Love, a wonderful destiny.

Chapitre I.

- Mademoiselle Calliope Iphigenia Torres, major de sa promotion !

Un tonnerre d'applaudissement se fit entendre. Callie se leva, se dirigea vers le pupitre monté sur l'estrade, serra la main du directeur et s'approcha du micro. Sa gorge se noua, mais elle arriva à bafouiller ces quelques mots :

- Merci beaucoup... Je... J'ai passé une année extraordinaire... J'ai rencontré beaucoup de gens... J'ai aussi beaucoup travaillé... Et... Aujourd'hui, je suis là, un diplôme de médecine à la main... Merci.

Elle s'éloigna peu à peu du pupitre, les larmes aux yeux, fixant son père. Il releva la tête et sourit, avec énormément de fierté.

À la fin de la cérémonie, les étudiants se dirent un dernier adieu avant d'aller rejoindre leur parent. Callie se dirigea vers Carlos, son père, qui l'attendait les bras ouverts. Ils se serrèrent l'un contre l'autre avec une immense joie. Carlos n'arrêtait pas de féliciter sa fille et lui promit une merveilleuse récompense.
Après ces longues embrassades, Carlos emmena sa fille dans un restaurant chic de la ville. Une fois arrivés, ils s'installèrent tous les deux à une table placée dans un coin de la pièce. Après un petit moment de silence, Carlos et Callie passèrent leur commande. Tous deux prirent le repas du jour composé essentiellement de fruits de mer.

Durant tout le repas, ils parlèrent de la cérémonie de la remise des prix, qui, aux yeux de Carlos, était une cérémonie vraiment magnifique.

À la fin du repas, avant de rentrer, le père de Callie s'absenta pour payer l'addition. Pendant ce temps, Callie envoya un message à sa mère, avec qui elle avait un contact secret et éloigné, lui disant qu'elle venait d'obtenir son diplôme. Avant d'avoir pu recevoir la réponse, Carlos arriva et demanda à sa fille de la suivre pour pouvoir rentrer.

Le trajet dans la voiture fut mouvementé, puisque Callie reçut un nombre incalculable d'appel. Son père souriait à chaque fois, et quelques fois, il échappait des petits rires lorsqu'il voyait sa fille répondre à des camarades de classe qui ne s'entendaient pas très bien avec Callie. Et puis, à un certain moment, le téléphone cessa de sonner. Callie avait eu tout son répertoire au téléphone. Entre deux appels, elle reçut un message de sa mère qui la félicitait, elle aussi. Elle ajouta qu'elle espérait la voir bientôt si, par hasard, elle passait pas Seattle. Après ce message, elle éteignit son portable, sous prétexte de ne pas vouloir être déranger plus longtemps par ses amis.

La voiture se gara devant la maison, une jolie maison blanche d'un style plutôt moderne. Une fois sur le seuil de la porte, Carlos arrêta sa fille.

- Attends deux petites secondes.

Callie obéit. Carlos poussa doucement la porte d'entrée et avança. Il fit signe à sa fille d'entrer. Lorsque celle-ci passa la porte, la lumière s'alluma et l'on pouvait découvrir qu'une dizaine de personnes étaient présentes. Callie fut tellement surprise qu'elle resta bouche bée devant tout le monde pendant une vingtaine de secondes. Lorsqu'elle revint à la réalité, tout le monde s'approcha d'elle pour la féliciter. Elle prit bien le temps de remercier tout le monde car la plupart d'entre eux avaient des cadeaux à lui offrir. Parmi tous ces gens, les trois quarts étaient de la famille. Les autres n'étaient autres que de très bons voisins. Callie ouvrit les quelques paquets qu'elle tenait dans sa main. La plupart étaient des bijoux de grande valeurs, un autre était composé de deux places pour un voyage à Paris et un autre, était des clés. À ce moment-là, un silence s'installa et tout le monde fixait la jeune femme. Elle regardait ce cadeau d'un air étrange mais elle souriait. Elle se retourna quand elle entendit la porte s'ouvrir. Dehors, elle remarqua qu'une voiture était garée à côté de celle de son père. C'était une mercedes grise, celle dont elle avait toujours rêvé. Elle accourut aussitôt aux côtés de la voiture. D'abord, elle la toucha, comme si elle ne croyait pas ce qu'il lui arrivait. Ensuite, elle prit les clés qu'elle avait gardé dans sa main et ouvrit la voiture. Elle entra, s'essaya, et posa ses mains sur le volant. Elle n'arrivait toujours pas à y croire. Elle était sur un petit nuage. Après quelques minutes, elle descendit, ferma la porte et courut dans les bras de son père. Elle n'arrêtait pas de le remercier. C'est d'ailleurs lui qui mit fin à ce câlin.

La soirée continua jusque tard dans la nuit.

Vers les 5 heures du matin, les gens commençaient à rentrer chez eux. Une fois tout le monde parti, Callie remercia une dernière fois son père et monta dans sa chambre se coucher. Avant de s'endormir, elle eu une pensée pour sa mère. Elle aurait tant aimé qu'elle soit présente ce soir. Finalement, elle s'endormit, le sourire aux lèvres.