Désolée pour le délai, je suis assez occupée en ce moment. N'hésitez pas à 'follow the story' pour voir quand j'arrive enfin à poster un nouveau chapitre. Et n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !

Plus tard dans la soirée, quand elle poussa la porte de son appartement, Julia eut la surprise de voir Michael en train de lire sur son canapé. Elle savait qu'il était censé passer, et elle lui avait donné les clefs il y a quelques semaines, mais elle aurait pensé qu'il serait déjà parti depuis longtemps. Sa soirée avec Frank avait duré beaucoup plus longtemps que prévu.

Il leva la tête quand il l'entendit entrer. Il avait un grand sourire aux lèvres. Si seulement elle pouvait être accueillie comme cela jusqu'à la fin de sa vie...
"Salut toi."
"Salut." Elle alla s'asseoir de l'autre côté du canapé, retira ses chaussures et plaça ses jambes sur les genoux de Michael, reprenant une habitude qu'elle avait prise avec Tom au fil des années. "Tu m'as attendue ?"
"Je t'attendrai toujours." Il posa son livre sur la table basse. "Alors, comme ça s'est passé ?"
"A vrai dire ça s'est plutôt bien passé. Il était un peu énervé au début mais je pense qu'il est prêt à tourner la page."
"Tant mieux pour lui."
"Oui. Il va accepter un poste à Boston."
"Vraiment ? Il va emménager à Boston ? Quand ?"
"Apparemment ils ont besoin de lui rapidement, le professeur qu'il va remplacer est parti sans aucun préavis, et puisque c'est une excellente école, ils n'aiment pas laisser les étudiants sans professeur trop longtemps."
"Mais qu'est-ce qu'il se passe pour Leo ? Il ne va pas à Boston avec lui, si ?"
"Non. Frank dit que c'est mieux s'il emménage avec moi."

Michael pouvait voir à quel point elle était heureuse de cette nouvelle. Cela la tuait de ne pas pouvoir son fils plus qu'une semaine sur deux. Et il pouvait comprendre, il avait encore moins de temps avec son fils et, si Monica décidait de le laisser passer plus de temps avec Artie, il serait l'homme le plus heureux sur terre. Malheureusement cela n'arriverait pas de si tôt. Même son avocat, qui était supposé rester optimiste, l'avait mis en garde du fait que cétait presque impossible, puisque Monica était la mère et qu'il était celui à blâmer pour la fin de leur marriage.

Julia comprit ce qu'il se passait dans la tête de Michael et elle perdit son sourire. Elle se contenta de se rapprocher de lui et de placer un main confortante sur son épaule.
"Elle changera d'avis."

Le fait qu'elle ait deviné ce à quoi il pensait le surprit, mais, en y réfléchissant bien, son train de pensée avait été plus que logique. Il était en colère contre lui-même pour avoir gaché sa bonne nouvelle. Elle était supposée célébrer cette nouvelle, pas s'inquiéter pour lui.
"Oui, bien sûr." Il souria en le disant, même s'il n'en pensait pas un mot. En ce qui concernait Artie il avait perdu tout espoir, mais il ne voulait pas le montrer. "Qu'est-ce que tu dis d'un peu de vin pour célébrer ?"
"Non, merci. C'est déjà tard et on a une longue journée demain. Je pense que je vais aller me coucher plutôt." Elle se leva en disant cela, et lui offrit sa main. "Tu viens avec moi ?"
Il prit la main qu'elle lui tendait et ils allèrent tous les deux dans sa chambre.

En vérité elle ne voulait pas célébrer la nouvelle oarce que cela n'avait pas l'air d'être une victoire. Elle se souciait encore beaucoup de Frank et elle était triste du fait qu'il n'ait plus l'occasion de voir son fils autant qu'avant, surtout quand elle voyait à quel point Michael souffrait de ne pas assez voir Artie. Mais c'était son choix, donc elle devrait peut-être quand même célébrer la nouvelle.

Le bruit de Julia sortant de la salle de bain réveilla Michael. Elle avait l'air aussi malade que les matins précédents mais elle le cachait et il ne savait vraiment pas pourquoi. Il ne voulait pas ruiner le moment en lui en parlant, même s'il en mourait d'envie, et il se contenta donc de refermer les yeux et attendit qu'elle remonte dans le lit, prétendant quelle n'en était jamais sortie. Mais il était inquiet et il se promit donc qu'il lui poserait la question avant la fin de la semaine, avant la semaine de Leo (semaine durant laquelle il ne pouvait la voir qu'au travail), même si elle avait décidé de ne pas encore le mettre sur le tapis.

Elle se retourna et le vit ouvrir les yeux.
"Bonjour."
"Bonjour."
"Comment ça va ?" Elle planta un doux baiser sur ses lèvres tout en disant cela.
Il répondit avec un autre baiser. "Je vais toujours bien quand je me réveille à tes côtés." Il fit une légère pause, le fait de penser à la semaine de Leo avait soulevé un problème. "A ce propos... Qu'est-ce que le fait que Leo emménage ici veut dire pour moi ?"

C'était exactement la question qu'elle s'était posée elle-même quand elle s'était réveillée et qu'elle avait vu Michael à côté d'elle. Bien sûr elle aimait beaucoup quand Leo était là, même s'il ne parlait pas beaucoup, mais il y avait toujours ce moment dans la soirée où elle essayait de s'endormir seule, et ce moment dans la matinée où elle se réveillait dans un lit vide. D'habitude elle se réconfortait en pensant à la semaine suivante, mais si Leo emménageait avec elle, il n'y aurait pas de semaine suivante.

"Tu pourrais essayer de commencer par te joindre à nous pour dîner, et puis tu pourrais passer la nuit."
"Tu disais que Leo aurait un problème avec ça."
"Je sais, mais au bout d'un moment il devra s'habituer au fait que tu es-" Il leva un sourcil et elle rougit. "mon petit-copain. Oh mon dieu, je suis bien trop vieille pour dire ça, c'est stupide-"
Il l'attira près de lui pour l'arrêter.
"Non, c'est pas stupide. Je suis honoré d'être ton petit-copain."
Il se pencha pour l'embrasser mais elle se leva soudainement et courut en direction de la salle de bain. Il se précipita derrière elle et arriva juste à temps pour lui tenir les cheveux alors qu'elle vomissait dans les toilettes.

Ils étaient maintenant tous les deux assis sur le sol de la salle de bain, dans un silence des plus complets. Le visage de Julia était vraiment pâle et elle avait l'air sur le point de vomir encore une fois. Il attendit qu'elle se sente mieux avant de prendre la parole.
"Qu'est-ce qu'il se passe, Jules ? Je sais que tu essaies de me le cacher mais je sais aussi que tu as été malade tous les matins cette semaine."
"Je ne sais pas."
Il pouvait bien voir qu'elle ne voulait pas en parler mais elle aurait bien à le faire à un moment, et le plutôt c'était, le mieux cela serait.
"Julia... est-ce que c'est possible que tu sois... enceinte ?"

Elle se figea quelques secondes avant de secouer la tête, comme si elle essayait de faire disparaître cette idée.

"La même chose m'est arrivée à Boston, même si cela n'a pas duré aussi longtemps. Je pensais être enceinte à ce moment-là, j'ai donc fait un test de grossesse mais il s'est avéré que je ne l'étais pas. C'était juste le stress. Et c'est probablement la même chose maintenant. On ouvre le spectacle à Broadway dans une semaine et je ne suis pas sûre qu'on soit prêts. J'ai des raisons d'être stressée."

"Tu sais qu'on est prêts, et je ne pense pas que ce soit dû au stress. On a déjà travaillé ensemble et rien de la sorte ne s'est passé."
"Je ne suis pas enceinte, Michael."
"Si tu en es si sûre, tu ne verras aucune objection à faire le test si je te l'amène, n'est-ce pas ? Et si, comme tu le dis, il s'avère être négatif, alors on va voir un médecin."
"D'accord." C'était probablement juste pour mettre un terme à cette conversation mais cela suffisait à Michael.

Il l'aida à se relever et courut à la pharmacie la plus proche, pendant qu'elle prenait son petit-déjeuner. Sur le chemin il ne pouvait pas s'empêcher de penser à comment cela serait d'avoir un bébé avec Julia et un grand sourire apparut sur ses lèvres. Ce test devait être positif. Ils méritaient d'avoir enfin un peu de bonheur.