Disclaimer : Albator, Clio, Doc, les marins de l'Arcadia, Warius et son Karyu, Mi-Kun et Tori-San appartiennent à leur créateur, M. Leiji Matsumoto.

Bob l'Octodian et ses Metal Bloody Saloon appartiennent à Aerandir Linaewen qui me les prête amicalement

Les autres personnages sont à bibi

1.

De retour de vacances, Soreyn Romdall, le Capitaine de l'Unité d'Intervention Anaconda s'était mis à jour, avait classifié ses dossiers et avait consulté les archives du Bureau de la Police Spéciale AL-99 pour se mettre au courant de ce qui s'était passé en son absence.

Cela lui avait pris la matinée, il avait vidé un lunch box sans quitter sa table de travail et en début d'après-midi, il était monté voir son Colonel qu'il n'avait pas encore croisé vu sa propre arrivée tardive ne s'étant pas remis d'un claquement des doigts à ses horaires de travail.

Des deux secrétaires, seule Lorèze était présente et elle sourit à Soreyn.

- Aldie a dit qu'il revenait dans cinq minutes, prévint-elle.

- Et c'était quand ? gloussa-t-il devant la mimique de Lorèze.

- Il y a un quart d'heure !

- La ponctualité d'Aldie toute crachée, s'amusa Soreyn.

Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent sur un grand rouquin balafré à la chevelure d'un roux incandescent. Il tenait à la main un sachet en papier au nom de la pharmacie qui était un des commerces du rez-de-chaussée de l'immeuble.

- Soreyn !

- Content de te revoir, Aldie.

- Ces trois semaines à la montagne t'ont réussi. La petite famille ?

- Nous nous sommes tous bien éclatés.

Aldéran sortit brosse à dents et dentifrice de son sachet.

- Je reviens…

- … dans cinq minutes ? hasarda Soreyn.

Aldéran lui tira la langue et passa dans la partie privée attenante à son bureau.

Après avoir raconté en gros ses vacances, Soreyn avait écouté son Colonel et ami lui rapporter lui-même les dernières nouvelles de l'AL-99.

- Une Unité de filles, commenta Aldéran. Darys à la retraite, cette Jalance Urven fera une excellente Artificière. Te voilà avec un véritable petit harem, Soreyn !

- Dis plutôt que tu t'es fait plaisir en premier, Aldie, sourit Soreyn. C'est toi qui emmènes l'Unité, la plupart du temps.

- Pas aussi souvent que je le voudrais. Diriger l'AL-99 devient chaque mois plus administratif. Cette nouvelle idée de Division est une folie…

- C'est ce qui se disait lors de la fusion à l'époque, remarqua Soreyn.

- Là, c'est plus une fusion, c'est une division sectorielle ! Ce qui signifie que c'est presque un cinquième de la galactopole qui ne formera plus qu'une seule entité, mais sans la rivalité de la fusion. Enfin, attendons que tout soit prêt en théorie pour passer à la phase développement… Dire qu'il y a un an, quand Jarvyl me l'annonçait, c'était censé être imminent !

Passant comme à l'habitude du coq à l'âne, Aldéran alluma l'un des écrans encastré au mur.

- Juste à temps, les jockeys sont sous les ordres !

- Depuis quand tu t'intéresses aux courses hippiques ? Tu aurais misé si gros que tu veux suivre celle-là ?

- Parier ? Non, pas mon genre. En revanche, Hoby a fait engager une des pouliches du haras.

- Laquelle ? questionna Soreyn en voyant les noms des chevaux s'afficher.

- Gazelle Firmon du Brespart.

- Rien que ça ? « Pupuce », tout court, ce n'était pas suffisant ?

- Avec son pédigrée, non, impensable !

Soreyn fronça les sourcils.

- Ta famille a un haras ?

- Oui, bien évidemment, rétorqua Aldéran avec une désarmante candeur. Quoi, tout le monde n'a pas reçu son poney quand il a fait ses premiers pas ?

Soreyn revint dans la grande salle où se trouvait le plateau des Unités d'Intervention. Il cligna de l'œil à l'adresse de Jarvyl Ouzer, le leader de l'Unité Léviathan.

- Décidément, notre Aldie sera toujours dans un autre monde.


Une alerte de niveau 8 pour son Unité Anaconda, Soreyn n'en avait sans nul doute pas demandé autant pour « fêter » son retour de vacances !

- C'est toi qui prends la direction ? interrogea Yélyne.

- Je ne sais pas. Aldie ne m'a encore rien fait savoir… Ah, le voilà ! Aldéran ?

- Tu t'en occupes, Soreyn ? Moi, j'ai une vidéo conférence avec la Générale Elumaire des Polices.

- D'accord. La Générale, ça veut dire que la Division… ?

- On dirait que le processus se met enfin en branle ! On va pouvoir y voir plus clair !

Aldéran fit la grimace.

- Et je saurai si la rumeur selon laquelle plusieurs Bureaux de la Spéciale rechigneraient à se mettre sous l'autorité d'un ex-Sigipste est vraie…

Talvérya, la Sylvidre de l'Unité, désigna à son Colonel la passerelle de l'étage de son bureau.

- Un appel pour toi, Aldéran, lança Lorèze, agitant son téléphone.

- C'est important ?

- Oui.

- Soreyn, bonne Intervention !

- Merci, Aldie.

Ce dernier monta les escaliers rapidement.

- Lorèze ?

- Ton grand frère.

- Sky ?… Sky, qu'est-ce qu'il y a ? Est-ce que c'est maman ?

- Non, elle va bien, pour le moment. Tu peux venir dîner tout à l'heure ? Enfin, juste toi, qu'Ayvi ne le prenne pas mal !

- Elle va râler, c'est sûr, surtout pour le principe. Qu'y a-t-il ? insista Aldéran.

- …

- Skyrone ! ? aboya son cadet.

- Delly et moi, nous nous séparons.

- C'est une blague ? s'étrangla alors Aldéran.

- Pas du tout. Décision mûrement réfléchie et voilà pourquoi nous avons à t'en parler.

- Mais, pourquoi ? insista encore Aldéran qui ne parvenait pas à croire à ce qu'il venait d'entendre.

- C'est de ma faute. J'ai fait quelques conneries…

- Allons bon, voilà du neuf ! grinça son cadet roux. Si, toi, tu commences à partir en cacahuète, c'est vraiment la fin des haricots, plus rien ne va tourner rond…

Et Aldéran ignorait encore jusqu'à quel point il était, malheureusement, dans le vrai !