Les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer, et l'auteure de cette histoire est mybluesky. Je ne suis que la traductrice...

Merci pour tous vos commentaires, et bonne lecture.

Chapitre 31

EPOV

Cette fille magnifique, avec ses doigts enroulés étroitement dans mes cheveux – doigts qui tirent, qui tourmentent, qui saisissent avec l'énergie du désespoir, incapables de trouver une prise satisfaisante quelque part sur mon corps – est presque trop. Je n'ai jamais ressenti une telle luxure, une telle convoitise ou un tel désir de revendiquer qui que ce soit avant. Et même si je veux prendre les choses lentement, pour adhérer à ses souhaits intimes même lorsqu'elle ne le peut pas, je finis par manquer de self-control moi aussi.

Je la presse contre le mur, embrassant chaque centimètre de peau lisse à découvert que je peux trouver. Dès que mes shorts sont poussés en bas de mes hanches, ma bite jaillit librement et sa petite main toute chaude s'en empare immédiatement.

Je siffle contre son épaule.

« Putain, Bella, » j'halète. Ça l'encourage et elle me serre plus fort tandis qu'elle glisse lentement sa main de haut en bas sur ma verge.

Je ne crois pas avoir jamais été aussi dur de toute ma vie.

Nous restons ainsi pendant un moment, moi l'embrassant et haletant contre sa peau pendant qu'elle pompe sa main le long de ma bite. Je veux désespérément être à l'intérieur d'elle, à tel point que j'envisage de la tourner moi-même et de la prendre juste ici sur le patio. Ou bien ôter son bikini du chemin et la hisser autour de mes hanches, là où elle va s'insérer facilement autour de moi tandis que je la ferai mienne contre le mur.

Mais je veux bien faire les choses – bien faire cette chose-là – alors à tâtons je parviens finalement à ouvrir la porte arrière. Je pose ma main sur la sienne, l'amenant à regret à s'immobiliser.

« Rentrons, bébé, » je murmure contre ses lèvres pour l'exhorter à me suivre, mais nous ne nous désengageons jamais alors qu'elle passe la porte en reculant, m'entraînant à sa suite. Je dois remonter mon maillot de bain pour pouvoir avancer, mais les seins de Bella demeurent exposés et à ma disposition. Finalement je passe une main derrière elle pour défaire le nœud, desserrant le top au complet qui s'ouvre instantanément. Bella s'empresse de tirer le petit bout de tissu au-dessus de sa tête avant de le jeter négligemment de côté.

Nous sommes soudainement en train de nous dévorer dans la cuisine, aussi impérieux que sur le patio, et je ne sais pas comment nous allons réussir à nous rendre jusqu'à la chambre à coucher à ce rythme-là. Lorsqu'elle essaye à nouveau de glisser sa main dans mon short, je l'arrête.

« Les escaliers, bébé, les escaliers, » j'insiste. Sinon, je vais la prendre ici sur la putain de table de cuisine.

Elle hoche la tête en signe de compréhension et se précipite vers l'escalier, me tirant avec elle, mais aussitôt que nous atteignons la première marche, on frappe bruyamment et frénétiquement à la porte d'entrée.

Nous nous figeons tous les deux. Mon cœur bat comme un fou et les grands yeux de Bella cherchent les miens.

« De qui diable peut-il bien s'agir ? » Souffle-t-elle, alarmée. Ils frappent comme la fichue police et la première pensée qui me vient à l'esprit est que Bella et moi avons offensé quelqu'un avec notre petit peep-show gratuit sur le porche. Mais les flics pourraient-ils se pointer ici aussi vite ?

Bella passe derrière moi à toute vitesse pour aller récupérer son maillot de bain sur le plancher, s'assurant rapidement que tout est couvert.

« Attends-moi en haut, » je lui dis, promettant de me débarrasser de l'intrus le plus vite possible. Elle acquiesce, m'adressant un dernier regard pénétrant, puis elle disparaît en haut des marches.

L'intrus frappe encore quand ma main tourne la poignée de la porte. Et à ma grande surprise, il s'agit de Mme Cope, ma vieille voisine qui est veuve.

Je me demande tout de suite si elle a en quelque sorte reçu un peep-show gratuit, mais son soulagement dit autre chose.

« Edward ! Dieu merci. Peux-tu venir chez moi en vitesse ? Ma maison tout entière est en train d'être inondée ! »

Je n'ai aucune idée de quoi elle parle, mais ma bite est en train de ramollir et elle insiste pour que j'aille avec elle. Je crie à Bella que je reviens tout de suite et je la suis à l'extérieur. Elle marche résolument, traversant aisément mon jardin et ensuite le sien, jacassant sans arrêt à propos de son fils qui demeure à une quinzaine de minutes et du fait que sa maison sera submergée avant qu'il n'arrive.

Et elle a raison ; sa maison est bel et bien en train de se remplir d'eau. Quelque chose dans sa machine à laver a brisé et l'eau se déverse par le fond de celle-ci comme un barrage qui aurait éclaté. Son tapis s'écrase avec un bruit de ventouse sous mes pieds nus et l'eau se rue sur le linoléum de sa cuisine comme si je me tenais debout au milieu d'une rivière.

Je tire la machine à laver du mur et la débranche, mais visiblement ce n'était pas le problème. Je dois couper l'alimentation en eau pour que celle-ci arrête enfin de jaillir.

C'était tellement bruyant dans la pièce avant, que le silence qui suit est presque sinistre.

Mme Cope se promène autour en rouspétant. Ses pieds clapotent et pataugent dans l'eau et les jambes de son pantalon sont trempées presque jusqu'aux genoux. C'est une bonne chose que je sois habillé de façon appropriée pour le boulot ; je ne porte toujours que mon maillot de bain.

« Quel cadeau du ciel que tu aies été là ce soir, Edward, » dit-elle. « Je ne sais pas ce que j'aurais fait. Je n'aurais jamais été capable de déplacer cette vieille machine par moi-même ! »

« Ce n'était pas un problème, Mme Cope, » je réponds sans peine, mais franchement la seule chose à laquelle je peux penser c'est de retourner à Bella. Je l'imagine allongée sur mon lit, ses cheveux étalés en éventail autour de son doux visage, et je veux m'enfoncer en elle et ne jamais émerger.

Mais je ne peux pas partir tout de suite. Mme Cope rassemble des serviettes, se mettant sur ses genoux arthritiques pour nettoyer le gâchis, et je ne peux pas être le voisin merdique qui la laisse dans cet état. Même si c'est pour aller m'envoyer en l'air.

Alors je l'aide. Nous utilisons toutes les serviettes qu'elle a dans sa maison et ça ne suffit pas. Je retourne chez moi pour en chercher plus, et Bella attend à la porte quand je rentre. Elle porte ses vêtements normaux.

« Que s'est-il passé ? » Demande-t-elle avec angoisse, et je lui raconte la sordide histoire. J'enfile une chemise et je ramasse plus de la moitié des serviettes que je possède, prêt à retourner chez ma voisine, mais Bella insiste pour venir avec moi.

« Tu n'es pas obligée, Bella, » je dis, m'imaginant qu'elle se sent coupable d'attendre ici en se tournant les pouces. Je sais qu'éponger un sol inondé n'est pas la façon dont elle voulait passer sa nuit. « Je ne devrais pas en avoir pour longtemps. »

« Ça m'est égal, » soutient-elle en prenant des serviettes de mes bras. « Je veux venir avec toi. Je peux aider moi aussi. » Elle me suit à travers la pelouse, pieds nus elle aussi.

Malgré le dégât, les yeux de Mme Cope s'illuminent quand elle voit Bella. « Et qui est cette charmante jeune femme, Edward ? Je ne l'ai pas vue avant. »

Bella semble un peu mal à l'aise, mais elle sourit à Mme Cope.

« C'est Bella, » je dis en guise de présentation. « Bella, voici Mme Cope. »

Je n'élabore pas en présentant Bella parce que je ne sais pas comment la décrire. Nous n'en avons pas discuté. Amie me paraît un peu informel étant donné que je planifiais d'enfoncer ma bite en elle. Mais elle n'est pas ma petite amie – du moins elle n'a pas dit qu'elle l'était – alors ça ne semble pas approprié de le présumer. Sans compter que cette idée me fait sentir quelque peu moite.

Bordel. Pourquoi est-ce que je me sens comme ça ? Pourquoi est-ce que je deviens taciturne et que je doute de moi ? Je veux être bon pour Bella et je veux la mériter, mais ça semble presque impossible quand il y a une sensation d'oppression dans ma poitrine qui ne me laisse pas respirer, encore moins me concentrer sur la façon de gagner sa confiance et son respect.

Mme Cope prend la moitié des serviettes de Bella et lui sourit agréablement. « Eh bien c'est un plaisir de te rencontrer, chère. Je n'ai jamais vu Edward avec une fille là-bas. Je commençais à m'inquiéter que la solitude lui pèse. »

Mme Cope est pire qu'Esme. Je ne roule pas des yeux parce que je crains qu'elle me voie, mais j'y pense certainement.

Bella lève les yeux vers moi. Elle est à genoux dans la cuisine, en train d'éponger l'inondation, et elle sourit presque timidement quand nos regards se rencontrent.

Et c'est tout ce qu'il fallait. Son sourire – un simple petit sourire – me coupe le souffle, et je sais que tout ce que je pousse et pour lequel je me bats, aussi impossible que ça puisse paraître, en vaut la peine.

Le fils de Mme Cope arrive quelques minutes plus tard et prend la situation en main. Le plancher de la cuisine est presque sec maintenant, mais l'eau s'infiltre toujours davantage de la moquette boueuse. Mme Cope met mes serviettes mouillées dans une sac-poubelle et me les renvoie, s'excusant à maintes reprises de ne pas être en mesure de les laver elle-même.

Bella et moi marchons tellement près l'un de l'autre que nos bras se frôlent constamment. Je peux me sentir redevenir dur, mais à ce stade-ci je suis sûr que l'instant propice a disparu et que commencer là où nous avions laissé sera malaisé. Et peut-être que c'était trop tôt. Peut-être que l'interruption était une bonne chose.

Je laisse le sac rempli de serviettes sur le perron. Je m'occuperai de ça plus tard. Pour le moment, Bella est là et nous sommes enfin seuls, et quoi qu'elle veuille faire, je suis à elle.

Une fois à l'intérieur, elle se tient dans le salon et frotte nerveusement ses bras. Elle sourit d'un air penaud.

« Eh bien, c'était intéressant, » dit-elle, mais je sais ce qu'elle veut dire. C'était une expérience carrément douloureuse en comparaison de ce que nous aurions pu faire.

Je me gratte l'arrière de la tête. « Désolé, Mme Cope vit seule. Son mari est mort il y a deux ans… »

« Ça va, Edward. »

J'essaie de ne pas penser à ce que nous serions en train de faire en ce moment si nous n'avions pas été interrompus. J'essaie, mais j'échoue, et la bosse dans mon short le montre très clairement. Bella inspire profondément.

Une seconde les choses sont embarrassantes au possible. Je ne sais pas quoi faire ni quoi dire, ou si nous allons reprendre là où nous avions laissé, ou tout simplement regarder un film, ou sortir pour aller manger une glace, ou un autre truc complètement inepte. La seconde suivante, je lui saute dessus. Avec mes lèvres, avec mes mains. Je la pousse contre le mur, une main sur son cou et l'autre sur sa hanche alors que je l'embrasse, la suce, la tire et l'attire plus près et que je presse mon corps dans le sien. Je ne sais pas si elle m'a rencontré au milieu ou si j'ai provoqué toute l'attaque, mais elle répond à ma frénésie avec avidité, tirant brusquement ma chemise au-dessus de ma tête et la jetant sur le plancher où elle gît dans un tas abandonné.

Elle retire son chemisier. Elle porte encore son bikini sous ses vêtements et en tirant sur le cordon, le top se détache et s'enlève facilement.

Elle déboutonne rapidement sa jupe, mais je suis impatient de toucher. Je glisse mes mains sur ses cuisses et ses hanches. Elles s'attardent sous le tissu de sa jupe et la culotte de son bikini crée une barrière entre ma peau et la sienne.

Je tire sa jupe et son bikini vers le bas.

Elle est nue devant moi, complètement dépouillée de ses atours et absolument magnifique. Et en tirant prestement les cordons de mon short, c'est soudainement le contact peau contre peau, homme contre femme, sincérité contre vérité. Je frotte mes mains dans son dos, sur la courbe de ses fesses, et dans un mouvement brusque, je la hisse et l'appuie contre moi.

Elle halète en verrouillant ses jambes autour de mon corps. Je la presse contre le mur pour avoir plus de support, l'embrassant assidûment, et je peux sentir la chaleur humide entre ses jambes alors que celle-ci frôle mon sexe. Elle est si proche de moi, et l'attente m'a laissé à peine capable de tenir debout.

Je suis normalement quelqu'un de patient, mais pas maintenant. J'ai l'impression que j'ai voulu ceci – elle – pendant des années et des années, et une petite interruption n'est pas suffisante pour chasser le désir. L'envie.

Mes lèvres se déplacent vers sa mâchoire, son cou, son épaule. Elle halète contre moi et je sais qu'elle veut ceci autant que moi, une théorie confirmée lorsque sa main contourne mon bras pour s'emparer de ma bite. Elle bouge légèrement, à la recherche de l'espace nécessaire pour qu'elle puisse la glisser en elle.

« Nous devrions aller dans ma chambre, » je souffle, mais les mots sont inutiles. Tout est inutile sauf elle et moi, et cette envie.

Elle secoue la tête et ses propres mots sont pantelants et tendus. « Non, Edward. Je suis lasse d'attendre. »

« Mais… nous avons besoin de… préservatif… » J'embrasse et mords son épaule entre les mots.

« As-tu confiance en moi ? »

« Bon Dieu, oui. »

Sa déclaration antérieure est mise en évidence quand elle trouve sa cible et s'enfonce au-dessus de moi.

Nous gémissons tous les deux.

Je pousse fort contre elle, la remplissant et la ravageant. Elle est chaude et serrée et elle gémit délicieusement à mon oreille, me faisant émettre un « Putain » d'une voix basse et gutturale. Avec ses doigts tordus dans mes cheveux, elle guide mon visage vers le sien et m'embrasse. Brutalement.

Son propre désir me submerge et je plonge en elle, des coups violents, mais lents et délibérés. Je la remplis complètement chaque fois, sans aucune retenue. Ses talons nus creusent dans mon postérieur et ses ongles courts griffent ma peau.

Mais je ne peux pas la voir dans cette position.

Je saisis fermement ses hanches en m'éloignant du mur, cherchant un endroit où je pourrai l'allonger et voir nos corps joints ensemble – où je pourrai faire courir mes mains sur sa peau et vénérer chaque courbe et chaque vallon de son corps. Même s'il n'y a rien que j'aimerais plus que de l'emmener dans mon lit, je ne suis pas sûr que je puisse réussir à la transporter de cette façon – toujours attaché, toujours à l'intérieur de son corps tout chaud – en haut des escaliers, et aucun de nous n'est disposé à se séparer.

La table de la cuisine est plus proche. Je l'installe sur le bord et elle libère immédiatement mon épaule d'une main au lieu de se soutenir. Je l'embrasse, et c'est moins frénétique cette fois-ci. C'est plus doux, légèrement plus calme. J'entame un mouvement de va-et-vient presque tout de suite et elle gémit contre mes lèvres, sa main se blottissant autour de mon cou.

« C'est tellement bon de t'avoir en moi, » murmure-t-elle contre moi. « Tellement, tellement bon. »

Je la remplis avec de longs mouvement langoureux.

« Bon Dieu, Edward, » gémit-elle, jetant sa tête en arrière, et je dépose de chauds baisers soufflés le long de sa gorge exposée.

Je déplace ses hanches, la tirant plus près du bord de la table, et je m'enfonce plus loin en elle. Elle est à bout de souffle et elle approche de sa libération, mais moi aussi. Je ne sais pas combien de temps je peux encore tenir, et je pense à Emmett et à la scie de son oncle Demetri, et à tout ce que je peux imaginer pour conjurer cet orgasme en train de se consolider, mais c'est inutile. C'est trop bon d'être en elle et ça fait beaucoup trop longtemps que j'attends ce moment.

Voulant à tout prix qu'elle vienne avec moi, je glisse ma main vers le bas et je commence à titiller son clitoris, faisant raidir son corps et retomber sa tête une fois de plus.

« Seigneur, Edward… Je ne peux pas… Je vais… »

« Viens avec moi, bébé, » je l'implore, et elle ferme les yeux très fort et se cambre, ramenant sa poitrine vers moi alors qu'elle halète mon nom et se laisse envahir par le plaisir. Je garde mon bras autour d'elle, refusant de la laisser retomber, et quelques secondes plus tard je la suis dans l'oubli. Sa main s'agrippe désespérément à ma joue et guide ma bouche vers la sienne, et j'expulse les derniers cris de mon orgasme contre ses lèvres, et ensemble nous restons appuyés sur le bord de la table, à bout de souffle et épuisés.

Une fine pellicule de sueur couvre nos deux corps. Bella est comme de la gélatine dans mes bras, et quand finalement je relâche un peu mon emprise, elle s'allonge lentement et déploie ses bras sur la table. Elle respire fort et profondément et elle est tout sourire.

« C'était fantastique, » souffle-t-elle. On dirait qu'elle vient d'avoir la meilleure baise de sa vie, et bien que j'essaye vraiment très fort de ne pas sourire de satisfaction, elle rend la chose presque impossible en restant couchée là, haletant et souriant de cette façon.

Alors que je me retire d'elle, elle dit, « Oh oh ! Maintenant quelque chose d'autre est en train d'enfler. »

Je suis perplexe au début, puis je pige ce qu'elle veut dire. Elle fait allusion à ma tête. Celle sur mes épaules.

« Je n'ai rien dit, » je proteste en riant.

Elle s'assoit et pose une main sur mon épaule, me tirant vers elle. Nous nous embrassons et c'est lent, doux, et exquis.

« Tu n'avais pas besoin, » murmure-t-elle. « Je pouvais le voir dans tes yeux. »

« Je les garderai fermés la prochaine fois. »

« Je te l'interdis ! »

Nous nous embrassons encore. J'ai l'impression que je n'en aurai jamais assez.

C'est seulement lorsque je l'aide à descendre de la table et qu'elle grimace que la vague de remords me frappe. J'aurais dû insister pour que nous allions dans ma chambre. J'aurais dû insister pour que nous allions lentement, pour que nous prenions notre temps pour nous découvrir l'un l'autre et en profiter pleinement.

Elle ne méritait pas une baise frénétique et précipitée. Elle ne méritait pas la dureté des murs et la froideur d'une table. Elle méritait un amant romantique qui serait doux et prendrait son temps pour adorer son corps.

Je passe une main frustrée dans mes cheveux. « Je suis désolé, » je lâche tout à coup, et Bella se tourne vivement pour me faire face. Elle cherche ses vêtements, qui sont à quelques mètres.

Il y a de la panique dans ses yeux. « Pour quoi ? »

« Nous n'aurions pas dû le faire comme ça, » j'explique. « Nous aurions dû… J'aurais dû t'emmener dans mon lit. »

Elle se détend de façon visible, et cette réaction me rend confus. Pensait-elle que j'étais désolé à propos de nous ?

« Ouais, eh bien, tu es juste un homme, » plaisante-t-elle, se penchant pour ramasser ses fringues. « La faiblesse de votre sexe est notoire. »

Elle me fait ce commentaire acerbe pour changer le sujet. Elle sait ce que j'ai vu.

Je suis son exemple et j'enfile mon short, mais je reste torse nu. « Je ne regrette pas ce que nous venons de faire, Bella, » je lui affirme. « Ou comment nous l'avons fait. Je ne veux tout simplement pas que tu le regrettes. Ça aurait dû être spécial. »

Elle se tourne vers moi, et cette fois elle paraît blessée. « C'était spécial. Pour moi, » proteste-t-elle, et à présent j'ai l'impression d'être un parfait idiot.

« Merde, Bella. Ce n'est pas du tout ce que je voulais dire, » je m'empresse de m'excuser. Je la tire dans mes bras, et heureusement elle ne se rebiffe pas. Elle se fond en moi. « C'était spécial. Diable, j'aimerais le faire comme ça encore et encore. Mais je ne veux pas que tu te remémores cette époque en souhaitant qu'il y ait eu des fleurs et un coucher de soleil et des chandelles et- »

« Edward ? »

« Hein ? »

Elle lève les yeux vers moi en souriant. « Tu parles trop, putain de bordel. On vient de s'envoyer en l'air et je suis crevée. Maintenant s'il te plaît arrête de t'inquiéter comme une femme et tais-toi. »

Je soupire, mais je suis soulagé. Elle a raison – je m'inquiète beaucoup trop. Elle n'est pas contrariée, alors pourquoi devrais-je l'être ? C'était une des meilleures baises que j'aie jamais eues.

« Il n'y a pas vraiment eu quoi que ce soit de traditionnel à propos de nous, » poursuit-elle. « Et puis c'est bien d'être sentimental, mais les gens passent généralement tellement de temps à se préoccuper de cet aspect-là que ça siphonne tout le romantisme. Et j'allais mourir, au sens littéral, si je devais attendre une minute de plus. Mme Cope est charmante, mais elle sera toujours une 'trouble-baise' pour moi dorénavant. »

Je souris de toutes mes dents. Je ferais n'importe quoi pour cette fille.

Nous décidons de regarder un film à l'étage. Je n'ai pas une vaste sélection ici, mais elle en prend un et l'apporte dans ma chambre. Elle s'arrête en voyant ma nouvelle tête de lit et sourit. Je ne m'attends pas à ce qu'elle ramène le sujet sur le tapis, mais je suis constamment surpris.

« Très imposante, la tête de lit que tu as là, » commente-t-elle. « Et je vois que c'est du solide. Aucune menotte ne va passer à travers ce 'mauvais garçon.' »

Elle a raison, mais ce n'est pas pour ça que je l'ai achetée. Eh bien, peut-être qu'inconsciemment c'est la raison de cet achat, mais je n'ai pas l'intention de me mettre à nouveau dans ce genre de situation. Alors j'espère que ce ne sera pas un problème de toute façon.

« Ouaip. Solide. À mon image, » je blague en souriant. Et que devrais-je dire d'autre ? Nous avons passé une bonne soirée – une très, très bonne soirée – et je ne tiens pas à aborder un sujet qui pourrait la gâcher.

Elle doit penser la même chose, parce qu'elle se glisse dans le lit sans un autre commentaire. Elle tire les couvertures vers le bas afin que je puisse me joindre à elle, mais je lui dis que je vais me changer dans des vêtements secs. Sans y penser, je manque d'apporter mes vêtements à la salle de bain, mais finalement je me déshabille juste devant elle.

Bella me regarde comme si elle avait droit à un spectacle gratuit.

« Ooh, j'ai laissé tous mes uns dollars en bas, » plaisante-t-elle. Mais je peux voir le feu dans ses yeux, et une partie de moi doute que nous soyons vraiment sur le point de regarder un film. Une partie encore plus grande est ridiculement excitée à cette perspective.

Mais nous regardons le film. Pendant une bonne quinzaine de minutes au moins. Puis elle se retourne et se recroqueville contre mon flanc, jouant avec le duvet juste sous mon nombril. Je ne porte rien d'autre qu'un boxer et il m'est terriblement difficile de rester concentré sur le film, mais je ne l'arrête pas. Je n'oserais pas l'arrêter.

Ses effleurements me font durcir et je recommence à être excité, mais la couverture, heureusement – ou malheureusement – dissimule la manifestation évidente de mon désir.

Bella prétend regarder le film, mais il est clair qu'elle joue la comédie. Comment le pourrait-elle ? Le film est la chose la plus éloignée de mon esprit, et il est inconcevable que ses pensées n'errent pas dans la même direction.

Je me tourne sur le côté pour que nous soyons face à face et je repousse les cheveux de son visage avec ma main. Ses yeux sont ancrés au fond des miens tandis que nous nous embrassons doucement, mais très vite nos baisers deviennent un peu plus fougueux, et ensuite je glisse ma main derrière sa jupe, saisissant ses fesses, et je la tire contre moi.

Nous demeurons comme ça pendant un moment, à simplement nous embrasser et à savourer la présence de l'autre. Puis nous nous retournons de manière à ce que je sois sur elle, mon poids réparti sur mes coudes, et sa jupe descend aisément dès qu'elle est déboutonnée. Elle glisse sa main sous mon boxer et le pousse vers le bas sur mes cuisses – aussi loin qu'elle peut aller – et aussitôt que ma bite est libérée, je m'introduis en elle, la pénétrant complètement en un seul mouvement fluide et rapide.

Ce n'est pas pressé ou précipité cette fois-ci. Ce n'est pas frénétique ou désespéré. Mes mouvements sont lents et mesurés au début, ses hanches se soulevant pour rencontrer les miennes, et je reste en elle alors qu'elle retire son chemisier et s'en débarrasse.

Quand elle me demande d'aller plus fort, je vais plus fort. Quand elle ratisse mon dos avec ses ongles, je vais plus vite. Quand elle écarte davantage ses jambes, je vais plus loin. Je soutiens une de ses jambes avec mon bras, m'immergeant aussi profondément que je le peux, et quand elle cambre le dos et crie mon nom, je la suis.

Elle s'endort blottie dans mon flanc, et je ne demande pas si elle veut passer la nuit ici. C'est une évidence. Et je ne suis pas sûr que je la laisserais partir.

Je la regarde dormir pendant des heures, probablement. Le film joue en boucle et le sommeil m'échappe. Mais ça ne me dérange pas. Je n'arrête pas de penser que c'est ce que j'ai manqué, ce dont j'avais besoin dans ma vie. Et je ne réalise pas que je parle à voix haute jusqu'à ce qu'elle remue et sourie contre ma poitrine, marmonnant « Moi aussi. »

Rassurez-vous, ce n'est pas encore la fin…

À bientôt

Si vous cherchez un autre genre de lecture en attendant le prochain chapitre, je vous suggère d'aller lire mon OS intitulé Nœuds M'oublie Pas. Disons simplement que c'est... autre chose.

Milk