Voilà le chapitre pour cette fois-ci, et les choses commencent à être intéressantes !


C'était comme s'il ne pesait rien – comme si il flottait dans les airs sans support, ou peut être sous l'eau. Il n'arrivait pas à se concentrer, comme s'il se trouvait dans un rêve. Il ne savait pas quel type de rêve c'était, si c'était un qui était agréable ou non, mais cette sensation était suffisante pour qu'il n'ouvre pas tout de suite les yeux. C'était comme s'il était libre, comme s'il n'avait rien à faire.

Un léger courant d'air caressa son visage, et ce fut assez surprenant pour qu'il ouvre immédiatement les yeux. La première chose qu'il remarqua fut qu'il était debout, et qu'il y avait un sol solide sous ses pieds. Il ne pût s'empêcher de penser que c'était étrange il tapa son pied contre une pierre pour être sûr, et le son résonna autour de lui.

Est-ce qu'il n'était pas censé être quelque part d'important ? Quand cette pensée le traversa, ses yeux se plissèrent et il fronça ses sourcils. Il avait cette idée persistante au fond de sa tête, cette impression que c'était le cas. Mais où se serait ?

Il entendit un léger rire qui l'entoura. Il releva sa tête et commença à regarder autour de lui, seulement pour réaliser qu'il ne pouvait rien voir. L'obscurité l'entourait le sol de pierre sur lequel il se trouvait disparaissant à deux pas de lui. Le rire résonna de nouveau, et il crût entendre son nom, chuchoté doucement, presque avec tendresse.

- Qui est là ? Appela-t-il avec hésitation, sa main allant pour agripper sa baguette, pour trouver seulement de l'air. Il écrasa fermement sa panique, panique rendant une personne stupide, et à la place essaya de se rappeler où il était, et comment il s'était retrouvé là.

Là, encore – son nom, chuchoté dans des vents inexistant. En revanche, cette fois, il venait d'une seule direction, juste devant lui.

- Qui est là ? répondez-moi ! Il était fier d'entendre que sa voix ne montrait pas à quel point il était nerveux, et il essaya une nouvelle fois de trouver sa baguette, juste au cas où. Elle n'était toujours pas là, mais ça ne le surprenait pas cette fois. Il avança doucement d'un pas, utilisant le bout de sa chaussure pour vérifier la zone pour d'éventuelles surfaces fragiles ou du vide.

La pierre était assez glissante, comme s'il y avait de l'eau. Il glissa presque lorsqu'il avança de nouveau, se rattrapant à la dernière seconde et prenant quelques respirations pour calmer son cœur. Il entendit une nouvelle fois son nom, dit un peu plus fortement, un peu moins tendrement, et il s'empêcha de frissonner. D'un seul coup il ne voulait plus trouver la source, pas si il allait trouver quelqu'un loin de plaisant.

- Harry. La soudaineté fut tellement brusque qu'il aurait juré avoir sursauté d'un bon mètre, et il ne plaisantait pas du tout. La voix était mélancolique, priante, triste. Il se retourna, son cœur battant la chamade, et cria presque.

L'endroit où il se trouvait fut soudain éclairé – il reconnu la caverne souterraine mieux que la plupart des endroits, parce qu'il en rêvait souvent. La pierre glissante avait été un bon indice. Il y avait des torches maintenant, placées sur la petite île et éclairant la caverne, et ce fut la première chose qui lui dit que quelque chose n'allait pas. Après tout, elles n'avaient été présentes la première fois.

Debout devant le bol où se reposait avant le loquet se trouvait Dumbledore, sa tête penchée humblement en avant, ses mains couvrant son visage comme si honteux. Il se sentait confus, hésitant, mais surtout, il sentait que quelque chose n'allait vraiment, vraiment pas.

- Monsieur ? Appela-t-il, hésitant à avancer. – Professeur ?

- Harry … La voix de Dumbledore était remplie de honte et de tristesse, le priant de comprendre, mais qu'est-ce qu'il avait à comprendre ?

- Monsieur ? Qu'est-ce qui vous arrive ? Un mauvais pressentiment remontait dans son dos, et il essaya de toutes ses forces à se souvenir.

- Harry … Comment as-tu pût ? … Tu étais … notre seul …

Il avait la chaire de poule. Quelque chose allait arriver, quelque chose d'horrible. Il reconnaissait ce sentiment. Est-ce que ce n'était vraiment qu'un cauchemars ? Si c'était le cas, il voulait vraiment se réveiller.

C'est à ce moment là que Dumbledore releva la tête et baissa ses mains, et Harry réalisa ce qui lui donnait un tel mauvais pressentiment. Alors qu'il l'observait, le sentiment de réalité le prit tellement comme si tout était réel, si solide, qu'il était vraiment là à regarder cette chose horrible.

Le visage de son professeur était horriblement défiguré, ensanglanté, émacié. Ses yeux était bouffis et presque clos, et ses oreilles avaient disparues, ne laissant que des trous sanglants et des petits bouts de chaires pendants. C'était écœurant – mais ce qui était pire, était la bouche de l'homme qui avait été cousue fermée. Les fils était sombres, passés durement à travers les lèvres de l'homme, saignant en grande quantité, et lorsqu'il parlait, les fils déchiraient la peau, laissant les blessures saigner encore plus.

- Tu étais … la lumière … mais maintenant …

L'horreur fit reculer Harry d'un pas. Où il se trouvait n'importait plus, il voulait juste partir. Il ferma les yeux, répétant mentalement 'réveille-toi, réveille-toi !' encore et encore, espérant que pour une fois dans sa vie, il se réveillerait.

Puis son pied entra dans l'eau, et ses yeux s'ouvrirent sous la terreur.

Il ne savait pas où il était. Il ne savait pas comment il avait atterri là. Il ne savait pas où il était censé être, juste qu'il devait être en effet quelque part. En revanche, il savait qu'il y avait quelque chose dans cette eau – si les souvenirs de cet endroit n'étaient pas une preuve suffisante, la sensation qui le traversa au moment où son pied était submergé l'était.

Son manque de balance n'était pas suffisant pour le faire tomber, donc il mit son poids vers l'avant, ses mouvements si désespérés que la force aurait dût le propulser douloureusement face contre terre. A la place son pied était coincé, comme si l'eau elle-même le retenait prisonnier. Quelque chose glissa contre son pied, et au fond de son esprit il ne savait pas vraiment comment il avait pût le sentir, mais il était surtout concentré sur le fait que quelque chose se trouvait là.

Le moment même où il vit les mains émerger à la surface, il laissa échapper un cri et commença à se jeter en avant avec autant de force qu'il pouvait. Il pouvait sentir la peur l'entourer, l'envahir. C'était le genre de peur pure qu'on ressentait dans un cauchemars, le type ou on savait que quelque chose d'horrible était là, mais qu'on ne savait pas quoi. Il avait beaucoup de cauchemars, et il avait vécu beaucoup de situations effrayantes, mais il ne l'avait jamais ressentit aussi clairement, aussi profondément.

- Lâchez-moi, lâchez-moi ! Sa voix craqua, mais il n'était pas en état d'en être embarrassé. – Ne me touchez pas, lâchez-moi !

Il entendit l'eau onduler, et il trembla violemment alors qu'il s'agrippait désespérément à la pierre pour se hisser hors de l'eau. Il entendit de nouveau son nom chuchoté, et il réalisa que ce qu'il avait entendu avant venait de ce qui le tenait, et il trembla encore plus à la pensée de ce qu'il se serait passé s'il avait continué de marcher et tombé complètement dans l'eau.

Une main trempée attrapa son mollet, et il commença à se débattre violemment, sans pour autant pouvoir ne serait ce que bouger sa jambe, la poigne trop forte. Il répéta 'lâchez-moi' encore et encore, ses yeux écarquillés et agités. Il leva son regard, et vit que Dumbledore n'était plus là – ça ne le rassura pas. Au contraire, ça l'effraya encore plus, parce qu'il ne supportait pas de ne pas savoir, de ne pas pouvoir voir où il était.

Il se jeta en avant, et tira avec tout ce qu'il avait. Quelque chose commença à lâcher, mais il se savait pas si c'était ce qui le retenait, ou lui-même.

- Harry …

Il gela sur place. Complètement terrorisé, il gela. Il connaissait cette voix, évidemment qu'il la connaissait. Il ne voulait pas regarder, ne voulait pas voir ce qui se trouvait derrière lui, mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Il se tourna lentement, lentement, sentant le temps ralentir de la manière la plus réaliste.

Ron tenait sa jambe. Il s'était lui-même tiré à moitié hors de l'eau, et il ressemblait énormément à un de ces zombies qu'on retrouvait dans les films d'horreur moldus ses cheveux tombaient en touffes, ses yeux saignaient et étaient cousus fermés, sa mâchoire défigurée et déboîtée, pendante dans un cri à bouche grande ouverte. Ses dents étaient aiguisées, brillante, et probablement la chose la moins abîmée chez lui. Mais ce n'était pas lui qui l'avait appelé.

Il était conscient des formes émergentes lentement de l'eau, mais ne la voyait qu'elle : Ginny, qui se tenait debout sur l'eau même, une longue robes déchirée pendante sur sa fine forme. Elle criait des larmes de sang, et il y avait un trou béant dans sa poitrine, juste là où son cœur devait se trouver.

- On croyait en toi. Murmura t-elle de cette même voix basse, et il commença à se maudire intérieurement pour ne pas l'avoir reconnue. Il aurait dût, il savait qu'il aurait pût, alors pourquoi pas cette fois là ? Elle commença à avancer sur l'eau, et avec chaque pas, plus de personnes émergeaient.

- Même si ne nous faisait pas confiance, on croyait en toi.

Harry essaya de trouver sa voix, qui s'était gelée dût à sa peur, et ça faisait presque mal de parler.

- C' pas vrai. Sa voix était à peine reconnaissable, à peine plus qu'un croassement.

- Mensonges ! Le cri blessait ses oreilles, perçait le silence relative de la caverne, et il se retrouva attiré par la forme macabre qu'était censée être Hermione. – Même maintenant, même maintenant ! Tu ne dis rien que des mensonges !

- Ce n'est pas vrai ! Je ne … je ne comprends pas, qu'est-ce qui se passe ?!

Hermionne agrippa le bras avec lequel il maniait sa baguette, et sa poigne était presque assez forte pour laisser une marque, si forte qu'il pouvait sentir ses frotter frotter les uns contre les autres. Il serrait ses dents douloureusement, essayant faiblement de lui faire lâcher prise, mais c'était comme si son simple touché lui faisait perdre toutes ses forces. Ron attrapa son autre pied, se tirant autant qu'il le pouvait avec ses mains, découvrant ses dents étranges.

- Pourquoi as-tu faillit ?

Cette fois ce n'était qu'autre que Neville, qui émergea pour attraper son autre bras et l'immobiliser, ses yeux blancs, brillant et vide le regardant.

- Est-ce qu'on ne fait que te ralentir, Harry ? Est-ce qu'on te gêne ? Est-ce que tu nous hais, Harry ?

Cette voix ressemblait tellement à celle de Neville qu'Harry ferma les yeux, mais ça ne fit qu'empirer les choses. Il essaya d'ignorer les sons et chuchotements arrivant à ses oreilles, des sifflements et accusations qui augmentaient autour de lui alors que de plus en plus de personnes apparaissaient. Il sentit une autre main attraper son épaule, une autre sa taille. Il sentit d'autres et encore d'autres l'attraper, l'immobiliser, le maintenir jusqu'à qu'il ne puisse plus bouger. Sa peur commença à remonter, et il rassembla ses forces :

- C'est faux ! C'est vous qui mentez, lâchez-moi ! Il essaya de se débattre, mais les prises ne firent que se resserrer jusqu'à qu'il serre sa mâchoire sous la douleur.

- Arrête de mentir ! Cria Hermionne, et elle commença à le répéter. – Arrête de mentir, arrête de mentir !

- Je ne mens pas ! Il cria en retour, ouvrant de nouveau ses yeux et faisant face à des innombrables visages le regardant, défiguré à un tel point qu'ils étaient non reconnaissable. – S'il vous plaît, lâchez-moi !

- On ne te laissera pas partir. Sa tête se tourna pour regarder devant lui, et c'est là qu'il réalisa que Ginny n'avait pas arrêtée d'avancer, et que maintenant elle se tenait devant lui. Elle tendit une main vers lui, et elle ne sembla pas le remarquer lorsqu'il fit un mouvement pour s'éloigner d'elle.

Sa main disparue de son champ de vision, et quelques secondes plus tard, il sentit ses mains passer dans ses cheveux, tirant sa tête en arrière avec assez de force pour qu'il craigne qu'elle lui arrache les cheveux.

- On t'emmènera au fond avec nous, Harry. On ne te laissera pas, jamais. Elle plaça son visage juste en face du sien, et il fut terrorisé de voir son visage défiguré d'aussi près. – Tu resteras ici avec nous, n'est-ce pas ?

- Non … non, je ne peux pas rester ! Il essaya de se défaire de sa prise, mais c'était une faible tentative. – Je ne peux pas … je dois … dois y retourner. Il y a des personnes qui m'attendent, des choses que j'ai à faire. Vous ne pouvez pas me les prendre.

Ça sonnait plus comme une prière qu'autre chose, une question et non une affirmation ou une sorte de défit. C'était comme s'il était écrasé. Il vit les visages des autres devenirs furieux, et c'était pire qu'avant.

- Qui t'attendent ?! Qui t'attend, Harry ? On aurait tout donnés pour toi, mais tu les as choisis à la place ! Est-ce que tu vas nous laisser pourrir ici ?!

C'était les mots magiques. D'un seul coup, il se souvenait de tout. Les Exorcistes, lui-même, ce qu'il faisait. Il se souvenait avoir confronté Road, ou plutôt, que Road l'avait confronté. Il essaya pendant un moment, mais il ne pouvait pas se souvenir ce qu'était exactement la capacité de Road – mais il pouvait se souvenir que Road était le Noah du Rêve, et que si ce titre disait quelque chose, c'était que rien de tout ceci était réel. La peur commença à disparaître, mais juste un peu le sentiment était trop réel pour qu'il puisse l'écraser aussi facilement. Il commença à regarder autour de lui, en particulier les visages, pour voir si il la reconnaissait, quelque part, mais il ne fut pas surpris de ne pas la trouver.

- Ce … ce n'est pas réel. Murmura-t-il, l'impression d'être idiot toujours présente, à murmurer cette phrase comme un enfant, puis, plus fortement, il la répéta : - ce n'est pas réel !

Ginny cria, de toutes ses forces, et il crût qu'une partie de ses cheveux s'était finalement détachée.

- Road ! Cria-t-il, incapable de supporter le bruit. – Road ! Je sais que c'est toi ! Ce n'est pas réel, laisse-moi sortir !

Il y eut un léger rire, et Ginny pâlie, comme si elle avait peur de ce son, et elle regarda autour d'elle frénétiquement. Ce comportement effrayait Harry – c'était étrange, trop réel, trop vivant.

- Har~ry. Il reconnu la voix de Road, et il se débattit un peu, remarquant que les formes de ses amis réagissaient de la même façon que Ginny. – A quoi ça rime ?

Elle apparut, sa forme fondant en dehors de l'eau sans effort, ses mains derrière son dos. Ginny cria, puis étrangement, plongea dans l'eau comme si elle fuyait. Les autres agirent de la même manière, même si Ron s'attarda avec un dernier regard qu'Harry était certain il n'oublierait jamais.

- Regarde-moi ça Harry, tu les as effrayés ! C'est pas marrant. Elle fit la moue, mais ça disparut rapidement alors qu'elle l'approchait. – je ne pensais pas que tu te souviendrais aussi rapidement ! Mais qu'est-ce qui te fait penser que ce n'est pas réel ?

- N'essaye pas de me tromper. Dit-il avec un regard moi, sa peur disparaissant et ne laissant que son cœur battant la chamade, même si il fit quelques pas hors de l'eau. – Tu les as crées, et tu es la raison de cette scène, et tu l'as fait pour m'effrayer, n'est-ce pas ? Eh bien, tu as réussi, contente ? Mais c'est dans ma tête, ce n'est pas réel.

- Juste parce que c'est dans ta tête ne veut pas dire que ce n'est pas réel, Harry, tu devrais le savoir, puisque tu es beaucoup plus doué en magie que moi. Rétorqua-t-elle avec un froncement des sourcils. Puis, elle souri : - Et tu as tord. Ce n'est pas que dans ta tête.

- Tu mens. Répliqua-t-il avec colère. – Laisse-moi sortir.

- Je ne mens pas ! Elle semblait et sonnait offensée. – Tu vois, tout est réel. C'est ce qui représente ton cœur. Je lui aie juste donné le pouvoir de bouger.

- Ça ne peut pas être mon cœur ! S'exclama-t-il en serrant les poings. – Je ne sais pas grand-chose sur les Noahs, mais je me connais, et ce n'est pas vrai !

- Est-ce que c'est ce que tu pense ? Demanda-t-elle malicieusement. – Te connais-tu Harry ? J'étais surprise aussi, tu sais, je n'aurais jamais imaginée que je trouverais quelque chose d'aussi horrible ici. Je suppose que ça montre que je ne devrais pas m'attendre à certaines choses.

- Je ne te crois pas. Il insista, ses yeux plissés, devenant rapidement frustré.

- Je suppose que tu ne te connais pas aussi bien que tu le pensais. Elle sourit, mais ce n'était amical. – Tu sais ce qui me surprend en plus ? Je n'ai jamais vu quelque chose comme ça avant, c'est très intéressant. Je l'avais vu lors de cette fois, à la gare, mais je le vois clairement maintenant.

- Je m'en moque. Lâcha-t-il, sa poitrine se resserrant sous la peur de quelque chose qu'il ne comprenait pas, mais qu'il avait apprit à prendre en compte. – Qu'est-ce que tu veux de moi, huh ? Si tu veux me tuer, pourquoi est-ce que tu mets autant de temps ? Laisse-moi dehors et laisse-moi tranquille, ou tue-moi !

- Je n'ai jamais dit que je voulais te tuer. Fredonna-t-elle doucement. – Et je ne veux rien de toi. Je pensais m'amuser un peu avec toi, mais depuis j'ai trouvée une meilleur idée. Il y a quelqu'un qui veut te voir.

Il entendit de nouveau l'eau ruisseler, si légèrement qu'il le manqua presque. Cette fois, en revanche, ça venait de derrière lui, et il sentit l'appréhension escalader en la terreur qui l'avait tenu peu de temps avant. Il essaya de de la restreindre alors même qu'il se retournait, et sa respiration se coinça dans sa gorge.

Émergeant de l'eau se tenait un forme qu'il ne reconnu pas au début. Il pensait que ses cheveux étaient noirs, à cause de l'obscurité et qu'ils étaient trempés. Et en effet, ce simple fait était étrange, parce que même alors qu'il avait sentit les mains humides des autres, elles avaient été plus glissantes qu'autre chose, et il ne les avait pas sentit mouiller ses vêtements. L'eau n'avait pas non plus altéré leurs apparences, comme des cheveux trempés, ou leurs vêtements. Par contre celui-ci semblait trempé jusqu'aux os alors qu'il sortait lentement de l'eau, graduellement, avec détermination.

Il releva la tête, et Harry pût clairement voir le visage identique au siens. C'était les mêmes pommettes, la même bouche, la même peau. Mais ses chers yeux verts identiques à ceux de sa mère se retrouvait remplacés par deux yeux rouges, leur forme celle d'un serpent. Comme ceux de Voldemort.

Il avança, chaque pas le rapprochant de lui, et ses liens raclaient avec chaque mouvements. Car, attaché à son cou, ses poignets, et ses chevilles, se trouvaient de larges menottes en métal qui paraissaient trop lourdes pour pouvoir soulever, et encore moins marcher. Et à chaque menotte se trouvait une large chaîne métallique, légèrement endommagée et rouillée mais toujours en bon état, qui menait dans l'eau.

- Imagine ma surprise, Harry. Parla Road avec amusement, - quand j'ai trouvée un autre toi ici, avec toi ?


- Merde ! Jura Lavi pour la énième fois, atterrissant durement sur le sol, son derrière et ses pieds le piquant en résultat. – Aucun changement ?!

- Pas que je puisse dire. Allen lança un regard en direction du sorcier endormi avec urgence, vérifiant son pouls. – On dirait qu'il est tombé dans une transe ou quelque chose comme ça, je n'arrive pas à le réveiller !

- Bien sûr que non. L'attention des deux se tourna vers Road, qui se tenait sur cet agaçant golem parlant. – Je pensais que vous reconnaîtriez les symptômes immédiatement, mais je vois que vous avez déjà oublié.

Allen ne comprit pas immédiatement ce qu'elle voulait dire, et il resta près du plus âgé avec un froncement des sourcils. En revanche, Lavi haleta et tourna son regard dans leur direction comme si il avait découvert quelque chose d'horrible, ce qui, Allen supposa, pouvait très bien être le cas.

- C'est exact~ Sourit Road avec amusement. – Vous ne pouvez plus le sauver maintenant. Il est tout seul, et quel cœur il a !

C'est à ce moment qu'Allen comprit – il n'avait jamais entendu Lavi parler de ce qu'il avait enduré quand il avait été sous l'influence de Road dans l'Arche, mais il savait déjà que c'était parce que c'était une de ces choses personnelles dont on ne parle pas aux autres. Il y avait un très léger changement d'attitude chez Lavi après, et il ne savait pas ce qui aurait pût causer ça chez l'autre, donc il s'inquiéta pour Harry, qui n'avait pas la même résolution ou détermination. Si Lavi s'en était sortit de justesse, quelles étaient les chances d'Harry ?

- Laisse-le partir, Road, il n'a rien à voir avec toi ! Dit Lavi en serrant sa mâchoire, ses mains agrippant fermement son Innocence. – Qu'est-ce que vous gagnez à jouer avec les sorciers d'ailleurs ?!

- Mais n'est-ce pas ce que tu fais aussi ? Demanda-t-elle avec curiosité. – Tu agis comme si on était si différent, mais en réalité, on est pareil, tu sais ?

- Venant de quelqu'un qui s'amuse à jouer avec la tête des gens et changer leurs croyances ! Cracha-t-il. – On n'est pas du tout pareil, vous les Noah n'aimez rien de plus que de détruire ce qu'on fait !

Allen regarda les deux avec attention, pas certain de ce qu'il devait penser. Ce n'était pas dans les habitudes de Lavi de réagir autant pour … eh bien, tout, à part peut-être quelque chose qui menaçait sa vie. Ça ne fit qu'inquiéter encore plus Allen sur ce qui se passait dans la tête d'Harry.

- Là, là, ce n'est pas très gentil. Road secoua la tête comme si elle était déçue. – Tu devrais savoir mieux que quiconque que ce que Harry est en train de voir, était là depuis le début. Au plus profond de son cœur, il voit ce qui se trouve. Même si, je suppose, c'est plus important qu'il n'y parait.

- Qu'est-ce que tu veux dire ? Demanda Allen en se relevant complètement, son manteau argenté recouvrant le corps d'Harry au cas où.

- Vous savez, il n'est censé n'y avoir qu'une seule personne dans un corps. Répliqua-t-elle faiblement. – Mais chez lui il y a quelque chose d'autre, quelque chose de très sombre. Pour quelqu'un qui est supposé être le sauveur, il a une sacrée quantité d'obscurité dans son cœur. Encore plus que toi, Lavi~.

Lavi jura de nouveau, balançant son marteau autour de lui et mettant toutes ses forces dans le mouvement. Ce fut un effort futile, car elle l'évita avec aisance et claqua sa langue comme s'il était un vilain petit enfant surprit en train de faire quelque chose de très mal. Derrière elle, les Akumas volaient avec malveillance, aussi immobile que possible. Le Comte était partit, s'enfuyant dès le début avec un chaleureux signe de la main. Kanda était partit pour essayer de le suivre avec une dangereuse dose de colère qui semblait étrangère chez lui, et devait encore revenir.

- Je suis curieuse de voir combien de personnes vous pouvez protéger par vous-même ? Murmura-t-elle. – Combien de villageois vont mourir parce que vous êtes trop occupés à veiller sur jeune Harry ?

- On protégera tout le monde. La voix d'Allen était puissante et confiante. – Pourquoi es-tu venue ici Road ? Pour Harry ? On ne te le laissera pas.

- Oh, mais je voulais te voir toi, Al~len ! Elle rit, mais son rire sonnait moins innocent que d'habitude. – Même si, le cœur d'Harry est plus intéressant que je ne le pensais. Tom ne sera pas content si je le casse, mais aussi, il est si ennuyeux.

Lavi plissa les yeux.

- Je ne comprends pas qu'est-ce que vous gagnez à aider Voldemort ? Demanda-t-il. – Savoir ? Une promesse de pouvoir ?

- On n'a pas besoin du pouvoir qu'il pourrait nous donner. Répondit-elle en haussant des épaules nonchalamment. – Tom est ennuyeux, et un peu stupide, mais il peut nous donner une chose mieux que n'importe qui d'autre – des âmes. Plus il tue dans cette guerre, plus on peut faire d'Akumas.

Pour Allen, l'importance de leur présence dans la mission d'Harry augmenta encore d'un cran.

- Il ne gagnera pas. Dit-il avec la même confiance qu'avant. – Je te l'ai dit à toi et à Tyki avant, Road – vous devriez craindre les humains qui vous opposent, au lieux de les regarder comme s'ils ne valaient rien.

- Tu l'as fait. Sourit-elle secrètement. – Mais cette fois Allen, Tom est celui qui sous estime les humains, pas nous. Tu devrais lui dire ça, mais je ne pense pas qu'il apprécierait beaucoup. Mais peut-être en auras-tu la chance, plus tard. J'étais censée l'alerter dès le moment où on connaissait la position d'Harry, mais je n'en ai pas encore terminée avec lui.

En effet, Harry n'avait toujours pas bougé. Il semblait sans vie. Si Allen n'avait pas vérifié son poul, il aurait pensé que l'autre était mort. Il était même extrêmement pâle, et il se maudit de ne pas pouvoir l'aider. Mais aussi, ce n'était pas dit qu'il aurait pût.

- C'est l'heure. Je crois qu'il est temps de créer un peu de chaos, vous ne croyez pas ?

Elle leva un bras dans les airs, et avec le plus petit mouvement, des explosions retentirent alors que les Akumas laissaient pleuvoir une pluie de projectiles. Lavi fut le premier à se jeter dans l'action après tout, son marteau géant pouvait détruire plus rapidement les Akumas qu'Allen. Allen, de l'autre côté, serra les dents et fit un pas en arrière, vers le corps inerte d'Harry, et le souleva. Road sourit de nouveau, un sourire malveillant, et se tourna. Elle ne se rendit pas loin, mais elle avait son dos tourné, regardant la destruction avec ce même sourire. Il fit un autre pas en arrière, incertain de savoir quoi faire. Il ne pouvait vraiment pas laisser Harry ici, sans défense, mais il ne pouvait pas non plus rester là à regarder sans rien faire. Pas quand une armée d'Akumas était en train d'attaquer une ville sans défense.

- Walker ! Il tourna la tête et aperçu Link, courant vers lui à pleine vitesse. Il n'avait jamais été aussi content de voir son ombre.

- Où étais-tu passé, Link ? Demanda-t-il, conscient que son œil maudit, activé, tournait douloureusement. Il bougea le corps dans ses bras avec agitation alors même qu'il faisait le dernier pas pour rejoindre l'autre.

- J'ai vu les Akumas, et j'ai été prévenir les habitant. Je ne sais pas à quel point ils ont réussi à évacuer, mais j'ai prévenu quelqu'un pour s'en occuper, et ils prenaient des mesures quand je suis partit. Qu'est-ce qui s'est passé ici ?

- Pas le temps ! Surveille-le, doit y aller. Répliqua rapidement Allen alors qu'il approchait et il lui passa le sorcier inconscient dans les bras surprit de l'autre, puis il cria alors qu'il courait en direction de la bataille : - Merci !

Link cligna des yeux, regardant d'abord Harry, puis discrètement Road qui ne lui épargna même pas un regard. Il fronça légèrement des sourcils et recula lentement avant de s'élancer en direction de la ville, maugréant faiblement :

Fichu Walker et ses tendances à causer des problèmes.