Après l'horrible fin de 'Man Crushed', je vous avais promis quelque chose de plus réjouissant. En postant cette fic, je n'ai pas failli à ma promesse.

C'est la 1e fic à chapitres que j'ai écrite et, si mes souvenirs sont bons, j'ai dû l'écrire début 2010. Ici, je fais intervenir l'équipe de House (l'ancienne) pour des cas médicaux mais bref, j'en reparlerais le moment venu. Pour l'heure, House est quelque peu… dérouté !

Comme cette histoire date, j'espère que ça vous plaira vu qu'il y a certainement des petites différences au niveau des tournures de phrase et autre par rapport à mes écrits plus récents.

Laissez-moi vos impressions,

Good Read ;)


Unsettling Pleasure

Chapitre 1

Une fois de plus, il se retrouva à ce genre de soirée qu'il avait énormément du mal à supporter. Une fois de plus, il ne manqua pas de communiquer sa désapprobation à la majeure partie des personnes se trouvant présentes à cet instant. Comme bien souvent, il était accoudé au bar avec un verre de scotch qui trônait dans une de ses mains. Comme bien souvent, il dénigra tous ces gens se pavanant dans leur costume intégral à mille deux cent dollars. Et tout ça pour faire bonne figure, pour se donner l'impression d'être ce qu'on aimerait être mais dont on est loin d'être. Les apparences. Être ou paraître… C'était tellement superficiel et futile.

Les soirées de bienfaisances auprès d'importants donateurs. C'était uniquement fait pour les enjoliver, les avoir à sa botte, leur faire du cirage de pompes. Rien que pour obtenir les fonds nécessaires à la réalisation de certains projets. Il n'aimait pas les sens hypocrites de tout ceci. Il porta à nouveau le verre à ses lèvres afin d'aspirer une nouvelle gorgée du fameux alcool.

_ T'en es à ton combien de verre ?

_ Cinquième…

Son ami était là, à côté de lui. Cinquième… Il se demandait parfois comment il faisait pour tenir aussi bien à l'alcool. Mais il ne s'inquiétait pas. Il en fallait presque le double pour le terrasser. Il leva les yeux sur lui et le vit le regard fixé sur un point, immobile.

_ Elle fait uniquement ça parce que c'est ce qu'elle doit faire.

_ Je sais…

Elle était là, à une vingtaine de mètres en train de danser tout en étant enlacée dans les bras d'un homme, de toute évidence un des généreux donateurs. Après l'avoir fixé pendant un moment, il changea la façon de la regarder. A présent, il l'observa. Dans une magnifique robe rouge, elle était sublimissime. Il ne pouvait s'empêcher de détailler chacune de ses formes, toutes plus finement dessinées les unes que les autres. Son impertinent cavalier avait les mains dans le bas de son dos, ce qui ne fit que faire monter en lui une boule de rage aussi inexplicable qu'irrationnelle. C'est vrai après tout, il n'était que son employé et, quelque part, son ami. Il se retourna pour essayer de garder son calme et remarqua que son ami avait mystérieusement disparu. Sûrement était-il parti folâtrer avec une des infirmières…

Vidant son verre d'une traite, il la suivit des yeux quitter la salle en compagnie du brun qui devait sans aucun doute avoisiner la quarantaine. C'était un peu comme un prédateur qui épiait sa proie et qui attendait le bon moment avant d'agir. Et justement, il était peut-être arrivé, là. Sans plus attendre, il les suivit discrètement en direction de son bureau. Qu'allaient-ils faire dans son bureau ? Il accéléra un peu plus son pas et entra à son tour dans la pièce.

_ Alors Dr Cuddy, vous faites ça dans votre bureau maintenant ? Et qui plus est avec un inconnu !

_ Vous ne manquez pas de toupet ! Qui êtes-vous ?

_ Ce n'est rien, c'est juste… Commença la jeune femme sans pouvoir finir sa phrase.

_ Je suis son homme à tout faire. Et quand je dis homme à tout faire, je veux également dire dans des approches physiques plus sensuelles et beaucoup plus explicites ! S'empressa-t-il de dire solennellement. Méfiez-vous, c'est une mante religieuse ! Lui murmura-t-il.

Il n'a rien vu venir. Il a simplement senti le point de l'homme s'écraser avec force sur sa mâchoire. Dans un grognement de douleur, il perdit l'équilibre et tomba au sol.

_ Oh mon Dieu ! House, ça va ?

Elle n'eut droit pour seule réponse qu'à un ramassis de mots inintelligibles. Il resta figé un instant dans un rictus qui laissa transparaître toute sa consternation et son envie de vengeance. Voyant dans son regard son désir d'étriper l'autre, elle le retint en exerçant une pression sur son épaule et lança un regard de dissuasion à l'agresseur. Se sentant de trop, ce dernier n'insista pas et se retira, les laissant seuls. Sa main malaxait inlassablement son maxillaire gauche avant qu'il ne se relève, sans accepter l'aide de la jeune femme.

_ Venez, je vais regarder ça de plus près.

Sortant de la pièce, elle l'entraîna dans la salle de consultations la plus proche. Assis sur la table d'auscultation, il la regarda s'afférer à aller chercher la trousse de secours. Il avait déjà un bel hématome qui commençait à tirer sur le violet. Trop tard pour appliquer un peu de glace… Elle sortit un tube de crème et, après en avoir déposé une noisette sur le bout de ses doigts, appliqua délicatement l'antiseptique sur la zone lésée. Il tressaillit légèrement au contact froid de la substance sur sa peau. Le contact avec sa barbe lui procurait des picotements dans les doigts. C'était vraiment sa bouche, ça ? Elle ne s'était jamais rendue compte à quel point elle était belle. Ses lèvres si fines entourées de sa légère barbe devenaient tout d'un coup très tentantes. Elle avait envie de… Stop ! Non mais ça ne va pas la tête, qu'est-ce qui lui arrivait ?

Une fois terminé, elle se recula de deux trois pas et se posta devant lui, mains sur les hanches.

_ Mante religieuse !

_ Bah, vous séduisez les hommes pour en faire ce que vous voulez et après il ne reste pas grand-chose d'eux…

Elle lui lança un regard meurtrier qui lui fit regretter ce qu'il venait de dire.

_ Je n'avais pas l'intention de coucher avec lui, en plus dans mon bureau non mais quelle idée ! A part ça, merci de me comparer à un insecte, je suis flattée !

_ Oh mais il y a aussi le côté tentateur. Vous les ravissez avec vos innombrables charmes rien que pour vous en mettre plein les poches. D'ailleurs, j'avoue que ça marche plutôt bien. Vous êtes le pickpocket qui n'en est pas un !

_ Waouh, je passe de la petite bête à la main dérobeuse ! Y a du progrès…

Il se leva pendant qu'elle rangeait le matériel de soins. Faisant face aux placards, elle lui tournait le dos et ne le voyait pas. Il s'approcha doucement d'elle, dégagea quelques mèches de cheveux et déposa ses lèvres au creux de son cou en murmurant un presque inaudible 'merci' qui s'étouffa contre sa peau. En s'écartant d'elle, il prit soin de faire glisser le bout de ses doigts sur son omoplate. Fier du frisson qui parcoura le corps de la jeune femme à ce moment-là, il sourit d'un air satisfait. Elle resta figée telle une statue de marbre quelques instants et quand elle se retourna enfin, il n'était plus là. Son cerveau s'était déconnecté quelques secondes ou quelques minutes, comment en être sûr. Elle avait du mal à tout comprendre. Soit elle était restée ici plus longtemps qu'elle ne le pensait, soit elle s'était inventée cette scène de toute pièce. En pleine réflexion avec elle-même, elle considéra la première hypothèse comme concluante car elle sentait encore les picotements de sa barbe tirailler sa peau, à moins qu'ils ne la titillaient. Rhô bon sang, c'est pas vrai !

TBC