Hello, j'ai eu un peu de retard pour ce chapitre, mais le voici enfin.

Je souhaite remercier ceux qui m'ont laissé des review, ça m'a fait plaisir ^_^

Pour répondre à la question de Margot19 : Je n'ai pas de formation spécifique en médecine, ni en chirurgie, je me serre des éléments de la série et je me renseigne sur le net (principalement wiki) pour rendre plausible mon histoire car je n'aime pas raconter n'importe quoi^_^ Après, le truc de la déviation aortique médiane, c'est un pur délire de la part d'un ami que j'ai souhaité intégrer. Voilà !

Bonne lecture !

Chapitre 2 : Découverte – partie 1

La première journée de résidence au Seattle Grace s'était déroulée à merveille, sans la moindre anicroche, et s'était achevée dans la joie et la bonne humeur. Après la fin de leur service, Meredith et Karev avait conduit Arthur jusqu'à la demeure familiale des Grey où ils avaient retrouvés Izzie Stevens, pleurant à moitié d'avoir été obligée de commander des pizzas par manque de temps. Malgré cela, la soirée s'était déroulée dans une ambiance bon-enfant, chacun racontant des anecdotes sur son interna. Bien sûr, Arthur avait été obligé, en particulier par la blonde, de détailler presque minute par minute tout ce qu'il avait fait durant ces trois dernières années au Boston Misery. Les trois anciens internes de Bailey découvrirent ainsi que là-bas, les relations avec un supérieur étaient absolument interdites et pouvaient mener à de graves sanctions disciplinaires.

-C'est pour ça que tu as été obligé de partir ? demanda Meredith.

-Pas exactement, mais y a un peu de ça, avait répondu avec un sourire un peu tendu le jeune homme.

Cette remarque avait titillé un peu plus la curiosité d'Alex. Il était décidé à découvrir la raison exacte de son départ

-Heureusement que le Chef n'est pas aussi strict, sinon on serait tous loin, fit remarque Izzie en riant.

Au final, en raison de l'heure avancée, Meredith avait proposé au nouveau de rester dormir, ce qu'il avait accepté volontiers, allant s'installer dans le grenier.

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Une nouvelle journée s'annonçait, plutôt ensoleillée. En arrivant à l'hôpital à cinq heures du matin, on confia quatre internes au Dr Newton, qui ne se priva pas de leur expliquer sa manière de travailler.

-Bien, je suis Arthur Newton, votre nouveau résident. Je ne sais pas comment vous travaillez ici à Seattle, mais je tâcherais de m'y adapter. En attendant, voici les points que j'aimerais vous voir respecter : Quoi qu'il arrive, vous ne faite aucun diagnostique sur un patients sans que je sois là, à moins d'un cas d'urgence, arrêt, crise convulsive ou autre, biper moi au moindre problème. Ensuite, si vous avez la moindre question, n'hésitez pas à me la poser, c'est mon travail de vous apprendre, et ça m'entraine aussi ! Voilà, des questions ?

Une jeune femme leva la main, grande, maigre, brune. Sa plaquette indiquait Julia Horton.

-Dr Horton ?

-Il parait que vous étiez le meilleur élève de votre internat à Boston.

-Que j'ai été premier ou dernier, cela importe peu, fi-t-il observer.

-Mais le Dr Yang nous répète sans cesse qu'il faut viser la première place, toujours, ajouta Warren Doyle, le second interne.

-Je me fiche de ce qu'à pu vous raconter le Dr Yang !

-Reconnaissez que c'est mieux d'être premier dans ce travail, lança le troisième interne.

-Bon, que les choses soit clair, s'énerva calmement Arthuren s'arrêtant devant la porte d'une chambre, se retournant vers ses sous-fifres, il est évident qu'il faut exceller dans le métier que nous pratiquons ! Mais si vous n'êtes là que dans le but d'une gloire personnelle, alors vous n'avez pas ce qu'il faut pour être un bon chirurgien !

-Vous y allez fort, fit Julia.

-Non, c'est vous qui ne semblez pas comprendre. On ne devient pas médecin ou chirurgien dans le but d'être mondialement reconnu (enfin si, pensa-t-il) mais dans celui de sauver des vies. Nous faisons ce travail pour aider les gens, pour les sauver, pour allonger leurs existences ! Quand quelque chose défaille nous le réparons ! Quand il semble ne pas y avoir de solution, nous repoussons nos limites ! Mais pas pour nous, pour EUX !

Ses internes ne disaient plus rien, gênés. Soupirant, Arthur leur fit signe de le suivre.

-Bien, commençons les visites.

Sans le savoir, il venait de gagner le respect de Miranda Bailey, postée un peu plus loin dans le couloir, et qui venait d'entendre son discourt.

Si mes internes avaient ce mode de raisonnement, soupira-t-elle intérieurement

oOoOoOo

Environs deux heures plus tard, Cristina rejoignait Alex à un bureau, rageant. Elle déposa violemment ses classeurs sur la table et se laissa tomber sur une chaise.

-T'en tire une tronche, lança Karev, Hahn t'as encore envoyé braire ?

-Entre autre !

-Quoi d'autre ?

-Le nouveau a fait un long discours à ses internes où il me descendait littéralement en flamme.

-Il a vraiment parlé directement de toi où t'as interprété ce qu'il disait ? Je veux dire, il ne peut pas te rabaisser, vous vous êtes parlés genre à peine une heure hier, on peu pas juger les gens en si peu de temps.

-Il les a mis en garde contre le trop d'ambition !

-Quoi !?

-Il leur a fait comprendre que ça ne servait à rien d'être le meilleur partout.

-En un sens, il a raison.

Cristina le foudroya du regard et il comprit qu'il valait mieux la soutenir.

-Enfin, être le premier c'est toujours mieux, se rattrapa-t-il.

-Je parie que Boston l'a viré pour son manque d'ambition, réfléchit l'autre à haute voix.

-Non, pas de ce qu'il a laissé entendre.

Karev se rendit compte de l'erreur qu'il avait faite au moment où la phrase avait franchi ses lèvres. Cristina se redressa un peu dans son siège et le fixa avec beaucoup d'insistance, demandant :

-Il vous a dit pourquoi ?

-Apparemment, il aurait eu une relation avec une titulaire…

-Mais c'est génial !

-Quoi ?! questionna-t-il en la toisant du regard, ne comprenant pas sa soudaine joie.

-C'est un élément à exploité pour le remettre à sa place !

-Cristina, il vient d'arriver, il ne mérite pas ça, intervint Meredith qui entrait à cette instant et avait saisit la conversation.

-Il m a volé mon intervention !

-Hahn ne t'aurais de toute façon pas prise, lança sarcastiquement Karev, essuyant le regard meurtrier de l'Asiatique.

-Il n'a pas tord, fit Meredith en signant un dossier.

Cristina lui lança aussi un regard mauvais, mais elle son amie se contenta de lui sourire, puis partit. Puis elle reporta son attention sur l'autre.

-Karev, aide-moi !

-Non.

-Pourquoi ?

-Yang, tu agis comme une gamine, laisse tomber.

La Coréenne se leva et vint bloquer Alex dans son siège, posant ses mains sur les accoudoirs pour l'empêcher de partir et fixant son regard dans le sien.

-Tu va m'aider, et tu sais pourquoi ?

-Parle.

-Parce que s'il me vole mes interventions, il ne tardera pas à te voler les tiennes aussi.

Elle se redressa et sortit de la pièce, s'arrêtant sur le pas de porte pour lui lancer un « réfléchit-y » cinglant. Karev resta seul, réfléchissant à se que venait de lui dire sa collègue. Déjà la veille, il lui avait offert une opération gratuitement. Pourquoi ? Il ne faisait pas ce genre de chose d'habitude. Bon, il avait songé la lui échanger à un moment ou un autre contre quelque chose de plus intéressant, mais quand même, ce n'était pas son genre. Et si, en fait, l'atout majeur de Newton était son air innocent. Oui, ce devait être ça ! Il faisait semblant d'être aimable et à l'écoute pour apitoyer ses collègues leur voler leur intervention !

Revenant à la raison, Alex secoua la tête pour lui-même, se rendant compte qu'il était en pleine théorie du complot. Après tout, les chirurgiens doués, ça existait. La preuve : lui-même était le plus doué. Ainsi que Meredith, Yang et Izzie… même George, même s'il ne le portait pas dans son cœur, avait réussi une opération à cœur ouvert dans un ascenseur, alors que lui était paralysé par la peur.

Il préféra repousser le souvenir et reporta son attention sur les rapports qu'il devait finir de remplir. Mais une chose le titillait encore. Les paroles de Cristina depuis deux jours lui avait donné envie de connaître la vérité. Elle avait raison, on ne vire pas un résident aussi doué sans une bonne raison. Il voulait savoir, absolument ! Mais comment devait-il s'y prendre ? Lui poser la question directement ? Cela manquait de tact, mais dans le fond, il n'en avait jamais vraiment fait preuve. Après quelque minutes de réflexion, le jeune homme décida qu'il irait interroger le concerné à la pause déjeuner, puis se replongea dans son travail.

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-Chargez à 300 ! ordonna Arthur en se saisissant des palettes de réanimation.

Le patient dont-il s'occupait, venu pour un pontage coronarien, venait de tomber en arrêt, la veine obstruée empêchant le passage du sang et donc, l'oxygénation du cœur. Les deux internes restés avec lui s'affairait à préparer les produits que leur résident leur demandait, afin de tenter la réanimation chimique au cas où le choquage ne fonctionnerait pas. Une infirmière appliquait le produit sur les palettes, Arthur les frotta l'une contre l'autre, puis les appliqua sur la cage thoracique de l'homme. Cela faisait déjà quarante-huit secondes qu'il était en arrêt.

-Plus personne ne le touche, choquer ! ordonna-t-il encore.

Le courant de 300 volts fut relâché et le corps de l'homme ressauta sur le lit, mais le bip continu accompagné de la ligne droite indiqua que le cœur n'avait pas redémarré.

-Chargez à 350 !

Hahn entra dans la pièce à grande enjambée et s'approcha de son résident.

-Que s'est-il passé ?

-Je préparais Monsieur Himmler quand il a fait un arrêt, expliqua Warren Doyle, visiblement sous le choc.

Le Dr Hahn regarda rapidement le dossier du patient et ordonna :

-Passez-lui 2cc d'adrénaline !

Julia s'exécuta, la seringue étant déjà prête, elle l'injecta directement dans la voie centrale.

-Lâchez tout ! Choquer ! ordonna encore Arthur.

Le cœur du patient repartit, mais il était toujours inconscient, Hahn ordonna aux infirmières de le conduire immédiatement au bloc 4.

-Il va falloir agir rapidement ou il y reste, précisa-t-elle en suivant le brancard, le nouveau sur ses talons.

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L'intervention se solda par un échec. Dix minutes après le début de l'intervention, le patient était à nouveau tomber en arrêt et n'avait pu être réanimé. Fixant le moniteur qui émettait un son régulier, Erica prononça l'heure du décès. En se désinfectant dans le sasse, Arthur semblait abattu.

-Vous n'y êtes pour rien, tenta de le rassurer maladroitement Hahn, même si nous l'avions opérer hier, son cœur était bien trop affaibli.

- N'aurions-nous pas pu procéder autrement ? D'une manière moins invasive ?

-J'aurais pu dissoudre le caillot avec une microsonde, mais rien ne nous prouve que le caillot n'aurait pas migré vers les poumons ou le cerveau.

Il y eut un court silence, puis elle ajouta :

-Ca arrive, ne le prenez pas pour vous.

Puis elle sortit, laissant Arthur seul face au corps encore allongé là, derrière la vitre, sur la table où il était mort, se faisant refermer par ses internes qui s'entrainaient aux sutures. Le jeune homme soupira, puis sortit à son tour pour aller rejoindre les autres pour déjeuner.