C Comme Cauchemar (à placer après Papy Day)

En réponse à Anon : Je te remercie de suivre avec la même fidélité mes histoires et je suis contente que tu aimes les dernières en ligne. Sache également que je lirais avec plaisir ta fanfiction sur Sammy si tu continues à l'écrire. Cette bd mérite de voir le fandom être davantage étoffé !

Pour ce qui est d'une fic en plusieurs chapitres, il y en aura effectivement une à considérer comme une nouvelle aventure.

Le feu était rouge mais ça n'avait pas empêché un chauffard de griller le feu. La voiture roulait à pleine allure et percuta sa cible.
Un choc très violent, le contact de la peau avec le sol, la douleur puis plus rien. Le néant total, jusqu'à ce que les souvenirs reviennent.
Sammy se sentit encore plus mal qu'il y a quelques minutes auparavant et surtout devait cauchemarder. Comment diable pouvait il donc se trouver à deux endroits distincts ? il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond dans toute cette histoire.

-Surpris, hein ? Tu vas m'être très utile, tu n'imagines pas à quel point. Non seulement ce soir j'aurais ma vengeance mais en plus je serais débarrassé de minables dans votre genre.

-Espèce de… d'ordure, crois tu vraiment que tu les duperas ? Tout lui était revenu en tête à la vitesse de l'éclair. Jerry le dingue, sa nouvelle identité bon sang il fallait agir mais… les possibles bleus et les contusions l'empêchaient de bouger.

-Tu oublies un truc : les imbéciles comme toi ne sont pas durs à imiter, ni à tromper ! Un peu de patience, tu n'es pas le premier sur la liste. Mais si ça peut te rassurer tu ne feras pas le voyage pour l'enfer tout seul. Sur ce, à plus tard ! Un coup de matraque s'abattit lourdement sur son crâne le refaisant tomber dans l'inconscience.

Une ruelle sombre, des coups de feu et des cris. Pourvu que rien de grave ne se soit passé….

-Que ?! patron ! Oh non ce n'est pas vrai, mais dites moi que ce n'est pas vrai ! Répondez moi, parlez moi je vous en supplie !

Pas de réaction, de plus la tache de sang continuait de s'étendre sur le goudron humide. Les yeux clos et l'expression de surprise étaient figées sur le visage de son ami.

Trop triste et en colère, Sammy ne vit qu'au dernier moment le canon pointé sur lui et se sentit basculer à nouveau en arrière.

La chambre était noyée par l'obscurité totale, néanmoins une silhouette se redressant se dessina contre le mur blanc.

-Ce n'était… Qu'un cauchemar, un simple cauchemar. Mais quand je pense qu'il aurait pu se réaliser. Pff, un verre d'eau me ferait du bien.

Un déclic, la lumière s'alluma dans la cuisine. En revenant en arrière, Sammy se demandait de plus en plus souvent comment il avait pu agir avec autant d'aisance. Personne n'aurait imaginé que leur adversaire aurait joué cette carte et que les choses étaient dans un état aussi critique.

Le plus risqué dans tout ça, c'est au moment où Jack et les autres étaient là. Que se serait il passé si le borgne n'était pas intervenu ? Il aurait pu se faire tuer et les autres aussi.

En y repensant bien cette situation, c'était l'enfer pur et dur. On ne pouvait pas réellement être humain pour ne pas flancher ou alors être particulièrement débile, au choix.

Devoir se battre contre quelqu'un qui était votre copie conforme, avait dupé vos proches et vous ferait passer pour ce qu'on est pas… C'était un véritable travail d'Hercule.

« Si j'avais su… Je n'aurais jamais du sortir dehors même si ce salopard de Capone s'était amusé à me pousser à bout. Quand je revois la dépouille, mon sang se glace toujours autant. Une chance que cette fois cette histoire soit définitivement terminée. »

Tout avait parfaitement marché : le plan la veillée, pourtant quelque chose clochait mais quoi ? Il avait beau retourner la situation dans tous les coins tout semblait normal jusqu'à ce que Sammy manque d'abattre le cambrioleur et ensuite le tutoie.

-Je t'ai dit de tirer, t'attends quoi le dégel ? hurla Eliott en se lançant à la poursuite des deux fuyards.

-Ferme là veux tu ?! leur tirer dessus, t'en as de bonnes eh patate ! à cet instant, une courte rafale de balles le décida à riposter.

Sauf que la cible n'était pas la bonne aïe les choses étaient loin de s'arranger.

-Beau boulot, mon gros ! Je n'aurais pas à trop me salir les mains, quant à toi Al, je crois que Satan t'attend avec impatience…

-Euh tu sais Jerry, je ne pense pas qu'il soit si pressé de me voir, y a eu pire tu sais eh eh eh.

Oh bon sang de bon sang qu'avait il fait ? Un criminel, voilà ce qu'il était ! Il avait abattu dans le feu de l'action son meilleur ami ! Et tout ça pour un simple problème de conscience et l'amour des dollars… Jamais Jack ne s'était senti aussi méprisable et exécrable de sa vie. Il n'y avait plus rien, la vie n'avait plus d'intérêt. Mais surtout comment avait il pu être aussi bête pour ne pas piger qu'il y avait anguille sous roche ?

La lumière inonda la chambre. Crébonsoir, quel horrible cauchemar ! Et pourtant tout au long de sa vie Jack en avait vu des choses horribles ou terrifiantes.
Le lit vide attira son attention immédiatement. Pas besoin d'être Einstein pour savoir où était le p'tit.

-Tu n'as rien à te reprocher Sammy, dit Jack sur un ton rassurant tout en sortant du réfrigérateur ce qui restait du poulet rôti.

-Je sais bien patron, mais imaginez ce qui aurait pu se passer si les choses s'étaient déroulées autrement. On aurait pu prévoir d'autres housses mortuaires, j'aurais pu être condamné en tant que criminel. Ness et Capone auraient pu disparaître cette nuit.

-Ouais mais il en est autrement. T'oublies que t'as réussi à te contrôler et que tu as fait ton possible pour neutraliser ce taré. Il était vraiment bon pour l'asile ce mec, comme plein d'autre caïds soit dit en passant.

-C'est vrai, admit Sammy en grignotant une tranche de pain. De toute façon comme je le lui avais dit, tôt ou tard on aurait découvert la vérité. Personne n'aurait eu quoi que ce soit à me reprocher si on va dans ce sens. Qui plus est, on avait des témoins…

-Ouais, écoute p'tit je sais que c'est pas évident à digérer comme situation. Pour toi, comme pour moi, donc si tu as besoin d'en parler n'hésite pas.
-A la condition que vous fassiez de même, patron ! C'est vrai que parler de cette aventure exorcisait certaines peurs, et le temps guérirait tout cela même si il était évident que ça prendrait du temps.

Bon, c'est pas le tout, mais… On ne ferait pas mieux de retourner dormir, patron ?