Bonjour ! Oui, je sais, je n'ai pas tenu mes promesses, comme toujours… Mais le chapitre est là, donc trêve de blabla !

Ange0112 : Je suis contente que tu ais aimé ce chapitre ! Pour le moment, tout va bien, mais comme d'habitude, ça ne va pas durer. Ils ont gâchés la surprise, mais malheureusement, la réaction des familles ne sera pas dans ce chapitre. Je suis désolée pour les gros écarts entre les publications, mais avec la fac et l'approche des partiels, je ne touche plus terre. Je ne sais pas quand je pourrais poster à nouveau, et ça, ça m'embête énormément, mais juré, je n'abandonnerais pas ! Je terminerais l'histoire, et j'espère, sans trop de délai d'attente entre les chapitres. A très vite, bisous, merci pour ta review ^^

aussidagility : Une idée qui m'est passé dans la tête à la vitesse de la lumière ! Mais qui, heureusement, à vite disparu. Sinon, je ne serais pas en mesure de te répondre aujourd'hui ! La belle-mère ne devrait pas revenir, mais si besoin, elle sera un bon défouloir ! Bisous copine, merci pour ta review ^^

Johanna : Je suis contente que tu ais autant aimé ce chapitre et cette histoire en général puisque tu la relis ! Le bonheur intense d'Edward et Bella ne va pas durer, donc, je pense que tu aimeras un peu moins ce chapitre. Merci pour ta review ^^

Sans pseudo : A très vite ! Merci pour ta review ^^


Bella POV

On me faisait rouler sur un brancard, tandis que je pleurais, le ventre déchiré en deux de douleur, les larmes roulant le long de mon visage sans arrêt depuis que la vie de notre petit ange était en danger. Je caressais mon ventre depuis tout à l'heure, tentant de communiquer avec ma fille. Tu n'aimais pas être au chaud dans mon ventre ma puce ? Pourquoi tu veux en sortir aussi tôt ? Edward était là aussi, caressant mes cheveux, tentant de me rassurer. Mais le fait qu'il tremble de tout son être avec la voix chevrotante ne m'aidait en rien, loin de là. Je reconnus l'anesthésiste, qu'Edward et moi avions rencontrés la semaine dernière pour parler de la péridurale. Je me mis à paniquer encore plus jusqu'à ce que nous entrions en salle d'accouchement de toute urgence. Je ne comprenais pas ce qui se passait. Je sentais des mains me déshabiller, des médecins parler… Je reconnais le vocabulaire purement médical, mais je ne le comprends pas. Pas aujourd'hui en tout cas. Je ne pensais qu'a ma fille, qu'il fallait sauver, dans les plus brefs délais. J'aperçus Carlisle du coin de l'œil jusqu'à ce qu'on m'applique un masque sur la bouche et le nez. Je respirais le produit que les médecins tenaient tant à ce que je sente, et, jusqu'à ce que je sombre dans les limbes de l'inconscience, je ne pensais qu'à ma fille.


Flashback : 4eme mois de grossesse.

- Bella, mais qu'est-ce que tu fiches debout ? Sur le canapé, illico presto ! M'engueula Edward alors qu'il avait à peine mis un pied dans la maison.

- Edward, je ne suis ni infirme, ni blessée

- Tu es enceinte, et je tiens à vous protéger, me coupa-t-il. Donc sur le canapé maintenant, si tu ne veux pas affronter ma colère. Je reposais les pommes de terre que je venais de prendre afin de faire une purée et retournais sur le canapé que je venais à peine de quitter. Tobby venait de se mettre là où j'étais assise, profitant de la chaleur laissée par mon corps. Je le pris tout contre moi et le caressais, le laissant me lécher le bout des doigts.

Ne voulant pas laisser Edward tout faire, je me levais et le rejoignis à la cuisine. Je m'en approchais à peine qu'il me fit un méga regard noir. Je rectifiais mon itinéraire et allais à la salle de bain. Je vérifiais mes urines, et, rassurée, j'allais retrouver mon homme qui me fit le même regard noir quand je m'approchais de la cuisine.

- Je peux porter deux assiettes ou je risque de blesser le bébé ? Il posa les pommes de terre épluchées dans la passoire, s'essuya les mains sur son jean et vient me serrer dans ses bras. Je respirais son odeur d'hôpital que je détestais, et me hissais sur la pointe des pieds pour retrouver la vraie odeur de mon homme.

- M'en veut pas. Je tiens trop à vous. Tobby s'approcha de nous et tenta de grimper sur sa jambe. Et je tiens aussi à toi petit père ! Ajoute-t-il en regardant notre chien.

- J'ai pas eu droit à notre baiser de retour du travail… Il écarta les cheveux d'une main avant de se pencher sur moi pour m'embrasser. La manie de Tobby de grogner son maitre lorsqu'il m'embrasse lui a passé. Il s'y est fait, heureusement ! Mais je redoute sa réaction lorsque le bébé viendra au monde.

- Comment va ma toute petite princesse ? Il posa sa main sur mon ventre. Le médecin est sûr à 90% que le sexe féminin sera majoritairement représenté à la maison. Mais vu notre poisse, le mois prochain, je suis sure qu'on va tomber dans les 10% de chance qui feront qu'il aura un pénis au lieu d'un vagin, on a préférés ne pas commencer à faire la chambre. Déjà qu'on ne roule pas sur l'or…

On ne vit que sur un salaire, et même si Edward et moi avons pas mal d'économies, du fait que nous avions un appartement presque gratuit à Seattle. L'hôpital de Forks paye bien moins que celui de Seattle. Je participais à l'entretien de notre couple en travaillant dans un café sur le campus, mais depuis que je suis enceinte, monsieur refuse que j'aille travailler. Je me mis à trembler en repensant à notre dispute du mois dernier, quand je lui ai dit que j'envisageais d'aller travailler au commissariat de Forks, pour aller faire de la paperasse et classer des dossiers quelques jours par semaine. Il a bien mérité le fait de dormir sur le canapé pendant trois jours et le fait que j'aille néanmoins aider mon père au commissariat. Ce que l'on ignore ne peut pas nous faire de mal, et cette règle s'applique parfaitement à Edward.

Je travaille deux jours et demi par semaine, quand Edward travaille pour la journée à l'hôpital. Je ne fais que remplir des papiers et les ranger. Mais qu'il se rassure, je laisse les officiers porter pour moi les lourds cartons, et je suis assise toute la sainte journée. Ça me permet de me constituer un petit pécule pour les futurs achats de notre bébé, et de contribuer officieusement aux charges de la maison.

- Demain, je ne travaille pas… Tu veux que je t'accompagne faire du shopping de femme enceinte ?

- On n'a pas besoin de faire des folies. J'ai récupéré la plupart des affaires de Rosalie, de ta mère et de la mienne. A part m'acheter deux soutien-gorge pour être à l'aise, je n'ai rien besoin de plus.

- J'ai envie de te faire plaisir, souffla-t-il. Et de t'acheter des vêtements qui ne seront rien qu'à toi.

- Edward, il va falloir que l'on se serre la ceinture, d'accord ? Donc, on ne dépense pas inutilement de l'argent dont on aura besoin pour le bébé ! Je passe mes journées ici, pas la peine d'avoir de beaux vêtements extra-larges. Et pour me faire plaisir, il n'y a que tes doigts et surtout ta langue qui y arrivent. Comme si Tobby avait compris, il rabattit ses oreilles et trottina vers son bol d'eau. Edward me fit son petit sourire en coin, me faisant comprendre que ce soir, ça allait être ma fête !

Au début, il avait énormément de mal avec nos relations intimes et la présence du bébé à seulement quelques centimètres de lui. Mais après un certain temps, et une bonne frustration sexuelle, il a compris et il se lâche. Enfin un peu.

- Tu n'as pas répondu à ma question. Comment va la mini-princesse ?

- Bien, je suppose. Elle commence à bouger, à s'agiter. C'est étrange, mais j'adore ! Sa main passa sous le sweet qui lui appartenait et que je portais dès que je suis à la maison. Sa main recouvrit mon ventre qui pointe fièrement et déforme tous mes vêtements, désormais.

- J'ai hâte de la sentir te mettre des coups de pieds !

- Tu sais que cette phrase peut paraitre extrêmement sadique ? Je lui mis un petit coup de poing dans le biceps avant de retourner devant la télé pour suivre un concours de cuisine. Tobby me rejoignit, et je le vis saliver devant les énormes rôtis ou poulet en train de cuire.


J'eus un léger couinement, roulais dans les draps et tentais de me rapprocher du corps chaud de mon amant pour me réchauffer. Je ne trouvais que des draps froids, et eut à peine la force d'entrouvrir un œil pour voir que notre lit était désert, à l'exception de notre chien, roulé en boule au pied du lit, dormant paisiblement. Je me redressais, m'étirais tout en tentant de ne pas réveiller le petit garnement. Je pris mon haut de pyjama que j'enfilais quand j'entendis la porte grincer sur ses gonds. Edward entra, une rose en plastique entre les dents et un lourd plateau de victuailles dans les mains. J'éclatais de rire, lui retirais la fausse fleur de la bouche et me hissais pour l'embrasser.

- Il devrait y avoir une loi qui t'interdit de quitter le lit tant que je ne suis pas levée. Je veux m'éveiller tous les jours dans tes bras, ce n'est pas compliqué tout de même ! Ronchonnai-je.

- J'y penserais la prochaine fois. Mais je voulais te préparer ton petit dej. Il se remit dans le lit, se glissa derrière moi et embrassa le creux de mon cou tandis que je versais du chocolat sur mes pancakes que je m'empressais de dévorer, tout en buvant du jus d'ananas. Je passais ensuite aux gaufres et terminais par les muffins.

- Après un repas pareil, une femme enceinte doit éliminer, non ? Demandai-je en me tournant vers lui. Je parcourus son torse de baisers, tandis qu'il me retirait mon haut. Il renversa la situation, me laissant prendre place sur les oreillers tout en titillant mon lobe d'oreille. Il tendit la main vers la table de nuit et récupéra la rose en textile qu'il avait amené. Habillement et délicatement, il caressa mes clavicules, mes seins et mon ventre avec les pétales en tissus. Au comble de l'excitation à l'aide de ces simples effleurements (en même temps, un rien m'excite en étant enceinte), il me propulsa deux fois de suite dans la stratosphère du plaisir en ce matin ensoleillé.

Je passais ma journée à ne rien faire, tandis qu'Edward débarrassait une des chambres d'amis à l'étage, stockant les meubles au garage ou les entreposant sur le plateau de ma camionnette pour les emmener à la déchetterie. Dans le même temps, vu que, pour une fois, monsieur est motivé à faire des travaux, il arracha le vieux papier peint, et, à 18 heures, la future chambre de notre bébé était prête à être remplie pour des meubles spécialement pour lui. Je m'assis en tailleur au milieu de la pièce, et tentais de réfléchir à la future décoration, aux meubles, aux peluches, et surtout, au physique de notre futur mini-nous.

Le mois suivant, le médecin nous confirma avec joie que nous aurions bien une petite princesse dans quatre mois, et non un petit mec. Edward sauta presque de joie dans la salle d'examen. Mais je n'ai aucun doute sur le fait qu'il aurait également été fou de joie si un garçon nous avait rejoints.

A peine sorti de l'hôpital, il me traina dans la première boutique pour bébé afin d'acheter, je cite, le premier pyjama rose traditionnel. On leur prit un catalogue également, et, trois semaines plus tard, on commanda le papier peint et le lit. Le reste des meubles était de la récup, chez mon père, ou chez Esmée. Ce sera un peu dépareillé, pas de la même époque, mais on s'en moque un peu. Tant que notre fille a un endroit pour dormir, c'est le principal.

Au cours du cinquième mois, notre fille me mit son premier coup de pied, en pleine nuit, histoire de nous faire rapidement comprendre ce qu'elle compte nous faire vivre d'ici quelques mois. Edward s'empressa de tenter de communiquer avec elle, ce qu'elle fut trop heureuse de réitérer. Et ce fut une des rares fois où je vis des larmes dans le regard de mon homme.

On lui trouva aussi un prénom, le mois suivant. Edward et moi avons choisi d'un commun accord. Enfin, c'est ce qu'il dit, mais je sais qu'il m'a un peu laissé la primauté du choix. Avec plaisir, on peignit tous les deux le prénom Aibileen sur la porte de sa chambre. J'arrêtais d'aller aider mon père au commissariat, n'en ayant plus la force ni le courage d'y aller. Je passais mes journées à me prélasser sur le canapé, ne faisant rien d'autre que lire, me reposer et profiter de la vie de ma fille.


7eme mois de grossesse

- Punaise, ce que j'en ai marre ! Me tortillai-je, mal à l'aise sur le canapé. Edward était assis à côté de moi, mes mollets sur ses cuisses, qu'ils caressaient du bout des doigts. Je bus encore de l'eau, me sentant extrêmement mal à l'aise. Douleurs aux reins, à l'estomac… Bref, la totale !

Je me relevais, récupérais mes jambes et allais à la salle de bain me vider encore une fois la vessie. J'eus à peine monté une marche qu'une vive douleur me saisit le ventre, les reins, et le bassin, m'empêchant de respirer. Edward me vit et courus jusqu'à moi, m'obligeant à m'assoir sur une des marches de l'escalier.

- Eh, qu'est-ce que tu me fais là ?! Ça va ? Je sentais la terreur poindre dans sa voix.

- Je ne sais pas, mais ça va mieux. Je lui fis un sourire rassurant, qui ne marcha pas. Surement le bébé qui vient de trouver un nouveau jeu à faire connaitre à maman ! Qui sait ? Je me redressais, et grimpais prudemment à l'étage, Edward sur mes talons. Je m'enfermais dans la salle de bain pour y faire ma petite affaire, et, au moment de me laver les mains, la désagréable sensation me reprit. Je m'assis sur le rebord de la baignoire, et tachais de la faire passer, malgré le fait que je n'étais pas rassurée de ressentir tout ça.

- Bella, ça va ? Je peux entrer ? Je pris deux secondes pour me ressaisir et me relever. Je me lavais les mains, m'aspergeai le visage d'eau et le rejoignis.

- Pas de panique, le rassurai-je en sortant de la salle de bain. Mais en voyant mon visage pâle et mon corps tout tremblant, il saisit vite mon mensonge.

- Tu es sure ? Je préférerais qu'on aille à l'hôpital. Je ne veux pas qu'ils vous arrivent quelque chose.

- C'est inutile de déranger les médecins, surtout pour un truc aussi infime ! Allez, viens. Je lui pris la main et descendis les escaliers avec lui. Je repris ma place sur le canapé, lui récupéra mes jambes sur ses cuisses, et je me remis à regarder la télé.

Je me rassurais peu à peu, la sensation désagréable ne se réitérant pas. Edward aussi se détendait, ses épaules étaient de plus en plus relâchées. A 15 heures, je me relevais le plus gracieusement possible (enfin, la grâce à 7 mois de grossesse…) et partis pour la cuisine me chercher à manger. J'allais en franchir le seuil quand la douleur revient, encore plus forte qu'avant, me faisant geindre de douleur. Je me cambrais, et tentais de reprendre son souffle, quand je sentis un bras s'enrouler autour de mes reins.

- Maintenant, on arrête les conneries, et tu me suis à l'hôpital, tout de suite ! Il coupa la télé et me conduisit jusqu'à la voiture. Il sortit son téléphone pour appeler Carlisle quand quelque chose d'étrange se produisit : je me sentis perdre les eaux. Je restais tétanisée sur les graviers, droite comme une statue. Edward dut me mettre de force sur la banquette arrière de la voiture, avant de foncer s'installer au poste du conducteur. Je l'entendis parler à Carlisle, mais j'étais incapable d'écouter, trop morte de trouille que j'étais.

Elle ne peut pas venir au monde ! Pas aujourd'hui ! Elle ne peut pas, non, elle ne peut pas ! Son système respiratoire est encore trop fragile, elle ne survivra pas ! Les larmes commencèrent à poindre sous mes yeux, mais elles n'eurent pas le temps de couler car Edward se gara sur le parking des urgences. Je sentis qu'on m'aidait à sortir de la voiture pour m'installer sur le brancard. Ce fut quand j'entendis les mots de césarienne en urgence et de la probable non survie du fœtus que je craquais.

On me faisait rouler sur un brancard, tandis que je pleurais, le ventre déchiré en deux de douleur, les larmes roulant le long de mon visage sans arrêt depuis que la vie de notre petit ange était en danger. Je caressais mon ventre depuis tout à l'heure, tentant de communiquer avec ma fille. Tu n'aimais pas être au chaud dans mon ventre ma puce ? Pourquoi tu veux en sortir aussi tôt ? Edward était là aussi, caressant mes cheveux, tentant de me rassurer. Mais le fait qu'il tremble de tout son être avec la voix chevrotante ne m'aidait en rien, loin de là. Je reconnus l'anesthésiste, qu'Edward et moi avions rencontrés la semaine dernière pour parler de la péridurale. Je me mis à paniquer encore plus jusqu'à ce que nous entrions en salle d'accouchement de toute urgence. Je ne comprenais pas ce qui se passait. Je sentais des mains me déshabiller, des médecins parler… Je reconnais le vocabulaire purement médical, mais je ne le comprends pas. Pas aujourd'hui en tout cas. Je ne pensais qu'a ma fille, qu'il fallait sauver, dans les plus brefs délais. J'aperçus Carlisle du coin de l'œil jusqu'à ce qu'on m'applique un masque sur la bouche et le nez. Je respirais le produit que les médecins tenaient tant à ce que je sente, et, jusqu'à ce que je sombre dans les limbes de l'inconscience, je ne pensais qu'à ma fille.


Edward POV

Je regardais notre fille, dans sa couveuse, loin de moi, de nous, sous assistance respiratoire. J'avais assisté à la césarienne, bien que Bella soit inconscience à côté de moi. J'avais à peine entendue notre petite fille trop pressée de sortir hurler, avant que les médecins ne la nettoient le plus vite possible pour la mettre en couveuse. Elle était sous rayons UV, son petit corps ne pouvant pas encore lutter contre les microbes, et elle dormait. Elle portait une couche bien trop grande pour elle, ainsi qu'un petit bonnet rose. En moins d'une heure, j'étais devenu père, dans la précipitation la plus totale. J'étais passé du rôle du futur papa anxieux à l'idée de devenir un père à ce père-là, sans que je m'en rende compte.

Je sentis quelqu'un tirer sur ma blouse. Je me penchais et vis ma petite sœur.

- Comment elle va Bella ? Je m'agenouillais pour être à sa hauteur.

- Elle va bien ma petite puce, elle va très bien. Je peux te confier une mission ? Une mission super importante. Elle hocha vivement la tête. Je sortis mon trousseau de clé et les lui tendit. Il faudrait que tu ailles dans ma maison, et que tu récupères Tobby, pour l'emmener dans ta maison, et t'en occuper pendant tout le temps où Bella et moi, on sera à l'hôpital. Tu es d'accord ?

- Oui !

- Pense à prendre tous ses jouets, et aussi au sac de nourriture qui est sous l'évier, ok ? Elle fonçait déjà sur mon beau père, lui confiant tous les détails de la précieuse mission que je lui confiais. Charlie, Sue et ma mère m'entourèrent d'office.

- Comment elles vont ? Demanda ma génitrice.

- Bella est encore dans les vaps. L'anesthésiste pense qu'elle se réveillera d'ici une bonne demi-heure. Et pour Aibi… Ils ne savent pas. Ils ne préfèrent pas s'avancer sur son état mais je sais que… Ma gorge se serra, et ma mère me serra d'office contre elle. Je ne comprends pas ce que l'on a fait de mal avec elle !

- Rien, tu m'entends ? Ma mère encadra mon visage à l'aide de ses mains, gonflant légèrement mes joues. Je ne veux pas que tu penses une seule seconde que toi ou Bella êtes responsable, tu m'entends ? Je hochais la tête, mais ne crut pas à ses paroles. Elle me fit sa douce étreinte de mère, caressant délicatement mes cheveux, quand Mike arriva en courant jusqu'à nous.

- Bella est réveillée et est en train de faire une crise d'hystérie. Ma mère me relâcha de suite et je courus à la suite de Mike. Je retrouvais Bella dans son lit, assise, ses mains serrant son ventre tout en hurlant et pleurant. Je l'entendis hurler mon bébé tout en continuant de pleurer. J'encadrais son visage de mes mains, et l'obligeais à me regarder. Elle ouvrit les yeux, mais arrêta progressivement de hurler, mais continua de pleurer de tout son saoul. J'attrapais un mouchoir, et essuyais son visage progressivement.

- Aibileen va bien. Elle est en vie. De nouvelles larmes roulèrent sur ses joues. Elle est dans une couveuse pour le moment, mais elle va bien.

- Elle… Elle est belle ? Demanda-t-elle les yeux rouges.

- Comment ne pourrait-elle pas l'être avec une maman comme toi ? Elle eut un couinement, qui ressemblait visiblement à un rire.

- Je veux la voir ! Je secouais la tête. Elle repartit dans une crise de larmes tout en psalmodiant cette phrase.

- Tu ne peux pas bouger de ton lit pendant les 24 heures suivant la césarienne. Et c'est peut être mieux que tu ne vois pas Aibi dans cet état. Elle est sous assistance respiratoire. Elle est reliée à pas mal de tubes. En terminant ma phrase, je me rendis compte que je venais de faire une énorme boulette. En ne précisant pas l'état de santé d'Aibileen à Bella, je maintenais un espoir de survie pour la petite, et l'empêchait de s'inquiéter.

- Quel est son pronostic vital ? Et ne me ment pas cette fois. Sa voix était dure. Elle voulait me montrer qu'elle pouvait être forte. C'est le rôle d'une mère, d'être à toute épreuve. Et Bella était en train de se transformer en cela.

- Ils ne veulent pas s'avancer, mais ils sont confiants, souriais-je. Mon rôle de « chef de famille » que je viens de prendre depuis quelques heures, m'oblige à protéger tout le monde. Mes deux femmes. Pour que l'une reste en vie, et que l'autre ne se fasse pas de souci inutilement.

Mais elle comprit rapidement mon stratagème, et une larme roula sur sa joue. J'attrapais le dossier médical au pied de son lit, auquel était agrafé celui d'Aibileen. Je pris la photo qui illustrait le dossier et m'allongeai à ses côtés.

- Regarde-là, ton ange. Elle était allongée sur le dos, ses fins cheveux bruns ornant sa tête, les yeux fermés. Son corps était minuscule, bien plus petit que la normale, mais elle est parfaite. Elle mesure 37 centimètres et pèse 1,8 kilo. Les médecins sont vraiment confiants quant à son état. Ils pensent la laisser en couveuse pendant un certain temps, mais ils sont confiants quant à son état et sa survie.

- Je veux que tu restes avec elle. Je ne veux pas que notre fille soit seule, surtout si elle risque de mourir. Je secouais la tête, refusant d'entendre ce mot. Mourir. Elle ne peut pas mourir. C'est impossible. Promets le moi.

- D'accord. Mais à condition que tu ne fasses pas de bêtises, et que tu restes dans ton lit et que tu fasses tout ce que les médecins te disent. D'accord ? Elle hocha la tête. Je reviens te voir dans une heure. Elle secoua la tête.

- Les médecins vont me mettre sous calmants. Ne t'en fais pas pour moi. Occupe-toi de notre bébé ! Je ne veux pas qu'elle quitte ce monde en étant seule.

- Bella, Aibileen, ne décédera pas, tu m'entends ! Je pris son visage en coupe et plantais mon regard dans le sien. Elle ira bien, et survivra.

- On ne sait jamais. Mike arriva, suivi des médecins, qui récapitulèrent à Bella ce qu'on m'avait dit un peu plus tôt. Bella donna son accord pour prendre les substances afin de la calmer. J'attrapais une paire de gant dans le couloir et demandais à lui faire l'injection. On me confia la seringue, que je glissais dans la perfusion de son bras, avant de vider lentement son contenu à l'intérieur.

Elle luta contre le sommeil pendant quelques secondes, avant de s'endormir à nouveau, la photo de notre fille au creux de sa main. Je me dirigeais vers l'espace des prématurés, inauguré la semaine dernière à l'hôpital. Je laissais l'infirmière attacher ma blouse et ma charlotte, avant d'aller rejoindre la première patiente sous couveuse.

Ma fille.


J'ai conscience de couper au PIRE moment possible, ne vous en faites pas. Et pour aggraver les choses, je ne sais pas quand je pourrais poster, avec les partiels qui arrivent dans 15 jours… Je vais tenter d'updater avant noel, ce qui me laisse un mois, donc, un délai très raisonnable. Promis, je me bouge le popotin !

A très vite.

Bisous !