Auteure: Zanne


Lulubell se présenta devant le Comte, après s'être retransphormée en humaine.

- Il sont enfin sortis de la Congrégation. Que fait-on maintenant? déclara-t-elle, presque dédaigneusement.

Road, qui était au cou du Prince, fit la moue. Elle n'avait pas été prévenue du plan du Comte et cela la fâchait un peu. Et puis elle ne comprenait pas pourquoi il fallait attendre qu'Allen aille à la Congrégation, pour partir et ensuite le tuer. Pourquoi ne pas l'avoir simplement fait lorsqu'elle lui avait fait perdre la mémoire? Ou encore avant?

- Ho ho ho!

- Est-ce que je pourrais le tuer? S'il te plaît!

- Non ma petite Road! Il va mourir, mais pas de nos mains!

-Maaaais! Pourquoi?! Je voulais le tuer! fit-elle, déçue. Au moins le voir une dernière fois!

Le comte secoua négativement la tête.

- Le faire souffrir?

- Non, ça pourrait alerter la Congrégation, donc nous allons engager deux tueuses à gage au nom de Zanne et Dana! déclara le Prince, en souriant.

- Quoi?! Engager de simple humain?! intervint Lulubell.

- Ho ho ho! Ce ne sont pas que de simples humaines! En fait, elles viennent d'une race immortelle, supérieure à la notre. Comme elles se sont désinterressées de la race humaine depuis longtemps, ces femmes nous laisse faire...

La seule porte de la pièce s'ouvrit brusquement sur une jeune fille d'une quinzaine d'année, portant une longue tresse sur le côté gauche. Elle avait l'air très sérieuse et ses yeux violet ainsi que ses cheveux noir renforçaient cette expression.

- Vous m'avez appelez. Que voulez-vous?

- Je vous avais effectivement appelée, mais votre cohéquipière, une certaine Dana, aussi!

La tueuse à gage ignora superbement la remarque.

- Que. voulez. vous? demanda Zanne, en appuyant chacun de ses mots comme si elle parlait à des enfants.

- Que vous tuez quelqu'un, fit Lulubell.

- Non! Pas pour de vrai?! C'est impossible, je fais juste le ménage! ironisa la tueuse.

- Plus exactement, Allen Walker, fit l'autre, énervée.

- C'est telle-ment claire! Vous savez le nombre de personnes ayant ce nom? Et vous savez le prix que ça va vous couter de me faire tuer 500 000 personnes?

Road intervient, voyant le visage empourpré de Lulubell:

- Il a une quinzaine d'année, les cheveux blancs, les yeux gris tirant sur le bleu, il a un pentacle inversé en haut de l'oeil gauche... Ça te suffit comme description?

- Vous ne connaissez vraiment rien à rien! soupira Zanne. Il se tient avec qui, les personnes qui sont avec lui ressemble à quoi, son caractère, son comportement en plublic, ses tics, ses manis?

Les descriptions fusèrent sèchement, Road et Lulubell exaspérées et quelque peu fâchées par le caractère de cette tueuse. Zanne posa d'autres questions, plus morals et socials du genre: les titres qu'il porte, pourquoi est-il important de le tuer, est-ce qu'il fait partie intégrante de cette guerre?

- Bon j'en assez entendu. Parlons du contrat, cher comte Millénaire! dit-elle en ignorant volontairement les deux filles.

- Que voulez-vous comme prix? demanda l'interressé.

- Hmm... seize mille trois cent quarante et un euros. Ça vous va? fit la tueuse, assez fière d'elle. Et je vous fait un prix! Normalement c'est plus chers, mais comme nous somme compatriote...

- C'est pas un peu trop, pour une seule personne? Même si c'est le destructeur du temps... remarqua Road, toujours accrochée au cou du Prince.

- Vous me demandez quand même de tuer quelqu'un ayant un pentacle sur le front!

- Et qu'est que ça change? questionna Lulubell, exaspérée.

- Le prix, évidemment!

- Et pourquoi ça changerait le prix?

La fille haussa les épaules.

- Bon, maintenant parlons des conditions! décréta Zanne, en changeant brusquement de sujet.

Elle commença, sans attendre de réponse. Elle énuméra plein de chose allant du ridicule, au chose les plus importantes. Elle finit après un bon cinq minutes de blabla:

- Et par dessus tout, je veux que personne de votre clan ne s'approche d'eux sinon le contrat est suspendu jusqu'à ce qu'il y est une rectification du marché... Alors, vous acceptez?

- Ho ho ho! Mais c'est qu'on a pas le choix! Marché conclu! déclara le comte après un petite réflexion.

-pPp-

Cela faisait plusieurs heures que l'inconnu et Allen marchait, côte à côte, quand ils arrivèrent à un petit village. Il était déboisé sur une cinquantaine de mètres, et une enceinte entourait la petite ville. Arrivé proche du mur, le brun déclara:

- Reste là, Moyashi.

Surpris, Allen resta là. L'inconnu se dirigea vers le boisé d'un pas vif. Après quelque temps, il revint, poussant quelqu'un dans le dos.

Ce n'est qu'arrivé au blandinet qu'ils commencèrent à s'envoyer des piques.

- Qu'est-ce que tu fais, Baka Usagi?

- Ben je vous suis! Qu'est que tu pensais? remarqua le nouveau venu, avec le sourire aux lèvres.

- Et pourquoi tu nous suis?! dit presque en hurlant le brun.

Le borgne éclata de rire, sans raison apparente.

- Je suis venu sur ordre de Bookman, déclara le roux, retrouvant son sérieux. C'est pas évident, mon petit Yû?

- NE M'APPELLE PAS PAR MON PRÉNOM! hurla cette fois-ci le Japonais.

Puis le compagnon de voyage d'Allen se dirigea à grand pas vers le village, à grand renfort de menaces et de jurons pour les personnes qui étaient sur son chemin. Ayant chacun leurs raisons, les deux autres le suivirent, quoique avec quelques bon mètres de différence entre le brun et eux, pour éviter la colère du nippon.

Ce n'est qu'arrivé à la seule auberge du village, que "Yû" s'arrêta. Il prit deux chambres et demanda froidement de monter les repas d'Allen et de lui-même dans leur chambre respective. Après avoir donné la clef au maudit, il s'enferma dans la sienne.

Le blandinet fit le tour de la salle commune, ne sachant pas quoi faire.

Devait-il faire un tour du village ou monter sagement dans sa chambre? Ou encore s'enfuir de là le plus vite possible et sans réfléchir? Allen frissona en pensant à la colère du brun s'il le retrouvait en pleine fugue. Et puis le roux borgne était encore là donc le blandinet monta dans sa chambre.

La pièce était petite et d'un jaune terne et uniforme. Le lit simple était surement le logis de nombreuses punaises, puces et autres insectes indésirables. A part le lit, les seules autres meubles étaient la table de chevet et une chaise bercente en bois. Le sol était recouvert d'un tapis de la même couleur que le mur, et parassait assez sale. Quand à la salle de bain, Allen n'osa même pas vérifier.

Comme le repas n'était pas arrivé, le maudit s'assit sur la seule chose la moins douteuse de la pièce: la chaise berçante, et commença à réfléchir à son évasion.

Pour Allen il semblait évident de s'enfuir avant d'être arrivé à l'endroit prévu. Après tout, peut-être que le brun était expers en torture et qu'il devait lui soutiré des informations qu'il avait oublié. Ou bien sa mission était simplement de le tuer et de cacher son corps là où ils s'en allaient de manière à ce qu'on ne retrouve jamais ses restes... Oui, il devait s'enfuir avant que quelque chose de ce genre arrive.

Perdu dans ses pensées, Allen n'entendit pas tout de suite le son insitant d'une main frappant la porte. Le maudit fini par ouvrit la porte, croyant finalement que son souper était arrivé.

-pPp-

Allen était partit, laissant Lavi seul. Il commença par louer une chambre, et il pris son repas dans la salle comune en pensant à la phrase que Kanda lui avait glissé. " Si tu parles au Moyashi de son passé, j'te fais bouffer tes trippe, C'est clair?" avait craché le brun, alors qu'il se dirigeait vers l'enceinte du village, où Allen se trouvait.

Mais Lavi n'avait pas le choix, la curiosité le rongeait et son travail de bookman lui obligeait à le faire.

Machinalement, il prit la direction des escaliers, pour trouver ce fameux blandinet.

-pPp-

Allen fut assez surprit de voir le roux, celui qui avait réussi a faire fâcher son compagnon de voyage impassible.

- Bonjour Allen! fit celui-ci avec un sourire presque candide.

- Qui êtes-vous? demanda le maudit, suspicieux.

- Discutons de ça dans ta chambre, tu veux bien?

Comme seul réponse, Allen ouvrit grandement sa porte, bien qu'avec un regard méfiant vis à vis le borgne. L'inconnu rentra lentement, toujours avec cet étrange sourire, collé à son visage, comme s'il se connaissait depuis longtemps.

- Qui êtes-vous? répéta Allen quand le borgne eu fini de s'intaller.

- Alors, tu as belle et bien perdu la mémoire... Je m'appelle Lavi, et je suis l'hérité des bookman. J'ai parlé à Yû tantôt, et si t'a des questions pose-les, mais y en a certaines que je ne pourrai pas répondre.

Allen fronça les sourcils

- Qui?!

- Yû, Kanda quoi!

- C'est qui?

- La personne qui t'acompagnes pour aller ch'ais pas où.

- Vous n'avez pas dit tout à l'heure que vous avez parlé avec "Kanda"? remarqua Allen.

- Tu sais, il m'a plutôt dit qu'une phrase...

-Qui est?

Lavi se racla la gorge.

-Ben... De ne pas te parler de ton passé...

-Et comment comptes-tu me répondre si tu peux rien me dire!

Le roux lui adressa un sourire.

- Y a certaine chose que tu dois savoir. Pour ton bien... Et puis, j'adore énerver Yû, donc...

Décidément, sa manière de sourire était obsédente. Même un peut trop selon Allen.

- Je peux te poser n'importe quoi? demanda-t-il après quelques secondes de réfexion.

- Oui, mais ça ne veut pas direque je pourrai répondre, fit Lavi.

Oui, d'accord, ça il l'avait compris. Le vrai problème c'était par quoi il allait commencer...

- Qui est exactement Kanda? Et pourquoi il porte toujours un sabre avec lui, même pour dormir?

"Lui, il surement pensé à sévader... Ou alors, il est obsédé sur Kanda au points de le regarder dormir." pensa le borgne. Mais évidemment, ce n'est pas ce qu'il dit:

- Pour simplifier au maximum, Yû est un épéiste, un sabreur, un kendoka -bref tout ce que tu veux- et c'est pour ça qu'il dort avec sont katana...

Il y eu un silence dans la pièce.

- En y réfléchissant, j'ai vraiment simplifié... Mais bon, en gros... réfléchit Lavi à voix haute.

- On m'emmène où? intervint Allen, coupant les pensées du roux.

- De ce que j'ai entendu de la conversation avec Komui et Kanda, tu vas allé dans un cotage avec Yû, quelque part dans un trou perdu...

- Pourquoi, avec lui? fit dédaigneusement le maudit.

- Je crois que c'est parce que du passé à Kanda, que c'est peut être le seul à pouvoir le faire... En fait, je l'ignore.

- Pourquoi vous nous suiviez?

- Ça m'intriguait... Tu peux me tutoyer?

- Qu'est-ce qui v... t'intriguais?

- j'peux pas le dire...

Lavi jeta un coup d'oeil à la minuscule fenêtre. L'horizon était mauve, le soleil se couchait. Comme il savait que Kanda allait se lever aux premières lueurs de l'aube, il avait intéret à se coucher tôt. Surtout que le brun ne le réveillerait pas et le laisserait en plan...

- Il commence à être tard, j'vais me coucher! Bonne nuit Allen! déclara Lavi avec son sourire.

- Mais j'ai pas fini!

- Demain, on aura tout le temps...

Allen soupira et racompagna Lavi jusqu'à la porte. Le maudit le regarda s'en aller jusqu'à ce qu'il soit au bout du couloirs puis la porte et couru jusqu'à fenêtre. La distance entre le sol et la pièce était grande, mais il devrait s'en sortir sans trop de blessures. Sans se poser plus de questions, Allen sauta. Il atterrit avec souplesse.

Le roux était arrivé pile au bon moment. Grâce à lui, il avait les réponses à la plupart de ses questions. Oui, il était temps de s'enfuir.

-pPp-

Lavi le suivit jusqu'à la porte, probablement par pur politesse. Il y avait quelque chose d'étrange dans les questions que le blanc lui avait posé. À moins que? Oui ça devait être ça... Sans fair ni une ni deux, il marcha jusqu'au bout du corridor, et se dirigea directement vers la chambre à Kanda, qui se situait un étage plus bas. C'est seulement après avoir cogné plusieurs fois que le brun daigna de répondre, apparemment contrarié d'être dérangé.

- Qu'est-ce que tu veux, Baka Usagi? demanda froidement Kanda.

Lavi lui fit un gros sourire mais recula tout de même d'un pas.

- Euh, je viens de parler à Allen. Je crois qu'il va s'enfuir.

- QUOI?! hurla le kendoka.

Et c'est ainsi que Kanda se dirigea vers le centre du village, accompagné de Lavi, en espèrant intercepter Allen dans sa fugue et surtout pour l'en empêcher.

-pPp-

Zanne s'acroupit en plein milieu du chemin pour mieux voir les empruntes. Elle allait dans la bonne direction. La fille aux cheveux noirs le sentait. Non. Le savait. Ils étaient probablement dans le prochain village, surement entrain de dormir. C'était sa chance. Maudissant l'incapassité d'utiliser sont pouvoir, Zanne commença à courir. Ce soir, elle allait tuer.

-pPp-

Allen courait, pour mettre le plus de distance entre kanda, Lavi et lui, lorsqu'il frappa quelqu'un. Surpris il leva la tête et vit une une personne au cheveux bruns, portant des lunettes et probablement d'origine portugaise. Plus pour faire bonne figure qu'autre chose il lança un vague "excusez-moi" et recommença à courir quand le personne en question l'interpela:

- Eh shonen! Une partie de poker ça te dirais?

Allen se figea net, avec l'impression d'avoir déjà entendu ces mots. Pas exactement, mais pour quelqu'un aillant perdu totalement la mémoire c'était curieux comme sensation. Le maudit secoua la tête pour ne plus penser à ça.

- Euh... Non, je suis occupé, déclara-t-il finalement, pensant avoir affaire à quelqu'un qu'il connaissait bien, voir un ami, vu la proposition.

- Domage... À la prochaine fois, alors!

Ignorant la remarque, il commença à courir pour mettre le plus de distance entre ce village et lui.

-pPp-

Arrivée au vilage, Zanne se permetta de souffler un peu. Elle était dans une ruelle sombre, qui se situait entre deux maisons. La rue était calme et il y avait que quelques vieillards sur la route, qui s'attardaient profitant du temps qu'ils leurs restaient avant de mourir.

Zanne fonça soudain les sourcils. Son corps le sentait, elle frissona. Son "aura" - si on pouvait appeler cela comme ça- était étrange... Mais c'est lorsqu'il s'arrêta que la tueuse le perçu clairement. Quelque chose clochait.

C'est alors qu'il apparu dans son champ de vision. Le Noé. Il était en face de sa cible, entrain de lui parler comme si le contrat n'avait jamais existé. Ces humains (2)... Ils le faisaient toujours exprès ou quoi?! Zanne soupira, exédée. Il y avait des jours oè elle regrettait le départ de Dana... Seulement certain jour (1)...

La fille resta patiemment dans sa ruelle, attendant que le Noé parte. Une fois qu'il fut hors de sa vue, elle se dirigea vers sa cible - Allen? - et évidemment, probablement juste pour la faire chier, il commença à courir.

La tueuse le suivit, bien qu'avec quelques bon mètres de différence, de manière à ce que sa cible ne la remarque pas. Après quelque temps, il fonça encore dans du monde. C'était une habitude ou quoi? Ça commence à être lassant à la fin! Zanne soupira exédée et s'accrouppit derrière une poubelle pour observer la scène. La fille fut surprit de voir la personne que les Noé lui avait décrit; un japonais qui portait les cheveux longs, en queue de cheval... Et qu'est-ce que qu'il faisait avec le rouquin? Ça c'était bizarre...Et qu'est-ce qu'il faisait là?

Zanne, de nature (plus ou moins) curieuse, changea ses plan à ce moment.

-pPp

Un peu fâché contre lui-même, Allen regardait Kanda qui était blême de colère. Il avait sorti Mugen un peu plus tôt et tenait la garde de son katana tellement fort que la couleur de ses jointure pouvait rivaliser avec celle de son visage. Évidemment, le brun lui criait après, mais d'une façon curieuse. Comme si... il était déçu. Déçu de quoi? Son comportement, ses agissement?

Après quelques plates excuses de la par d'Allen, un silence s'abatit sur le groupe. Lavi ouvrit la bouche pour probablement faire une remarque quand une grande claque dans son dos l'interompit. Lavi eu brusquement une mine surprise devant la fille qui venait d'apparaître.

- Z.. Zanne?! Qu'est-ce que tu fabrique ici?

- J'étais venu pour tuer, répondit le plus sérieusement du monde ladite Zanne.

- J'étais?


(1): Tout ressemblance avec des faits réels ou des gens serait totalement fortuite...

(2): Étant donné qu'elle appartient à une race supérieur à celle des Noés, elle les considèrent comme des humains.

J'espère que vous avez bien aimé ^^ Désolé, ça m'a pris du temps à poster, je vais essayé d'augmenté mon rythme mais... Il y a de grand chance que ça reste à tout les trois semaines.