Monsieur Jones

Partie 1 :

La jeune Sarah Williams vie aujourd'hui avec nostalgie l'aventure qu'elle a vécu dans l'univers du Labyrinthe. Elle se demande parfois si ce tout ceci était bien réel.

Ses pensées ne sont tournées que vers une personne Jareth le roi des Gobelins -duquel elle a refusé la proposition de vivre à ses côtés- au point que cela la hante.

Un soir après les cours, alors que la pluie fait rage, Sarah va faire la plus étrange des rencontres…

Une histoire inspirée du film "Labyrinth" de Jim Henson.

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La journée avait bien commencé. Pourtant en fin d'après-midi, les nuages que l'ont peur apercevoir à travers les fenêtres de la salle de cours de la classe de 1ère sont gris. La jeune Sarah Williams qui a depuis le début du cours les yeux rivés sur l'extérieur l'a tout de suite remarqué.

La jolie brunette aux cheveux long, habillée de son uniforme, assise sur le côté n'a pas vraiment la tête à penser à Voltaire. Le coude sur la table et les yeux rêveurs, elle ne peut se sortir de la tête l'image de la de ce roi des Gobelins qui l'a tans intrigué ce fameux soir ou il a enlevé son petit frère et invité dans son labyrinthe.

Et si elle avait tout imaginé depuis le début ? Et si jamais elle ne revoyait Jareth et tous les amis qu'elle s'était fait. Cette hypothèse l'effrayée. Elle voulait comprendre, percer le mystère de la venue de Jareth. Pourquoi elle et pas une autre après tout ? Toutes ces questions, et bien d'autres, trottées dans la tête de Sarah et cela depuis des mois. Si bien que son entourage commençait à s'inquiéter de son silence et d'une certaine mélancolie visible au plus profond de ses beaux yeux bleus.

C'est donc sans surprise qu'elle accueille un bruit grondant et résonnant dans toute la classe. C'est le tonnerre qui vient se faire entendre. Tous les élèves ainsi que la prof sursautèrent. Une grosse pluie s'en suit et viens de déverser sur toute la ville.

-Mince alors il pleut ! Tu as vu ça Sarah ?, s'exclame une de ses camarades assise juste à côté d'elle. Heureusement on vient me chercher en voiture, poursuit-elle.

Sarah le savait elle n'avait aucun moyen de transport pour rentrer. Aussitôt que le cours prendrait fin elle sera mouillée jusqu'au cou. « Géniale ! » pense-t-elle à bout.

Elle n'avait pas vraiment besoin de ça en ce moment. Tiens ! Justement le cours prend fin. Les élèves de lèvent et rangent leurs affaires dans un chahut pas possible. Sarah en fait de même mais pas vraiment pressée de prendre une douche à vrai dire, elle prend son temps.

-Sarah !, S'exclame sa prof. Peut tu venir me voir juste un instant j'aimerai te parler un peu.

A cette annonce, quelques filles de la classe rirent en passant devant Sarah.

La jeune fille soupire, presque tous les soirs elle avait droit à la morale. Elle faisait de son mieux pour améliorer son comportement le lendemain mais rien n'y fait. Elle ne peut s'empêcher d'être ailleurs.

-Vous vouliez me voir madame, dit-elle en allant au bureau de sa prof.

-Oui, alors Sarah, ça ne va plus ça ! Tu ne peux pas continuer à être absente comme ça dans cours. Est-ce comme ça dans tous les autres ?

-Non, c'est juste que … C'est la fin de la journée, je suis fatiguée. Mentit-elle en baissant la tête.

-Oui et bien ça n'excuse rien mademoiselle Sarah. A quoi penses-tu enfin ?

- A rien, dit-elle ne sachant comment se défendre.

Il y'a un petit silence, soudain l'institutrice ajoute,

-Tu es amoureuse … ? C'est ça ?

Sarah relève la tête surprise et ouvre de grand yeux. Elle dément,

-Non ! Bien sûr que non !

Son enseignante lève un sourcil pas convaincue.

-Non … Vraiment, ce n'est pas ça. Je m'excuse, je sais que ce n'est pas bien, je vous promets de changer !

-Je te connais Sarah, tu es une bonne élève. Pour ne pas dire brillante. Tu vas sortir la tête hors de l'eau, mais s'il te plait arrête de penser à ce garçon.

-Ce n'est pas un garçon, dit-elle doucement

-Alors qu'est-ce que c'est ?

Sarah ne répond pas. La prof lui autorise donc à partir.

Une fois dehors, sous le préau, les larmes manquent de couler sur les joues de Sarah.

-Pourquoi ? Pourquoi faut-il que je sois si étrange, pourquoi ma vie ne peut-elle être comme les autres filles de ma classe ! J'en ai marre, ce n'est pas juste ! Au lieu de penser à un garçon je pense à … Et d'abord je ne suis pas amoureuse ! Je …

Elle fait quelques pas. Son cœur bat fort, puis pense à nouveau,

-Personne, ne comprendrait. Je ne peux me confier à personne.

Elle regarde les cordes tombaient encore à l'abri. Les autres élèves partent, la plupart en voiture. Sarah soupire puis décide de commencer à courir.

-Vous croyez que cette idiote de Karen viendrait me chercher ? Non, bien sûr que non ! Et papa qui est au travail. Oh lala je vais être trempée !

C'est en faisant attention que la jeune fille court à travers la rue. Il est presque sept heures et la nuit est déjà tombée en ces temps d'hiver. Elle doit se dépêcher.

Cette maudite pluie n'arrange pas les choses. Il fait noir et avec toute cette eau qui tombe, Sarah n'y voit rien. Seul la lumière des lampadaires la guide, et encore. C'est l'embouteillage sur les routes, la jeune fille qui attend pour pouvoir traverser se retrouve trempée des pieds à la tête en peu de temps.

C'est avec ses bras relevés sur sa tête qu'elle essaie de se protéger. Elle garde son calme malgré la sensation atroce qui se pose sur tout son corps.

Une fois la route traversée, elle sait qu'elle doit passer par le parc pour renter. Mais là ce n'est pas comme les autres jours, ça relève carrément de l'épreuve de force, les gens la bouscule et les flaques l'aspergent d'eau glacée, la pauvre enfant étant en jupe.

Ce qu'elle craignait arriva le tonnerre reprit de plus belle, faisant un bruit chaotique. Elle ne put s'empêcher d'avoir peur et pousse un cri avant de tomber à terre. Elle vient de glisser sur l'herbe mouillée du parc.

La jeune fille n'ose pas se relever, c'est trop d'un coup pour elle, elle manque de pleurer tout en se cachant malgré tout.

Soudain elle entend une voix lui crier

-Mademoiselle ! Relevez-vous ! Venez, je vais vous aidez à traverser le parc ! Vite !

Le tonnerre reprend.

Elle n'hésite pas et se lève dans l'instant. C'est un manteau qui se pose alors sur son corps, la couvrant depuis la tête.

Elle n'a pas le temps de réfléchir mais juste de réaliser qu'elle court avec un étranger. Et c'est un homme d'après la voix. Ses pas guident les siens alors qu'ils traversent le parc.

Cela dure un moment et pourtant il semble que ça s'est très vite passé quand il l'arrête sous

Un store d'enseigne de café. Servant donc d'abris.

Tous deux respirent fort après cette petite course. Sarah dégage sa tête du manteau et s'exclame

-Merci, oh mais vous devez être trempé à cause de moi.

-En effet ! Répond-il d'un accent anglais fin et grave accompagné d'un léger rire en se tournant vers elle.

Sarah croit alors halluciner en voyant le visage de son sauveur.

Ce visage ? Cette expression froide mais pleine de beauté et ces yeux multicolores. Elle croit reconnaitre Jareth ! Certes il a les cheveux beaucoup plus court et portent des vêtements normaux mais la ressemblance est troublante. Non, ce n'est pas possible.

Elle reste bouche bais. Celui-ci lui frotte le bras comme pour vouloir la réchauffer.

-Ma pauvre enfant vous êtes gelé !

Sarah cligne des yeux et touche son front, elle ne se sent pas très bien.

-Mademoiselle, vous ne vous sentez pas bien ? Demande le bel étranger soucieux.

Elle ne peut répondre et tombe d'épuisement dans ses bras.