Pour les yeux d'un serpent

Crossover : HP/Fruit Basket

Couple : Harry/ Ayame

Alors qu'en Angleterre la guerre est terminée depuis à peine quelques jours, la Gazette désigne déjà le Survivant comme le prochain Seigneur des Ténèbres. Au moment où il en a le plus besoin Harry découvre que ses amis les plus proches sont en fait des profiteurs. Le Survivant décide alors de fuir l'Angleterre, et part commencer une nouvelle vie au Japon. Alors qu'il parvient à peine à se remettre de la guerre, Harry fait une rencontre assez particulière qui une fois de plus amènera un peu de piquant dans sa vie.

Chapitre 1 :

Un jeune homme brun aux yeux cachés par d'immenses lunettes de soleil sortit de l'aéroport bondé de Tokyo. A sa suite, une simple valise, ni trop grande, ni trop petite, et dans ses bras un bambin endormi. Le brun s'étira longuement puis observa les gens autour de lui, aller et venir dans un sens comme dans l'autre. Il soupira et remis une mèche de ses longs cheveux derrière son oreille avant de reprendre la poignée de sa valise et d'aller appeler un taxi. De leur destination il n'avait que l'adresse écrite sur un bout de papier à la va vite. Il comptait dessus pour que le chauffeur les amène à bon port, enfin il comptait plus là dessus que sur son japonais. Étant partit dans la précipitation le jeune anglais n'avait pas vraiment pris le temps d'apprendre la langue du pays. S'installer au Japon lui était apparu comme un très bon choix lorsque Malfoy père et lui avaient commencé à parler de quitter le pays après la guerre. Celle-ci était terminée depuis à peine une semaine et il avait été plus que surpris par les événements qui l'avait suivit. Le lendemain avait chamboulé sa vie. Non seulement à son réveil il avait trouvé un article dans la Gazette, le condamnant et le présentant comme le nouveau Seigneur des Ténèbres, avec ceci il avait également trouvé une assignation à comparaître pour meurtre. Le plus troublant, peut être plus que les témoignages négatifs de ses amis dans la Gazette, avait été l'arrivée imprévue des Malfoy chez lui, rapidement suivis par les jumeaux, Bill et Charlie Weasley ainsi que Neville, Luna, McGonagall et les Tonks. L'ambiance avait été légèrement tendue au début mais après quelques minutes à se regarder en chien de faïence les différents protagonistes avait finit par se détendre et tous avaient pris place dans le salon. Ça faisait alors à peine quelques jours qu'Harry avait emménagé au douze Square Grimmault en attendant de pouvoir trouver une résidence définitive.

Flash Back

Les trois Serpentards étaient serrés dans un canapé au milieux de tous ces ex-Gryffondors. Mais loin de perdre leur sang froid, ceux-ci paraissaient plutôt calme, non pas froid et hautains comme on aurait pu le penser, juste calmes. De leur côté les Gryffondors étaient éparpillés dans différents fauteuils ayant été invoqué par magie et semblait légèrement mal à l'aise. Finalement Ce fut Neville qui commença.

-On a vu la Gazette ce matin Harry, comment tu te sens?

Le jeune Potter, malgré sa gêne depuis sa lecture du journal, sourit à son ami. Au moins il était rassuré de ne pas avoir offert sa confiance qu'à des profiteurs ou des ingrats, la preuve en était toutes ces personnes présentes actuellement autour de lui, même si il doutait un peu de la motivation des trois blonds.

-Eh bien, je crois que dans un sens j'aurais du m'en douter... mais ce qui est fait est fait... Le plus amusant je crois c'est l'assignation à comparaître pour meurtre que j'ai reçue avec le journal... A vrai dire je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer!

-Ils n'ont pas oser tout de même?

-Sachez Monsieur Longdubas que certaines personnes osent sans se rendre compte du ridicule de la situation... C'est tout bonnement affligeant!

Les regards venaient de se tourner vers Narcissa qui venait de parler. A vrai dire, Androméda ne comprenait pas plus que les autres la présence des trois Malfoy dans la pièce. Certes d'après ce qu'elle en avait compris Harry avait sauver leur fils. Le plus étonnant en fait était le fait qu'aucun ne soit déjà à Azkaban.

-Narcissa, excuse moi de paraître aussi directe mais, que faites vous ici toi et ta famille...? Après tout on ne peut pas dire que vous vous entendiez bien avec Harry...

Cette fois-ci ce fut à Drago de prendre la parole. Sur les genoux d'Androméda le petit Teddy gigotait et tendait les mains vers Harry qui n'osait pas le regarder en face, considérant que c'était de sa faute si les parents du bambins avaient été tué lors de l'attaque de Poudlard.

-Potter m'a sauver la vie, il est donc juste de l'aider face à la bande d'idiots qui veulent sa peau maintenant. D'ailleurs Potter, je ne compte plus le nombre de fois où je t'ai prévu contre Weasley et Granger et cela depuis qu'on se connait!

-Tu veux dire le nombre de fois où tu nous as insultés dans les couloirs de Poudlard? C'était très clair comme message effectivement, merci pour m'avoir prévenu!

Un sourire supérieur apparut sur le visage du blond alors que les adultes étaient plus amusé qu'autre chose par le petit échange. Puis Harry soupira et s'étira.

-Et donc vous avez une solution à mon petit problème de justice?

Il s'adressait cette fois-ci à Lucius qui était pour l'instant resté silencieux. L'ancien mangemort était quelque peu perdu dans ses pensées et ne tourna la tête vers le jeune Potter qu'après quelques secondes de réflexion. Contrairement à ce que l'on aurait pu penser, Lucius était celui qui avait tenu à venir voir Harry ce matin là. Il lui devait d'avoir récupéré sa famille et de ne plus avoir à s'agenouiller devant un Seigneur des Ténèbres. Grâce à lui, il était enfin capable de recommencer une vie normale d'aristocrate, lui rendre la pareille était donc, d'après lui, indispensable. L'article dans la Gazette l'avait décidé à agir rapidement.

-Eh bien, étant donné notre statut de famille noire, il est indispensable pour nous de quitter l'Angleterre rapidement, je ne peux que vous conseiller de faire de même. Après tout, le monde magique n'a plus besoin de vous et vous n'avez plus besoin de lui. Je ne vous dis pas de tout abandonner, mais vu la situation extrême, mesures extrêmes... Si vous le souhaitez, je peux vous conseiller pour votre choix de destination...

Harry regarda un instant le grand blond et réfléchit quelques minutes alors qu'à côté de lui les autres commençaient à discuter de destinations en particuliers ou de l'avenir qu'ils allaient avoir. De ce qu'il entendait, les Malfoy semblaient vouloir partir s'installer aux États Unis. Charlie allait retourner s'installer en Roumanie pour être plus proche des dragons. Bill ne voulait pas encore se fixer mais pensait quitter l'Angleterre, peut être s'installer avec Fleur en France. Neville et Luna voulait trouver un lieu tranquille pour pouvoir s'installer ensemble, en Angleterre ou ailleurs. Quant aux jumeaux il ne souhaitaient pas vraiment déménager mais parler de la possibilité d'étendre l'influence de leurs farces et attrapes jusqu'en Amérique. Minerva voulait garder Poudlard. Seuls les Tonks ne parlaient pas de projets particuliers. Androméda lança un regard entendu à son mari et se tourna vers Harry.

-Harry? J'aimerais te demander une faveur...

Sortant de sa réflexion le brun se tourna vers la sorcière et ne pu empêcher son regard de tomber sur le petit Teddy qui gigotait toujours sur les genoux de sa grand mère. Il avala sa salive avant de reporter son regard sur Androméda.

-Bien sur...

La sorcière inspira longuement, reprenant un peu de courage avant de se lancer.

-J'aimerais que tu emmènes Teddy avec toi... Je sais ce que tu penses Harry, mais la mort de Rémus et Nymph' n'est pas de ta faute... Ils se sont battus pour leurs idéaux, pour l'avenir, rien n'aurait pu les convaincre de ne pas le faire... Et Teddy semble vraiment être attaché à toi, de plus Rémus m'a toujours dit qu'il voulait que si il leur arrivait quelque chose il voulait que ce soit toi qui t'occupes de son fils... Il te considérait comme son fils tu sais...

Harry déglutit, les larmes qu'il avait retenu depuis la veille lorsqu'il avait découvert les corps de Rémus et Tonks dans les gravats consécutifs de la bataille de Poudlard, menaçaient de sortir et il ne voulait pas pleurer devant tout le monde. Androméda ne semblait pas plus avancée de ce côté là, elle avait déjà les yeux qui débordaient et le bras que son mari avait passé autour de ses épaules ne suffisait pour l'instant pas à la calmer. Se retenant à grande peine de ne pas faire pareil, Harry détourna le regard.

-D'accord, je partirais... avec Teddy...

Il avala sa salive une fois de plus alors que tous les regards se posaient sur eux. Son intervention avait coupé court à toutes les autres conversations dans la pièce.

-Bien dans ce cas Mr Potter... que pensez vous du Japon?

Fin Flash Back

Le reste de la semaine avait été assez chargé, il avait mis beaucoup de chose en place à l'aide des autres Gryffondors. Les Malfoy étaient partis pour les USA deux jours après, emportant avec eux les biens qui n'avaient pas été détruits ou emmenés par le Ministère. Pour sa part, Harry avait été à Gringott, il avait fait en sorte de créer un compte spéciale et avait offert une propriété immense à McGonagall, le but était qu'elle en fasse un orphelinat sorcier avec les fonds qu'il avait déplacé sur le compte. Elle avait pour seule directive de ne plus laisser de sorciers orphelins dans le monde moldu, et d'accueillir au mieux les nés de moldus et leurs parents. Il avait également laissé une propriété à Neville et Luna, les laissant y vivre et en faire ce qu'ils voulaient. Pas la peine de préciser que la propriété en question comportait de quoi installer plusieurs serres. Il offrit aussi une de ses résidences aux jumeaux, celle-ci ce trouvait au États Unis sur une allée marchande magique du côté de Washington. Ce serait une base pour eux si il voulait s'y installer. Pour ce qui est de Bill et Charlie il ne pu que leur offrir une aide financière pour l'élevage des dragons ou les recherches de contre sorts. Il considérait ne pas avoir besoin d'une fortune aussi immense pour se construire une vie. Ce qui lui restait été largement suffisant pour lui et le petit Teddy. La fin de semaine arrivant à grand pas, il avait empaqueter les quelques affaires qui leur seraient utiles pour commencer et avaient pris l'avion pour Tokyo dans la plus grande discrétion qui soit. L'assignation à comparaître avait pour sa part terminée dans la cheminée du douze Square Grimmault.

Harry pénétra dans le taxi, prenant garde à ne pas réveiller Teddy, et tendit le mot au chauffeur. Si il ne se trompait pas la maison qu'il avait achetée avant de disparaître se trouvait plus en périphérie, au calme, à la limite de la campagne à vrai dire. D'après l'ancien propriétaire, la maison était loin de tout voisin et n'était plus habitée depuis des lustres. En dehors de cette tranquillité Harry avait flashé sur les photos présentant l'habitation. C'était grand, sans pour autant l'être trop. Il avait de la place pour installer de quoi vivre pour lui et Teddy, voire peut être pour deux autres personnes si ses amis décidaient de lui rendre visite. Il y avait aussi assez de place pour qu'il puisse s'occuper de son jardin lui même. La maison était dans le style cottage anglais, très lumineux grâce aux nombreuses fenêtres. Une sorte de tourelle faisaient face à la route et à l'intérieur on pouvait voir les poutres apparentes.

Il devrait certes refaire les revêtements mais ça lui paraissait être une partie de plaisir. Il pourrait enfin être libre de toute contrainte. Il avait déjà changer de nom pour brouiller les pistes, s'entendant avec Gringott sur le sujet. Harry Potter et Teddy Lupin étaient devenu Gabriel et Théodore Evans. Et en dehors de quelques petites choses à régler avec l'équivalent du Ministère de la magie à propos de son titre de séjour à durée indéterminée, il était enfin libre. Le choix du Japon avait été également fait pour le simple fait que le Ministère de la magie japonais n'intervenait pas avec les autres Ministères en ce qui concernait les affaires étrangères. A vrai dire il se fichait pas mal de la situation en Angleterre en ce moment même. Plus tard, Harry avait prévu de trouver un travail, mais en attendant il voulait prendre son temps, pour Teddy et lui même. Son premier projet, si on mettait de côté l'installation, était de trouver un vélo et de se promener. Il était hors de question de faire ses trajets en voiture à partir de maintenant, il voulait profité du paysage. Il penserait à l'hiver plus tard.

Après trois quart d'heure à traverser les embouteillages et les petites rues, ils arrivèrent enfin devant la maison. Comme il s'y était attendu, l'ancien propriétaire était là et l'attendait. Harry descendit de l'auto, Teddy toujours dans les bras, et remercia le chauffeur pour avoir sortit sa valise du coffre. Il paya la note et le taxi repartit en direction de la ville. Harry s'approcha alors du vieil homme qui heureusement pour lui parlait couramment anglais.

-Bienvenue au Japon jeune homme!

-Merci, j'espère qu'on ne vous a pas trop fait attendre, il y avait pas mal d'embouteillages en ville.

Le vieil homme lui sourit, lui faisant comprendre que ça ne le dérangeait pas.

-J'm'en suis douté, surtout à cette heure de la journée. Bien, je vous donne les clés, j'ai mis les quelques meubles que vous m'avez dit d'installer, je vous laisse le reste... Si il y a un problème vous savez où me joindre!

-Bien sur, encore merci! Bonne journée!

Le vieil homme laissa Harry et Teddy devant la maison et partit en direction de la ville. Il habitait dans la banlieue, un peu plus loin avec sa femme d'après ce que le brun avait compris. Un ancien soldat de l'armée de ce qu'il lui avait raconté, il avait appris l'anglais au contact des américains. Harry se retourna vers la maison et soupira d'aise puis s'empressa d'aller ouvrir la porte. Il allait avoir beaucoup de chose à faire pour le reste de la journée. Le seul mobilier de la maison consistait à ce que le vieil homme avait installer à sa demande, c'est à dire un lit double, un lit pour bébé et deux meubles de rangements dans la chambre. Le ménage avait également été fait sans qu'il ait eu besoin de demander. C'est à ça qu'on voyait à quel point les gens pouvait être attentionnés et aimable. Sans trop se préoccuper du rez de chaussé, Harry monta à l'étage et installa Teddy dans son lit sans le réveiller. Il posa la valise sur le lit double et entreprit de sortir les affaires de son nouveau petit frère.

Officiellement leurs parents étaient morts il y a quelques jours et ils avaient décider de déménager loin du lieux de l'accident. Il déposa les quelques jouets se trouvant dans la valise, c'est à dire trois peluches, dans le petit lit. Il allait visiter le reste de la maison le temps que le petit loup se réveille. Ensuite ils iraient ensemble à la recherches de meubles et de matériel pour s'installer correctement. Il voyait déjà les camions de livraison avoir du mal à se garer devant la maison. Il fit rapidement le tour de l'étage. Deux chambres et une salle de bain. Au bout du couloir, un escalier en colimaçon amenait à un grenier qui pourrait très bien lui servir à ranger ses affaires sorcières. Au rez de chaussé, on pouvait trouver la cuisine, ouverte sur la salle à manger et le salon, ainsi que des toilette et une dernière chambre qui avait vue sur la coure arrière où Harry comptait bien faire son potager. Prenant quelques mesures dans telle ou telle pièce, Harry retourna enfin dans la chambre pour voir que Teddy était désormais bien réveillé. Se servant du téléphone déjà installé grâce au vieil homme, il appela un autre taxi et ils se rendirent en ville grâce à cela. Ils passèrent les dernières heures précédent la fermeture des magasins à choisir tels ou tels matériaux ou meubles, la nourriture, la télévision, même l'ordinateur et le téléphone portable.

Harry demanda à chaque fois que tout soit livré rapidement à leur adresse, puis ils rentrèrent, toujours en taxi avec une petite partie de ce qu'ils avaient acheté. En arrivant, Harry pu remarquer que déjà deux camions étaient en train d'être déchargé, les meubles étant déposés dans le jardin en attendant de pouvoir les rentrer dans la maison. Le brun paya le taxi et alla ouvrir les portes de la véranda donnant sur le salon. Heureusement pour eux, plusieurs meubles étaient en kit et il pourrait les monter seul jusque dans les étages. Il indiqua la place du canapé et des fauteuils, montra où devait se trouver tel ou tel meuble. Puis entrepris d'aller remplir le frigo avec ses courses, faisant attention à ce que Teddy ne fasse pas de bêtise. Voyant que celui-ci était de nouveau fatigué il le remonta jusqu'à son lit et redescendit aider les déménageurs. Il eut beaucoup de papier à signer et remercia tous les employés qui avaient fait le déplacement en leur offrant quelque chose à boire et à manger avant que ceux-ci ne repartent.

Une fois seul, Harry, enfin Gabriel, soupira en s'affalant sur son canapé tout neuf. Il ferma les yeux et rêvassa pendant quelques minutes. La journée avait été longue, et le plus urgent maintenant était de faire à manger pour Teddy et lui. Il remercia presque les corvées que lui avaient imposée Pétunia pendant toutes ces années lorsqu'il entreprit de préparer le repas. Bien entendu Teddy aurait droit à un repas pour bébé comme le lui avait conseillé Androméda, et cela encore pour les trois mois à venir. Elle et Ted lui avait d'ailleurs promis de venir leur rendre visite dans quelques temps, lorsqu'ils seraient vraiment installer et que la situation en Angleterre se serait légèrement calmée. Harry mis la table et installa la chaise haute avant d'aller réveiller Teddy et de l'y installer.

C'est comme ça que commença la vie des Evans débuta dans l'extrême banlieue de Tôkyô, ponctuée par les nombreuses visites des anciens propriétaires venant généralement prendre des nouvelles ou encore aider Gabriel dans son apprentissage du japonais, lui expliquant telle ou telle anecdote. Et surtout lui apprenant l'art de la cuisine japonaise ou encore celui de s'occuper d'un potager convenablement. Teddy eut également l'immense joie de trouver une grand mère de substitution en la personne de la vieille dame, Kamiji Sunako, celle-ci venant le garder lorsque Gabriel avait une obligation à l'extérieur, comme par exemple lorsqu'il devait se rendre en ville pour régler sa situation avec le Ministère.


Pendant ce temps là à plusieurs pâtés de maisons de la résidence des Evans, dans un petit appartement, un homme se regardait dans le miroir, repensant à ce qu'avait été sa vie jusqu'ici et pesant le pour et le contre afin de savoir si il devait continuer. Depuis qu'il était gamin il avait toujours était ami avec ses deux cousins, Shigure et Hatori, comme lui il faisait partie des maudits de la famille Sôma. Tout était allé bien, jusqu'au jour de la mort du chef de famille. Akira-sama était quelqu'un de bon et d'aimant envers tous les maudits, il avait toujours une oreille attentives à leur prêter. Mais ce jour là tout changea lorsque leur fut présenté son successeur. Akito était plus jeune que lui et à première vu il paraissait plus faible et maladif voire même un peu renfermé. Alors que Shigure en avait profité pour se moquer gentiment de leur nouveau chef de famille, et que Hatori était resté neutre face à cela, Ayame, lui avait tout de suite sentit une sorte d'attirance envers le plus jeune. Et ce sentiment n'avait jamais disparu, il s'était même amplifié avec le temps, au point de prendre des proportions énormes dans la vie du jeune serpent.

Il avait tout fait pour se rapprocher d'Akito depuis ce jour, faisant tout ce qu'il lui demandait de faire, pour le meilleur et pour le pire comme on pourrait dire. Mais le caractère sadique du chef de famille fit que ce fut surtout pour le pire. Au fond de lui, Ayame se rendait parfaitement compte de ce qu'il se passait, il savait qu'Akito se fichait de lui. Qu'il lui servait de jouet. Déjà lorsqu'ils étaient petits, Akito avait des vues sur Yuki, son petit frère. C'est peut être parce qu'il avait voulu protéger son petit frère qu'Ayame subissait depuis lors les foudres du chef de famille sans que personne ne soit au courant. Il avait promis au brun qu'il ferait ce qu'il voudrait si il ne touchait pas à son frère. Mais bien sur le plus jeune en avait profité, sachant que de toute manière il lui obéirait, aussi lui avait-il ordonné de ne plus intervenir auprès de son frère quoi qu'il arrive, de le faire le détesté, et que peut être il accèderait à sa requête. Et Ayame avait obéit, Yuki le détestait depuis qu'il avait commencé cette comédie.

Pourtant Akito n'avait pas tenu sa promesse, et le serpent ne pouvait toujours pas lui résister. C'est aussi le brun qui lui vola ses premières fois, le rabaissant plus bas que terre à chaque fois. Le pire dans cet enfer était qu'il obéissait, qu'il revenait à chaque fois. Akito lui avait même donné un surnom « affectif », sa putain amoureuse. Mais c'était vrai, il n'était pas mieux qu'une putain au fond. Une putain amoureuse dont le cœur était brisé depuis déjà longtemps. Du moins c'est ce qu'il croyait jusqu'à il y a quelques heures. Il s'était présenté devant le pavillon d'Akito, aussi discrètement que d'habitude, tellement que même le chef de famille ne l'avait pas vu arriver. De sa position il l'avait pourtant vu très clairement, son meilleur ami tenant dans ses bras la personne pour qui il aurait tout donné, il avait tout aussi bien entendu leur discussion plus qu'équivoque en ce qui concernait leurs relations. Non seulement ils étaient en couple, mais cela faisait déjà quelques temps que c'était le cas.

A ce moment là Ayame avait sentit ce qu'il lui restait de coeur se briser dans une douleur vive et il était partit, tout aussi discrètement qu'il était venu, retournant dans son appartement à la manière d'un automate. Et maintenant il en était là, à observer son reflet dans le miroir. Tout chez lui semblait avoir été faux, de son apparence jusqu'à son comportement, là debout devant le miroir il se trouvait sale, hideux, souillé. Son regard se détourna pour se poser sur les bouteilles de sake se trouvant sur la commode juste à côté d'une tablette d'anti douleur. Il ne se souvenait même pas les avoir sortis du tiroir. Sans vraiment s'en rendre compte il attrapa la tablette et en sortit trois cachets, il les regarda dans sa main sans vraiment les voir, puis les porta à sa bouche et fit passer le tout avec une longue gorgée de sake. Sur un coup de tête il décida de sortir et de marcher. Il emmena la bouteille de sake avec lui et sortit sans même fermer la porte, quelle importance de toute manière.

Il réussit à parcourir plusieurs kilomètres malgré l'alcool et les médicaments, arrivant sur une route de campagne. Bizarrement même avec ses cheveux blancs argentés ou ses vêtements voyants personne ne s'était retourné. Et il avait continué d'avancer sans trop savoir où il allait. Loin de la civilisation bruyante de son logement il finit par s'écrouler sur le bord de la route, son corps se transforma mais il continua d'avancer lentement et ondulant sur le goudron chauffé par les rayons du soleil. Il se sentait bien, l'esprit comme dans du coton. Finalement il commença à se sentir fatigué et décida de s'enrouler sur lui même pour dormir un peu. Il dormait tellement profondément qu'il ne sentit pas les vibrations émises par le sol à l'arrivée du cycliste.


Gabriel était partit faire des courses pour la semaine. Il faisait vraiment beaux en cette fin d'été et il en avait profité pour utiliser son vélo. Il était aller jusqu'à la première supérette qu'il avait trouvé et avait refait le plein de nourriture avant de rentrer. Il avait profiter que Teddy soit chez Sunako-san pour l'après midi pour sortir un peu et s'occuper un peu de la maison. Alors qu'il roulait depuis déjà quelques minutes en plein soleil, il fronça les sourcils en apercevant quelque chose de blanc sur la route. Plus il s'approchait, plus la chose en question lui paraissait bizarre. A première vue, on aurait dit une sorte de tuyaux d'arrosage blanc enroulé sur lui même, mais qu'est ce que pouvait bien faire un tuyaux d'arrosage blanc en plein milieux de la route? Prudent Gabriel freina et s'arrêta à la hauteur de la chose. C'est là qu'il remarqua qu'il s'agissait en fait d'un serpent blanc de taille moyenne. C'était bien la première fois qu'il en voyait un comme ça. Il supposa que l'animal s'était endormi au soleil et s'approcha pour le réveiller. Après tout il avait le don de parler aux serpents et le soleil commençait à décliner, lui rappelant que le moment où les gens rentrent généralement chez eux était bientôt arrivé. Il fit attention à ne pas renverser ses sacs de courses en posant son vélo sur le côté et s'approcha du serpent. Voyant qu'il ne réagissait pas, Gabriel lui caressa la tête du bout du doigt, le serpent ouvrit les yeux sans grande vitalité.

-Salut, tu ne devrais pas rester là tu sais... Il va bientôt y avoir beaucoup de circulation sur cette route et tu risques de te faire écraser...

Le serpent le regarda et hocha la tête sur le côté sans rien dire, puis sans prévenir remonta le bras du brun en se cachant sous sa manche au grand étonnement du sorcier.

-Bon et bah, tu peux aussi venir si tu veux...

Toujours étonné par le comportement du serpent il remonta sur son vélo, se posant mille et une questions, et continua sa route, faisant attention à ce que l'animal ne bouge pas trop. Arrivé chez lui, il rangea le vélo dans le garage avant de pénétrer dans le salon, prenant la direction de la cuisine pour ranger les courses. Il sentait toujours l'étreinte du serpent sur son bras. Un coup d'œil à la pendule lui indiqua que Kamiji san ne ramènerait Teddy que dans une heure. Il avait eu de la chance de tomber sur un couple de cracmol, mais en même temps c'était Lucius qui lui avait indiqué cette maison parmi d'autres. Il devait surement être au courant de l'identité des propriétaires. Au moins les accidents magiques ne paraîtraient pas bizarre et Teddy pourrait être élevé comme il le fallait. C'était tout de même important pour le jeune loup de ne pas rester tout le temps avec les même personnes, et Gabriel était vraiment content qu'il accepte aussi bien le vieux couple.

Une fois qu'il eu terminé de ranger les courses il reporta son attention sur le serpent. Il entreprit d'enlever sa chemise tant bien que mal, puis ses yeux se posèrent sur le petit reptile qu'il sentait trembloter contre sa peaux.

-Eh bien, ça a pas l'air d'aller toi...

Il soupira et caressa la petite tête du doigt, faisant ouvrir les yeux aux serpents. Si ça avait été un être humain il aurait presque pu penser qu'il était fiévreux. Malheureusement il ne savait pas vraiment comment s'occuper d'un serpent malade. C'est dans ce genre de moment qu'un contact vétérinaire aurait été utile. Mais malgré toute les qualifications du vieux couple il ne pensait pas que ce genre de hobby se trouve dans leur catalogue déjà bien rempli. Tout ce qu'il savait concernant les serpents, c'était qu'ils aimaient la chaleur, notamment se dorer la pilule sur une pierre au soleil. Mais à l'heure actuelle, le soleil était en train de se coucher et la température extérieur commençait à décliner légèrement. Finalement une idée lui passa par la tête et il chercha pendant près de dix minutes un panier en osier ainsi qu'un oreiller et une couverture, puis il monta à l'étage et ouvrit la chambre d'ami se trouvant en face de sa propre chambre. Là il disposa le panier à côté du radiateur et y plaça l'oreiller et la couverture avant d'y déposer le petit serpent, calé entre les deux. Celui-ci le regardait faire sans réagir alors que Gabriel allumait le radiateur, sans pour autant le mettre au maximum, juste de quoi réchauffer la pièce. Puis il caressa une fois de plus la petite tête qui dépassait de la couverture et lui sourit.

-Repose toi là autant que tu veux, je vais te mettre de quoi boire et manger juste à côté, t'en fait pas ça va aller...

Dans un coin de la tête du serpent, l'idée lui plaisait bien, mais quelque chose lui sera le cœur sans pour autant qu'il sache pourquoi. Il n'eut pas vraiment le temps de se poser plus de questions qu'il sombrait déjà dans le sommeil. Gabriel redescendit dans la cuisine et entreprit de mettre un peu d'eau dans une coupelle et de la viande crue dans une deuxième avant de monter le tout dans la chambre, jetant un sort de conservation dessus. Il regarda une dernière fois le petit serpent et referma la porte avant d'aller faire un tour dans la bibliothèque où il savait que se trouvait au moins un livre sur les serpents. Le livre à la main il redescendit au rez de chaussé pour commencer sa lecture bien caler dans son fauteuil. Il avait encore une demi heure avant le retour de Teddy donc autant la mettre à profit. Il se rappela également que le lendemain les grands parents du petits étaient censé venir et se fit une note mentale qu'il déplacerait son invité si celui-ci allait un peu mieux. En tout cas ça ferait du bien au petit de revoir ses grands parents. Et puis il avait aussi hâte d'avoir des nouvelles du monde sorcier.

Il avait déjà bien avancé dans sa lecture lorsque des coups se firent entendre du côté de l'entrée. Le brun se leva et posa son livre sur le fauteuil avant d'aller ouvrir la porte pour accueillir le vieil homme qui tenait un Teddy endormit dans ses bras.

-Il s'est endormi pendant le trajet.

Gabriel sourit et pris le bambin dans ses bras en faisant attention à ne pas le réveiller.

-Rentrez j'vous en pris, vous prendrez bien quelque chose avant de rentrer?

Acquiesçant le vieil homme pénétra dans le salon et s'avança dans la pièce alors que le brun allait coucher Teddy dans son lit à l'étage. Lorsqu'il redescendit Nao san tenait le livre qu'il avait posé sur le fauteuil quelques minutes plus tôt.

-Vous vous intéressez aux serpents?

Gabriel se gratta l'arrière du crâne pas très à l'aise en se souvenant comment son rapport avec les reptiles avaient été accueillit à Poudlard.

-En effet, à vrai dire j'ai trouvé un petit serpent sur la route tout à l'heure, il a vraiment pas l'air bien et vu que je suis fourchelangue, j'ai pensé que peut être... mais au final je n'y connait pas grand chose...

Il avait opté pour la carte de la franchise en espérant que le vieil homme ne le jugerait pas là dessus. Mais à sa grande surprise celui-ci ne réagit pas comme il s'y était attendu.

-Puis-je le voir?

-Pardon?

-Le serpent, puis je le voir? J'ai un petit fils vétérinaire, et pendant ses études c'est moi qui l'aidait dans ses révisions lorsqu'il le fallait, alors peut être que je pourrais trouver ce qu'il a... ou au moins prendre contact avec lui si il le faut...

-Oh... Eh bien, il est à l'étage, venez...

Doucement les deux hommes montèrent à l'étage et Gabriel ouvrit la porte le plus doucement possible. En silence il fit entrer Nao san dans la pièce et lui désigna le petit panier où on pouvait distinguer la forme d'un serpent enroulé sur lui même. Le plus jeune constata que la pièce avait déjà eu le temps de se réchauffer. Le vieil homme s'approcha du petit panier et souleva délicatement la petite couverture, observant toute réaction qui pourrait être dangereuse. Gabriel pris place à ses côtés et avança sa main pour une fois de plus caresser la petite tête, mais cette fois-ci le petit serpent n'ouvrit pas les yeux.

-Ne vous en faites pas, il n'est qu'endormis.

-Comment?

-On sent sa respiration, faible mais bien présente. Il faudrait faire des analyses de sang, le fait qu'il ne réagisse pas plus que ça est quand même inhabituel... Je vais appeler mon petit fils, puis-je utiliser votre téléphone?

-Bien sur, faites comme chez vous!

-En attendant continuez à le laisser au chaud. Je vous tiendrais au courant lorsque j'en saurais plus sur le sujet.

Puis le plus vieux sortit de la pièce, retournant au rez de chaussé pour utiliser le téléphone, alors que Gabriel restait à côté du petit serpent, caressant toujours ses écailles pensivement. Il ne savait pas trop pourquoi mais il ne voulait pas que ce petit serpent meurt. Mais peut être qu'après avoir vu autant de gens mourir pendant la guerre il en était arrivé à ne plus vouloir voir mourir personne. Et puis le regard que lui avait lancé le reptile avant de s'accrocher à son bras avait eu quelque chose de désespéré. Une sorte d'appel à l'aide. Il remit la petite couverture et retrouva le vieil homme au rez de chaussé. Il attendit quelques minutes que le plus vieux raccroche le téléphone.

-Bien, j'ai eu mon petit fils, il a dit qu'il pourrait prendre le petit en observation demain matin vers neuf heures.

Il saisit un bout de papier et y nota l'adresse du cabinet vétérinaire et le tendit à Gabriel.

-Je vous aurais bien accompagné mais je dois me rendre à des obsèques demain. J'espère que ça n'est pas un mauvais présage pour notre petit ami à écailles.

Légèrement angoissé à l'idée que le serpent puisse ne pas passer la nuit, le plus jeune pris tout de même le bout de papier et remercia Nao san. Heureusement pour lui, les Tonks devait arriver dans l'après midi.

-Merci.

-Oh et il vous conseil également de le près de vous cette nuit, la chaleur humaine est semble t-il meilleur que celle d'un quelconque radiateur.

-D'accord, c'est ce que je vais faire, encore merci pour ça et pour Teddy...

-Oh ce n'est rien, il a une bonne tête ce serpent de toute manière!

Finalement le plus vieux rentra chez lui et Gabriel alla dans la cuisine, se prépara de quoi manger rapidement puis remonta et fit comme le vieil homme lui avait conseillé et pris le petit serpent avec lui dans son lit, le couvrant avec son corps en essayant de le pas l'écraser. Avant de s'endormir il caressa une fois de plus la petite tête.

Le lendemain, lorsqu'il se réveilla, il cligna des yeux quelques secondes avant de se rendre compte que le serpent s'était enroulé autour de son cou. Depuis son lit le petit Teddy le regardait, pas effrayé pour deux sous, voire même légèrement amusé par la scène. Voyant que son grand frère de coeur était enfin réveillé, il tendit les bras vers lui faisant sourire Gabriel. Celui-ci se leva, se frottant l'arrière du crâne puis s'étira avant de remarqué qu'il était toujours habillé. Un coup d'oeil au radio réveil lui appris qu'il était déjà sept heures. Il avait une heure pour se préparer, préparer Teddy, avant de se rendre à la clinique. D'après ce qu'il en savait elle était en ville à environ une trois quart d'heure en vélo d'ici. Il prit le temps de prendre des vêtements propres pour lui et Teddy et emmena celui-ci dans la salle de bain, bien décider à se laver et à faire la même chose au plus petit. Ils ressortirent peu de temps après, tout propre et habillés, près à partir.

Gabriel avait décidé d'aller déjeuner en ville après la visite à la clinique. Posant Teddy dans son parc, il attrapa un sac et entrepris de mettre de quoi nourrir le bébé, quelques couches propres et autres éléments indispensables pour Teddy, dedans. Il installa ensuite le siège pour bébé sur son vélo et y installa Teddy, fermant la porte au dernier moment. Il partit alors en direction de la ville, un bébé gigotant dans son siège et un serpent endormis autour du cou. Comme prévu il arriva devant la clinique en avance. Il regarda à l'intérieur avant de pénétrer dans l'établissement. Aussitôt une hôtesse d'accueil vint le voir et lui indiqua la salle d'attente ainsi que le petit parking pour vélo juste devant la clinique. Gabriel harnacha le véhicule et sortit Teddy de son siège avant de retourner dans la salle d'attente. Bientôt un jeune homme aux cheveux châtains s'approcha d'eux et se présenta.

-Bonjour, je suis Kamiji Junpei, vous devez être Evans Gabriel?

Le brun acquiesça et le vétérinaire l'invita à le suivre jusqu'à la salle d'examen. Là il décrocha le petit serpent du cou de Gabriel, celui-ci ouvrant des yeux fatigués, se demandant surement pourquoi on venait le réveiller pendant sa sieste.

-Bien voyons cela, soit sage mon grand... Alors, c'est vrai qu'il n'est pas très réactif... Je vais lui prendre un peu de sang pour l'analyser, ça devrait prendre une petite heure, mais après ça je serais un peu plus avancé... Vous avez peut être autre chose à faire ce matin?

-Non, à vrai dire, je ne sais pas pourquoi mais je penses que ça le rassurerait si je reste... C'est bizarre comme sensation mais... je n'sais pas...

Le vétérinaire sourit et acquiesça avant de préparer une seringue pour prendre un peu de sang à l'animal enroulé sur la table. D'un geste se voulant apaisant Gabriel caressa ses écailles, attirant son attention par la même occasion.

-Ça va aller, t'en fait pas...

Le reptile sembla comprendre malgré qu'il n'ait pas parler en fourchelangue et posa sa petite tête sur sa main. Le vétérinaire revint et entreprit de faire la prise de sang. Le serpent sembla frissonner mais quelques caresses le calmèrent et il monta s'enrouler autour de son bras.

-Il a l'air de vous appréciez à ce que je vois!

-Hm.

Teddy gigotait alors qu'il l'avait caler sur sa hanche. C'était l'heure pour lui de manger il fallait croire.

-Je vous laisse allez attendre dans la salle d'attente?

-Bien sur!

Gabriel ressortit de la salle d'observation et alla prendre place dans la pièce attenante. Il posa Teddy sur le siège à côté de lui et entrepris de fouiller dans son sac pour trouver un petit pot et une cuillère. Et l'attente commença, Gabriel s'occupant en jouant avec le bambin qui avait pris place sur ses genoux. Enfin après avoir vu plusieurs personnes passer dans la salle d'observation, le jeune vétérinaire, qui ne devait pas avoir plus de vingt cinq ans, revint les voir pour leur dire qu'il avait les résultats des analyses. De retour dans la salle d'observation Gabriel pris place en face du vétérinaire de l'autre côté du bureau.

-Alors voyons ça...

Il ouvrit le dossier et regarda les résultats d'analyses avant de se figer et de regarder le serpent qui était remonté autour du cou du brun.

-Qu'est ce qu'il a?

-Eh bien votre serpent a un sérieux problème avec l'alcool et les anti-douleur... c'est assez particulier pour un serpent je peux le concevoir...

-De … l'alcool et des médicaments?

Vu la tête du médecin, il pouvait voir qu'il ne plaisantait pas, et c'était pas des plus rassurant.

-En fait je dirais même que ce serpent s'est pris une cuite en quelque sorte si on considère qu'une dose minime d'alcool pour un être humain est beaucoup plus importante pour un animal de cette taille. Et pour les médicaments, eh bien je dirais que l'effet a été la grosse fatigue que vous avez constaté, il devrait se sentir mieux dans quelques jours... Mais honnêtement, je me demande comment ce serpent a pu accéder à ce genre de choses... Vous l'avez trouvé où déjà?

-Sur la route sortant de la ville, à quelques minutes de chez moi.

-J'avais encore jamais vu ça, mais bon je ne peux que vous conseiller de le garder avec vous au moins jusqu'à ce qu'il se sente mieux, si il retourne dans la nature dans cet état je ne donne pas cher de sa peau... N'oubliez pas, ces bêtes là sont très sensibles aux changements de températures...

-Bien, combien je vous dois?

Les Evans ressortirent de la clinique, plus ou moins rassurés, et reprirent leur route. Gabriel s'arrêta quelques minutes devant une boulangerie aux spécialités françaises puis repris son chemin pour la maison. Ils avaient encore quelques heures pour tout ranger, manger et préparer la chambre d'ami pour les Tonks.