Traductrice : Hermi-kô

Auteur : Operation-Villainous (aka ShadowDemon-Gengar)


Note de l'auteur : Balles en sucre est un recueil d'intrigues auquel j'ai répondu durant le « Kink Meme » de la communauté Livejournal HiruMamo. Pendant que je publierai ce que j'ai déjà écrit, je compte répondre à ceux que j'ai négligés, ainsi qu'à mon « Kink Meme » personnel. Devinez ce que ça veut dire ? Vous pouvez me donner vos propres intrigues pour que j'y réponde.

Je veux utiliser ceci comme une opportunité pour me remettre à écrire de nouveau, et j'aimerais que vous participiez ! Tout ce que vous avez à faire c'est de m'envoyer vos idées d'intrigue par com ou MP, me laissant champ libre pour y mettre ma touche personnelle. Le « kink » est une phrase spécifique, un dialogue en particulier ou une situation donnée que vous voulez définitivement que j'intègre à l'histoire, indépendamment de la tournure des évènements.


Pour Bar_Ohki :

L'intrigue : Des oreillers et l'un des appareils d'Hiruma.

Le kink : L'utilisation des oreillers.

Le rating : N'importe ; Juste pas de viol


Elle s'immobilisa, levant les yeux. Derrière elle, elle pouvait entendre le boucan causé par une brutale bataille de polochons de l'autre côté du mur; cela la fit sourire.

« Meurs, Sena ! »

« HI ! »

« YA-TA ! A l'aube du match décisif contre les Amériques, un immense tournoi de batailles de polochons ! »

« Ano… c'est bien de faire ça, vous croyez… ? »

« Oui. Je pense que c'est optimal. S'échauffer modérément et se coucher tôt sont de bonnes choses. »

« HA ! Un coussin trident ! »

Elle pressa sa paume contre ses lèvres, étouffant un ricanement alors qu'elle entendait les garçons jouer dans la chambre d'à côté, à grands coups de cris de guerre, de sarcasmes et de mugissements victorieux.

Secouant la tête, toujours souriante, elle se déconnecta du boucan ambiant en s'enfonçant dans ses oreillers. Pas les siens, en fait –ceux d'Hiruma-kun.

Elle baissa les yeux sur l'ordinateur, ouvert et en équilibre sur ses jambes en tailleur, surfant le net sans but en attendant que son propriétaire rentre.

… Elle pinça un peu les lèvres, sentant l'habituel pincement d'irritation qui l'étreignait en y repensant : Il lui avait ordonné froidement de rester là à garder ses affaires pendant qu'il allait faire un tour. Il avait paru beau, vêtu d'un frais costume noir, les tons obscurs relevant le teint pâle de sa peau et la blondeur électrique de ses mèches. Mais son apparence n'avait en rien apaisé son indignation vis-à-vis de son impolitesse. Ne pas ajouter le mot « s'il-vous-plait » à la fin de sa « requête » avait été une chose, mais il avait eu l'indélicatesse de se barrer alors qu'elle lui demandait gentiment où il comptait aller.

« Hum, » grogna-t-elle. Franchement, c'était si difficile que ça d'être poli pour une fois ? Évidemment, elle aurait fait tout ce qu'il voulait… mais ça aurait été sympa de l'entendre demander au lieu d'exiger.

Elle leva les yeux lorsqu'elle entendit un cliquetis et vit la poignée tourner avant que la porte ne s'ouvre, dévoilant le Démon en personne.

Elle sourit en le voyant, mais elle fut rapidement ignorée quand le quaterback à la coiffure hérissée ferma la porte avec le pied et traversa la pièce en grandes enjambées pour rejoindre le dressing ; ses longs doigts fins desserraient sa cravate tandis que de l'autre main, il tirait sa chemise hors de son pantalon.

Tout en l'observant silencieusement, elle fut soudainement frappée par l'image d'un mari rentrant à la maison après une journée au boulot, sa femme l'attendant avec un sourire plaquée sur la figure et les bras grands ouverts, prête à l'écouter.

Elle eut un haut-le-cœur, troublée au plus haut point, ses yeux exorbités.

« Oi. »

Elle eut le rouge aux joues, alors qu'elle levait les yeux avec hésitation. Elle devint littéralement cramoisie : Il était debout au pied du lit, la regardant avec insistance alors qu'il retirait nonchalamment sa cravate de son cou, débraillé mais d'une façon sexy avec ses manchettes déboutonnées, sa chemise sortie et sa veste ouverte.

Se raclant la gorge, elle éteignit l'ordinateur portable et le ferma.

« Je pense… que je vais y aller maintenant, » murmura-t-elle, plaçant l'appareil sur la table de chevet et descendant du lit. Elle était consciente d'être dans son pyjama enfantin à imprimé de canard alors qu'il se tenait à quelques pas seulement, prêt à se déshabiller complètement. « Bonne nuit, Hiruma-kun. »

« Tsss. Qu'importe. »

Elle s'immobilisa et ses lèvres s'amincirent. Elle regarda par-dessus son épaule, une étincelle rageuse dans les yeux, alors qu'il s'asseyait sur le lit et lui tournait le dos, se baissant pour défaire les lacets de ses chaussures, sans doute.

« Vas-tu me dire merci à la fin ? » L'interrogea-t-elle doucement, ses yeux bleu cristal se plissant et son menton se relevant comme avec un air de défi.

Lorsqu'il se contenta de l'ignorer, balançant une chaussure puis s'attaquant à l'autre, elle sentit une grosse boule de rage se former au creux de son estomac. Oooh, quel odieux personnage ! Une brute qui ne montrait jamais aucun signe de gratitude pour quoi que ce soit qu'elle lui faisait ! Oh, qu'elle lui aurait tiré les oreilles si elle avait été sûre qu'il ne se vengerait pas à coups de chantages vicieux. Peut-être devrait-elle le pousser tout simplement du lit à la place ? Ce serait bien… le faire tomber sur ce derrière qui méritait un coup de pied bien placé !

Ou alors…

Tremblant de frustration contenue, elle se glissa discrètement le long du lit, attrapa l'un des gros oreillers des deux mains, prit du recul… et puis mit toute sa force dans son mouvement, l'oreiller entrant lourdement en collision avec le crâne de cet ingrat.

Un juron de surprise s'échappa d'entre ses lèvres, suivit de près par la chute lourde du capitaine large d'épaules glissant du lit pour s'affaler sur le sol.

Avec un rictus de contentement, se sentant désormais bien mieux, elle tourna les talons et marcha jusqu'à la porte, s'exclamant à nouveau joyeusement : « Bonne nuit, Hiruma-kun ! » Finalement elle ferma soigneusement la porte derrière elle, son rictus s'élargissant seconde après seconde.

Elle devrait penser à remercier les garçons le lendemain. Après tout, qui aurait cru que taper quelqu'un avec un polochon ferait autant de bien ?


Note de la traductrice : Grace à la review de Misete il y a deux jours, me demandant la suite de « Châteaux de sable paradisiaques », je suis retournée sur le profil de l'auteur. Et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu'il (je suppose) était revenu sur le site avec de nouveaux textes ! Et il a enfin répondu à mes messages ! Je vous annonce donc que j'ai officiellement le droit de traduire les fics de ShadowDemon-Gengar, connu désormais sous le nom de Operation-Villainous et auparavant sous celui de Professor-MouthRot. Vous aurez donc prochainement le second chapitre de cette fic ainsi que, je l'espère, d'autres bon textes de cet auteur. Moment historique car c'est grâce à Gunsmoke Signals que j'ai décidé de me lancer dans la trad amateur. (Oui, le chapitre avec Youichi sous la douche m'a fait craquer, je dois bien l'avouer) ^^ Miki bozu à Yuki-604 qui reprend du service après de longues vacances et m'a corrigé en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire ! Bonne lecture !

*Hermi-kô***