Auteur : Mystearica

Traductrice : Hermi-kô


Et donc, elle pleura


Depuis qu'elle était enfant, Tooko Amano ne pleurait pas beaucoup. Naturellement lorsque ses parents décédèrent, mais depuis lors, les larmes étaient rares chez cette jeune fille. Elle vivait sa vie en tant qu'adolescente joyeuse et positive comme elle aimait, faisant face à l'adversité sans frayeur.

Quand elle entendue dire que Miu Inoue avait arrêté d'écrire, elle ne versa pas de larmes.

Quand Konoha décida de confronter ses démons du passé et se mit progressivement à dépérir, elle ne pleura pas.

Quand elle surprit Konoha sur le point de tomber du bâtiment avec son amie d'enfance qui l'avait convaincu de le faire, … Tooko n'avait pas pleuré.

Quand elle réalisa qu'elle ne pourrait pas toujours rester à ses côtés, elle ne pleurnicha pas. Pas la première fois en tout cas.

Toutefois juste après qu'il l'ait embrassé, avant qu'elle ne monte dans le train qui devait l'amener vers son futur… au milieu du choc de voir sa figure toute petite sur le quai à mesure que le train s'éloignait, elle ressentit cette sorte de torpeur qui emplissait tout son être.

Tooko pensa qu'elle s'était armée de courage pour cet instant-là. C'était censé être un joyeux voyage après tout, non ? Ce joyeux voyage l'emmenait vers une autre partie de sa vie et marquait un nouveau jalon dans celle de Konaha également. Evidemment elle n'avait pas voulu le quitter mais elle avait dû. Tous les deux avaient leur propre vie à vivre, et elle savait, juste savait que Konoha était promu à de biens plus grandes choses que de lui écrire simplement ses encas tous les soirs à la lueur diffuse de la salle du club de littérature.

Mais quand il l'avait choqué de cette façon…

C'était là qu'elle avait réalisé combien elle ne voulait pas qu'il la quitte.

Et c'est à ce moment-là qu'elle réalisa qu'il était bien trop tard pour descendre du train, courir vers lui et l'enlacer aussi fort que possible. Les sentiments qui la submergeaient brusquement débordaient, plus puissants encore que tout ce qu'elle avait trouvé dans ses livres jusque-là.

Tooko Amano ne pleurait pas facilement. Elle avait pleuré lorsque ses parents étaient décédés mais depuis plus rien.

Mais alors que le train de nuit l'emmenait vers une nouvelle vie à Hokkaido, elle s'affaissa dans son siège, les yeux débordants de larme.

Après avoir fixé le sol pour une poignée d'instants, absolument insensible à ce qui se passait, elle mit sa tête dans ses mains et fondit en larmes.

Elle se fichait de savoir qui la voyait, qui s'apitoierait sur elle ou qui essaierait de la calmer pour écouter son histoire. Pour le moment, Tooko sentait qu'elle venait de faire la plus grosse erreur de sa vie.

Elle avait besoin de pleurer.

Et donc, elle pleura.


Note de l'auteur : Honnêtement je n'arrive pas à croire que ce site n'a pas déjà une section pour cette série. C'est une série sublime et géniale qui est rapidement devenue mon manga/anime préféré de tous les temps. Pour ceux qui ne sont pas encore dans le secret, cette série s'appelle Bungaku Shojo. Cette fanfiction vient d'une scène dans le film, une qui m'a fait pleurer. Merci à la muse Konoha.

Après avoir regardé cette scène … encore et encore, il fallait que j'écrive quelque chose dessus. Alors voilà. C'est ma supposition sur les sentiments de Tooko après cette scène sur le quai de la gare.

J'ai écrit cette histoire parce que j'aime énormément cette série et je souhaite écrire encore sur le sujet. J'adore le personnage de Tooko et sa co-star, Konoha Inoue. En fait, j'adore tous les personnages de cette série. C'est une super série, allez la voir si vous ne l'avez pas déjà fait.