Première fiction sur OUAT … Soyez indulgent ^^'

Pour être franche, je ne m'étais jamais vraiment penchée sur le duo « Emma/Regina » avant de tomber sur quelques remarquables fanarts sur Tumblr … Et depuis, je dois bien avouer qu'en plus de la série, ce pairing m'inspire pas mal.

Des petites reviews ne sont pas de refus, merciiiiiiiiiiiii !


Saison : AU

Pairing : EmmaxRegina

Résumé : Emma fête ce soir ses 28 ans. Son fils, Henry, s'est endormi. Seule, elle souffle l'unique bougie de son muffin aux pommes, faisant un vœu, un seul vœu … Comment aurait-elle pu croire qu'il se réaliserait de manière si incongrue ?!


H : « M'man s'il te plait ! »

E : « Non ! Il est tard et demain tu as école. »

H : « Mais c'est un jour spécial aujourd'hui ! Et il est pas si tard que ça ! »

E : « Je sais … »

H : « Alors s'il te plait … Il est à peine 9h ! »

E : « Mais demain tu as une sortie non ? Bibliothèque ? »

H : « Museum. »

E : « Ouais, pareil. Alors, file te brosser les dents. »

Le petit garçon renonça alors, sachant pertinemment qu'il était vint d'entrer dans une joute verbale, gagnée par avance par la jolie blonde. Il baissa les épaules, soupira de lassitude et fini par capituler : il embrassa sa mère sur la joue, elle lui chiffonna tendrement les cheveux et d'un sourire lui souhaita bonne nuit, avant qu'il ne disparaisse derrière la porte de sa chambre.

Une fois seule, elle prit un moment pour regarder en arrière : 28 ans aujourd'hui, célibataire, élevant son fils de 10 ans du mieux qu'elle pouvait, ayant un job plus que précaire et aléatoire mais qui lui permettait, malgré quelques contraintes, de vivre de manière aisée avec Henry.

Le fait était que, malgré tout cela, malgré l'amour que son fils lui portait et qu'elle portait à son fils, elle savait que tout n'était pas parfait : elle n'était pas la mère parfaite, elle n'était pas l'employée du mois et le plus important … Elle était seule.

Une solitude que, malgré la présence de son fils, elle n'arrivait à combler. Bien sur, il y eut un « père biologique » mais son existence était aussi obscure que la naissance d'Emma elle-même : abandonnée à la naissance, elle fut recueillie par un orphelinat avant d'être trimballée de foyer d'accueil en foyer d'accueil, sans jamais vraiment trouver ses marques, sans vraiment se construire.

La paternité d'Henry avait été peu évoquée avec son fils, même si ce dernier n'avait jamais vraiment été intéressé par lui. Emma avait élevé son fils seule, et avait assumé cette éducation, limite stricte. Alors oui, elle avait crée elle-même la tour de solitude dans laquelle elle s'était enfermée et même si elle se défendait d'avoir besoin d'autre chose dans sa vie que son fils, aujourd'hui, à 28 ans, elle avait besoin d'autre chose …

Elle regardait son montre puis se dirigea vers la chambre de son fils elle entrebâilla la porte et aperçut la frêle silhouette de son fils, emmitouflé dans sa couette aux motifs étoilés rassurée, elle sourit et referma la porte avant d'aller se servir un fond de verre de whisky, elle se laissa tomber lourdement dans son canapé et, d'un rictus ironique, leva son verre :

E : « A la mienne ! » avant d'avaler d'un trait l'alcool

Elle se racla la gorge, s'étouffant presque de la chaleur du liquide dans sa gorge, puis ferma brièvement les yeux. Quand elle les rouvrit, 10 minutes s'étaient écoulées. Elle se leva, s'ébouriffa les cheveux et alors qu'elle allait pour dormir, elle jeta un œil sur le paquet cadeau de son fils, posé sur la table basse. Il avait économisé pour lui offrir une montre à gousset, chose qu'elle avait toujours aimé.

Elle s'accouda au bar de sa cuisine et la contempla en caressant son couvercle, dessinant un cygne entouré d'une rose à la tige épineuse. Puis elle se souvint alors qu'elle avait acheté quelques gâteaux à la pâtisserie de son amie Ruby. Elle sortit la boite du frigo et l'ouvrit … Ah oui, elle avait oublié que son fils était passé par là. Le petit voyou ne lui avait laissé qu'un seul muffin aux pommes !

Elle grimaça, la pomme n'était pas son fruit préféré, mais tant pis ! Elle posa le muffin sur une coupelle et sortit de son tiroir une bougie pailletée, faite par Henry. Elle la posa dessus et sortit un briquet de sa poche. Elle repensa alors que, malgré le fait qu'elle ait décidé d'arrêter de fumer quelques mois plutôt, elle avait toujours ce réflexe d'avoir un briquet à proximité.

Elle alluma la bougie et leva les yeux au ciel : quelle scène pathétique offrait-elle là ?! Une jeune femme belle, jeune, dynamique, seule en cette soirée qui devait être la sienne, son fils dormant à coté. Cet appartement qui n'avait pas connu de visite depuis un moment déjà …

Oui, elle était pathétique, du moins c'est ce qu'elle croyait. Alors, comme pour conjurer le sort, mais sans trop y croire, comme lorsque l'on formule ces bonnes résolutions à minuit pour l'année à venir, elle fit un vœu … Quand elle souffla la bougie, elle fit un vœu …

Et quand, une fois soufflée, la bougie ne fut plus qu'un fil de fumée chatouillant les narines de la jeune femme, elle entendit un bruit sourd suivit d'un « Merde ! » d'une voix féminine venant du couloir.

Fronçant les sourcils, elle se redressa, délaissant alors son muffin, et jeta un œil curieux par l'œilleton de sa porte d'entrée. Elle ne vit pas grand-chose si ce n'était des cartons étalés par terre et une silhouette essayant de tous les rassembler.

Elle ouvrit alors la porte et découvrit une jeune femme, à quatre pattes par terre, ramassant ce qui semblait être une collection de petites boites à pilules. Quand elle entendit du bruit derrière elle, elle se retourna et se leva aussi vite qu'elle pu, replaçant une mèche de cheveux vagabonde et humide derrière son oreille.

Emma vit alors une femme brune, assez élégante, même si sa position précédente aurait pu paraitre des moins convenables, son imper trempé et ses cheveux tout autant.

*** : « Oh euh … »

E : « De l'aide ? »

*** : » Volontiers. »

Emma s'accroupit alors et aida la jeune femme à remettre le tout dans ses cartons.

E : « Nouvelle ici ? »

*** : « Oui … » soupira-t-elle

E : « Sale journée ? »

*** : « Ouf, on peut dire ça : mon taxi a été coincé dans les embouteillages, résultat les déménageurs que je devais retrouver ici sont partis en me laissant une note comme quoi ils reviendraient demain, du coup, je me retrouve avec une unique valise et quelques cartons il pleut et l'ascenseur est en panne jusqu'à demain. »

E : « Ouaip, en effet, sale journée … Au fait, je m'appelle Emma. »

*** : « Regina, votre nouvelle voisine. » dit-elle dans un sourire polie

E : « Vous êtes sur ce palier ? »

R : « Il faut croire … »

E : « Je ne savais pas qu'il y avait une location. »

R : « Oh non, je l'ai acheté. »

E : « Oh … »

Une fois le carton rempli, elle aida la jeune femme à le porter à l'intérieur. Emma vit alors une réplique de son appartement, à ça près qu'il était quasiment vite, seuls quelques cartons trônaient ça et là.

E : « Ah ouais, quand même … Vous avez au moins de quoi dormir et manger ? »

R : « Oh oui, mes principaux meubles sont arrivés la veille déjà. Quant à la nourriture, si vous me conseillez quelques adresses, je suis preneuse. »

E : « Oh, j'en ais c'est sur. Mais pour ce soir, si vous voulez taper dans mon frigo, j'ai plus qu'il ne faut. »

R : « Oh non, je ne voudrais pas abuser. »

E : « J'insiste. J'ai vraiment trop. En plus il est tard et il pleut, pas sûre que votre recherche soit fructueuse ce soir, en plus avec la guigne que vous avez … »

Regina planta ses yeux noirs de jais dans ceux émeraude d'Emma, comme si elle jugeait de la véracité de ses propos et après quelques secondes de silence, elle lui sourit et accepta sa proposition.

Emma l'invita donc et Regina sentit de suite une douce odeur fruitée émaner de la pièce.

E : « Asseyez-vous. »

Elle obtempéra et prit place sur l'un des tabourets de la cuisine et alors qu'Emma fouillait dans le frigo, Regina vit le muffin surmonté d'une bougie à peine éteinte. Elle fronça les sourcils :

R : « Quelqu'un a fêté quelque chose ici ?! » dit-elle malicieusement

Emma se retourna et se mordit les lèvres, comme si elle avait été prise en faute, et grimaça :

E : « Ah ouais … Mon anniversaire. »

R : « Vraiment ? »

Emma s'empressa d'enlever la bougie et reprendre le muffin avant de s'arrêter et de se tourner vers la jeune femme :

E : « Ca vous dit ? »

R : « Oh, je vous le laisse, après tout c'est votre gâteau. »

E : « Pas vraiment mon préféré. »

R : « Quel parfum ? »

E : « Pomme. »

R : « J'adore les pommes. »

E : « Alors c'est avec plaisir que je vous l'offre. »

Elle lui tendit le muffin et Regina l'accepta avec un large sourire qui troubla Emma. Il y avait chez cette femme quelque chose d'étrange et d'effrayant en même temps. Son charisme et son élégance lui conféraient une sorte d'aura noble.

E : « Un verre ? »

R : « Je ne voudrais pas abuser. »

E : « S'il vous plait, je culpabiliserais moins de boire un whisky si je ne suis pas seule. »

R : « Juste un fond alors … »

Une fois servie, elles trinquèrent ensemble, et quand les verres tintèrent l'un contre l'autre, leur regard se croisa :

E : « A ma nouvelle voisine. »

R : « A votre anniversaire. »

TBC