprudences pour les femmes les désirant ?

Il me fit un sourire malicieux, tandis que je guettais le Lord, toujours très occupé.

? : Alors vous vivez ici ?

Moi : … Et bien… Oui, si l'on veut.

? : ?

Moi : Je vis ici quelque fois par semaines… Pour aider le Lord quand il a besoin d'aide.

Je me surpris à dire n'importe quoi… mais il ne sembla pas douter de ma bonne fois. S'il savait. Pour me donner une contenance, j'attrapa un verre que j'avais servi quelques heures avant et en bu une ou deux gorgées pour me détendre.

? : C'est une très jolie demeure en tout cas, j'en serais presque jaloux ! (petite rire)

Moi : (souriant) Si vous saviez le temps que ça prend à nettoyer…

? : ? Comment savez-vous ça ?

Moi : (réalisant mon erreur) Heu… c'est une des servante qui me l'a dit ! (petit rire) A quoi vous attendiez vous ?

Il rit devant mon ma réponse et mon sourire gêné et j'eus le sentiments de m'en être à peu près sortit.

? : Je ne vous avez jamais vraiment vu avant cette semaine…

Moi : (petit sourire mystérieux) Il fallait mieux regarder.

? : (riant) Vous venez d'arriver ?

Moi : Oui, je viens d'arriver de Guadeloupe !

? : De Guadeloupe ? (souriant) Ce qui explique vos magnifique yeux !... Et votre peau magnifique (caressant mes doigts posé sur la table)

Je rougis et retira doucement ma main. Ses compliments étaient… osés !

? : J'ai rencontré une jeune fille sur la place de ville il y a peu, elle avait perdu un carnet. Je l'ai aidée et j'ai vu ses yeux, magnifique. Elle était belle, et pleine de vie, un peu comme vous !

Etonnant qu'il n'ait pas fait le lien. Quoi que plutôt mieux, car comme ça il ne sait pas c'était moi la crasseuse. Il me fis un grand sourire avec un regard lourd de sous-entendues.

Moi : (détournant le regard, gênée) Vous êtes un grand charmeur…

? : N'aimez-vous pas être charmée ?

Moi : (demi sourire) Je n'apprécie pas les sortilèges des autres.

? : Dans ce cas-là charmez-moi !

Moi : je ne vous donnerez pas ce plaisir désolé…

Il souriait de plus bel devant ma répartit et mon audace, et je me sentais de plus en plus gênée, mais c'était si excitant…

Moi : Vous vivez en ville ?

? : Tout à fait, dans le…

Lord : Barnabas ! Mon vielle ami !

Je sentis mon esprit se décomposer. Je me retourna et vis le Lord, souriant devant Barnabas. Ce nom me dit quelque chose. Je me ressaisit le plus vite et ramassa les verres vides en cachant mon visage avec mes cheveux. Le lord ne fis pas attention à moi, mais mon bel inconnue plus si inconnue que ça me regarda étonné. Je partit sans un mot avec les verres à la main, et dépitée. Je lui parlais, j'avais enfin réussit à nouer un dialogue ! Pourquoi tout ça devait-il s'arrêter ! J'arriva en cuisine presque atterrée, ma double identité avait été découverte !

Lucia : Raphaël ! Raphaël !

Oh non, j'allais devoir lui expliquer en plus de ça…

Moi : Lucia, pas la peine de me faire la moral, je sais très bien que…

Lucia : (tremblante) non Raphaël, ce n'est pas ça, cet homme que tu convoite, c'est Barnabas Collins ! Le plus riche dirigeants de la ville !